von Rauffenstein a écrit:
Tu crois que je peux sortir l'Arabe dément de son cachot ?
Hé au fait, Doc Folamour, tu devais aller à Rétromobile avec Abdul Hazred, non ?
Modérateurs: Garion, Silverwitch
von Rauffenstein a écrit:
Tu crois que je peux sortir l'Arabe dément de son cachot ?
Cortese a écrit:von Rauffenstein a écrit:
Tu crois que je peux sortir l'Arabe dément de son cachot ?
Hé au fait, Doc Folamour, tu devais aller à Rétromobile avec Abdul Hazred, non ?

von Rauffenstein a écrit:Cortese a écrit:von Rauffenstein a écrit:
Tu crois que je peux sortir l'Arabe dément de son cachot ?
Hé au fait, Doc Folamour, tu devais aller à Rétromobile avec Abdul Hazred, non ?
C'est quand ?
Cortese a écrit:von Rauffenstein a écrit:Cortese a écrit:von Rauffenstein a écrit:
Tu crois que je peux sortir l'Arabe dément de son cachot ?
Hé au fait, Doc Folamour, tu devais aller à Rétromobile avec Abdul Hazred, non ?
C'est quand ?
Du 22 au 31.

von Rauffenstein a écrit:je pensais que ça t'aurait fait rigoler. Mais bon à priori, t'es plus dans l'humour Matrix.
Détournement
En plus, c'est de circonstances...

Shoemaker a écrit:Shunt a écrit:Shoemaker a écrit:Pourrait-on, dire dans le meme esprit que ...
2001 c'est de la philo pour intello idiots (ouah, et si l'evolution humaine était d'origine extraterrestre ? mortel !) avec l'ordinateur qui devient fou histoire de bien fixer le coeur de cible genre neu-neu informaticien des annees 70 qui fait du montage de ZX Spectrum et collectionne la revue "Les extra terrestres sont parmi nous".
Le jugement est un peu lapidaire. Matrix peut aussi juste etre un bon passe temps sans pretention, honnete et bien fait. Cest aussi ca, le cinema, non ?
"Sa dire ns prétention", faut levite.
Il est certain que voir dans Matrix de la matiere philosophique, ca le fait pas...

silverwitch a écrit:Marlaga a écrit:
Oh non pitié, pas de louange sur ce navet qu'est ExistenZ où on sent le réalisateur qui aborde un sujet inconnu pour lui (les jeux vidéos) et qui n'en retire que les clichés et les fantasmes futuristes les plus absurdes qui soient.
Matrix comportait un univers complexe et complet, une histoire dense et à plusieurs dimensions, en plus bien-sûr d'une maitrise encore inégalée des effets spéciaux et d'un style visuel très inspiré et classieux (si on peut dire ça de l'esthétique SM).
Je ne sais pas trop de quoi on parle. De "Matrix" qui se contente de nous faire prendre des vessies pour des lanternes, à savoir que la réalité n'est pas la réalité mais une illusion, et que la réalité, la vraie, ressemble au monde des Bisounours ? Il m'est difficile d'imaginer pire. Quoi de mieux pour faire accepter le monde dans lequel nous vivons que l'illusion d'un pauvre informaticien qui serait en fait un surhomme, un messie, un super-héros ? Ce que nous dit "Matrix" au fond, c'est que le Monde est illusion, seule Hollywood est réalité !
"ExistenZ" posait des questions existentielles, sur la nature même de la réalité, sur la nature même de l'être humain. On peut contester tel ou tel aspect du raisonnement, mais il y avait quelque chose à regarder.
Silverwitch

Marlaga a écrit:S'il y a bien un point où ce film n'est pas attaquable, c'est la technique : Oscar des effets visuels, du montage, du son et du montage sonore. Charlot va !
von Rauffenstein a écrit:Cyril a écrit:Juste une question : Comment définissez-vous un bon film ? (ou plutôt : qu'est-ce qui fait un bon film ?)
Un bon film pour nous, c'est un film que t'as pas aimé.
J't'ai K.C.


Ouais_supère a écrit:Ce forum est dans un état...

