La séquence du spectateur - TOPIC CINEMA

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Re: La séquence du spectateur - TOPIC CINEMA

Messagede Alzam le 17 Jan 2010, 13:08

silverwitch a écrit:Tout ça ne pose aucun problème, sinon à qui identifierait toute critique de ce qu'il aime au rejet de ce qu'il est.


Et hop... Bang entre deux phrases apparemment empreintes de tolérance, la petite phrase assassine made in Silver.
C'est adorable... Et c'est le moment ou le vilain rogaton complexé s'en va pleurer sur son lit sur ce que la divine a vu en lui.
ça me rappelle un perso d'un film de Spielberg...
"va, je te pardonne.." :lol:


Tu as le droit d'apprécier les films que tu aimes, tu as le droit de l'écrire, le droit de me contredire et...réciproquement.


Ce n'est pas le droit à la contradiction qui me gêne de ta part... encore moins à mon égard d'ailleurs.
Plutôt cette manière d'afficher un mépris permanent vers ce qui ne correspond pas à tes canons intellectuels.
Je comprendrais le désintérêt, l'indifférence... Mais par exemple pour les deux acteurs dont tu stigmatises le jeu de porcs, ça va beaucoup plus loin...

Mais à vrai dire... je m'en fous. Et je ne vais pas discourir pendant des heures sur ta propension à émettre ce genre de jugements. American Gangster on l'a compris est un film de merde joué par Denszel Washington et Russel Crowe qui sont deux acteurs de merde qui y jouent comme des porcs sous la direction d'un réalisateur de merde Ridley Scott qui n'a rien fait d'à peu près correct depuis un quart de siècle.








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Messagede Silverwitch le 17 Jan 2010, 13:13

Alzam a écrit:Ce n'est pas le droit à la contradiction qui me gêne de ta part... encore moins à mon égard d'ailleurs.
Plutôt cette manière d'afficher un mépris permanent vers ce qui ne correspond pas à tes canons intellectuels.
Je comprendrais le désintérêt, l'indifférence... Mais par exemple pour les deux acteurs dont tu stigmatises le jeu de porcs, ça va beaucoup plus loin...

Mais à vrai dire... je m'en fous. Et je ne vais pas discourir pendant des heures sur ta propension à émettre ce genre de jugements. American Gangster on l'a compris est un film de merde joué par Denszel Washington et Russel Crowe qui sont deux acteurs de merde qui y jouent comme des porcs sous la direction d'un réalisateur de merde Ridley Scott qui n'a rien fait d'à peu près correct depuis un quart de siècle.


Tout va pour le mieux, alors. J'ajoute que ta conclusion, bien qu'un peu brutale me sied à ravir: "American Gangster" pour, par et avec des cochons.

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Re: La séquence du spectateur - TOPIC CINEMA

Messagede Ambrose le 17 Jan 2010, 13:28

Moi je fais une différence entre "être un acteur de merde" et "jouer comme une merde".

Denzel Washington et Russel Crowe sont deux mauvais acteurs, je suis d'accord. Mauvais dans le sens "limités" : Denzel Washington est totalement inexpressif, et Russel Crowe n'a lui qu'une seule expression : celle de Droopy.
Sauf que dans ce film, ils sont utilisés dans des rôles où ils n'ont pas à dépasser les limites de leur jeu. Donc moi ça me va.
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Re: La séquence du spectateur - TOPIC CINEMA

Messagede Alzam le 17 Jan 2010, 13:35

silverwitch a écrit:
Alzam a écrit:Ce n'est pas le droit à la contradiction qui me gêne de ta part... encore moins à mon égard d'ailleurs.
Plutôt cette manière d'afficher un mépris permanent vers ce qui ne correspond pas à tes canons intellectuels.
Je comprendrais le désintérêt, l'indifférence... Mais par exemple pour les deux acteurs dont tu stigmatises le jeu de porcs, ça va beaucoup plus loin...

Mais à vrai dire... je m'en fous. Et je ne vais pas discourir pendant des heures sur ta propension à émettre ce genre de jugements. American Gangster on l'a compris est un film de merde joué par Denszel Washington et Russel Crowe qui sont deux acteurs de merde qui y jouent comme des porcs sous la direction d'un réalisateur de merde Ridley Scott qui n'a rien fait d'à peu près correct depuis un quart de siècle.


Tout va pour le mieux, alors. J'ajoute que ta conclusion, bien qu'un peu brutale me sied à ravir: "American Gangster" pour, par et avec des cochons.

Silverwitch


Dans ma conclusion, je n'avais pas précisé POUR..., mais je constate sans surprise que tu l'as ajouté de toi-même. La boucle est bouclée... Avec un public de cochons, des critiques à peine mieux, il est heureux qu'il reste sur Express des gens de ton niveau de discernement. :o


Denzel Washington et Russel Crowe sont deux mauvais acteurs, je suis d'accord. Mauvais dans le sens "limités" : Denzel Washington est totalement inexpressif, et Russel Crowe n'a lui qu'une seule expression : celle de Droopy.
Sauf que dans ce film, ils sont utilisés dans des rôles où ils n'ont pas à dépasser les limites de leur jeu. Donc moi ça me va.


C'est vrai ça... Denzel Washington et Russel Crowe sont vraiment des acteurs de merde...
Heureusement que nous avons des connaisseurs pour les remettre à leur place. :roll:
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Messagede Silverwitch le 17 Jan 2010, 14:03

Ambrose a écrit:Moi je fais une différence entre "être un acteur de merde" et "jouer comme une merde".

