Le déclin de l'empire (économique) Américain.

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Re: Le déclin de l'empire (économique) Américain.

Messagede f1pronostics le 13 Oct 2008, 21:20

Le patron d’Axa vend des actions de son groupe à Wall Street

Selon l’AMF, Henri de Castries, le président du directoire d’Axa, a vendu pour 638 199 dollars d'actions de son groupe à la Bourse de New York, le vendredi 26 septembre. Quatre jours plus tard, le mardi 30, il déclarait pourtant dans la cour de l’Elysée : « Dans des moments comme ceux-ci, qui sont des moments tendus, il ne faut pas paniquer. Il y a un pilote, il y a des pilotes dans l'avion ».

Cédées par Henri de Castries à 34 dollars, les actions valaient vendredi à 19 heures (heure de Paris) 23 dollars.
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Re: Le déclin de l'empire (économique) Américain.

Messagede f1pronostics le 13 Oct 2008, 21:22

US To Face Poor Economy for 10-15 Years: Robertson

Multi-millionaire investor Julian Robertson told CNBC that the United States is "just getting into the recession," and that the poor economy will last as long as 10 to 15 years.

Last year, Robertson had said that the U.S. economy was in for "a doozy of a recession." He said the reason was the credit situation was worse than anyone had thought.
(...)

http://www.cnbc.com/id/27165599
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Re: Le déclin de l'empire (économique) Américain.

Messagede f1pronostics le 13 Oct 2008, 21:24

Le prix Nobel d'économie à Paul Krugman, économiste et polémiste

Il y a 7 heures

STOCKHOLM (AFP) — L'Américain Paul Krugman, économiste de la mondialisation et éditorialiste réputé pour ses charges contre l'Administration Bush, a reçu lundi le prix Nobel d'économie pour ses travaux sur le commerce international.

Professeur à la prestigieuse Université de Princeton, Paul Krugman, 55 ans, a été récompensé pour "avoir montré les effets des économies d'échelle sur les modèles du commerce international et la localisation de l'activité économique", a expliqué l'Académie royale suédoise des sciences dans ses attendus.

Depuis 1999, il tient une tribune dans le New York Times. Il y décoche ses flèches acérées contre la politique du président américain George W. Bush, sans davantage ménager les candidats républicains à sa succession.

Il ironisait récemment dans un éditorial sur le ticket John McCain-Sarah Palin en estimant que le candidat démocrate Barack Obama avait "tort" de dire que ce "serait la même chose que l'ère Bush-Cheney. Ce serait pire, bien pire".

Le prix d'économie lui a été décerné alors que le monde subit l'une de ses plus graves crises financières depuis le krach de 1929.

"Je suis plus serein qu'il y a cinq jours, mais la crise financière me terrifie", a confié le lauréat à l'agence de presse suédoise TT.

"Je n'aurais jamais cru voir se répéter 1931 de mon vivant, mais cette crise m'y fait penser à bien des égards", a-t-il ajouté.


Dans ses éditoriaux du lundi, Krugman a très sévèrement jugé la réponse initiale de l'actuel locataire de la Maison Blanche à la crise, la qualifiant d'"idéologique".

Dans sa dernière tribune, publiée le jour du Nobel, il vantait au contraire les mérites du Premier ministre britannique Gordon Brown qui, selon lui a fait preuve, de "clarté et de détermination" dans la tourmente.

Paul Krugman a été primé pour avoir développé des analyses économiques ayant permis de mieux comprendre la mondialisation de l'économie, la mobilité de la production, de la main d'oeuvre et des capitaux.

Pourquoi sommes-nous affectés par la mondialisation? Quels sont les effets du libre-échange? Pourquoi de plus en plus de gens affluent dans les grands centres urbains tandis que les campagnes se vident?

Autant d'enjeux que cet universitaire à la double formation d'historien et d'économiste, souvent à contre-courant des écoles libérales, n'a eu de cesse d'examiner.

Il a remis en cause les théories expliquant les différences de production entre pays (agriculture ou industrie par exemple) et leurs développements très disparates par des inégalités naturelles (géographie) ou structurelles (démographie).

Ces théories, défendues par les économistes libéraux, affirment que le développement socio-économique de tous les pays est assuré, à terme, par la complémentarité des productions et la diversité des conditions d'échange.

Or selon M. Krugman, en réalité "la majorité des échanges commerciaux s'effectue entre des pays qui non seulement ont des caractéristiques similaires mais échangent les mêmes produits", relève l'académie suédoise.

M. Krugman a publié sa thèse de doctorat sous la direction de l'économiste indien Jagdish Bhagwati, notamment réputé pour ses analyses des déséquilibres économiques Nord-Sud.

Né le 28 février 1953 à Long Island dans l'Etat de New York, il enseigne actuellement à l'Université de Princeton.

Depuis sa première édition en 1969, le prix Nobel d'économie a récompensé 41 citoyens américains sur un total de 59 lauréats.

Krugman recevra son prix des mains du roi de Suède le 10 décembre avec un chèque de 10 millions de couronnes suédoises (1,02 million d'euros).
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Re: Le déclin de l'empire (économique) Américain.

Messagede f1pronostics le 13 Oct 2008, 21:43

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Re: Le déclin de l'empire (économique) Américain.

Messagede f1pronostics le 13 Oct 2008, 21:49

http://contreinfo.info/article.php3?id_article=2243
Immanuel Wallerstein : « Le capitalisme touche à sa fin »
13 octobre 2008« Ce moment du cycle conjoncturel coïncide avec, et par conséquent aggrave, une période de transition entre deux systèmes de longue durée. Je pense en effet que nous sommes entrés depuis trente ans dans la phase terminale du système capitaliste. Ce qui différencie fondamentalement cette phase de la succession ininterrompue des cycles conjoncturels antérieurs, c’est que le capitalisme ne parvient plus à “faire système”. » Immanuel Wallerstein propose une interprètation de la période actuelle à la lumière de l’hypothèse des cycles de Kondratieff.
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Re: Le déclin de l'empire (économique) Américain.

Messagede f1pronostics le 13 Oct 2008, 22:34

http://fr.news.yahoo.com/lemonde/200810 ... b1c83.html
Les impayés en très forte augmentation
Il y a quelques jours, le ministre espagnol de l'économie et des finances, Pedro Solbes, s'est dit préoccupé par "l'augmentation spectaculaire" des impayés en Espagne. Ils sont passés de 12 à 25,6 milliards d'euros d'avril 2007 à avril 2008, selon les statistiques de la Banque d'Espagne publiées en juillet. L'augmentation du chômage, la hausse des prix et l'évolution des taux d'intérêt pendant l'été devraient aggraver ces chiffres au second semestre.

