Encore plein de morts à annoncer !

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Re: Encore pleins de morts à annoncer!!

Messagede Rainier le 18 Jan 2008, 18:05

Touche pas à mon Jean-Chrysostome si tu veux pas que je touche à ton Ahmed, OK ? :evil: :D
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Re: Encore pleins de morts à annoncer!!

Messagede von Rauffenstein le 18 Jan 2008, 18:28

Cortese a écrit:
damss a écrit:
Shoemaker a écrit:
La sadisme de la mere Dolto en donnant un prenom au bas mot "exotique" a son fils, est en reference a L'ENSEMBLE des prenoms OCCIDENTAUX. Sans parler du clin d'oeil au complexe d'Oedipe, etc...
Tu vois la nuance ou non ?.....
Tu as TOUT FAUX, la ! Desole. Tu me refais fissa ta redaction ! :lol:


Ah bon ! Pourquoi un émigré russe probablement orthodoxe n'aurait pas eu le droit de donner à son fils le même prénom que celui d'un archevèque de Constantinople, un des grands noms de la religion orthodoxe ? Au demeurant je ne considère pas la Russie comme faisant partie de l'occident , mais peut-être ai je tort.


Tu as bien raison de ne pas considérer la Russie comme un pays d'Occident, et je reviens donc sur le choix étrange du nom d'Yvan-Chrysostome pour un enfant (à priori éduqué sans religion, je ne sais pas), né dans un pays catholique romain, quand tu sais que le premier tsar, Ivan IV (dit "Le Terrible"), fervent orthodoxe, avait, à portée de son trône, un bassin d'or, empli d'eau bénite (orthodoxe !) dans lequel il trempait ses doigts à chaque fois que le cardinal, envoyé du pape pour une mission diplomatique, les lui baisait (en signe de respect), pour les laver de la souillure imposée par le contact avec la bouche de l'hérétique.

Tu t'enfonces mon cher Cortese. En des temps plus nobles, ceux de Baudoin IV de Jérusalem et d'Al-Malik an-Nâsir Salâh ad-Dîn Yûsuf, je t'aurai accordé la grâce. Je n'aurai pas relevé. Mais là, malgré tes lectures saintes de wikipedia, non.

Comment peux-tu comparer les croyances révolues de peuples qui te dépasent de 3 à 6 siècles avec celles du tien ? Impie ! Et comment oses-tu critiquer la liberté qui est faite à chacun de pratiquer son culte et de lui en donner le signe par le prénom donné quand il s'agit de Chrétiens Orthodoxes ? Est-ce qu'on t'empêches d'appeler ta nombreuse marmaille par des interjections gutturales ?

Non. Bon alors ? Quand vont donc cesser ces incessantes reflexions racistes ?
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Re: Encore pleins de morts à annoncer!!

Messagede Cortese le 18 Jan 2008, 18:52

:lol: Ah, c'est triste. Tu te fais vieux mon pauvre Panzer. Tes chenilles grincent pitoyablement sous la rouille qui les assaille.
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Re: Encore pleins de morts à annoncer!!

Messagede Rainier le 18 Jan 2008, 19:05

von Rauffenstein a écrit:[ Et comment oses-tu critiquer la liberté qui est faite à chacun de pratiquer son culte et de lui en donner le signe par le prénom donné quand il s'agit de Chrétiens Orthodoxes ? Est-ce qu'on t'empêches d'appeler ta nombreuse marmaille par des interjections gutturales ?



Ca me fait penser au footballer Didier Six, star française des années 75-85, qui était allé jouer en fin de carrière dans un club turc. Il avait été obligé de "turquiser" son prénom Didier en Dundar ou qqchose d'approchant :lol:

Je ne sais pas si 25 ans plus tard cette pratique existe toujours en Turquie.
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Re: Encore pleins de morts à annoncer!!

Messagede von Rauffenstein le 18 Jan 2008, 19:07

Cortese a écrit::lol: Ah, c'est triste. Tu te fais vieux mon pauvre Panzer. Tes chenilles grincent pitoyablement sous la rouille qui les assaille.

Attends, je vais te décoincer le Kornet :D

ERETZ ISRAEL !

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Re: Encore pleins de morts à annoncer!!

Messagede von Rauffenstein le 18 Jan 2008, 19:08

Rainier a écrit:
von Rauffenstein a écrit:[ Et comment oses-tu critiquer la liberté qui est faite à chacun de pratiquer son culte et de lui en donner le signe par le prénom donné quand il s'agit de Chrétiens Orthodoxes ? Est-ce qu'on t'empêches d'appeler ta nombreuse marmaille par des interjections gutturales ?



Ca me fait penser au footballer Didier Six, star française des années 75-85, qui était allé jouer en fin de carrière dans un club turc. Il avait été obligé de "turquiser" son prénom Didier en Dundar ou qqchose d'approchant :lol:

Je ne sais pas si 25 ans plus tard cette pratique existe toujours en Turquie.

Ceci dit, soyons juste. Je connais pas mal de bistrotiers kabyles ou chaouis qui ont francisé leur nom. Mais je n'ai jamais compris pourquoi ils avaient fait ça. La honte peut-être ? :D
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Messagede Shoemaker le 18 Jan 2008, 19:35

Ils ont curieusement une preference pour Georges et pour Alain. Quels rats !
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Messagede von Rauffenstein le 18 Jan 2008, 19:49

Shoemaker a écrit:Ils ont curieusement une preference pour Georges et pour Alain. Quels rats !

George est un grand Archange. Quant à Alain, un pseudo très bien porté.

Mais que proposes tu que l'on fasse à ces apostats ? On les égorge ou pas ?
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Re: Encore pleins de morts à annoncer!!

Messagede Cortese le 18 Jan 2008, 20:59

Rainier a écrit:
von Rauffenstein a écrit:[ Et comment oses-tu critiquer la liberté qui est faite à chacun de pratiquer son culte et de lui en donner le signe par le prénom donné quand il s'agit de Chrétiens Orthodoxes ? Est-ce qu'on t'empêches d'appeler ta nombreuse marmaille par des interjections gutturales ?