Shunt a écrit:Marlaga a écrit:S'il y a bien un point où ce film n'est pas attaquable, c'est la technique : Oscar des effets visuels, du montage, du son et du montage sonore. Charlot va !
Oui enfin, on a bien filé l'Oscar de la meilleure actrice à Marion Cotillard.........
von Rauffenstein a écrit:Cortese a écrit:von Rauffenstein a écrit:Cortese a écrit:von Rauffenstein a écrit:
Tu crois que je peux sortir l'Arabe dément de son cachot ?
Hé au fait, Doc Folamour, tu devais aller à Rétromobile avec Abdul Hazred, non ?
C'est quand ?
Du 22 au 31.
Bon, le 22, je suis sensé boucler mes articles. Fin de semaine prochaine alors ?
Shunt a écrit:Marlaga a écrit:S'il y a bien un point où ce film n'est pas attaquable, c'est la technique : Oscar des effets visuels, du montage, du son et du montage sonore. Charlot va !
Oui enfin, on a bien filé l'Oscar de la meilleure actrice à Marion Cotillard.........
Shunt a écrit:La référence à "Fenêtre sur Cour" dans ladite scène du Locataire me parait évidente, non ?
Mais le côté mécanique, banal, convenu de ce procédé tue l'émotion justement. Il ne s'agit donc pas d'un "signe de vérité". Je parle d'émotion véritable, pas de sensiblerie, ni de racolage.
Non justement pas n'importe laquelle. T'as déjà été émue par une pub pour la Clio ?
Mais on est d'accord. Mais il t'est quand même arrivée d'être émue, amusée en regardant d'un film. Pourquoi le rire, pourquoi les larmes, pourquoi la nausée ? C'est que le type qui a fait le film est parvenu à partir d'une mise en image factice (ce qu'est par essence une fiction) à faire mouche, à toucher du doigt quelque chose de véritable, d'évocateur. Tu comprends ce que je veux dire ? Il s'agit pourtant d'une manipulation, puisqu'on suscite une émotion, une réaction par un artifice.
Le spectateur a ses propres barrières, son propre jugement. Le malaise qu'on éprouve devant le spectacle de la folie montre qu'on ne se confond pas avec le fou.
Une plongée immergée dans la folie comme nous la propose Lynch apprend à connaître. Parce qu'elle nous confronte à l'autre, à l'étrange, à l'incompréhensible, à nos peurs, nos phobies, notre propre irrationalité, notre propre part d'ombre aussi... il s'agit d'une mise à l'épreuve.

Marlaga a écrit:
Pour répondre à Cyril : pour moi, c'est très variable. Je dirais qu'un bon film a certaines ambitions et qu'il atteint ses objectifs. Cela peut être de faire rire, d'émouvoir, de toucher, de faire voir les choses avec un point de vue original,...et le tout doit être un savant mélange, un équilibre entre le fond et la forme. Un film d'action sans scénario qui se prend au sérieux ne peut pas être un bon film, même s'il est extraordinaire visuellement. Un super scénario mal filmé et mal joué ne peut pas faire un bon film non plus. Un film comique doit doser son humour pour ne pas être lourdingue mais en restant drôle...il peut être complètement débile et très drôle quand même donc réussi.
Bref, c'est pas évident de le définir car il y a beaucoup de genres différents et que chaque genre a ses propres critères de qualité. Un bon film d'action ne peut pas être jugé sur les mêmes critères qu'un mélodrame.

silverwitch a écrit:Tout comme je ne partage pas ta distinction entre "émotion" et "pseudo-émotion". Une émotion est une émotion, une sensation est une sensation. Contrairement à ton affirmation, les plus mauvais films peuvent aussi procurer une émotion, émotion elle-même largement tributaire de conditions affectives, d'un moment particulier qui fera entrer dans une résonance intime les images du film avec nos propres souvenirs. L'émotion est un miroir de notre âme, ce qu'un film n'est pas.
Pourquoi des millions de spectateurs ont-ils pleuré devant "Titanic" ? Était-ce leur émotion qui était en toc (ce qui est la conclusion logique de ta proposition) ou bien ne peut-on penser qu'il ne suffit pas qu'un film fasse rire ou pleurer mille comme un million de personnes pour qu'il soit un bon film ?
Ouais_supère a écrit:
C'est aussi pour ça que je suis fan de Jacques Villeneuve, bien qu'il ne soit pas un grand pilote, merci pour cette démonstration, j'aurais jamais su mieux dire.![]()
Sinon, croire que l'émotion que l'on ressent est le meilleur jugement de ce que l'on voit est une saleté de réflexe spontané, tu as raison.
Il m'est déjà arrivé lorsque je regardais un film d'avoir, sous l'effet d'une musique, dans une séquence particulière, une grosse boule dans la gorge, mais en même temps de me dire "putain mais c'est une bouse, ce film, t'as pas le droit de ressentir ça, ça mérite pas, arrête de faire ta gonzesse, là".
C'est là que je me dis qu'il existe forcément une façon rationnelle de faire un film pour qu'il procure une émotion particulière, et que c'est pour ça que le cinéma peut être une arme de destruction massive.