Concernant les crédits immobiliers, "le taux de non-paiement reste à un niveau assez bas, mais il augmente à un rythme plus rapide que dans le reste de l'Europe", estime l'Association hypothécaire espagnole. Pour la plupart des aspirants à la propriété, qui ont emprunté à taux variable, le "remboursement de l'hypothèque" devient lourd. En 2007, l'effort pour le paiement des traites atteignait déjà 46,2 % du revenu brut disponible des familles.
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Re: Le déclin de l'empire (économique) Américain.

Messagede Seb le 13 Oct 2008, 22:37

f1pronostics a écrit:N'empêche que rétorquer à quelqu'un qui te dit que le système est pourri et qu'il faut le remettre en cause, qu'il n'a qu'à ne pas l'utiliser, c'est complètement con... euh ... je veux dire à côté du sujet.

Je répondais à une remarque toute aussi... conne qui disait qu'il fallait nationaliser toutes les institutions bancaires.
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Re: Le déclin de l'empire (économique) Américain.

Messagede Maverick le 13 Oct 2008, 22:38

f1pronostics a écrit:http://contreinfo.info/article.php3?id_article=2243
Immanuel Wallerstein : « Le capitalisme touche à sa fin »
13 octobre 2008« Ce moment du cycle conjoncturel coïncide avec, et par conséquent aggrave, une période de transition entre deux systèmes de longue durée. Je pense en effet que nous sommes entrés depuis trente ans dans la phase terminale du système capitaliste. Ce qui différencie fondamentalement cette phase de la succession ininterrompue des cycles conjoncturels antérieurs, c’est que le capitalisme ne parvient plus à “faire système”. » Immanuel Wallerstein propose une interprètation de la période actuelle à la lumière de l’hypothèse des cycles de Kondratieff.
Sauf qu'il n'y a pas un homme assez grand pour mener cette lutte pour la fin du capitalisme, ce ne sera donc pas pour tout de suite.
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Re: Le déclin de l'empire (économique) Américain.

Messagede Seb le 13 Oct 2008, 22:42

Maverick a écrit:Le salaire ne peut être payer que par chèque barré (et pas par chèque non barré) et un chèque barré ne peut être viré que de compte à compte donc tu as tort, si tu as un salaire supérieur à 1500€, tu ne peux le toucher sans compte bancaire.

En Belgique, ce n'est pas le cas. Mais je viens donc de regarder dans la législation française. Et le décret qui fixe la somme maximale à 1.500 euros prévoit que si la personne ne peut justifier de l'existence d'un compte bancaire à son nom, ce droit à être payé en espèce ou par un chèque au porteur est sans limite. Donc, tu as tort.
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Re: Le déclin de l'empire (économique) Américain.

Messagede Maverick le 13 Oct 2008, 22:45

Seb a écrit:
Maverick a écrit:Le salaire ne peut être payer que par chèque barré (et pas par chèque non barré) et un chèque barré ne peut être viré que de compte à compte donc tu as tort, si tu as un salaire supérieur à 1500€, tu ne peux le toucher sans compte bancaire.

En Belgique, ce n'est pas le cas. Mais je viens donc de regarder dans la législation française. Et le décret qui fixe la somme maximale à 1.500 euros prévoit que si la personne ne peut justifier de l'existence d'un compte bancaire à son nom, ce droit à être payé en espèce ou par un chèque au porteur est sans limite. Donc, tu as tort.
J'aimerais bien avoir tes sources parceque toutes les sources sur lesquelles j'ai vérifiées disent la même chosse.
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Re: Le déclin de l'empire (économique) Américain.

Messagede f1pronostics le 13 Oct 2008, 23:06

Seb a écrit:
f1pronostics a écrit:N'empêche que rétorquer à quelqu'un qui te dit que le système est pourri et qu'il faut le remettre en cause, qu'il n'a qu'à ne pas l'utiliser, c'est complètement con... euh ... je veux dire à côté du sujet.
Je répondais à une remarque toute aussi... conne qui disait qu'il fallait nationaliser toutes les institutions bancaires.
Tu as été très instructif pour nous éclairer sur le mal fondé de cette voie. :roll:
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Re: Le déclin de l'empire (économique) Américain.

Messagede f1pronostics le 13 Oct 2008, 23:31

Maverick a écrit:Sauf qu'il n'y a pas un homme assez grand pour mener cette lutte pour la fin du capitalisme, ce ne sera donc pas pour tout de suite.
Les plus farouchements libéraux d'hier sont aujourd'hui les clameurs de la régulation, de l'interventionnisme, et de la refondation du capitalisme (je paraphrase Sarko tout à l'heure). Il y a de l'espoir!
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Re: Le déclin de l'empire (économique) Américain.

Messagede f1pronostics le 13 Oct 2008, 23:39

Une comparaison interactive des differentes tendances des principales crises et dépressions depuis un peu moins d'un siècle, avec le NY Times:

http://www.nytimes.com/interactive/2008 ... RKETS.html
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Re: Le déclin de l'empire (économique) Américain.

Messagede Seb le 13 Oct 2008, 23:59

Je viens de vérifier plus en longueur et depuis quelques années, tu as raison. J'étais tombé sur une version non-consolidée des textes en question. Depuis, je vois que cette disposition a été abrogée par décret ultérieur. Donc, effectivement, pour des salaires supérieurs à 1.500 euros, votre législateur vous oblige à procéder in fine à un versement sur compte.

Ceci dit, pour en revenir à tes premiers arguments, rien n'empêche l'ouverture d'un compte à vue gratuit (par exemple un e-compte) auprès d'une institution bancaire quelconque et de le solder dès qu'il est crédité. Ca ne te coûte pas un rond, je vois mal comment le banque pourra se sucrer sur ton dos.
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Re: Le déclin de l'empire (économique) Américain.

Messagede Orion le 14 Oct 2008, 00:47

Pour ceux qui voient dans cette crise la fin du capitalisme. Ca serait intéressant de savoir ce qui, d'après vous, remplacerait ce capitalisme, sans quoi dire que c'est le début de la fin (pour reprendre une formulation Churchillienne) du capitalisme est, je trouve, sans intérêt.

D'ailleurs je ne pense pas que, sans révolution, le système capitalisme puisse avoir une fin. Je me pose même la question des limites parmis lesquel le capitalisme peut évoluer, elles ne m'ont pas l'air d'être large.
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Re: Le déclin de l'empire (économique) Américain.

