Lo a écrit:C'est surement là que nos façon d'aborder le cinéma divergent, Polanski me fait mourrir d'ennui... J'aimais bien "le locataire" "repulsion" à la riguer "chinatown" mais c'est déja pour moi du cinéma bien trop classique pour m'accrocher...
Lynch pour moi c'est Eraserhead et Elephant man. Eraserhead parceque finalement il y avait déja tous les themes et procédés qu'il utilisera après dans ses films-tiroirs ou films-boucle, ses persos, ses passages oniriques...
Elephant man parce que c'est le seul "mélo" déclaré que je trouve supportable.
Mais je répete, je ne suis pas du tout un fan de Lynch, j'aime seulement être "dérangé", secoué, surpris. Pas conforté, accompagné, pris par la main par une mise en scène besogneuse et des scenarii prévisibles.
Je préfere un moment magique dans un mauvais film à un film meilleur mais sans instants de grâce.
Lo,
Oui, je m'en doutais un peu. C'est bien dommage d'ailleurs. Il faudra quand même qu'on s'entende par le terme "classique" que tu brandis comme repoussoir pour Polanski ou pour d'autres cinéastes. Parce que je crois qu'Elephant Man est un film beaucoup plus classique que Le Pianiste, beaucoup plus conventionnel, académique même. La modernité esthétique n'est pas toujours là où on le croit.
Puisqu'on parle aussi de La Ligne Rouge ici, qu'en penses-tu? Enfin en ce qui me concerne, je ne sais pas si je préfère un moment de grâce, j'aime la cohérence d'un point de vue. Les films m'ennuient souvent alors qu'ils veulent me déranger ou me surprendre. J'aime bien qu'un film surprenne discrètement sans tapage...L'effet y est beaucoup plus grand. Quand le Pianiste de Roman Polanski vire au milieu du film à une variation sur le thème de la Métamorphose de Kafka, là je suis surprise. Quand Elephant Man nous ressert des schémas clichetonneux depuis Victor Hugo et traités mille fois mieux par Browning, je baille.
Silverwitch