silverwitch a écrit:Ouais_supère a écrit:
C'est aussi pour ça que je suis fan de Jacques Villeneuve, bien qu'il ne soit pas un grand pilote, merci pour cette démonstration, j'aurais jamais su mieux dire.![]()
Sinon, croire que l'émotion que l'on ressent est le meilleur jugement de ce que l'on voit est une saleté de réflexe spontané, tu as raison.
Il m'est déjà arrivé lorsque je regardais un film d'avoir, sous l'effet d'une musique, dans une séquence particulière, une grosse boule dans la gorge, mais en même temps de me dire "putain mais c'est une bouse, ce film, t'as pas le droit de ressentir ça, ça mérite pas, arrête de faire ta gonzesse, là".
C'est là que je me dis qu'il existe forcément une façon rationnelle de faire un film pour qu'il procure une émotion particulière, et que c'est pour ça que le cinéma peut être une arme de destruction massive.
![]()
On ne peut pas refuser toutes les émotions que l'on ressent devant un film (ou toute autre oeuvre), et je crois que la responsabilité d'un spectateur est double. D'abord être capable de prendre du recul par rapport aux émotions que l'on éprouve: c'est pour ça que l'on parle de "distance critique". Et ensuite, le spectateur a une responsabilité morale face à ce qu'il voit: face à la pornographie ou à la représentation gratuite de la violence, je préfère ne pas regarder, j'ai le droit de fermer les yeux.
Et tu dis une chose très juste: le cinéma est bien un art à vocation totalitaire, c'est une arme. Devant les images, nous sommes prisonniers, faibles et dépourvus. Une image résume bien la condition du spectateur. C'est celle du personnage de Malcom McDowell dans "Orange Mécanique" avec des écarteurs de paupière qui l'obligent à regarder les images de propagande du traitement qu'il subit, le traitement "Ludovico".
Silverwitch
silverwitch a écrit:- Qu'est-ce qui différencie un film d'un produit stupéfiant ?
Silverwitch
silverwitch a écrit:Marlaga a écrit:
Pour répondre à Cyril : pour moi, c'est très variable. Je dirais qu'un bon film a certaines ambitions et qu'il atteint ses objectifs. Cela peut être de faire rire, d'émouvoir, de toucher, de faire voir les choses avec un point de vue original,...et le tout doit être un savant mélange, un équilibre entre le fond et la forme. Un film d'action sans scénario qui se prend au sérieux ne peut pas être un bon film, même s'il est extraordinaire visuellement. Un super scénario mal filmé et mal joué ne peut pas faire un bon film non plus. Un film comique doit doser son humour pour ne pas être lourdingue mais en restant drôle...il peut être complètement débile et très drôle quand même donc réussi.
Bref, c'est pas évident de le définir car il y a beaucoup de genres différents et que chaque genre a ses propres critères de qualité. Un bon film d'action ne peut pas être jugé sur les mêmes critères qu'un mélodrame.
Trois questions alors:
- Que se passe-t-il si le film qui te faisait rire la première fois que tu l'as vu ne te fait pas rire la seconde fois (ou le contraire) ? Devient-il subitement un mauvais film alors qu'il était bon hier ?
- Un film pornographique qui atteindrait son objectif, à savoir provoquer l'excitation de son spectateur, est-il un bon film pour autant ?
- Qu'est-ce qui différencie un film d'un produit stupéfiant ?
Je t'invite quand même sérieusement à reconsidérer tes critères.
Silverwitch


Ouais_supère a écrit:Disons que ça vaut peut-être pas Papa Schultz (Hogan's Heroes).

von Rauffenstein a écrit:je crois que le scalp fut instauré par les Français au Canada pour gérer les populations d'indiens hostiles par les indiens qui leurs étaient alliés et pour témoigner de la véracité de leurs propos quand ils allaient en défoncer quelques uns. Parce qu'un guerrier, il a vite fait de faire d'une bagarre où il a tué par accident un rival un génocide à sa gloire.
Quant aux oreilles coupées, tradition africaine pour non pas décompter les morts qu'on a fait au blanc, mais pour prouver sa valeur. Et puis bon, dans les guerres coloniales du XIXe, les troupes noires qui combattaient sous le drapeau français (d'où le terme de "troupes coloniales") avaient des comptes à rendre avec les indigènes arabes... Je te laisse deviner pourquoi. Tiens, quand Mangin a laché les Sénégalais sur les bleds marocains qui s'étaient révoltés en 1905 dans l'Atlas, je te raconte pas le massacre... Le calme est vite revenu !
Une tradition qui s'est perpétuée pendant la Grande Guerre durant laquelle les tirailleurs sénégalais rapportaient des tranchées allemandes des chapelets d'oreilles.