Messagede Ghinzani le 14 Oct 2008, 08:53

Maverick a écrit:
Ghinzani a écrit:au lieu de mettre des smileys, Maverick quoi d'autre? :roll:
Parceque je n'ai pas parlé d'interdire les compte bancaires mais de mettre fin aux banques privés qui se sucrent sur notre dos.


chacun par son boulot se " sucre" sur le dos d'autres...
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Re: Le déclin de l'empire (économique) Américain.

Messagede schumi84f1 le 14 Oct 2008, 08:53

Seb a écrit:Je viens de vérifier plus en longueur et depuis quelques années, tu as raison. J'étais tombé sur une version non-consolidée des textes en question. Depuis, je vois que cette disposition a été abrogée par décret ultérieur. Donc, effectivement, pour des salaires supérieurs à 1.500 euros, votre législateur vous oblige à procéder in fine à un versement sur compte.

Ceci dit, pour en revenir à tes premiers arguments, rien n'empêche l'ouverture d'un compte à vue gratuit (par exemple un e-compte) auprès d'une institution bancaire quelconque et de le solder dès qu'il est crédité. Ca ne te coûte pas un rond, je vois mal comment le banque pourra se sucrer sur ton dos.


sinon y a la combine de démander genre un acompte de 1000€ en espèces le 15 et le solde de 1000€ en espèces le 31
la barre de 1500 n'est pas atteinte
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Re: Le déclin de l'empire (économique) Américain.

Messagede f1pronostics le 14 Oct 2008, 10:07

Orion a écrit:Pour ceux qui voient dans cette crise la fin du capitalisme. Ca serait intéressant de savoir ce qui, d'après vous, remplacerait ce capitalisme, sans quoi dire que c'est le début de la fin (pour reprendre une formulation Churchillienne) du capitalisme est, je trouve, sans intérêt.

D'ailleurs je ne pense pas que, sans révolution, le système capitalisme puisse avoir une fin. Je me pose même la question des limites parmis lesquel le capitalisme peut évoluer, elles ne m'ont pas l'air d'être large.
C'est une remarque très intéressante à discuter.
Il a déjà été maintes fois discuté ici même des meilleurs issues de systèmes économiques et sociaux, je crois qu'il faut se replonger dans les définitions et les terminologies.
Une lecture de wikipedia peut aider à se remettre l'esprit un peu plus clair: http://fr.wikipedia.org/wiki/Capitalisme
A mon avis, parler de "fin du capitalisme" n'est pas très constructif, et probablement très critiquable sur la syntaxe. Je crois que beaucoup se soucient de décrire que le monde va changer, que c'est la fin du monde tel que nous le connaissions (and I feel fine :D ), que certains aspects du capitalisme vont changer radicalement:
* La régulation réapparait comme une évidence. C'est quand même rassurant à mon avis.
* L'interventionnisme des états est manifestement revendiqué par tous les démocrates internationaux, les plus libéraux revendiquant que le système prévoit de mettre en oeuvre cette voie quand les crises
* Les dernières années passées à gonffler encore et toujours plus les bulles de crédit vont avoir des répercussions politiques assez logiques. On va demander aux responsables , alors que tout le monde se doutait ou constatait pragmatiquement que nous foncions à "toute berzingue" vers une voie sans issue, pourquoi rien n'a été fait pour agir en avance de phase. On se rendra compte que les schémas de pensée auront été étriqués, que tant qu'on n'a pas la démonstration par la conséquence il n'est pas question pour les endoctrinés de remettre les fondamentaux en cause. Pas évident que l'issue soit honnête et heureuse. L'égo des théoriciens du laisser-faire en a pris un sacré rude coup.
* On reviendra surement à se reposer la question de reprendre les analyses des penseurs économistes communistes. Ceux-là ont brusquement vu leur discrédit relativisé, et ça continuera à mesure que le 2e effet kisscool de la crise influera directement sur l'économie réelle, avec le chômage et autres éléments de la dépression prendront forme.
* Dans le cadre des échanges qui se feront, j'ose espérer qu'on essaiera de retrouver quel sens on accorde au développement économique, au regard des impacts écologiques. Il y aura surement des personnes qui auront l'occasion de considérer inscrire le développement durable dans les fondamentaux des perspextives de nouveaux modèles.
* En déduction du moint précédent, la crise économique fait actuellement écran aux crises énergétique, alimentaire et des matières premières qui sont des autres spectres terrifiants. Il faut que ce soit un élément fondateur de l'évolution de l'économie. Le capitalisme "moderne" livré à lui-même a démontré sa capacité fourbe à induire la spéculation sur les matières premières (provoquant en partie la crise alimentaire), son incapacité à provoquer une anticipation et une correction sur les prochaines pénueries.
* Tout les spécialistes savaient, et tous les politques réalisent que les marchés financiers sont biaisés par d'immenses mouvements de fonds, qui mettent en oeuvre des modèles d'ingénierie financière d'une rare complexité et dangerosité. Des produits financiers toujours plus décorellés de la réalité ont petit à petit permis aux plus puissants de se garantir des revenus adossés à l'enflement du crédit et à des assurances tenues à bout de bras par tout le système. Ca n'a aucun sens, et ca doit être démantelé.

Il est intéressant de se replonger dans l'actualité économique des années 30 et 40, notamment ce qui abouti aux accords de bretton-woods:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Accords_de_Bretton_Woods

Personnellement, entre ce qui m'apparait souhaitable et ce qui m'apparait possible, il y a surement une marge importante. Je suis partisan d'une économie très libérale à l'échelle locale, dont les enjeux majeurs seraient gérés par les états (énergie, transport de masse, grands travaux, régulation des marchés alimentaires). Il faut limiter la taille et la puissance des entreprises, en jouant sur une taxation indexée sur le chiffre d'affaires et/ou le nombre de salariés. Le libré-échange mondial doit être revu et régulé en fonction de l'emprunte écologique qu'il engendre(pour éviter de faire importer les denrées depuis l'autre bout du monde), et d'une équité fiscale (pour éviter de faire bosser hommes des pays les plus en difficulté comme des esclaves). Il faut favoriser la possession des entreprises par leurs salariés, afin que les modèles les plus absurdes de stratégie purement comptable soient rompus. Il faut relancer l'économie de production dans les pays les plus développés qui l'ont abandonnée, il va sans dire que ceci engendrera un effort considérable, y compris de formation. Il faut repenser le tout à périmètre de croissance nulle ou négative, la croissance doit arrêter d'être un dogme. La malnutrition est un scandale qu'il faut faire cesser immédiatement (et les chiffres annoncés dernièrement doivent faire hurler d'évidence tout le monde). Le respect des l'environnement doit être inscrit comme le premier chapitre de toutes les constitutions. La maitrise de la natalité doit aussi devenir une préoccupation.
Comment le mettre en oeuvre dans une phase transitoire crédible? Je ne sais pas exactement, mais si aujourd'hui la fenêtre de tir ne s'y prête pas, je ne vois pas ce qui nous écartera de la catastrophe la plus noire. Il faut commencer par ce que les pays se mettent d'accord sur la régulation des échanges. Je suppose que l'application de la "taxe tubbin" peut être un outil efficace.
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Re: Le déclin de l'empire (économique) Américain.