Ca me fait penser au footballer Didier Six, star française des années 75-85, qui était allé jouer en fin de carrière dans un club turc. Il avait été obligé de "turquiser" son prénom Didier en Dundar ou qqchose d'approchant :lol:

Je ne sais pas si 25 ans plus tard cette pratique existe toujours en Turquie.


J'ai une très bonne copine d'origine indigène (bretonne) qui, lassée de la beaufitude ambiante à la Rainier, est allée vivre en Egypte. Eh bien, quand elle se présentait, personne n'arrivait à prononcer son prénom (pourtant banal en France) et elle se fait appeler Anne.
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Re: Encore pleins de morts à annoncer!!

Messagede Cortese le 18 Jan 2008, 21:01

Shoemaker a écrit:Ils ont curieusement une preference pour Georges et pour Alain. Quels rats !


Ah, pour moi, c'est des Stéphane, d'habitude.
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Re: Encore pleins de morts à annoncer!!

Messagede Cortese le 18 Jan 2008, 21:03

von Rauffenstein a écrit:
Cortese a écrit::lol: Ah, c'est triste. Tu te fais vieux mon pauvre Panzer. Tes chenilles grincent pitoyablement sous la rouille qui les assaille.

Attends, je vais te décoincer le Kornet :D

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Re: Encore pleins de morts à annoncer!!

Messagede von Rauffenstein le 18 Jan 2008, 21:46

Cortese a écrit:
Rainier a écrit:
von Rauffenstein a écrit:[ Et comment oses-tu critiquer la liberté qui est faite à chacun de pratiquer son culte et de lui en donner le signe par le prénom donné quand il s'agit de Chrétiens Orthodoxes ? Est-ce qu'on t'empêches d'appeler ta nombreuse marmaille par des interjections gutturales ?



Ca me fait penser au footballer Didier Six, star française des années 75-85, qui était allé jouer en fin de carrière dans un club turc. Il avait été obligé de "turquiser" son prénom Didier en Dundar ou qqchose d'approchant :lol:

Je ne sais pas si 25 ans plus tard cette pratique existe toujours en Turquie.


J'ai une très bonne copine d'origine indigène (bretonne) qui, lassée de la beaufitude ambiante à la Rainier, est allée vivre en Egypte. Eh bien, quand elle se présentait, personne n'arrivait à prononcer son prénom (pourtant banal en France) et elle se fait appeler Anne.

Normal pour une Bretonne...
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Re: Encore pleins de morts à annoncer!!

Messagede von Rauffenstein le 18 Jan 2008, 21:47

Cortese a écrit:
von Rauffenstein a écrit:
Cortese a écrit::lol: Ah, c'est triste. Tu te fais vieux mon pauvre Panzer. Tes chenilles grincent pitoyablement sous la rouille qui les assaille.

Attends, je vais te décoincer le Kornet :D

ERETZ ISRAEL !

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Ah tiens, ça doit être vieux ça. Un Merkava MkI, première génération.
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Re: Encore pleins de morts à annoncer!!

Messagede Cortese le 18 Jan 2008, 21:52

Il a sans doute raté un stop.
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Re: Encore pleins de morts à annoncer!!

Messagede Shoemaker le 18 Jan 2008, 21:54

C'est bien ca qu'on appelle "mordre la poussiere" , je crois ? :lol:

Bon, preparons nous a une avalanche de represailles photographiques !!!
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Re: Encore pleins de morts à annoncer!!

Messagede Shoemaker le 18 Jan 2008, 21:56

von Rauffenstein a écrit:George est un grand Archange. Quant à Alain, un pseudo très bien porté.



MODE PANZER ON

Wé, mais en meme temps, on s'en fout ...

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Messagede von Rauffenstein le 18 Jan 2008, 22:22

Cortese a écrit:Il a sans doute raté un stop.

Une bande cassée, plus probablement, comme ont dit chez nous les cavalos qui sentons le mazout, d'une façon générale. Shématiquement, l'axe d'entrainement d'un des barbotins a du casser net et le char n'étant plus dirigeable, s'il est a assez haute vitesse, part dans une espèce de roulis en lacet assez effrayant vue la masse de l'engin. Ça arrive naturellement sur des terrains très glissants et il faut alors accélérer pour rattraper ce départ en lacet. Mais là, avec une seule chenille, tu ne fait qu'amplifier le problème. Le pilote a du déconner et au premier ravin, il est tombé dedans.

Ceci dit, le canon et son berceau, un tube de 105 L5 première génération, de conception boche, c'est du costaud. Pour tenir en équilibre un mastodonte de 62 tonnes comme ça, faut que ce soit du krupp inside.
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Re: Encore pleins de morts à annoncer!!

Messagede von Rauffenstein le 18 Jan 2008, 22:23

Shoemaker a écrit:
von Rauffenstein a écrit:George est un grand Archange. Quant à Alain, un pseudo très bien porté.



MODE PANZER ON

Wé, mais en meme temps, on s'en fout ...

MODE PANZER OFF

Tu n'avais pas besoin de te déguiser. On avait compris que toi aussi, le naturel t'avait rattrapé.
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Re: Encore pleins de morts à annoncer!!

Messagede damss le 18 Jan 2008, 23:24

von Rauffenstein a écrit: Quant à Alain, un pseudo très bien porté.

Devons nous en déduire que Panzer se prénomme Alain? :D
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Re: Encore pleins de morts à annoncer!!

Messagede Shoemaker le 19 Jan 2008, 00:15

Arghhhhh !!!! :lol: :lol: :lol:
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Re: Encore pleins de morts à annoncer!!

Messagede von Rauffenstein le 19 Jan 2008, 02:51

damss a écrit:
von Rauffenstein a écrit: Quant à Alain, un pseudo très bien porté.

Devons nous en déduire que Panzer se prénomme Alain? :D

Alain, un pseudo. ( :!: :idea: )

Non ?

Non. Bon.
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Re: Encore pleins de morts à annoncer!!

Messagede RGS le 19 Jan 2008, 03:45

Cortese a écrit:Tu changes de style ? On croirait du RGS.

Cortese, la probabilité que je puisse collaborer avec cette baderne est égale à zéro.
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Re: Encore pleins de morts à annoncer!!