Denzel Washington et Russel Crowe sont deux mauvais acteurs, je suis d'accord. Mauvais dans le sens "limités" : Denzel Washington est totalement inexpressif, et Russel Crowe n'a lui qu'une seule expression : celle de Droopy.
Sauf que dans ce film, ils sont utilisés dans des rôles où ils n'ont pas à dépasser les limites de leur jeu. Donc moi ça me va.


Il faut faire la part des choses sans vouloir se faire plus fin qu'il ne convient. Dans ce film, les deux acteurs sont mauvais parce que leurs personnages sont à la fois mal écrits (il ne dépassent guère le stade du cliché, c'est-à-dire un personnage dont l'apparence nous a déjà tout dit) et mal joués (parce que les acteurs ne parviennent pas à ajouter une ambiguité à leur personnage, c'est-à-dire à nous faire ressentir que le personnage est plus que ce qu'il montre). Mais d'expérience, on sait qu'un acteur dit "limité" peut faire des merveilles s'il est bien dirigé: Demi Moore dans "Deconstructing Harry", ou pour rester chez Woody Allen, Julia Roberts dans "Tout le monde dit I love you", ou bien encore Tom Cruise dans des films parfois médiocres ("La Firme") parfois exceptionnels ("Eyes Wide Shut").

Il y a une question implicite à laquelle les "cinéphiles" ne peuvent répondre (parce qu'ils ne savent pas), c'est comment savoir quand un acteur est bon, autrement que par une tautologie: il est bon s'il est bon ou il est bon parce qu'il est bon. Tout cela est enrobé dans la crédibilité (est-il ou non crédible), et d'autres considérations hors-sujet.

Pour apprécier la performance d'un acteur, il faut toujours avoir en tête le triangle: écriture du "personnage-direction d'acteurs-acteur". Avec une double exigence: le personnage doit à la fois être ce qu'il est (son identité) et plus que ce qu'il montre. Les critères techniques de l'interprétation entrent finalement peu en jeu, et sont soumis au bon vouloir du duo "écriture-direction d'acteurs".

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Re: La séquence du spectateur - TOPIC CINEMA

Messagede Silverwitch le 17 Jan 2010, 14:05

Alzam a écrit:
Dans ma conclusion, je n'avais pas précisé POUR..., mais je constate sans surprise que tu l'as ajouté de toi-même. La boucle est bouclée... Avec un public de cochons, des critiques à peine mieux, il est heureux qu'il reste sur Express des gens de ton niveau de discernement. :o


Je suis heureuse que tu le reconnaisses.

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Messagede von Rauffenstein le 17 Jan 2010, 14:19

silverwitch a écrit:
von Rauffenstein a écrit:Je te dis ça parce que ça m'avait frappé en le lisant une fois chez une vieille tante, la différence entre la connerie people des pages magazine et les critiques des films programmés sur les chaînes. Bon, rien de transcendant mais schyzophrène quand même.


Je ne sais pas. En fait je ne les lis plus. Il n'y en a plus dans mon salon de coiffure (il y avait télé star), alors comme je ne vais pas lire Gala, j'apporte ma lecture.

Silverwitch

L'autre jour, je regardais les journaux en rayon (je cherchais DSI et Positif), et j'ai vu "loser". En fait Closer. Cela m'a fait rire sur le coup (bande de losers, regardez les gens pleins d'un pognon que vous n'aurez jamais et qui vous chient sur la gueule). Et depuis, je regarde régulièrement la couverture dans mon kiosque pour voir si sur la couverture ils s'arrangent toujours pour séparer le C du L. Et bien oui. Il y a bel et bien un message subliminal. C'est "loser" et non pas closer.
Le fascisme au fait, c'était pas déjà l'histoire d'un mec en marche qui fascinait les foules avec son culte de la personnalité ?
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Messagede Silverwitch le 17 Jan 2010, 14:21

von Rauffenstein a écrit:L'autre jour, je regardais les journaux en rayon (je cherchais DSI et Positif), et j'ai vu "loser". En fait Closer. Cela m'a fait rire sur le coup (bande de losers, regardez les gens pleins d'un pognon que vous n'aurez jamais et qui vous chient sur la gueule). Et depuis, je regarde régulièrement la couverture dans mon kiosque pour voir si sur la couverture ils s'arrangent toujours pour séparer le C du L. Et bien oui. Il y a bel et bien un message subliminal. C'est "loser" et non pas closer.


:good

Énorme !

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Messagede von Rauffenstein le 17 Jan 2010, 14:31

Ouais_supère a écrit:Von, tu peux développer, concernant Alien, s'il te plait?

Dans Alien, tu as un androide en qui tout le monde a confiance, qui te ressemble et me ressemble. Tout le monde oublie qu'il est mécanique et obéit à une autre logique que la logique biologique. La bestiole fait son boulot de bestiole, se nourrit et tue par nécessité et pour sa nécessité biologique. Les humains réagissent en essayant de survivre en tant que gibier. Ils ne font pas autre chose que ce que leur biologie leur commande. Survivre. On n'attend pas d'eux autre chose. Les créatures biologiques sont prévisibles en fonction de leurs instincts de base. L'androide lui, surprend tout le monde car il trahit et apparait soudain en double fantastique totalement étranger de ce que l'on croit qu'il est. C'est un vieux thème de la littérature fantastique et d'horreur.
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Re: La séquence du spectateur - TOPIC CINEMA

Messagede von Rauffenstein le 17 Jan 2010, 14:34

Ambrose a écrit:Moi je fais une différence entre "être un acteur de merde" et "jouer comme une merde".