Messagede Maverick le 14 Oct 2008, 10:15

Ghinzani a écrit:
Maverick a écrit:
Ghinzani a écrit:au lieu de mettre des smileys, Maverick quoi d'autre? :roll:
Parceque je n'ai pas parlé d'interdire les compte bancaires mais de mettre fin aux banques privés qui se sucrent sur notre dos.


chacun par son boulot se " sucre" sur le dos d'autres...
Mais il y a des limites qui sont franchies par certaines pratiques : entente sur les prix, monopole, etc
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Re: Le déclin de l'empire (économique) Américain.

Messagede Maverick le 14 Oct 2008, 10:46

Orion a écrit:Pour ceux qui voient dans cette crise la fin du capitalisme. Ca serait intéressant de savoir ce qui, d'après vous, remplacerait ce capitalisme, sans quoi dire que c'est le début de la fin (pour reprendre une formulation Churchillienne) du capitalisme est, je trouve, sans intérêt.

D'ailleurs je ne pense pas que, sans révolution, le système capitalisme puisse avoir une fin. Je me pose même la question des limites parmis lesquel le capitalisme peut évoluer, elles ne m'ont pas l'air d'être large.
Je ne suis pas foncièrement anti-capitaliste, je reste attaché à la propriété privé par exemple mais beaucoup moins à la propriété des moyens de production, je pense que certains secteurs doivent rester la propriété de l'état donc du peuple en plus de l'administration comme :
- les ressources naturelless minérales (Pétrole, gaz, eau, etc)
- les transports publics (Bus, train et avion)
- la nourriture
- l'électricité
- les autoroutes
- lu moins 40% des logements sociaux dans les grandes villes
- les télécommunications
etc...
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Re: Le déclin de l'empire (économique) Américain.

Messagede f1pronostics le 14 Oct 2008, 10:50

http://contreinfo.info/article.php3?id_article=2245


Quelle limite aux garanties illimitées ?
par Brad Setser
14 octobre 2008Nous avons suggéré que les risques n’avaient pas disparu mais changé de nature. Dans ce gigantesque et brutal « repli d’accordéon » auquel nous assistons, les formes de la monnaie - dépôts et épargne - que nous avons concédé à l’exercice du droit et de l’intérêt privé désormais dotés d’un privilège de liberté absolue, ont été à deux doigts de perdre toute valeur. Elles ont du chercher refuge in extremis auprès de la seule garantie qui vaille, au bout du compte, celle des contribuables et de la monnaie d’état. Ainsi, la faillite potentielle des uns est devenue la dette des autres, mettant semble-t-il un terme à la panique. Outre des dettes, nous avons cependant gagné du temps. Mais la situation nouvelle - inouïe - qui s’est créée est celle-ci. Chaque acteur du système financier, totalement dysfonctionnel, qui ne doit jusqu’à présent sa survie qu’à l’accès à des fonds distribués sans restrictions par les banques centrales, est désormais explicitement protégé contre la faillite. Les états ont donc accepté en deux temps de prendre la place des marchés monétaires moribonds, puis de garantir que tous les morts vivants de la place - ne les secouez pas, ils sont pleins de dettes - resteraient en vie. En d’autres termes, après la transfusion, l’entrée en service de soins intensifs. Fort bien. La sécurité sociale, finalement, nous rappelle ainsi ses incontestables mérites. Elle nous a évité l’infarctus généralisé. Restent plusieurs questions. Quand, comment, et à quelles conditions pourrons nous débrancher les sondes de ces grands malades qui ne souhaitent pour leur part qu’une chose : bénéficier à nouveau des bienfaits du grand air et de la libre concurrence du « struggle for life » qu’ils affectionnaient tant ? Et combien coûtera cette hospitalisation ? Faut-il par ailleurs accepter que soient encore versés des dividendes aux actionnaires d’établissements qui ne doivent leur survie qu’à la collectivité ? Voilà, en résumé, les thèmes que Brad Setser développe ci-dessous. Une dernière remarque. Nombre de nations des pays émergents ont eu à subir ce type de crise. Mais jamais auparavant - et de loin - le G7 n’avait fait preuve d’une telle magnanimité. Pour eux, il n’a jamais été question de fournir des liquidités « illimitées » pour les aider à traverser une mauvaise passe, et les Argentins, pour ne citer qu’eux, s’en souviennent à coup sûr fort bien. Mais sans doute est-ce là une illustration de la théorie de l’ « avantage comparatif ».


Par Brad Setser, 13 octobre 2008

Durant ce week-end, les pays du G-7 ont annoncé qu’ils feraient « tout ce qui est nécessaire » pour prévenir une nouvelle faillite du style de celle de Lehman. Ils se sont engagés à « utiliser tous les outils disponibles pour soutenir les établissements financiers d’importance systémique et empêcher leur faillite. »

Beaucoup de banques européennes doivent avoir recourt aux crédits à court terme en dollars pour financer leurs actifs libellés en devise US, ainsi que nous l’avons découvert lorsque la faillite de Lehman a provoqué des retraits paniques sur les fonds intervenant sur les marchés monétaires. Aujourd’hui, la Fed et les grandes banques centrales européennes ont fait en sorte que toute banque européenne qui a besoin d’emprunter des dollars puisse s’en procurer :

« La banque centrale d’Angleterre, la BCE et la Banque Suisse organiseront des opérations de financement en dollars pour des durées de 7, 28 et 84 jours à taux fixe où les demandes seront entièrement satisfaites. Les fonds seront fournis à un taux d’intérêt fixe, déterminé à l’avance de chaque opération. Les souscripteurs lors de ces opérations seront en mesure d’emprunter le montant qu’ils souhaitent en échange de collatéraux appropriés selon les normes en vigueur dans chaque juridiction [1] . En conséquence, le montant des accords réciproques sur les devises (dispositif d’échange de devise) entre la Réserve fédérale et la BOE, la BCE et la BNS sera augmenté quel que soit le montant des financements en dollars US demandés. »

Lorsqu’ils sont utilisés trop souvent les mots perdent de leur sens. Mais il s’agit là d’une mesure vraiment sans précédent.