Cortese a écrit:von Rauffenstein a écrit:je crois que le scalp fut instauré par les Français au Canada pour gérer les populations d'indiens hostiles par les indiens qui leurs étaient alliés et pour témoigner de la véracité de leurs propos quand ils allaient en défoncer quelques uns. Parce qu'un guerrier, il a vite fait de faire d'une bagarre où il a tué par accident un rival un génocide à sa gloire.
Quant aux oreilles coupées, tradition africaine pour non pas décompter les morts qu'on a fait au blanc, mais pour prouver sa valeur. Et puis bon, dans les guerres coloniales du XIXe, les troupes noires qui combattaient sous le drapeau français (d'où le terme de "troupes coloniales") avaient des comptes à rendre avec les indigènes arabes... Je te laisse deviner pourquoi. Tiens, quand Mangin a laché les Sénégalais sur les bleds marocains qui s'étaient révoltés en 1905 dans l'Atlas, je te raconte pas le massacre... Le calme est vite revenu !
Une tradition qui s'est perpétuée pendant la Grande Guerre durant laquelle les tirailleurs sénégalais rapportaient des tranchées allemandes des chapelets d'oreilles.
Oui, je ne rentre pas dans les détails du qui a commencé, je ne les connait pas. Entre Algériens on s'est joyeusement massacrés, que ce soit pendant la guerre d'Algérie ou pendant la guerre du FIS, mais je n'ai jamais entendu parler de ce genre de "trophées de chasse". Je parle du rapport de "civilisés" à "sauvages". D'hommes à bêtes.

von Rauffenstein a écrit:Cortese a écrit:von Rauffenstein a écrit:je crois que le scalp fut instauré par les Français au Canada pour gérer les populations d'indiens hostiles par les indiens qui leurs étaient alliés et pour témoigner de la véracité de leurs propos quand ils allaient en défoncer quelques uns. Parce qu'un guerrier, il a vite fait de faire d'une bagarre où il a tué par accident un rival un génocide à sa gloire.
Quant aux oreilles coupées, tradition africaine pour non pas décompter les morts qu'on a fait au blanc, mais pour prouver sa valeur. Et puis bon, dans les guerres coloniales du XIXe, les troupes noires qui combattaient sous le drapeau français (d'où le terme de "troupes coloniales") avaient des comptes à rendre avec les indigènes arabes... Je te laisse deviner pourquoi. Tiens, quand Mangin a laché les Sénégalais sur les bleds marocains qui s'étaient révoltés en 1905 dans l'Atlas, je te raconte pas le massacre... Le calme est vite revenu !
Une tradition qui s'est perpétuée pendant la Grande Guerre durant laquelle les tirailleurs sénégalais rapportaient des tranchées allemandes des chapelets d'oreilles.
Oui, je ne rentre pas dans les détails du qui a commencé, je ne les connait pas. Entre Algériens on s'est joyeusement massacrés, que ce soit pendant la guerre d'Algérie ou pendant la guerre du FIS, mais je n'ai jamais entendu parler de ce genre de "trophées de chasse". Je parle du rapport de "civilisés" à "sauvages". D'hommes à bêtes.
je suis d'accord avec toi dans le fond. Quant à Inglorious bastards, c'est effectivement la bonne analyse que la tienne. Moi, j'en ressens un profond malaise où l'on justifie le nazisme pour le combattre.