Denzel Washington et Russel Crowe sont deux mauvais acteurs, je suis d'accord. Mauvais dans le sens "limités" : Denzel Washington est totalement inexpressif, et Russel Crowe n'a lui qu'une seule expression : celle de Droopy.
Sauf que dans ce film, ils sont utilisés dans des rôles où ils n'ont pas à dépasser les limites de leur jeu. Donc moi ça me va.

Tiens, fais toi une expression de circonstance.

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Messagede Ambrose le 17 Jan 2010, 14:37

silverwitch a écrit:Il faut faire la part des choses sans vouloir se faire plus fin qu'il ne convient. Dans ce film, les deux acteurs sont mauvais parce que leurs personnages sont à la fois mal écrits (il ne dépassent guère le stade du cliché, c'est-à-dire un personnage dont l'apparence nous a déjà tout dit) et mal joués (parce que les acteurs ne parviennent pas à ajouter une ambiguité à leur personnage, c'est-à-dire à nous faire ressentir que le personnage est plus que ce qu'il montre).


Je comprends bien ce que tu dis. Mais est-ce que l'acteur, même le meilleur du monde, peut toujours trouver la matière pour apporter une plus-value à son personnage, lorsque ledit personnage est vraiment mal écrit et prisonnier d'une histoire archi-classique comme c'est le cas de "American Gangster" ?
Parceque l'ambiguité dont tu parles, elle ne peut pas venir que d'un regard ou d'une manière de parler, de bouger, bref de tous ces éléments que j'appelle le "jeu d'acteur". Elle doit également s'appuyer sur des éléments externes (scénario, dialogues, mise en scène) sur lequel l'acteur n'a aucune prise. Non ?
Dernière édition par Ambrose le 17 Jan 2010, 14:41, édité 1 fois.
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Messagede Ouais_supère le 17 Jan 2010, 14:40

von Rauffenstein a écrit:
Ouais_supère a écrit:Von, tu peux développer, concernant Alien, s'il te plait?

Dans Alien, tu as un androide en qui tout le monde a confiance, qui te ressemble et me ressemble. Tout le monde oublie qu'il est mécanique et obéit à une autre logique que la logique biologique. La bestiole fait son boulot de bestiole, se nourrit et tue par nécessité et pour sa nécessité biologique. Les humains réagissent en essayant de survivre en tant que gibier. Ils ne font pas autre chose que ce que leur biologie leur commande. Survivre. On n'attend pas d'eux autre chose. Les créatures biologiques sont prévisibles en fonction de leurs instincts de base. L'androide lui, surprend tout le monde car il trahit et apparait soudain en double fantastique totalement étranger de ce que l'on croit qu'il est. C'est un vieux thème de la littérature fantastique et d'horreur.


C'est intéressant, ça.
Par contre, je ne me souvenais pas que les passagers aient su dès le départ que Ash était un androïde, je pensais qu'il le découvraient au moment où il pète les plombs avec Ripley (une scène terrifiante, d'ailleurs, peut-être même davantage que l'explosion thoracique de Kane).

Si je devais apporter une contradiction éventuelle à ton propos, je dirais qu'il est quand même montré clairement, via "Maman", l'ordinateur de bord, que ce sont des humains qui en ont trahi d'autres. Ash n'est qu'un pauvre exécutant.
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Re: La séquence du spectateur - TOPIC CINEMA

Messagede Alzam le 17 Jan 2010, 14:48

silverwitch a écrit:
Alzam a écrit:
Dans ma conclusion, je n'avais pas précisé POUR..., mais je constate sans surprise que tu l'as ajouté de toi-même. La boucle est bouclée... Avec un public de cochons, des critiques à peine mieux, il est heureux qu'il reste sur Express des gens de ton niveau de discernement. :o


Je suis heureuse que tu le reconnaisses.

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Tant mieux si ces propos sont de nature à susciter chez toi un tel bonheur.
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Re: La séquence du spectateur - TOPIC CINEMA

Messagede Silverwitch le 17 Jan 2010, 14:53

Ambrose a écrit:Je comprends bien ce que tu dis. Mais est-ce que l'acteur, même le meilleur du monde, peut toujours trouver la matière pour apporter une plus-value à son personnage, lorsque ledit personnage est vraiment mal écrit et prisonnier d'une histoire archi-classique comme c'est le cas de "American Gangster" ?
Parceque l'ambiguité dont tu parles, elle ne peut pas venir que d'un regard ou d'une manière de parler, de bouger, bref de tous ces éléments que j'appelle le "jeu d'acteur". Elle doit également s'appuyer sur des éléments externes (scénario, mise en scène) sur lequel l'acteur n'a aucune prise. Non ?


Pour répondre de manière précise à ta question, oui. C'est un mystère qui est aussi celui de l'humain. Le grand acteur (c'est autre chose que le comédien de théâtre) n'est pas seulement celui qui fait, qui agit (un acteur) mais aussi celui qui est.

Prenons des exemples. Pourquoi est-ce que Marcello Mastroianni, même dans ses plus mauvais films, conserve toujours une complexité qui le rend toujours humain ? Est-ce lié à la forme de son visage, à sa voix, à son rire si chaleureux ? C'est une injustice du sort, mais à l'écran, il y a des humains qui paraissent plus humains que d'autres.

Les grands acteurs sont ceux qui sont capables de métamorphoser une singularité en universalité. Par exemple toujours, James Stewart. Sa grande taille, sa silhouette à la fois gracile et maladroite, son corps toujours comme encombré de lui-même, eh bien il a su par une intuition, propre au génie de l'acteur, a en faire une marque d'humanité, à la fois fragilité indicible et grandeur superbe. Et le regard d'Henry Fonda, le corps et le sourire de Jean-Paul Belmondo, le masque de Buster Keaton, le sourire las de Gene Tierney, la voix de corbeau de Claudia Cardinale...