Messagede RGS le 19 Jan 2008, 04:48

Le long hommage du Monde à Bobby Fischer, génie mysanthrope :


Bobby Fischer roi des échecs

Article du 15/09/1997, extrait des archives du Monde

En 1968, entre deux compétitions d'échecs, Bobby Fischer, accompagné d'un joueur grec et du grand maître yougoslave Petar Trifunovic, fit une excursion à Delphes, où il s'émerveilla devant le temple d'Apollon. Devant l'autel de la Pythie, Trifunovic aurait alors interrogé l'oracle en ces termes : "Fischer gagnera-t-il le championnat du monde ?". La réponse, pour une fois assez peu sibylline, ne tarda pas : "Il changera son titre". Déjà sept fois champion des Etats-Unis, l'ancien petit prodige de Brooklyn, à qui ne manquait plus que la couronne mondiale, se serait contenté de sourire.

Quatre années plus tard, Bobby Fischer, âgé de vingt-neuf ans, n'a plus qu'un obstacle à franchir pour réaliser le rêve qu'il poursuit depuis son enfance. Cet obstacle s'appelle Boris Spassky, tenant du titre depuis 1969. Pour parvenir au pied de l'Olympe, l'Américain a effectué un parcours époustouflant en annihilant successivement le Soviétique Mark Taïmanov et le Danois Bent Larsen sur le score incroyable de 6-0. En finale des candidats, il est assez facilement venu à bout de l'ex-champion du monde Tigran Petrossian, qui, s'il ne gagnait pas beaucoup de parties, avait la réputation d'en perdre encore moins.

Cette irrésistible ascension inquiéta, dès ses premiers signes, les dirigeants soviétiques, soucieux de conserver un titre prestigieux que l'URSS détenait sans interruption depuis 1948. Les échecs, jeu préféré de Lénine, qui y voyait la "gymnastique de l'esprit", étaient devenus une vitrine du régime. Comme l'a écrit, après la chute de l'Union soviétique, le grand maître Youri Averbakh, "dans le contexte de la guerre froide entre l'Est et l'Ouest, l'idéologie soviétique a cherché à transposer les batailles échiquéennes avec Fischer en batailles politiques, en une lutte entre deux mondes, deux systèmes". Même si, en cette année 1972, l'heure était plutôt à la détente, avec notamment la rencontre Brejnev-Nixon et la signature du traité SALT sur la limitation des armements stratégiques, il n'était pas question pour l'URSS qu'un Yankee égoïste et mal élevé de surcroît s'empare du joyau de la couronne.

Après la cinglante défaite de Taïmanov, en 1971, en quarts de finale du tournoi des candidats, une réunion de la plupart des grands maîtres soviétiques dont Spassky avait conclu à la nécessité de dresser une analyse approfondie du jeu et de la psychologie de Fischer en vue des rencontres futures. Si le premier volet de cette étude fut facilement effectué par une poignée de joueurs émérites, le second ne vit jamais le jour, l'Américain et son caractère de cochon restant une énigme.

La crinière de Boris Spassky est aujourd'hui toute blanche. A soixante ans, l'ex-champion du monde naturalisé français coule une retraite paisible dans un pavillon de la banlieue parisienne, non loin de courts de tennis, sport qu'il a toujours pratiqué pour se tenir en forme. C'est sans véritable nostalgie qu'il évoque ce que la presse mondiale appela le "match du siècle" : Fischer-Spassky, Reykjavik, 1972. Pour lui, qui n'était pas membre du Parti communiste, la politique n'est jamais entrée en ligne de compte, même s'il savait qu'on ne lui pardonnerait pas la défaite. La pression était purement sportive : "Le roi est toujours seul, personne ne l'aide. Il porte une responsabilité considérable et c'est la tragédie de tous les souverains", dit-il, philosophe.

Quand il arriva dans la capitale islandaise, dix jours avant le début programmé du match, le champion soviétique n'avait cependant pas la moindre idée de la torture psychologique à laquelle Fischer, volontairement ou pas, allait le soumettre. Tout d'abord, l'Américain, grand râleur et chicaneur devant l'éternel, ne voulait pas jouer à Reykjavik, qui avait proposé une bourse de 125 000 dollars pour le match, somme considérable à l'époque, mais pas aussi importante que celles offertes par d'autres villes.

Une guerre des nerfs s'était ouverte entre la Fédération internationale des échecs (FIDE) et lui : Fischer exigeait plus d'argent et attendait à New York. Le 1e juillet eut lieu la cérémonie d'ouverture, sans la "diva". Nombreux étaient ceux qui ne croyaient plus en sa venue. Fischer n'avait-il pas, à plusieurs reprises dans le passé, claqué la porte de tournois ? A la veille de la disqualification de l'Américain, miracle ! Un banquier londonien amoureux d'échecs doublait la mise pour que le match du siècle eût lieu. Le lendemain, Bobby-le-Terrible foulait le sol islandais. La pression n'en retomba pas pour autant. La délégation soviétique, pour se venger, boycotta le tirage au sort et exigea des excuses que Fischer, après moult tergiversations, finit par rédiger malgré son orgueil. C'est dans cette ambiance de Cocotte-Minute que le match commença, le 11 juillet, devant une salle comble.

La nulle était en vue lorsque les longs doigts fuselés du "loup de Brooklyn" se saisirent d'un fou et l'échangèrent contre un pion adverse. L'Américain sacrifiait une pièce contre deux pions, coup inconsidéré dont les amateurs d'échecs discutent encore aujourd'hui. Spassky ne manqua pas l'occasion d'exécuter proprement son adversaire. Peu après la partie, Fischer annonça qu'il ne jouerait pas tant que les caméras de télévision qu'il n'a jamais supportées, ainsi que les appareils photo, les journalistes et les spectateurs bruyants n'auraient pas été supprimées. Comptant sur cette source de revenus pour équilibrer leur budget, les Islandais refusèrent. Fischer ne se présenta pas pour la deuxième partie et fut déclaré forfait. Spassky, désolé, menait deux à zéro.