Marlaga a écrit:
Un film porno qui me ferait pleurer ou rire serait certainement raté. Un film pornographique avec une belle histoire et filmé par un grand cinéaste qui n'exciterait pas ses spectateurs ne serait certainement pas un bon film. Au mieux, ce serait un exercice de style.
Shoemaker a écrit:Du sexe et des emotions (rires, ou larmes...) et le tout bien filme (par un grans cineaste), que demande le peuple !
Ouais_supère a écrit:Shoemaker a écrit:Du sexe et des emotions (rires, ou larmes...) et le tout bien filme (par un grans cineaste), que demande le peuple !
Des Kleenex?
Marlaga a écrit:Si le film avait pour but de faire rire et qu'il m'a fait rire une fois, c'est plutôt réussi. S'il me fait rire à plusieurs visionnages, c'est un très bon film.
Ce serait un bon film pornographique. J'ai précisé qu'on ne pouvait juger un film que selon des critères propres à son genre. Un film porno qui me ferait pleurer ou rire serait certainement raté. Un film pornographique avec une belle histoire et filmé par un grand cinéaste qui n'exciterait pas ses spectateurs ne serait certainement pas un bon film. Au mieux, ce serait un exercice de style.
Marlaga a écrit:- Qu'est-ce qui différencie un film d'un produit stupéfiant ?
Je ne vois pas le rapport avec la discussion.
Les critères que j'ai évoqué sont vagues, j'exprimais plutôt la difficulté de trouver des critères objectifs pour définir un bon film. Et je voulais aussi dire que c'est impossible si on veut le définir dans l'absolu sans tenir compte du genre du film. Car d'une part, chacun a son ou ses genres de prédilection. Et aussi car son genre annonce son but, et ainsi nous pouvons juger si l'objectif est rempli ou non.
Ceci dit, je veux bien que tu nous donnes tes critères pour juger si un film est bon ou mauvais.


Ouais_supère a écrit:Ce forum est dans un état...

silverwitch a écrit:Marlaga a écrit:Les critères que j'ai évoqué sont vagues, j'exprimais plutôt la difficulté de trouver des critères objectifs pour définir un bon film. Et je voulais aussi dire que c'est impossible si on veut le définir dans l'absolu sans tenir compte du genre du film. Car d'une part, chacun a son ou ses genres de prédilection. Et aussi car son genre annonce son but, et ainsi nous pouvons juger si l'objectif est rempli ou non.
Tes critères ne sont pas seulement vagues, ils sont faux. Une oeuvre de l'esprit (comme un film) est différente de la communication. En te limitant à apprécier un film selon la réussite ou non de ses objectifs (les intentions du film), tu confonds l'art et la communication. Qu'est-ce que la communication ? C'est transmettre une information d'un émetteur à un receveur. Selon toi, le film est l'émetteur et le spectateur le receveur. Tu te focalises sur l'objectif de l'émetteur et l'objectif du récepteur, au détriment de "l'information" contenue dans le message (le film).

rossa27 a écrit:La "transmission" d'un sentiment n'a rien à voir avec cela, ne serait-ce que parce qu'un sentiment ne se définit pas par un voltage ni par toute autre mesure objective. En conséquence, comme tu l'as écrit dans un autre post, la même scène(le même "émetteur") peut éveiller des sentiments contraires chez deux spectateurs différents.
rossa27 a écrit:silverwitch a écrit:Marlaga a écrit:Les critères que j'ai évoqué sont vagues, j'exprimais plutôt la difficulté de trouver des critères objectifs pour définir un bon film. Et je voulais aussi dire que c'est impossible si on veut le définir dans l'absolu sans tenir compte du genre du film. Car d'une part, chacun a son ou ses genres de prédilection. Et aussi car son genre annonce son but, et ainsi nous pouvons juger si l'objectif est rempli ou non.
Tes critères ne sont pas seulement vagues, ils sont faux. Une oeuvre de l'esprit (comme un film) est différente de la communication. En te limitant à apprécier un film selon la réussite ou non de ses objectifs (les intentions du film), tu confonds l'art et la communication. Qu'est-ce que la communication ? C'est transmettre une information d'un émetteur à un receveur. Selon toi, le film est l'émetteur et le spectateur le receveur. Tu te focalises sur l'objectif de l'émetteur et l'objectif du récepteur, au détriment de "l'information" contenue dans le message (le film).
Je suis impressionné par le niveau d'abstraction et la qualité d'écriture de ces pages.
Etant peu cinéphile, je réagis selon le ressenti du moment, mais je comprends que des professionnels ou des amateurs avertis aient besoin d'une évaluation plus objective et que cela nécessite des réflexions difficiles, comme dans tout domaine artistique.
Je ne suis toutefois pas d'accord avec ton analyse de la position de Marlaga, que tu vois si j'ai bien compris comme une assimilation de l'art à une communication au sens technique. En effet, transmettre une information bien définie d'un point A à un point B comme le fait un réseau est un processus technique, objectif. On produit une tension électrique à un bout et elle arrive à l'autre mécaniquement, si je puis dire.
La "transmission" d'un sentiment n'a rien à voir avec cela, ne serait-ce que parce qu'un sentiment ne se définit pas par un voltage ni par toute autre mesure objective. En conséquence, comme tu l'as écrit dans un autre post, la même scène(le même "émetteur") peut éveiller des sentiments contraires chez deux spectateurs différents.
Le sentiment ressenti face à l'art ne se limite donc pas au prévisible résultat d'une communication technique, et n'est donc pas dénué d'intérêt.
Cela dit, je ne nie pas l'intérêt de critères plus réfléchis et plus objectifs.