Après un temps, l'acteur et ses rôles se confondent. Est-ce le personnage ou est-ce Gabin ou Bourvil que nous voyons à l'écran dans "La Traversée de Paris" ? Quelle est la part du jeu ? Ou pour prendre un exemple plus complexe, comment un défaut peut devenir une qualité: Scarlett Johansson a une diction assez malheureuse, elle bouffe les mots, eh bien ce défaut objectif devient une qualité parce qu'elle humanise ce qui ne serait sinon qu'un corps ou un visage... De même regarde comment Woody Allen, ce merveilleux cinéaste, peut la faire passer grâce à des éléments extérieurs (le choix des focales, des costumes, de la coiffure) d'une jeune femme très désirable, gracieuse au début de "Match Point", à une jeune femme aigrie et délaissée, dont le corps apparaît subitement pesant et lourd.

En art, il n'y a de règle qui ne soit brisée. La seule qui vaille, pour les acteurs, les scénaristes et les réalisateurs: observer la réalité, toujours mieux, toujours avec la plus grande attention. La réalité est toujours complexe, toujours surprenante, toujours merveilleuse.

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Re: La séquence du spectateur - TOPIC CINEMA

Messagede Silverwitch le 17 Jan 2010, 14:54

Alzam a écrit:
Tant mieux si ces propos sont de nature à susciter chez toi un tel bonheur.


C'est toujours un bonheur que de te contenter.

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Messagede Shoemaker le 17 Jan 2010, 15:12

silverwitch a écrit:.... le sourire las de Gene Tierney...
Silverwitch

Ah tu me fais plaisir la !...

(En ce qui concerne Alien 1, le seul qui vaille, l'androide ne trahit pas (comme l'a precise Ouais). Il obeit a une programation : obeir a ses maitres veritables (qui l'ont programme) en cas de dilemme, cacher son identite cyborg aux passagers a bord, etc. Mais il n'obeit pas aux lois d'Assimov, car en travaillant pour ramener Ixtl sur Terre, il met les humains en danger... Salopard d'androide ! :lol: )
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Re: La séquence du spectateur - TOPIC CINEMA

Messagede von Rauffenstein le 17 Jan 2010, 15:30

Ouais_supère a écrit:
von Rauffenstein a écrit:
Ouais_supère a écrit:Von, tu peux développer, concernant Alien, s'il te plait?

Dans Alien, tu as un androide en qui tout le monde a confiance, qui te ressemble et me ressemble. Tout le monde oublie qu'il est mécanique et obéit à une autre logique que la logique biologique. La bestiole fait son boulot de bestiole, se nourrit et tue par nécessité et pour sa nécessité biologique. Les humains réagissent en essayant de survivre en tant que gibier. Ils ne font pas autre chose que ce que leur biologie leur commande. Survivre. On n'attend pas d'eux autre chose. Les créatures biologiques sont prévisibles en fonction de leurs instincts de base. L'androide lui, surprend tout le monde car il trahit et apparait soudain en double fantastique totalement étranger de ce que l'on croit qu'il est. C'est un vieux thème de la littérature fantastique et d'horreur.


C'est intéressant, ça.
Par contre, je ne me souvenais pas que les passagers aient su dès le départ que Ash était un androïde, je pensais qu'il le découvraient au moment où il pète les plombs avec Ripley (une scène terrifiante, d'ailleurs, peut-être même davantage que l'explosion thoracique de Kane).

Si je devais apporter une contradiction éventuelle à ton propos, je dirais qu'il est quand même montré clairement, via "Maman", l'ordinateur de bord, que ce sont des humains qui en ont trahi d'autres. Ash n'est qu'un pauvre exécutant.
La compagnie cherche tout ce qui peut être nouveau et découvert. Il y a quand même le discours de l'androide ensuite sur sa sympathie naturelle pour la bestiole, bien supérieure à sa conscience que les humains.

Et si l'androide se révèle être un androide au cours du film (je l'ai vu il y a 20 ans, et vu et revu les 3 autres mais jamais le premier), alors on est d'autant plus dans l'étrange et le double fantastique. Il n'est pas celui que l'on croyait qu'il était et se révèle d'une toute autre nature que celle qu'on lui présuposait. Il est soudain le parfait étranger.
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Re: La séquence du spectateur - TOPIC CINEMA

Messagede Cortese le 17 Jan 2010, 16:02

silverwitch a écrit:
Ambrose a écrit:Le grand acteur (c'est autre chose que le comédien de théâtre) n'est pas seulement celui qui fait, qui agit (un acteur) mais aussi celui qui est.

Prenons des exemples. Pourquoi est-ce que Marcello Mastroianni, même dans ses plus mauvais films, conserve toujours une complexité qui le rend toujours humain ? Est-ce lié à la forme de son visage, à sa voix, à son rire si chaleureux ? C'est une injustice du sort, mais à l'écran, il y a des humains qui paraissent plus humains que d'autres.

Les grands acteurs sont ceux qui sont capables de métamorphoser une singularité en universalité. Par exemple toujours, James Stewart. Sa grande taille, sa silhouette à la fois gracile et maladroite, son corps toujours comme encombré de lui-même, eh bien il a su par une intuition, propre au génie de l'acteur, a en faire une marque d'humanité, à la fois fragilité indicible et grandeur superbe. Et le regard d'Henry Fonda, le corps et le sourire de Jean-Paul Belmondo, le masque de Buster Keaton, le sourire las de Gene Tierney, la voix de corbeau de Claudia Cardinale...