Laissons-le raconter la suite. "Pour sauver le match, j'ai accepté de jouer la troisième partie dans une salle close, sans spectateur. En cédant aux exigences de Bobby, des conditions humiliantes pour moi, j'ai commis ma principale erreur. J'y ai perdu ma combativité et, quand ceci arrive, vous êtes mort. Je me suis suicidé, j'ai fait hara-kiri. J'aurais pu rendre le point en ne jouant pas la troisième partie, comme l'ancien champion du monde Mikhaïl Tal l'a suggéré, ce qui aurait placé mon adversaire dans une très délicate position sur le plan psychologique." Mais Spassky ne rendit pas le point et se montra inexistant dans la troisième partie. Pour la première fois de sa carrière, Fischer le battit.

La brèche était ouverte. A cause de son sens de la conciliation, le gentleman Spassky avait perdu la guerre psychologique. Après la sixième partie, l'Américain comptait un point d'avance ! Les préparations des Soviétiques n'avaient servi à rien car Fischer jouait des ouvertures qu'il ne pratiquait pas d'ordinaire. Quant à Spassky, il était méconnaissable, comme hypnotisé. Un sursaut eut bien lieu lors de la onzième partie, au cours de laquelle il trouva, en direct, un coup de génie. Pour la première et dernière fois du match, le New- Yorkais perdit les pédales. Mais il se vengea deux parties plus tard, avant le début d'une série de nulles. Fischer disposait alors de trois points d'avance et gérait au mieux son capital.

C'est alors que la délégation soviétique sortit un atout aussi inattendu que tragi-comique de sa manche. Dans un courrier adressé à l'arbitre, elle fit état de "lettres disant que quelques dispositifs électroniques et des substances chimiques, qui pourraient se trouver dans le hall de jeu, - étaient- utilisés pour influencer M. B. Spassky". Etaient notamment visés le dispositif d'éclairage et le fauteuil que Fischer avait spécialement fait venir des Etats-Unis. Des experts islandais firent donc passer les fauteuils aux rayons X, prélevèrent des échantillons un peu partout et ne trouvèrent que... deux mouches mortes dans le lustre. L'"aura" Fischer, dont tant de joueurs se dirent victimes, ne résidait en fait que dans sa volonté d'"écraser l'ego de son adversaire", comme l'Américain avait plaisir à le déclarer. Celui-ci ne vivant que pour et par les échecs se situait tout simplement au-dessus des autres.

Le 3 septembre, Spassky abandonna après sa défaite de la vingt et unième partie. Avec quatre points de retard pour trois parties à jouer, il ne pouvait mathématiquement plus rattraper Fischer. Ce dernier devenait officiellement le onzième champion du monde de l'histoire des échecs. En rentrant au pays, Spassky dut, selon Youri Averbakh, faire son autocritique, ce que l'intéressé dément aujourd'hui. Le joueur soviétique fut aussi privé, pendant un an, de tournois internationaux.

Après sa victoire, Fischer ne participa plus à aucune compétition et s'enferma dans sa tour d'ivoire. "Une poignée de personnes trouvaient normal qu'une fois au sommet il cesse de jouer, estime aujourd'hui Boris Spassky. Lui, si perfectionniste, était devenu une sorte de dieu qui ne pouvait risquer de détruire sa superbe image." Trois ans après Reykjavik, l'Américain, en désaccord avec la FIDE sur les conditions de son match contre Anatoli Karpov, abandonna son titre sans jouer, entrant ainsi dans la légende. C'est alors seulement qu'aux yeux du monde Robert James Fischer, dit Bobby, devint roi.


Pierre Barthélémy



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Le Monde du 18 septembre 2004

Le 11 septembre 2001, quelques heures à peine après les attentats de New York et de Washington, un Américain exulte sur les ondes de Radio Bombo, aux Philippines : "C'est une formidable nouvelle, il est temps que ces putains de juifs se fassent casser la tête. Il est temps d'en finir avec les Etats-Unis une bonne fois pour toutes." Le présentateur de l'émission, Pablo Mercado, peine à tempérer son interlocuteur, qui, au téléphone, déverse insanités et élucubrations avant de conclure : "Je dis : mort aux Etats-Unis ! Que les Etats-Unis aillent se faire foutre ! Que les juifs aillent se faire foutre ! Les juifs sont des criminels. (...) Ce sont les pires menteurs et salauds ! On récolte ce qu'on a semé. Ils ont enfin ce qu'ils méritent. C'est un jour merveilleux." Au bout du fil Bobby Fischer, ancien champion du monde d'échecs, connu pour avoir autrefois ouvert une parenthèse brillante dans l'hégémonie que l'URSS exerçait sur les 64 cases. Peut-être le génie le plus doué que le roi des jeux ait jamais connu.

Depuis le 13 juillet, Bobby Fischer est détenu au Japon. Il se bat afin de ne pas être extradé vers son pays natal, où il risque dix ans de prison pour avoir, en 1992, violé l'embargo économique sur l'ex-Yougoslavie en y disputant - et en y gagnant - un match-revanche contre le Français d'origine soviétique Boris Spassky, vingt ans après lui avoir ravi la couronne mondiale à Reykjavik. Pour une raison inconnue, mais qui tient probablement à la violence des diatribes antiaméricaines et antisémites proférées par Fischer ces dernières années, Washington a subitement décidé de prendre le "Kid de Brooklyn" comme on prend une pièce sur l'échiquier. La longue dérive paranoïaque de Bobby Fischer, son voyage sur la diagonale du fou, pourrait donc s'achever sur la case prison. Cette fin de partie pitoyable, véritable auto-échec et mat, s'annonçait par bien des signes avant-coureurs.

Robert James Fischer naît le 9 mars 1943. Ses parents divorcent avant ses 2 ans et son père disparaît du paysage familial. L'histoire de l'enfant prodige est connue, qui raconte comment sa soeur aînée, Joan, lui offre un jeu d'échecs lorsqu'il a 6 ans, scellant ainsi son destin. La passion du petit Bobby, enfant solitaire et taciturne, se mue en obsession, malgré les efforts de sa mère pour le détourner des échecs. Son don explose en 1956-1957 : il gagne le championnat des Etats-Unis à 14 ans, devient le plus jeune grand maître de son époque à 15.