Les États-Unis et les grandes banques centrales européennes ont de fait accepté d’accorder des prêts illimités pour honorer leur promesse d’éviter une faillite bancaire systémique. Au bout du compte, tous les grands établissements financiers des pays du G-10 ont maintenant accès - par l’intermédiaire de leur banque centrale nationale - aux fonds de la Fed. Si elle n’est pas encore tout à fait le prêteur mondial de dollars de dernier recours, sa situation s’en rapproche. Certes, les banques ne sont pas des pays, de sorte que l’analogie n’est pas parfaite, mais lorsque les pays émergents ont eu des difficultés à renouveler leur emprunts à court terme en dollars au cours de la crise de 97-98, le G-7 n’a jamais promis de fournir « toute somme » qui s’avérerait nécessaire.

Les prêts accordés aux nations en difficulté par l’intermédiaire d’institutions comme le FMI ne sont pas garantis par des collatéraux [2], mais jamais ils n’ont été aussi inconditionnels. La garantie de liquidité du G7 ne semble pas être liée à des mesures que les banques devraient adopter en échange afin d’améliorer leur situation, telles que la suspension de paiements de dividendes à leurs actionnaires.

La riposte mondiale à la crise actuelle est en train de prendre forme.

L’étape 1 consiste à apporter une garantie contre les faillites, ou tout au moins contre le type de faillite qui entraîne des pertes pour les créanciers non privilégiés. Si ces garanties sont crédibles - et que les fonds intervenant sur les marchés monétaires voient la fin des retraits sur les dépôts qui leurs sont confiés, de sorte qu’ils puissent accorder des prêts - elles devraient assurer que toute institution présentant une importance systémique puisse emprunter les fonds nécessaires pour rembourser ses dettes à court terme arrivant à échéance, quelle que soit la difficulté de sa situation comptable. Les dettes des banques à court terme deviendraient ainsi aussi fiables que le sont celles du Trésor de maturité équivalente.

L’une des actions nécessaires pour parvenir à cette garantie consiste à entreprendre un réel effort pour recapitaliser le système financier. Ceci permettrait que les banques soient finalement en mesure d’emprunter en raison de la confiance qu’inspirerait leur propre bilan comptable - et non pas de l’appui apporté par le Gouvernement.

La France, l’Allemagne et le Royaume-Uni ont promis ensemble une somme bien plus importante que celle du plan de sauvetage des Etats-Unis, le TARP, pour soutenir leurs banques - et elles ont fait part de leur volonté de prendre d’importantes participations dans leurs systèmes bancaires. La France a annoncé une somme allant jusqu’à 2% de son PIB. Le Royaume-Uni a déjà engagé 37 milliards de livres (64 milliards de dollars), soit 2,5% de son PIB. L’Allemagne a indiqué qu’elle était prête à mobiliser 3,2% de son PIB pour acquérir des participations dans ses banques. Une prise de participation d’un niveau équivalent aux USA impliquerait une recapitalisation comprise entre 300 et 500 milliards de dollars.

Cela me semble à même de fournir une base d’évaluation de l’ampleur des investissements qui pourraient être requis par le plan de sauvetage américain. Le FMI a estimé que les grandes banques avaient besoin d’une injection d’environ 700 milliards de dollars de nouveaux capitaux.

Le gouvernement américain semble redouter encore que des conditions trop contraignantes auraient pour effet de décourager les entreprises « en bonne santé » de rechercher une recapitalisation auprès du gouvernement. Je comprends la nécessité d’être rassurant - et de clarifier le fait que l’injection de fonds publics doive être justement considérée comme rassurante plutôt que comme l’indice de problèmes dissimulés.

Dans le même temps, j’espère que les dirigeants des banques américaines qui se réuniront cet après-midi avec le Trésor reconnaîtront que c’est le manque de confiance dans leurs bilans qui a entraîné le système financier mondial au bord du gouffre. La faillite de Lehman a révélé que seules quelques grandes entreprises peuvent encore emprunter à l’heure actuelle sans bénéficier d’une garantie au moins implicite du gouvernement. Le marché n’est pas rassuré par leur évaluation des actifs illiquides et opaques qu’elles détiennent. De ce fait, il doute de leur solvabilité dans cette phase de ralentissement rapide de l’économie mondiale. Aucun dirigeant de banque ne veut diluer l’investissement de ses actionnaires. Mais à défaut d’une intervention sans précédent du gouvernement offrant aux banques un financement d’urgence et une garantie de leurs engagements, de nombreux établissements auraient déjà dû fermer leurs portes.

Je reste ouvert aux autres options, mais je pense que toute banque qui recourt aujourd’hui de façon importante aux prêts accordés par la Fed devrait s’attendre à recevoir une injection de capitaux de la part du gouvernement si elle ne parvient pas à lever rapidement des fonds auprès de véritables investisseurs prêts à prendre des risques. C’est-à-dire des investisseurs qui ne s’attendent pas à ce que le gouvernement protége leur apport en capital contre les pertes futures.

En l’absence d’une injection importante de capital, il est difficile d’imaginer que le système bancaire puisse être sevré de la nécessité de s’appuyer sur la garantie implicite - si ce n’est explicite - du gouvernement pour emprunter. On peut se représenter le problème de cette façon : toutes les questions qui se sont posées au sujet de Fanny et Freddy - des entreprises privées qui empruntaient sur le marché grâce au soutien du gouvernement plutôt que par la garantie apportée par la situation de leurs propres bilans - s’appliquent désormais au du système financier « privé ».

Il semble que les initiatives du G-7 aient réussi à éloigner le système financier du précipice. Mais un monde dans lequel le gouvernement garantit la capacité des banques privées en difficulté, aux bilans potentiellement dans le rouge, d’obtenir des financements massifs n’est ni souhaitable, ni nécessairement stable sur le long terme.
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Re: Le déclin de l'empire (économique) Américain.

Messagede schumi84f1 le 14 Oct 2008, 11:14

Maverick a écrit:
Orion a écrit:Pour ceux qui voient dans cette crise la fin du capitalisme. Ca serait intéressant de savoir ce qui, d'après vous, remplacerait ce capitalisme, sans quoi dire que c'est le début de la fin (pour reprendre une formulation Churchillienne) du capitalisme est, je trouve, sans intérêt.