Après un temps, l'acteur et ses rôles se confondent. Est-ce le personnage ou est-ce Gabin ou Bourvil que nous voyons à l'écran dans "La Traversée de Paris" ? Quelle est la part du jeu ? .

Silverwitch

Les producteurs (qui sont des gens plutôt malins) se sont rendus compte du phénomène que tu décris et se sont mis à faire des films non pas avec ce genre de stars mais pour elles. Toute la série des Gabin, Bourvil, Belmondo, John Wayne etc... qui sont tous d'épouvantables navets.
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Re: La séquence du spectateur - TOPIC CINEMA

Messagede Silverwitch le 17 Jan 2010, 16:13

Cortese a écrit:Les producteurs (qui sont des gens plutôt malins) se sont rendus compte du phénomène que tu décris et se sont mis à faire des films non pas avec ce genre de stars mais pour elles. Toute la série des Gabin, Bourvil, Belmondo, John Wayne etc... qui sont tous d'épouvantables navets.


Si "Le Magnifique" est un navet, je veux bien me reconvertir dans l'agriculture !





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Re: La séquence du spectateur - TOPIC CINEMA

Messagede Alzam le 17 Jan 2010, 16:23

Les critiques [evene]

La note evene : 5/5La note evene : 5/5 le 13 Novembre 2007 par Mikaël Demets

Deux acteurs oscarisés, Russell Crowe et Denzel Washington, un réalisateur capable du meilleur (malgré ses récents ‘Kingdom of Heaven’ et ‘Une grand année’), un sujet attirant, labellisé “tiré d’une histoire vraie” : tous les ingrédients étaient réunis pour avoir droit à un grand film. Deux heures et demie plus tard, nos espérances sont comblées.
Certes, la trame générale reste finalement sans surprise : un duel entre le mafieux malin et le flic incorruptible qui ne lâche jamais prise, une progression type “rise and fall”, classique. Mais, en plus du rythme haletant et des retournements de situation palpitants, l’histoire de Frank Lucas possède en elle assez d’originalité pour rénover le genre. Mafieux noir au milieu des Méditerranéens, fierté d’Harlem, inconnu des services de police, roi du marketing et magicien du capitalisme avant l’heure, ce trafiquant de drogue permet à Ridley Scott de dépeindre un pays en pleine évolution. Dans le New York des années 1970, pourri par la drogue, la pauvreté et la corruption, au coeur d’une Amérique agonisante dans un Vietnam trop content de vendre de la dope à ses ennemis, Scott signe une reconstitution majestueuse d’un pays en déliquescence, terreau de l’ascension de son “gangster américain”, et parvient à en restituer cette période complexe avec intelligence.
Denzel Washington, brillant comme à son habitude, parvient en outre à apporter à son rôle une ambiguïté extraordinaire. Toujours charmeur, gentil, tiré à quatre épingles, l’acteur se met le public dans la poche en un claquement de doigts, donnant aux rares scènes où sa violence surgit une brutalité choquante. Esthétiquement magnifique, scénaristiquement irréprochable, porté par un duo d’acteurs au sommet, ‘American Gangster’ est tout simplement parfait. Alors que l’on pensait qu’Asiatiques et Italiens avaient pris les commandes du genre, voilà que le film de gangsters le plus excitant de l’année est américain.


L'avis [de la presse]

Libération - Didier Péron (14 novembre 2007)
Dans la droite ligne du 'Parrain', de 'Scarface' ou 'Serpico', Ridley Scott retrouve la fébrilité du cinéma de genre des années 1970, capable de mêler la minutie documentaire et le grandiose de la mythologie urbaine.

Les Inrockuptibles - Léo Soesanto (13 novembre 2007)
Une film ample, qui mêle romanesque sec et réalisme critique lumineux.

Télérama - Jérémie Couston (14 novembre 2007)
Ridley Scott réinvente, plutôt bien, le film de gangster. Mais il arrive après Scorsese et Coppola.

Le Monde - Thomas Sotinel (14 novembre 2007)
Ridley Scott veut tirer le portrait des Etats-Unis dans un de leurs moments d'extrême confusion (.. .) Pas assez masqué, cet esprit didactique finit par peser sur cette entreprise de divertissement, l'empêchant de se hisser à la hauteur de ses modèles.

Le Figaro magazine - Laurence Haloche (10 novembre 2007)
Construit comme l'ascension d'une pyramide, où les héros suivraient, chacun de leur côté, deux spirales inversées, le scénario (.. .) rapproche les deux hommes avec une lenteur inexorable et délectable.

Studio magazine - Michel Rebichon (Novembre 2007)
Deux acteurs épatants. (.. .) Menée à 100 à l'heure, cette trépidante enquête doublée d'un duel au sommet place 'American Gangster' au même niveau de plaisir que 'Les Affranchis'. Un uppercut en plein plexus dont on sort K.O.

Le Figaro Madame - Eric Neuhoff (10 Novembre 2007)
On ne compte plus les scènes qu'on n'oubliera pas (.. .). Le cinéma dans ce qu'il peut donner de meilleur.



Et on en passe...
Une belle merde quoi et deux porcs dans la distribution... :roll:
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Messagede Ambrose le 17 Jan 2010, 16:25

silverwitch a écrit:Pour répondre de manière précise à ta question, oui. C'est un mystère qui est aussi celui de l'humain. Le grand acteur (c'est autre chose que le comédien de théâtre) n'est pas seulement celui qui fait, qui agit (un acteur) mais aussi celui qui est.