Rien, hormis les échecs, ne l'intéresse. Rien de la vie réelle ne l'en extrait. Dans la biographie qu'il lui a consacrée en 1973 ( Bobby Fischer, éditions Payot), Frank Brady cite le témoignage d'un ancien camarade de classe de Fischer : "Il restait toujours très silencieux et ne s'intéressait pas aux leçons. De temps en temps, il tirait de sa poche un échiquier miniature et se mettait à jouer. Invariablement, le professeur s'en apercevait et lui disait : "Fischer, je ne peux pas vous forcer à écouter la leçon et je ne peux pas vous empêcher de jouer aux échecs, mais, pour l'amour du ciel, faites-le sans votre échiquier." Bobby remettait courtoisement le jeu dans sa poche, et tout le monde savait, le professeur compris, qu'il était en train de jouer mentalement."
Cette monomanie fera sa réussite. Il se croit vite le meilleur joueur du monde et n'a qu'une envie : le prouver. Même s'il lui arrive encore, à 16 ou 17 ans, de pleurer lorsqu'il perd, sa confiance en lui semble inébranlable. Il quitte l'école, qui, de son point de vue, n'a rien à lui apporter. Ses relations avec sa mère se dégradent au point que celle-ci fuit le domicile familial, qui va se transformer en une étude d'échecs, pleine de revues et de livres spécialisés éparpillés çà et là, un appartement où chacun des trois lits dans lequel dort indifféremment le maître des lieux est muni d'un échiquier.

Pour son biographe Frank Brady, "l'évolution échiquéenne de Bobby alla bien au-delà de l'obsession. Il semble qu'il se soit produit une véritable fusion entre ses besoins les plus profonds et sa maîtrise du jeu. Il étudiait les échecs avec une ferveur religieuse. Le jeu devint sa discipline, son but et son pouvoir".

Consciemment ou non, Fischer se fait moine-soldat, il se concentre sur son objectif ultime, autour duquel toute sa personnalité se cristallise. Comme le rappelle le champion de France 2004, Joël Lautier, "beaucoup de gens, y compris parmi les joueurs d'échecs, ne réalisent pas l'ampleur de l'exploit qu'il a réalisé : battre à lui seul toute l'école soviétique. Cela a un prix. Ne penser qu'au jeu n'est pas sans conséquence. Bobby Fischer disait consacrer 98 % de son énergie mentale aux échecs, tandis que les autres n'y consacraient que 2 %. Cela ne laisse pas de place à un développement normal."

Cette énergie se convertit en une pureté de style sans équivalent. A rejouer ses coups, on a l'impression que les échecs sont faciles. Sa communion avec le jeu se double d'une soif de victoire inextinguible et d'un désir non dissimulé d'anéantir l'ego de l'adversaire. Le Soviétique Mark Taïmanov et le Danois Bent Larsen, écrasés 6 points à 0 en duel en 1971, ne s'en remirent jamais vraiment. Pour décrire le joueur américain à l'occasion de son combat homérique de 1972 contre Boris Spassky, que les médias avaient qualifié à l'époque de "match du siècle", l'écrivain Arthur Koestler inventa avec justesse le mot-valise "mimophant" : "Un mimophant, expliquait-il, est une espèce hybride : un croisement entre un mimosa et un éléphant. Un membre de cette espèce a la sensibilité d'un mimosa lorsqu'il s'agit de ses propres sentiments et la peau épaisse d'un éléphant piétinant les sentiments des autres." De fait, autant Fischer ne prenait guère de gants avec les autres, méprisant l'immense majorité de l'humanité - à commencer par les femmes -, autant le monde entier devait se plier à ses caprices. Sa carrière relativement brève - une quinzaine d'années - est jalonnée de chantages et de retraites brutales. En 1962, après avoir échoué à se qualifier pour la finale du championnat du monde lors du tournoi des candidats de Curaçao, il accuse - non sans raison - les joueurs soviétiques de collusion, de ne jouer entre eux que des nulles rapides afin d'être frais pour l'affronter.

La Fédération internationale des échecs (FIDE), sensible à ses arguments, modifie son règlement, mais il boude quand même le monde des échecs pendant deux ans. En 1967, alors qu'il survole le tournoi interzonal de Sousse (Tunisie), il claque la porte pour des raisons d'horaires. En effet, depuis plusieurs années déjà, il est membre d'une secte fondamentaliste, l'Eglise universelle de Dieu, qui oblige notamment ses membres à respecter le repos du sabbat...

Lorsque son esprit compulsif ne parvient pas à manipuler les autres comme il manipule ses pièces d'échecs, Bobby Fischer ne connaît pas la nuance et menace de ne pas jouer, à l'instar de gosses dans une cour de récréation, au risque de saboter sa propre carrière. Sachant parfaitement que la plupart des organisateurs de tournois le veulent dans leurs compétitions, il use et abuse d'exigences de diva. Si on lui cède, il réclame davantage, pour voir jusqu'où son contrôle peut s'exercer.

Le paroxysme de cette quérulence malsaine est atteint lors de son fameux championnat du monde contre Spassky, en 1972. Fischer fait grimper les enchères, reporter le début du match, enlever les caméras de la salle de jeu sous prétexte que leur bruit le dérange. Des tests audiométriques prouvent pourtant qu'elles sont inaudibles depuis l'échiquier ! Reykjavik s'avère une chronique de revendications et de chantages : le "mimophant" va jusqu'au bord du suicide sportif en étant forfait lors de la deuxième partie, un coup psychologique violent porté à Spassky, lequel, à l'instar des organisateurs et de l'arbitre, craque sous la pression.

D'après l'organisateur d'événements échiquéens Eric Birmingham, qui a réédité en 1995 le livre culte de Bobby Fischer, Mes 60 meilleures parties (éditions Editéchecs), ce comportement du tout ou rien s'explique par le fait que le champion américain "était terrorisé par l'idée de jouer et de perdre". Une thèse relayée par le récent livre Bobby Fischer Goes to War (publié en anglais par Faber and Faber), des journalistes britanniques David Edmonds et John Eidinow. Ceux-ci rappellent qu e, "enfant, si Fischer perdait une partie rapide (...), il remettait les pièces en place et demandait invariablement une autre partie ; cela cachait un besoin psychologique profond de reconstruire son image de lui - celle d'un vainqueur". Peut-être sentait-il qu'en atteignant le but de sa vie - la couronne mondiale -, il détruirait sa raison d'être. Ce qui expliquerait pourquoi il s'est, dans les années 1960, exclu lui-même de deux cycles qualificatifs pour le championnat du monde.