D'ailleurs je ne pense pas que, sans révolution, le système capitalisme puisse avoir une fin. Je me pose même la question des limites parmis lesquel le capitalisme peut évoluer, elles ne m'ont pas l'air d'être large.
Je ne suis pas foncièrement anti-capitaliste, je reste attaché à la propriété privé par exemple mais beaucoup moins à la propriété des moyens de production, je pense que certains secteurs doivent rester la propriété de l'état donc du peuple en plus de l'administration comme :
- les ressources naturelless minérales (Pétrole, gaz, eau, etc)
- les transports publics (Bus, train et avion)
- la nourriture
- l'électricité
- les autoroutes
- lu moins 40% des logements sociaux dans les grandes villes
- les télécommunications
etc...


c'est de la merde les % de logements sociaux
dans le bled de mon enfance, le maire qui veut pas payer l'amende pour les logements sociaux en construit à tout va pour être conforme avec la loi
bilan un stade de foot rasé pour des logements sociaux, une population qui ne cesse de s'accroitre mais il y a tj autant de guichets à la poste qu'avant, pas plus de camions poubelle...etc
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Re: Le déclin de l'empire (économique) Américain.

Messagede Seb le 14 Oct 2008, 11:48

schumi84f1 a écrit:sinon y a la combine de démander genre un acompte de 1000€ en espèces le 15 et le solde de 1000€ en espèces le 31
la barre de 1500 n'est pas atteinte

Même pas.

Décret 85-1073 (7 octobre 1985)

Art. 2 - Si le traitement ou salaire fait l'objet d'acomptes, ceux-ci sont versés en espèces au salarié qui en fait la demande, sous réserve que le montant total du traitement ou salaire n'excède pas la limite fixée à l'articler 1er (soit 1.500 euros).
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Re: Le déclin de l'empire (économique) Américain.

Messagede Maverick le 14 Oct 2008, 12:09

schumi84f1 a écrit:
Maverick a écrit:
Orion a écrit:Pour ceux qui voient dans cette crise la fin du capitalisme. Ca serait intéressant de savoir ce qui, d'après vous, remplacerait ce capitalisme, sans quoi dire que c'est le début de la fin (pour reprendre une formulation Churchillienne) du capitalisme est, je trouve, sans intérêt.

D'ailleurs je ne pense pas que, sans révolution, le système capitalisme puisse avoir une fin. Je me pose même la question des limites parmis lesquel le capitalisme peut évoluer, elles ne m'ont pas l'air d'être large.
Je ne suis pas foncièrement anti-capitaliste, je reste attaché à la propriété privé par exemple mais beaucoup moins à la propriété des moyens de production, je pense que certains secteurs doivent rester la propriété de l'état donc du peuple en plus de l'administration comme :
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Re: Le déclin de l'empire (économique) Américain.

Messagede Seb le 14 Oct 2008, 12:29

Phil a écrit:Ai fait un bénéf de 100€ today. J'attends encore un peu, et dès que j'ai assez pour la place Gold au raidillon, je vends :wink:

Si t'arrives à te payer le bouffe du week-end, ce sera déjà bien. :(
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Re: Le déclin de l'empire (économique) Américain.

Messagede schumi84f1 le 14 Oct 2008, 13:15

Maverick a écrit:
schumi84f1 a écrit:
Maverick a écrit:Je ne suis pas foncièrement anti-capitaliste, je reste attaché à la propriété privé par exemple mais beaucoup moins à la propriété des moyens de production, je pense que certains secteurs doivent rester la propriété de l'état donc du peuple en plus de l'administration comme :
- les ressources naturelless minérales (Pétrole, gaz, eau, etc)
- les transports publics (Bus, train et avion)
- la nourriture
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- les autoroutes
- lu moins 40% des logements sociaux dans les grandes villes
- les télécommunications
etc...


c'est de la merde les % de logements sociaux
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bilan un stade de foot rasé pour des logements sociaux, une population qui ne cesse de s'accroitre mais il y a tj autant de guichets à la poste qu'avant, pas plus de camions poubelle...etc
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Re: Le déclin de l'empire (économique) Américain.

Messagede Ghinzani le 14 Oct 2008, 16:27

Maverick a écrit:
f1pronostics a écrit:http://contreinfo.info/article.php3?id_article=2243
Immanuel Wallerstein : « Le capitalisme touche à sa fin »
13 octobre 2008« Ce moment du cycle conjoncturel coïncide avec, et par conséquent aggrave, une période de transition entre deux systèmes de longue durée. Je pense en effet que nous sommes entrés depuis trente ans dans la phase terminale du système capitaliste. Ce qui différencie fondamentalement cette phase de la succession ininterrompue des cycles conjoncturels antérieurs, c’est que le capitalisme ne parvient plus à “faire système”. » Immanuel Wallerstein propose une interprètation de la période actuelle à la lumière de l’hypothèse des cycles de Kondratieff.
Sauf qu'il n'y a pas un homme assez grand pour mener cette lutte pour la fin du capitalisme, ce ne sera donc pas pour tout de suite.


Il te faudrait méditer ceci:" Ce sont les connaissances qui mènenet aux sentiments, et éventuellement ensuite aux décisions." :o
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Re: Le déclin de l'empire (économique) Américain.

Messagede Phil le 14 Oct 2008, 16:52

Seb a écrit:
Phil a écrit:Ai fait un bénéf de 100€ today. J'attends encore un peu, et dès que j'ai assez pour la place Gold au raidillon, je vends :wink:

Si t'arrives à te payer le bouffe du week-end, ce sera déjà bien. :(



Revendu en fin de semaine où ce message a été posté. Boni : 250€.
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Re: Le déclin de l'empire (économique) Américain.

Messagede Ghinzani le 14 Oct 2008, 17:24

Maverick a écrit:
Ghinzani a écrit:
Maverick a écrit::
Parceque je n'ai pas parlé d'interdire les compte bancaires mais de mettre fin aux banques privés qui se sucrent sur notre dos.


chacun par son boulot se " sucre" sur le dos d'autres...
Mais il y a des limites qui sont franchies par certaines pratiques : entente sur les prix, monopole, etc[/quote]
Il existe le traité de Rome et la loi sur l'abus de position dominante.
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Re: Le déclin de l'empire (économique) Américain.