silverwitch a écrit:Ceci dit, je veux bien que tu nous donnes tes critères pour juger si un film est bon ou mauvais.
Ce serait trop fastidieux. Je peux par contre dire les critères qui n'en sont pas: le succès public, le succès critique, pas plus que le "subjectivisme", c'est-à-dire, le "j'aime ou j'aime pas", le "je suis ému ou je suis pas ému", notamment parce que ces critères font trop appel à une mémoire épisodique et ultra-sélective parce que largement inconsciente.
rossa27 a écrit:Je ne suis toutefois pas d'accord avec ton analyse de la position de Marlaga, que tu vois si j'ai bien compris comme une assimilation de l'art à une communication au sens technique. En effet, transmettre une information bien définie d'un point A à un point B comme le fait un réseau est un processus technique, objectif. On produit une tension électrique à un bout et elle arrive à l'autre mécaniquement, si je puis dire.
rossa27 a écrit:La "transmission" d'un sentiment n'a rien à voir avec cela, ne serait-ce que parce qu'un sentiment ne se définit pas par un voltage ni par toute autre mesure objective. En conséquence, comme tu l'as écrit dans un autre post, la même scène(le même "émetteur") peut éveiller des sentiments contraires chez deux spectateurs différents.
rossa27 a écrit:Le sentiment ressenti face à l'art ne se limite donc pas au prévisible résultat d'une communication technique, et n'est donc pas dénué d'intérêt.
Cela dit, je ne nie pas l'intérêt de critères plus réfléchis et plus objectifs.

Marlaga a écrit:silverwitch : il y a plusieurs points dans ton message qui ne me plaisent pas.
D'une part, parce que tu réduis mes propos. J'ai tenté de donner quelques critères qui me sont propres pour juger la qualité d'un film. Je n'ai jamais dit qu'ils étaient exhaustifs, ni qu'ils étaient universels.
Marlaga a écrit:Ensuite, parce que tu pars du principe que le cinéma est un art alors que pour moi, les films que je peux considérer comme de véritables oeuvres d'art sont très rares. Ce n'est pas parce qu'il y a un travail d'écriture et d'esthétique que ça en fait de l'art. Les publicités ont ces démarches et on ne peut pas souvent les trouver artistiquement valables. Un livre écrit par Loana aura beau être de la littérature, ça n'en sera pas une oeuvre d'art, tout comme la majorité des biographies de personnalités médiatiques.
Marlaga a écrit:Donc je ne vais pas chercher des critères artistiques pour juger un film qui ne l'est pas. Comme tu le dis, certains films ne sont que de la communication et je les juge donc sur des critères de communication : les émotions qu'on a voulu me transmettre me sont-elles arrivées ?
Marlaga a écrit:Ensuite, quand tu parles des critères émotifs, qui varient selon l'humeur du spectateur, tu rates encore quelque chose car en ne prenant pas en compte la capacité d'un film à émouvoir, à faire rire ou pleurer (selon que c'est ou non le but du film), tu passes à côté du critère le plus important pour juger la réussite d'un film. Je comprends ton problème face à la variation des humeurs des spectateurs, mais quand on fait une moyenne, on est capable de dire "Les bronzés font du ski, c'est drôle" par exemple.
Marlaga a écrit:Si tu passes le film à décortiquer chaque scène en te disant "ça, c'est copier sur tel film" ou "ça c'est original", tu passes à côté du film. Juger les qualités intrinsèques d'un film ou le travail technique est une chose différente. Ce n'est pas juger le film.
Sinon, s'il existait des critères objectifs et universels, tous les critiques professionnels seraient toujours d'accord et on n'attribuerait que les récompenses techniques dans les cérémonies annuelles.

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