Cette procrastination maladive maintenait intacte son envie de jouer et de gagner. Après 1972, il ne peut que déchoir, ce qui lui est insupportable. "Il a donc, peut-être inconsciemment, créé une situation lui évitant de rejouer", avance Eric Birmingham. De fait, lorsque, en 1975, sonne l'heure de remettre son titre en jeu face à la nouvelle étoile soviétique Anatoli Karpov, les conditions que pose Fischer sont si draconiennes que la FIDE ne peut les accepter. L'Américain abandonne son titre sans hésiter. Conséquence : il reste invaincu devant un échiquier.

DEPUIS, faute de raison d'être, sa personnalité déjà déséquilibrée a basculé. Si l'on excepte le symbolique match-revanche de 1992 contre Spassky, Bobby Fischer a refusé toute proposition de jeu, même dotée de plusieurs millions de dollars. Ses lubies ont pris possession d'un esprit vacant et immature. Déjà latente dans les années 1960, sa haine des juifs - alors que sa mère était juive - a empiré. Il lit Mein Kampf et Le Protocole des sages de Sion. Le grand maître américain Larry Evans se souvient l'avoir accompagné pour voir un documentaire sur Hitler : "Lorsque nous sommes sortis du cinéma, Bobby dit qu'il admirait Hitler. Je lui demandai pourquoi et il me répondit : 'Parce qu'il a imposé sa volonté au monde'."

Il se dit spolié de tous ses biens et victime d'un complot fomenté par les juifs et les Etats-Unis. Sa paranoïa n'a cessé de croître. En 1972, il craignait que l'URSS ne l'empoisonne ou fasse abattre l'avion le conduisant à Reykjavik. Plus tard, il se fit retirer tous ses plombages de peur que l'un d'eux contienne un mini-appareil électronique susceptible d'influencer sa pensée. Les photographies prises en juillet lors de son arrestation au Japon montrent d'ailleurs qu'il a perdu plusieurs dents. Il a quitté sa secte - après que celle-ci eut lessivé son compte en banque -, convaincu qu'elle était aux mains d' "un gouvernement mondial secret et satanique". Les anecdotes abondent. Même ses plus grands fans en ont la nausée.

En juin 1990, le grand maître français Bachar Kouatly, qui préparait alors l'organisation du match Kasparov-Karpov à Lyon, rencontra Fischer en Allemagne, contre la somme de 5 000 dollars... "Sa première réaction, raconte-t-il dans la revue Europe Echecs de septembre, fut de me faire écrire sur un bout de la nappe en papier - qu'il déchira de la table - que je n'exploiterais en aucun cas notre rencontre à des fins commerciales ! Je lui offris une sacoche en cuir, qu'il sembla apprécier. Il me remercia à de nombreuses reprises, la touchant comme un enfant." Le lendemain, Bachar Kouatly se promena avec le maître, qui finit par sortir son échiquier de poche, non pour jouer, mais pour montrer à son interlocuteur que les championnats du monde disputés par Kasparov et Karpov étaient, selon lui, arrangés à l'avance. Connaissant les parties par coeur grâce à sa fantastique mémoire, il insistait sur les coups étrangement faibles des deux Russes.

Bobby Fischer ne joue plus aux échecs, et ce qui s'est passé dans la discipline après sa victoire n'est pour lui que "truquerie". Le temps s'est arrêté à Reykjavik le 3 septembre 1972, lorsque Boris Spassky téléphona à l'arbitre pour lui annoncer qu'il ne reprendrait pas la 21e partie, ajournée, de son match contre Bobby Fischer. Le "Kid de Brooklyn" devenait champion du monde. Il l'est toujours. Dans sa tête.


Pierre Barthélémy



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Le champion du monde d'échecs Bobby Fischer retrouve Reykjavik et la liberté

LE MONDE du 24.03.05 à 14h10

Bobby Fischer a gagné. L'ancien champion du monde a quitté, jeudi 24 mars, la cellule japonaise où il se morfondait depuis huit mois. Casquette de base-ball et barbe blanche, il s'est envolé peu après vers la Scandinavie. Echec et mat pour les Etats-Unis, son pays natal, qui réclamaient l'extradition de leur ancienne idole.

La partie, qui vit les juristes et les diplomates s'affronter sur l'échiquier, fut des plus rudes. Mais le grand maître américain trouva l'ultime parade. A 62 ans, il changea de nationalité. Mardi 22 mars, le"Kid de Brooklyn" est devenu islandais, par la grâce d'une loi spéciale du Parlement de Reykjavik.

Son nouveau passeport, daté du même jour, le montre barbu, souriant de toutes ses dents (http://www.chessbase.com). Jusqu'au bout, sous la pression de Washington, les autorités japonaises ont essayé de résister à cette ouverture scandinave. L'ambassade d'Islande à Tokyo a dû montrer la preuve de la naturalisation. Jeudi, le Japon a dû laisser le champion rejoindre son pays d'adoption.

Retour en Islande, donc, sur les lieux d'une rencontre de légende. A Reykjavik, en 1972, le prodige venu de Manhattan avait mis fin à un quart de siècle d'hégémonie soviétique sur le monde des échecs. Boris Spassky avait été terrassé. Ce"match du siècle", très médiatisé sur fond de Guerre froide, avait symbolisé, aux yeux des Américains, une victoire sur le"bloc de l'Est".

Vingt ans après, en juillet 1992, la revanche avait été organisée au Monténégro — au mépris d'un embargo économique international décrété contre Belgrade et son allié monténégrin. Fischer avait d'abord refusé de venir à la cérémonie d'ouverture, ce qui avait permis de doubler les primes promises au gagnant. Puis, devant les caméras, il avait craché sur une lettre du gouvernement américain qui lui demandait de renoncer à la rencontre.

Le titan américain avait encore battu Boris Spassky (naturalisé français) et empoché la prime de 3,35 millions de dollars. Du coup, la justice des Etats-Unis avait poursuivi son ressortissant pour violation de l'embargo et, vraisemblablement, fraude fiscale. Fischer risquait une peine de dix ans de prison dans son pays.