Messagede Maverick le 14 Oct 2008, 19:17

Ghinzani a écrit:
Maverick a écrit:
Ghinzani a écrit:
chacun par son boulot se " sucre" sur le dos d'autres...
Mais il y a des limites qui sont franchies par certaines pratiques : entente sur les prix, monopole, etc

Il existe le traité de Rome et la loi sur l'abus de position dominante.
Qui sont chaque jour enfreints. Souvent, quand un magasin te rembourse la différence si tu trouves moins chères ailleurs, le magasin le fait pour te faire plaisir ? Ben non, il le fait pour savoir qui ne respecte pas cette entente sur les prix.
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Re: Le déclin de l'empire (économique) Américain.

Messagede Orion le 14 Oct 2008, 19:58

Non ça c'est uniquement pour se faire de la publicité. Le remboursement ne fonctionne que si la référence est identique, et il y a parfois plusieurs références pour un même et unique produit.

Lorsque l'on parle d'entente de prix, on parle de plusieurs marques se mettant d'accord pour que les prix de leurs produits soient équivalent ou contenus dans une certaine fourchette de prix.
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Re: Le déclin de l'empire (économique) Américain.

Messagede Maverick le 14 Oct 2008, 20:02

Orion a écrit:Non ça c'est uniquement pour se faire de la publicité. Le remboursement ne fonctionne que si la référence est identique, et il y a parfois plusieurs références pour un même et unique produit.

Ce n'est pas ce que disent certains responsable de magasins. L'an dernier, un responsable de chez Darty disait que cette offre servait surtout pour savoir qui cassait les prix.

Lorsque l'on parle d'entente de prix, on parle de plusieurs marques se mettant d'accord pour que les prix de leurs produits soient équivalent ou contenus dans une certaine fourchette de prix.
C'et exactement de quoi je parlais.
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Re: Le déclin de l'empire (économique) Américain.

Messagede f1pronostics le 14 Oct 2008, 21:02

Il y a un excellent reportage de canal sur les pratiques de la grande distribution dont j'ai parlé dans un autre topic
viewtopic.php?f=2&t=4347&p=894970&hilit=combines#p894970

f1pronostics a écrit:Les petites combines de la grande distribution:
http://video.google.fr/videoplay?docid= ... 1442432196
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Re: Le déclin de l'empire (économique) Américain.

Messagede Seb le 14 Oct 2008, 22:45

Maverick a écrit:
Ghinzani a écrit:Il existe le traité de Rome et la loi sur l'abus de position dominante.

Qui sont chaque jour enfreints. Souvent, quand un magasin te rembourse la différence si tu trouves moins chères ailleurs, le magasin le fait pour te faire plaisir ? Ben non, il le fait pour savoir qui ne respecte pas cette entente sur les prix.

Ah oui, mais quand on propose une Europe plus forte, avec des moyens d'actions augmentés, les gens n'en veulent pas, faudrait accorder vos violons. Compte tenu des budgets qui sont alloués au DG Competition, il ne faut pas vraiment se plaindre du peu d'enquêtes terminées.

Pour l'exemple du magasin, c'est quelque chose qui a fait l'objet de nombreuses études dans le monde économique. C'est ce qu'on appelle les "most favored customer clauses". Mon prof d'éco publique parlait souvent de ses études, généralement assez originales. Et ayant pas mal travaillé le sujet, c'était revenu plusieurs fois. J'avais lu quelques très bons articles de lui. Mais quand t'essaies d'expliquer à une personne lambda que les clauses qui prévoient le remboursement en cas de prix plus élevé impactent positivement le prix final, c'est pas toujours évident, faut de la patience.
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Re: Le déclin de l'empire (économique) Américain.

Messagede Seb le 14 Oct 2008, 22:59

Un petit proverbe qui m'a fait rire ce matin.

"Mieux vaut avoir des bourses en action que des actions en bourse."
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Re: Le déclin de l'empire (économique) Américain.

Messagede f1pronostics le 15 Oct 2008, 09:06

http://georgewashington2.blogspot.com/2 ... hmans.html
L'article date du 10 octobre.

Who Got Nailed on Lehman's Credit Default Swaps?

We know that issuers of Lehman's credit default swaps will have to pay out hundreds of billions of dollars. But who will actually have to pay that out?

The Times of London writes today:

"About 350 banks and investors are thought to have insured an estimated $400 billion of Lehman’s debt through complex derivatives, known as credit default swaps. These include Pacific Investment Management, the manager of the world’s largest bond fund, Citadel, the US hedge fund, and American International Group, the insurer that the US Government recently bailed out with two loans totalling about $123 billion."


In addition, JP Morgan gave the following chart of European banks' counterparty risk on Lehman a couple of weeks ago:
Image

Those banks apparently also got nailed.

The Royal Bank of Scotland probably also got creamed. An article in the Guardian states:

"[An analyst] singled out Barclays and Royal Bank of Scotland as being most exposed among the UK banks to the credit derivatives market. Both have bought and sold, in roughly equal measure, £2.4 trillion of such contracts. [He] believes Barclays and RBS are highly likely to be prominent among those required to pay out on Lehman CDSs."


And probably some of the big American banks and investment houses (like JP Morgan, Citi and Bank of America), insurers, and other hedge funds with CDS exposure listed here also got nailed.
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Re: Le déclin de l'empire (économique) Américain.

Messagede f1pronostics le 15 Oct 2008, 09:10

Dr. Doom: US Bailout Plan Will Probably Fail

By CNBC.com | 13 Oct 2008
Image
article et video Mr Faber :
http://www.cnbc.com/id/27171452
(...)
"U.S. government bonds should be rated as a junk bond," quips Faber.
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Re: Le déclin de l'empire (économique) Américain.

Messagede f1pronostics le 15 Oct 2008, 09:13

http://www.belkhayate.ma/fr/detail_act.php?id_act=105
Interview de Capital.fr
14 octobre 2008, La hausse des marchés est illusoire...
"La hausse du CAC 40 est illusoire, le marché parisien va encore perdre 30% !"
f1pronostics
 

Re: Le déclin de l'empire (économique) Américain.

Messagede f1pronostics le 15 Oct 2008, 09:14

L'islande proche de la banqueroute...
REYKJAVIK: Blue-chip stocks in Iceland plunged 77 percent when trading reopened Tuesday after a suspension of nearly a week. Meanwhile, an official delegation from the island sought Russian help in saving the economy from collapse.

Iceland has already approached the International Monetary Fund for help with the crisis, which has overwhelmed its once buoyant financial sector and brought the economy close to collapse.

