Hugues a écrit:Ah oui j'oubliais, on en est à -37,07% sur un an pour un des deux indices principaux de la bourse de Moscou, et -56,85% pour l'autre
(plus intéressant de regarder sur un an que depuis le 1er janvier car bon la chute a commencé dès les premières rumeurs de positionnement des troupes)
Sur un an, toujours:
Paris: -12,15% pour le CAC40. -13,60% pour le SBF120. -13,71% pour le CAC All-Tradable
New York: -15,02% pour le Dow Jones Industrial. -16,49% pour le S&P 500. -19,57% pour NYSE Composite.
Francfort: -20,73% pour le DAX. Euro Stoxx 50 -18,26%
Londres: -2,24% pour le FTSE 100. -25,90% pour le FTSE 250. -6,53% pour le FTSE 350. -7,05% pour le FTSE All-Share.
Shanghai & Shenzhen: -16,91% pour le Shanghai Composite. - 22,98% pour le CSI 300. -22,95% pour le CSI 100. -23,04% pour le Shenzhen Composite.
Tokyo: -9,91% pour le Nikkei 225.
Bombay (2 places de marché): -2.28% pour le BSE SENSEX. -1,71% pour le BSE 100. -1.23% pour le BSE 400. -2,50% pour le NIFTY (NIFTY 50). -1,71% pour le NIFTY 500.
Kiev: Indice UX suspendu depuis le 2 mars, tout comme les échanges sur la place de marché. L'indice de la précédente place de marché (PFTS) existe toujours, mais cette place était en déliquescence n'ayant que quelques jours d'échange par an (et elle n'en a plus eu depuis novembre 2021), donc ses valeurs sont sans aucun sens puisqu'il n'y a pas de liquidité des échanges. La vraie place de marché était celle de l'indice UX (très liquide elle jusqu'au 2 mars).
J'aurais bien mis l'Euronext 100 mais ils ont réinitialisé l'indice (sa composition et sa valeur de départ) au mois de mai (on pourrait certes multiplier son évolution avant mai par son évolution après mai, mais bon j'ai pas les archves pré-mai).
Hugues
Je nuancerais.
La bourse russe baisse, mais qui voudrait investir là bas ? Pourtant, elle baisse notablement, mais ça reste contenu étant donné le contexte russe et le marché baissier d'environ -20% (malgré de bons chiffres économiques pour le moment... bon, ça devrait pas durer si les investisseurs ont raison, d'où la tronche des indices). Pour relativiser davantage, le rouble s'est largement apprécié de +50% par rapport à l'euro et de +20% par rapport au dollar dans la même période.
Il est toujours dangereux de choisir une date qui arrange pour une démonstration en bourse (ici 1 an qui correspond au point haut de l'indice russe, les ponts hauts des indices occidentaux ont eu lieu plus tard en janvier 2022). Ça me fait penser à ceux qui comparent l'immobilier et le CAC40 (évidemment sans tenir compte des dividendes, voir ci-dessous) depuis 2001 (point haut des principaux indices versus point bas de l'immobilier parisien après la chute de 50% de l'immobilier parisien dans les années 90).
Ça fait longtemps que le marché américain bat globalement tous les autres marchés qui sont des nains, surtout les marchés des pays émergents dont fait partie la Russie.
Le CAC40 doit être regardé dividendes réinvestis (CAC40 GR), ça donne -9% sur un an. La baisse de l'euro contribue en partie à cette performance (temporairement) supérieure au SP500.
Aucun intérêt de regarder le comportement du Dow Jones : trop peu d'entreprises le composent et leur part dans l'indice ne dépend pas de leur capitalisation. Idem pour le Japon, la Chine ou l'Inde complètement décorrellé du reste des marchés occidentaux. Par exemple, la Chine est toujours à -50% par rapport à son record de 2007 qu'elle n'a jamais atteint depuis, la Russie est aujourd'hui au même niveau après avoir fait x2 par rapport à ce niveau, le SP500 en est à x2.4 après être allé à x3.2.