Prenons des exemples. Pourquoi est-ce que Marcello Mastroianni, même dans ses plus mauvais films, conserve toujours une complexité qui le rend toujours humain ? Est-ce lié à la forme de son visage, à sa voix, à son rire si chaleureux ? C'est une injustice du sort, mais à l'écran, il y a des humains qui paraissent plus humains que d'autres.

Les grands acteurs sont ceux qui sont capables de métamorphoser une singularité en universalité. Par exemple toujours, James Stewart. Sa grande taille, sa silhouette à la fois gracile et maladroite, son corps toujours comme encombré de lui-même, eh bien il a su par une intuition, propre au génie de l'acteur, a en faire une marque d'humanité, à la fois fragilité indicible et grandeur superbe. Et le regard d'Henry Fonda, le corps et le sourire de Jean-Paul Belmondo, le masque de Buster Keaton, le sourire las de Gene Tierney, la voix de corbeau de Claudia Cardinale...

Après un temps, l'acteur et ses rôles se confondent. Est-ce le personnage ou est-ce Gabin ou Bourvil que nous voyons à l'écran dans "La Traversée de Paris" ? Quelle est la part du jeu ?


C'est un peu gênant quand même. Pour moi, un grand acteur, ça doit être un caméléon, quelqu'un qui offre une vraie composition, différente de films en films.
Là, tu me cites des acteurs qui apporte un "plus" à leur personnage, mais uniquement en se reposant sur leurs qualités naturelles...Et qui au bout du compte, jouent donc toujours le même personnage. Et donc n'apportent plus rien puisqu'on leur confiera des rôles sur mesure et conformes à ce que l'on sait d'eux.

Sans doute qu'à la base, Belmondo a un quelque chose qui fait que son interprétation d'aventurier-flic-détective (biffez la mention inutile) a un charme particulier. Mais comme les producteurs, d'office, finissaient par lui confier des rôles de "flic-aventurier-détective au charme particulier", la plus value était nulle.
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Messagede Ouais_supère le 17 Jan 2010, 16:33

von Rauffenstein a écrit:La compagnie cherche tout ce qui peut être nouveau et découvert. Il y a quand même le discours de l'androide ensuite sur sa sympathie naturelle pour la bestiole, bien supérieure à sa conscience que les humains.


Pas sa "sympathie", son "admiration" pour la bête: "J'admire sa pureté. Un survivant qui n'est pas souillé par la conscience, le remords ou les illusions de la moralité."
Sa sympathie, il la donne pour finir aux humains, il le dit d'ailleurs à peu près textuellement avant d'être bousillé: "Je ne vous mentirai pas sur vos chances de survie mais... vous avez ma sympathie.".


Von Rauffenstein a écrit:Et si l'androide se révèle être un androide au cours du film (je l'ai vu il y a 20 ans, et vu et revu les 3 autres mais jamais le premier), alors on est d'autant plus dans l'étrange et le double fantastique. Il n'est pas celui que l'on croyait qu'il était et se révèle d'une toute autre nature que celle qu'on lui présuposait. Il est soudain le parfait étranger.


Pas davantage, et même plutôt moins que l'humanité en général, j'insiste.
La surprise du chef, c'est quand même que d'autres humains, invisibles ceux-là, se mettent soudain à désirer la bestiole plus que ses propres hommes, soudain considérés comme "secondaires" et, "négligeables".
Les étrangers, c'est les humains, dans ce cadre.
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Messagede von Rauffenstein le 17 Jan 2010, 17:09

silverwitch a écrit:
Cortese a écrit:Les producteurs (qui sont des gens plutôt malins) se sont rendus compte du phénomène que tu décris et se sont mis à faire des films non pas avec ce genre de stars mais pour elles. Toute la série des Gabin, Bourvil, Belmondo, John Wayne etc... qui sont tous d'épouvantables navets.


Si "Le Magnifique" est un navet, je veux bien me reconvertir dans l'agriculture !





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Tu es une admiratrice du Magnifique ? Ah là... Respect ! :o
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Messagede Stéphane le 17 Jan 2010, 17:11

J'aime po Bebel. :|
Ouais_supère a écrit:Stef, t'es chiant
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Re: La séquence du spectateur - TOPIC CINEMA

Messagede von Rauffenstein le 17 Jan 2010, 17:15

Ouais_supère a écrit:
von Rauffenstein a écrit:La compagnie cherche tout ce qui peut être nouveau et découvert. Il y a quand même le discours de l'androide ensuite sur sa sympathie naturelle pour la bestiole, bien supérieure à sa conscience que les humains.


Pas sa "sympathie", son "admiration" pour la bête: "J'admire sa pureté. Un survivant qui n'est pas souillé par la conscience, le remords ou les illusions de la moralité."
Sa sympathie, il la donne pour finir aux humains, il le dit d'ailleurs à peu près textuellement avant d'être bousillé: "Je ne vous mentirai pas sur vos chances de survie mais... vous avez ma sympathie.".


Von Rauffenstein a écrit:Et si l'androide se révèle être un androide au cours du film (je l'ai vu il y a 20 ans, et vu et revu les 3 autres mais jamais le premier), alors on est d'autant plus dans l'étrange et le double fantastique. Il n'est pas celui que l'on croyait qu'il était et se révèle d'une toute autre nature que celle qu'on lui présuposait. Il est soudain le parfait étranger.


Pas davantage, et même plutôt moins que l'humanité en général, j'insiste.
La surprise du chef, c'est quand même que d'autres humains, invisibles ceux-là, se mettent soudain à désirer la bestiole plus que ses propres hommes, soudain considérés comme "secondaires" et, "négligeables".
Les étrangers, c'est les humains, dans ce cadre.
Le problème, ce n'est pas de réfléchir à la globalité du concept et de la franchise Alien, mais de se mettre à la place des héros du Nostromo qui soudain, se rendent compte que ce sur quoi et qui ils comptaient se révèle différent par nature et destination que ce qu'ils croyaient que ce qui ou quoi était.