Vint alors le temps de la fuite et de la clandestinité — toujours avec le soutien des amateurs du jeu des rois. On vit passer Bobby Fischer en Hongrie, puis en Asie, notamment aux Philippines et au Japon. En juillet 2004, il fut finalement arrêté à l'aéroport de Tokyo-Narita, au moment de s'envoler pour Manille muni d'un passeport américain annulé.


SANS PASSER PAR LES ÉTATS-UNIS

Le héros déchu vivait depuis enfermé dans le centre de détention pour étrangers d'Ushiku (nord-est de Tokyo). Avec des hauts et des bas, selon les informations qui filtraient de son comité japonais de soutien. Le 25 janvier, Bobby Fischer avait écrit au président islandais pour lui demander de devenir son concitoyen. Début mars, une bagarre avait opposé le sexagénaire à ses gardiens.
Jeudi 24 mars, la dernière attaque de Bobby Fischer a été imparable. Le voici en Islande, sans passer par la case prison aux Etats-Unis — il n'en serait "jamais sorti vivant", selon ses propres termes. Le département d'Etat américain s'est déclaré "déçu". Son porte-parole adjoint, Adam Ereli, a déploré : "M. Fischer fuit la justice. Il y a un mandat d'arrêt fédéral visant son arrestation". La"fiancée"nippone de Bobby Fischer, Myoko Watai, présidente de l'Association japonaise des échecs, avec laquelle un mariage a été envisagé, s'est réjouie.

L'Islande a-t-elle assortie sa décision d'une obligation de discrétion ? Il y a longtemps que l'obsédé des 64 cases se plaît aux insanités. En décembre 1992 à Belgrade, il s'était emporté, devant la presse, reprochant à "la communauté juive et notamment le New York Times, contrôlé par des juifs riches", de comploter contre lui. Le fantasque grand maître avait eu des mots similaires sur une radio philippine, Radio Bombo, quelques heures après les attentats du 11 septembre 2001. "C'est un jour merveilleux", avait-il asséné, dérapant un peu plus sur sa diagonale du fou. Jeudi, à sa libération, Bobby Fischer a qualifié George Bush de "criminel" et fustigé le Japon, un pays "très très corrompu", avant de gagner la Scandinavie.


Erich Inciyan
Article paru dans l'édition du 25.03.05.



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Bobby Fischer sur la diagonale du fou

LE MONDE du 18.01.08 à 13h47

Le champion d'échecs Bobby Fischer est mort jeudi 17 janvier à Reykjavik à l'âge de 64 ans. En 1972, l'Américain avait remporté "le match du siècle" face au triple champion du monde Boris Spassky. Vingt ans plus tard, ses déboires avec la justice américaine commençaient : poursuivi pour violation de l'embargo économique international décrété contre Belgrade, soupçonné pour fraude fiscale, il s'exilait pour l'Islande. Einar Einarsson, qui avait milité en faveur de la venue du joueur en Islande, a révélé qu'il était mort des suites d'une défaillance rénale.

"Il n'était pas du genre à vouloir un suivi médical. Il ne croyait pas en la médecine occidentale", a-t-il ajouté. M. Einarsson a expliqué que Bobby Fischer était "plutôt content" de vivre en Islande "mais il se sentait probablement un peu coincé ici dans la mesure où il n'était pas autorisé à voyager. Le gouvernement américain était toujours derrière lui".

"Fischer peut tout simplement être considéré comme le fondateur des échecs professionnels et sa domination, bien que de très courte durée, a fait de lui le plus grand de tous les temps", a déclaré l'ancien champion du monde Garry Kasparov.



Deux inventions : une pendule et une variante aléatoire du jeu

Les colères et ultimatums de Bobby Fischer terrorisaient souvent les organisateurs des tournois auxquels il participait. Certaines exigences étaient capricieuses mais la plupart s'avéraient motivées par le désir d'obtenir de bonnes conditions de jeu.

En cela, le champion américain fut l'inventeur des échecs professionnels. Son attention au moindre détail comme la taille, le poids et l'éclat des pièces, les dimensions de l'échiquier, le bruit du public, les flashes des photographes, est célèbre mais elle a fini par porter ses fruits.

Même après qu'il se fut retiré des échecs, Bobby Fischer continua de réfléchir aux conditions de jeu. L'arrivée de logiciels performants lui fit condamner les ajournements de partie puisque les joueurs, grâce à l'ordinateur, n'avaient plus à se creuser la tête pendant toute une nuit pour analyser la position.

Comme toute partie devait donc se disputer sur un seul jour, quel qu'en fût le nombre de coups, il fallait résoudre le problème du zeitnot, cette crise de temps qui oblige à finir la partie en quelques secondes sous peine de perdre au temps.

En 1989, Fischer fit breveter une pendule qui, à chaque coup effectué, ajoute automatiquement un laps de temps à celui qui vient de jouer. La "cadence Fischer" a été depuis adoptée par la FIDE.

L'autre invention de Bobby Fischer est moins populaire. Pensant avoir épuisé les subtilités du jeu, l'Américain mit au point une variante du jeu, le Fischer Random Chess, dans laquelle la position de départ des pièces situées derrière les pions est sélectionnée au hasard par un logiciel, ce qui donne au total 960 possibilités. Selon Fischer, cette variante, en empêchant les préparations, devait permettre au talent pur de s'exprimer.
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Re: Encore pleins de morts à annoncer!!

Messagede Cortese le 19 Jan 2008, 12:11

RGS a écrit:cette baderne est égale à zéro.


Je suis bien d'accord.
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Re: Encore pleins de morts à annoncer!!

Messagede von Rauffenstein le 19 Jan 2008, 12:18

RGS a écrit:
Cortese a écrit:Tu changes de style ? On croirait du RGS.

Cortese, la probabilité que je puisse collaborer avec cette baderne est égale à zéro.



Ah c'est quelqu'un RGS ? Je croyais que c'était un langage, comme on dit SMS.

Tu vois Cortese, y'a des gens , tu ne les as jamais vu. Tu ne les connais pas. T'as jamais échangé le moindre mot, le moindre regard avec eux. Mais eux, ils sont comme vos fatmah à toujours surveiller ce qui se passe derrière des rideaux, à te haïr.

C'est terrible quand même.
Le fascisme au fait, c'était pas déjà l'histoire d'un mec en marche qui fascinait les foules avec son culte de la personnalité ?
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Re: Encore pleins de morts à annoncer!!