La bourse islandaise plonge de plus de 76% à l'ouverture avant de se redresser

La bourse islandaise, qui avait interrompu ses échanges jeudi dernier après que le gouvernement eut pris le contrôle des trois principales banques du pays, a devissé de plus 76% à la réouverture mardi, avant de se redresser en cours de séance.

Selon un porte-parole de la place boursière, ce plongeon a été provoqué par une anomalie statistique due au maintien de la suspension des valeurs financières.

En milieu d'après-midi, l'indice OMX Iceland 15 n'accusait plus qu'un recul de 5% à 683,49 points.

L'Islande est particulièrement touchée par la crise mondiale du marché du crédit en raison de la taille de son système financier, qui constitue sa principale richesse. Ses déboires ont des répercussions dans plusieurs autres pays d'Europe, où des milliers d'épargnants ont ouvert des comptes dans des banques islandaises. AP
f1pronostics
 

Re: Le déclin de l'empire (économique) Américain.

Messagede f1pronostics le 15 Oct 2008, 09:24

Soros prédit la fin de la mondialisation (Reuters, VO)
mardi 14 octobre

Billionaire investor George Soros predicted on Sunday that the financial crisis would mean the end of a U.S.-led market system that has dominated the global economy with debt and deregulation since the 1980s.

"Globalization, America as the center of the globalized financial markets, was sucking up the savings of the world," Soros said in a CNN interview.

"This is now over. The game is out. It does mean a very serious adjustment for America," added Soros, a staunch backer of the Democratic Party. (...)

The notion that markets are self-correcting led to a massive expansion of debt financing that culminated in the sub-prime mortgages that epitomized the easy-money mentality at the root of the disaster, he said.

"This belief became the dominant creed. And this, then, led to the globalization of markets, the deregulation of markets and the increased use of leverage and all the financial engineering," Soros said.

"This whole enormous construct is built on false conceptions," he added. "You can go a very long way. But in the end, reality rears its ugly head and that’s what happened now."

Reuters
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Re: Le déclin de l'empire (économique) Américain.

Messagede f1pronostics le 15 Oct 2008, 09:30

Crise financière: une responsable de la Fed déclare les Etats-Unis en récession
AFP, 08:09:00


Une responsable de la Réserve fédérale américaine, Janet Yellen, a affirmé mardi soir que les Etats-Unis étaient d'ores et déjà entrés en récession, estimant toutefois que la réactivité des pouvoirs publics devraient en atténuer la gravité.

AFP Karen BleierUne responsable de la Réserve fédérale américaine, Janet Yellen, a affirmé mardi soir que les Etats-Unis étaient d'ores et déjà entrés en récession, estimant toutefois que la réactivité des pouvoirs publics devraient en atténuer la gravité.

Mme Yellen, présidente de la banque centrale régionale de San Francisco, est la première responsable de l'isntitut d'émission à reprendre à son compte un diagnostic que de plus en plus d'économistes avaient déjà avancé, au vu du ralentissement économique entraîné par une crise financière qui a peu à peu gagné l'ensemble de l'économie.

"Les données économiques récentes suggèrent que l'économie a été plus faible qu'on ne s'y attendait au troisième trimestre, révélant probablement aucune croissance du tout", a déclaré Mme Yellen lors d'un discours à Palo Alto (Californie, ouest).

"La croissance du quatrième trimestre semble encore plus faible avec une contraction (de l'activité) très probable", a ajouté Mme Yellen, selon qui "en fait l'économie américaine semble en récession".

Mme Yellen, qui ne s'est pas prononcée sur la durée vraisemblable de cette récession, a souligné par ailleurs que la baisse des prix des matière premières avait un effet positif sur l'inflation, longtemps un casse-tête pour la banque centrale.


"Les données économiques récentes suggèrent que l'économie a été plus faible qu'on ne s'y attendait au troisième trimestre, révélant probablement aucune croissance du tout", a déclaré la présidente de la banque centrale régionale de San Francisco, Janet Yellen, lors d'un discours à Palo Alto (Californie, ouest).

AFP/Getty Images/Archives Spencer Platt"Les prix des matières premières, y compris le prix du pétrole, ont plongé", a souligné Mme Yellen. "Je m'attends à ce que cette évolution, combinée à la poursuite de l'affaiblissements des marchés du travail et des marchés, poussent l'inflation jusqu'à des taux que je considère conformes à la stabilité des prix, voire peut-être au-dessous", a-t-elle dit.

Intervenant le même soir à Memphis (Tennessee, sud-est), le président de la banque de Réserve fédérale de Saint-Louis James Bullard avait évité le terme de récession.

"Si les perturbations du marché financier peuvent être contenues, peut-être à travers une intervention déterminée du gouvernement, alors une issue relativement bénigne est possible, dans laquelle la performance économique américaine serait ralentie mais sans baisse durable", avait-il dit.

M. Bullard avait par ailleurs averti qu'une baisse des taux par la Fed à elle seule ne suffirait pas à enrayer la crise.

"S'en remettre trop à une politique de taux d'intérêt dans ce climat ne sert pas beaucoup à résoudre les problèmes en cours, et en plus cela pourrait provoquer un problème d'inflation nouveau et difficile à résoudre à la suite des turbulences actuelles", a-t-il dit.

Ni M. Bullard ni Mme Yellen, dont le texte des discours a été communiqué à la presse, ne prennent part au vote du comité de politique monétaire de la Fed (FOMC) sur les taux.

La semaine dernière le Fonds monétaire international avait déjà tablé sur une contraction de l'activité au cours des trois derniers mois de l'année 2008 et du trimestre suivant, avec un retour à la normale en 2010 seulement.


52 économistes interrogés par le Wall Street Journal avaient estimé que l'économie américaine était entrée en récession dès le troisième trimestre, et qu'elle devrait y rester au quatrième trimestre ainsi qu'au premier trimestre de 2009.

AFP/Getty Images/Archives Spencer PlattDe leur côté 52 économistes interrogés par le Wall Street Journal avaient estimé que l'économie américaine était entrée en récession dès le troisième trimestre, et qu'elle devrait y rester au quatrième trimestre ainsi qu'au premier trimestre de 2009.

Si le PIB reculait pendant trois trimestres consécutifs, ce serait la première fois depuis plus d'un demi-siècle, soulignait le Wall Street Journal.

Pour autant Mme Yellen, à la Fed, a souligné que la situation était bien loin d'avoir le même niveau de gravité que la Grande Dépression des années 1930, tant en raison des capacités de résistance accrues de l'économie que des leçons apprises.

"Nous avons appris l'importance d'agir rapidement dans une crise financière", a dit Mme Yellen.
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