De fait, la bestiole, on sait ce qu'elle est et ce qu'elle fait. Elle est faite pour ça et rien qu'à sa gueule, on comprend qu'elle n'est pas cool et qu'on ne la serrera pas dans ses bras dans son dodo avant de s'endormir pour se rassurer parce qu'il fait noir dehors. Il n'y a pas d'étrangeté et de double en elle. Par contre, l'androide révèle une part de sa nature qui est innatendue. Qu'il soit programmé pour ça et que tu aies envie de te dire que l'humanité, c'est vraiment qu'une bande de cloportes qui méritent moins de vivre que Canelle, l'ourse des Pyrénnées n'entre pas en ligne de compte. C'est comme si ton meilleur pote, ta mère, ta copine, soudain, révélait une autre nature que ce que tu croyais qu'il ou elle était, une nature profondément étrangère à ce point telle que t'en as les couilles qui tombent par terre.

Est-ce que c'est difficile à comprendre ?
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Messagede von Rauffenstein le 17 Jan 2010, 17:16

Stéphane a écrit:J'aime po Bebel. :|

Et bin va te faire foutre.
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Messagede Stéphane le 17 Jan 2010, 17:18

von Rauffenstein a écrit:
Stéphane a écrit:J'aime po Bebel. :|

Et bin va te faire foutre.


C'est ce qu'on me répond en général, oui. :lol:
Ouais_supère a écrit:Stef, t'es chiant
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Messagede Cortese le 17 Jan 2010, 17:19

Alors là, pour moi, Belmondo c'est l'allergie totale. Dès que je le vois je ne peux pas m'empêcher de zapper. Je n'ai évidemment pas vu "Le Magnifique", à vu de nez j'estimais que les chances que ça soit un bon film devaient être d'une sur cent. Il est vrai qu'il y avait Jacqueline Bisset, ça devait valoir un petit détour.
Et j'avais oublié Alain Delon (qui est parfait dans Rocco et ses frères et le Guépard bien sur, et insupportable presque partout ailleurs). En fait le cabotinage c'était bien avec Raimu, Michel Simon, Louis Jouvet (sans doute l'influence du théâtre) et c'est devenu insupportable à partir de Jean Gabin (y compris).
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Re: La séquence du spectateur - TOPIC CINEMA

Messagede von Rauffenstein le 17 Jan 2010, 17:34

Stéphane a écrit:
von Rauffenstein a écrit:
Stéphane a écrit:J'aime po Bebel. :|

Et bin va te faire foutre.


C'est ce qu'on me répond en général, oui. :lol:

Je faisais référence à la pub de Ouï FM il y a une vingtaine d'années. Tu aimes la disco ? Tu aimes Nana Mouscouri et le folklore bavarois ? Et bin va te faire foutre.

Et là, gimnik avec Satisfaction des Rolling Stones.
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Messagede Stéphane le 17 Jan 2010, 17:36

J'ai tendance à fuir les pubs, d'où des références qui me passent au-dessus. :oops:
Ouais_supère a écrit:Stef, t'es chiant
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Messagede von Rauffenstein le 17 Jan 2010, 17:38

Stéphane a écrit:J'ai tendance à fuir les pubs, d'où des références qui me passent au-dessus. :oops:

C'était l'auto-promotion de Ouï FM sur Ouï FM il y a 20 ans.
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Messagede Shoemaker le 17 Jan 2010, 17:39

Alors là, pour moi, Belmondo c'est l'allergie totale. Dès que je le vois je ne peux pas m'empêcher de zapper. Je n'ai évidemment pas vu "Le Magnifique", à vu de nez j'estimais que les chances que ça soit un bon film devaient être d'une sur cent. Il est vrai qu'il y avait Jacqueline Bisset, ça devait valoir un petit détour.
Et j'avais oublié Alain Delon (qui est parfait dans Rocco et ses frères et le Guépard bien sur, et insupportable presque partout ailleurs). En fait le cabotinage c'était bien avec Raimu, Michel Simon, Louis Jouvet (sans doute l'influence du théâtre) et c'est devenu insupportable à partir de Jean Gabin (y compris).


Arghhh... Mais tu dis n'importe quoi la ! :lol: Mais le WESTERN sans John Wayne, c'est ... le rock sans Hendrix, le blues sans la guitare, la F1 sans Ferrari ! Tu es fou ou quoi ????!!!!! Oui, bon, quelques navets, mais pas bien grave.

La ou tu as raison, c'est le coup des producteurs qui agissent a l'envers : ils font des films pour Gabin et Cie et non des films servis par Gabin et Cie. Mais peu importe, puisque le resultat est tout aussi jouissif : on prend a chaque fois le pari : a quel moment Gabin (qui a tres bien veilli) va foutre une claque et a qui ! Et Belmondo (qui a tres mal vielli), quel cabotin ! Mais c'est bien, le cabotinage, c'est meme la base du metier. La comedia d'el arte ! Pourquoi, tu crois qu'il ne cabotine pas, l'acteur qui joue Ivan le terrible, ou celui qui se tortille dans le role de Nosferatu ? Je te l'accorde, il y a du bon et mauvais cabotinage : cf. Sophie Marceau et Machine Gainsbourg...
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Messagede Stéphane le 17 Jan 2010, 17:39

On a pas oui FM en Belgique, t'façons.
Ouais_supère a écrit:Stef, t'es chiant
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Messagede von Rauffenstein le 17 Jan 2010, 17:41

Stéphane a écrit:On a pas oui FM en Belgique, t'façons.

BON BREF
Le fascisme au fait, c'était pas déjà l'histoire d'un mec en marche qui fascinait les foules avec son culte de la personnalité ?
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Messagede Stéphane le 17 Jan 2010, 17:42

:o
Ouais_supère a écrit:Stef, t'es chiant
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Re: lain Delon (q

Messagede sccc le 17 Jan 2010, 17:56

Cortese a écrit:Alors là, pour moi, Belmondo c'est l'allergie totale. Dès que je le vois je ne peux pas m'empêcher de zapper. Je n'ai évidemment pas vu "Le Magnifique", à vu de nez j'estimais que les chances que ça soit un bon film devaient être d'une sur cent. Il est vrai qu'il y avait Jacqueline Bisset, ça devait valoir un petit détour.
Et j'avais oublié Alain Delon (qui est parfait dans Rocco et ses frères et le Guépard bien sur, et insupportable presque partout ailleurs). En fait le cabotinage c'était bien avec Raimu, Michel Simon, Louis Jouvet (sans doute l'influence du théâtre) et c'est devenu insupportable à partir de Jean Gabin (y compris).


Oui mais le Magnifique...?

C'est magnifique!

Bon après des navets il en a fait, c'est vrai... :D
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Messagede von Rauffenstein le 17 Jan 2010, 18:07

Moi, mon acteur préféré, c'est Sarkozy.

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Mais n'oublions pas Ségolaine, Meilleur second rôle féminin.

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Re: La séquence du spectateur - TOPIC CINEMA

Messagede Cortese le 17 Jan 2010, 18:20

Shoemaker a écrit:
Alors là, pour moi, Belmondo c'est l'allergie totale. Dès que je le vois je ne peux pas m'empêcher de zapper. Je n'ai évidemment pas vu "Le Magnifique", à vu de nez j'estimais que les chances que ça soit un bon film devaient être d'une sur cent. Il est vrai qu'il y avait Jacqueline Bisset, ça devait valoir un petit détour.
Et j'avais oublié Alain Delon (qui est parfait dans Rocco et ses frères et le Guépard bien sur, et insupportable presque partout ailleurs). En fait le cabotinage c'était bien avec Raimu, Michel Simon, Louis Jouvet (sans doute l'influence du théâtre) et c'est devenu insupportable à partir de Jean Gabin (y compris).


Arghhh... Mais tu dis n'importe quoi la ! :lol: Mais le WESTERN sans John Wayne, c'est ... le rock sans Hendrix, le blues sans la guitare, la F1 sans Ferrari ! Tu es fou ou quoi ????!!!!! Oui, bon, quelques navets, mais pas bien grave.

La ou tu as raison, c'est le coup des producteurs qui agissent a l'envers : ils font des films pour Gabin et Cie et non des films servis par Gabin et Cie. Mais peu importe, puisque le resultat est tout aussi jouissif : on prend a chaque fois le pari : a quel moment Gabin (qui a tres bien veilli) va foutre une claque et a qui ! Et Belmondo (qui a tres mal vielli), quel cabotin ! Mais c'est bien, le cabotinage, c'est meme la base du metier. La comedia d'el arte ! Pourquoi, tu crois qu'il ne cabotine pas, l'acteur qui joue Ivan le terrible, ou celui qui se tortille dans le role de Nosferatu ? Je te l'accorde, il y a du bon et mauvais cabotinage : cf. Sophie Marceau et Machine Gainsbourg...


C'est ce que je dis ! J'adore John Wayne dans les films de John Ford et je le hais dans ce qu'il a fait après (y compris Rio Bravo !). Disons que j'aime bien le cabotinage théâtral (peut être parce que les rôles sont bien écrits ?) et je déteste le cabotinage cinéma. Ou alors c'est que l'art du cabotinage s'est dégradé au fil du temps (depuis Sarah Bernhardt ? :lol: ). Reconnais que le cabotinage de Mikhaïl Tcherkassov dans "Ivan le Terrible" a une dimension héroico-parano-tragique tout à fait réjouissante ! Et l'obscur Max Schreck qui joue en 16/9 dans un film en 4/3, c'est quand même autre chose que les bougonnades de Gabin machonnant simultanément son cassoulet et son texte, les sourcils froncés (il devait avoir une paralysie faciale, je sais pas), en ruminant la baffe comme un calligraphe zen touillant son encre de Chine.
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Re: La séquence du spectateur - TOPIC CINEMA

Messagede Shoemaker le 17 Jan 2010, 18:54

Cortese a écrit:... autre chose que les bougonnades de Gabin machonnant simultanément son cassoulet et son texte, les sourcils froncés (il devait avoir une paralysie faciale, je sais pas), en ruminant la baffe comme un calligraphiste zen touillant son encre de Chine.


:lol: Je te disais bien que Gabin, c'est super drole et jouissif !

Panzer, excellent, tes affiches ! J'adore sa coupe de cheveux dans Top Gun !! enorme ! :lol:
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Re: La séquence du spectateur - TOPIC CINEMA

Messagede von Rauffenstein le 17 Jan 2010, 19:03

Shoemaker a écrit:
Panzer, excellent, tes affiches ! J'adore sa coupe de cheveux dans Top Gun !! enorme ! :lol:


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Re: La séquence du spectateur - TOPIC CINEMA

Messagede Shoemaker le 17 Jan 2010, 19:18

genial ! je la garde celle la ! Presque aussi belle que celle de Hendrix !
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