Messagede schumi84f1 le 19 Jan 2008, 12:21

suis ma devise Von : "qu'importe qu'on dise du bien ou du mal de moi, du moment qu'on en parle" :o
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Re: Encore pleins de morts à annoncer!!

Messagede Shunt le 19 Jan 2008, 12:51

Rainier a écrit:
von Rauffenstein a écrit:[ Et comment oses-tu critiquer la liberté qui est faite à chacun de pratiquer son culte et de lui en donner le signe par le prénom donné quand il s'agit de Chrétiens Orthodoxes ? Est-ce qu'on t'empêches d'appeler ta nombreuse marmaille par des interjections gutturales ?



Ca me fait penser au footballer Didier Six, star française des années 75-85, qui était allé jouer en fin de carrière dans un club turc. Il avait été obligé de "turquiser" son prénom Didier en Dundar ou qqchose d'approchant :lol:

Je ne sais pas si 25 ans plus tard cette pratique existe toujours en Turquie.


Non apparemment. Quand Ribéry et Anelka jouaient en Turquie, ils n'ont pas changé de nom.
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Re: Encore pleins de morts à annoncer!!

Messagede Nelson le 19 Jan 2008, 13:31

Didier Six, c'est un cas un peu particulier puisqu'il avait pris la nationalité turque pour pouvoir jouer là-bas.
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Re: Encore pleins de morts à annoncer!!

Messagede RGS le 19 Jan 2008, 18:43

Cortese a écrit:
RGS a écrit:cette baderne est égale à zéro.


Je suis bien d'accord.

De l'art des citations tronquées ! :good :P :o :10:
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Re: Encore pleins de morts à annoncer!!

Messagede von Rauffenstein le 19 Jan 2008, 19:33

RGS a écrit:
Cortese a écrit:
RGS a écrit:cette baderne est égale à zéro.


Je suis bien d'accord.

De l'art des citations tronquées ! :good :P :o :10:


Rentre les oreilles. Ça freine dans les descentes.
Le fascisme au fait, c'était pas déjà l'histoire d'un mec en marche qui fascinait les foules avec son culte de la personnalité ?
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Re: Encore pleins de morts à annoncer!!

Messagede Nuvo le 20 Jan 2008, 16:19

Bon elle n'est pas morte mais regardez dans quel état se trouve Mary-Kate Olsen, l'une des deux fameuses jumelles américaines. Anorexie, problèmes reinaux, maladie ADD, certains ont dit que c'était une couverture parce qu'elle aurait été cocaïnowoman; Vu sa tronche là, çà ne me parait pas impossible...
Elle n'a que 21 ans.


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Re: Encore pleins de morts à annoncer!!

Messagede Stéphane le 20 Jan 2008, 16:50

Nuvo y fantasme sur les jumelles Olsen. :D
Ouais_supère a écrit:Stef, t'es chiant
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Re: Encore pleins de morts à annoncer!!

Messagede Stéphane le 20 Jan 2008, 16:58

Il ne reste plus qu’un seul « poilu »

dimanche 20.01.2008, 15:43
L’avant-dernier « poilu » Louis de Cazenave est décédé dimanche matin à l’âge de 110 ans, chez lui à Brioude (Haute-Loire), a-t-on appris auprès de son fils. Né le 16 octobre 1897 à Saint-Georges d’Aurac (Haute-Loire), Louis de Cazenave avait été mobilisé à 18 ans en 1916, indique un communiqué du ministère de la Défense. Il servit dans différents régiments d’infanterie coloniale avant de rejoindre, à partir de janvier 1918, des unités d’artillerie. Il participa notamment à la bataille de la Somme, à l’offensive du Chemin des Dames et à la libération du territoire national. Il fut démobilisé en 1919. Le dernier « poilu » est désormais Lazare Ponticelli, âgé de 110 ans.
Ouais_supère a écrit:Stef, t'es chiant
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Re: Encore pleins de morts à annoncer!!

Messagede Toma le 20 Jan 2008, 17:39

Nuvolari a écrit:Bon elle n'est pas morte mais regardez dans quel état se trouve Mary-Kate Olsen, l'une des deux fameuses jumelles américaines. Anorexie, problèmes reinaux, maladie ADD, certains ont dit que c'était une couverture parce qu'elle aurait été cocaïnowoman; Vu sa tronche là, çà ne me parait pas impossible...
Elle n'a que 21 ans.


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dommage, car au départ, elle était pas mal ....
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Re: Encore pleins de morts à annoncer!!

Messagede François le 20 Jan 2008, 17:47

Toma a écrit:
dommage, car au départ, elle était pas mal ....

http://36.img.v4.skyrock.com/36a/jumell ... _small.jpg

:?
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Re: Encore pleins de morts à annoncer!!

Messagede Stéphane le 20 Jan 2008, 17:49

Elle a gardé son poids. Elle est juste 1m plus grande.
Ouais_supère a écrit:Stef, t'es chiant
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Re: Encore pleins de morts à annoncer!!

Messagede Nuvo le 20 Jan 2008, 19:23

Stéphane a écrit:Nuvo y fantasme sur les jumelles Olsen. :D


Je prefere de loin Jessica Marie Alba et Mélanie Laurent :-D :-D
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Re: Encore pleins de morts à annoncer!!

Messagede Aym le 20 Jan 2008, 19:58

Stéphane a écrit:Nuvo y fantasme sur les jumelles Olsen. :D

Bah quoi, elles sont super canon!
L'informatique n'est pas une science exacte, on n'est jamais à l'abri d'un succès
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Re: Encore pleins de morts à annoncer!!

Messagede Cyril le 20 Jan 2008, 20:05

Aym a écrit:
Stéphane a écrit:Nuvo y fantasme sur les jumelles Olsen. :D

Bah quoi, elles sont super canon!

Oui, quand elles sont en bon état...
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Ouais_supère a écrit:Ce forum est dans un état...
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Re: Encore pleins de morts à annoncer!!

Messagede Stéphane le 20 Jan 2008, 21:06

Je suis d'accord.

Et d'ailleurs, Marie-Kate joue dans Weeds. :good
Ouais_supère a écrit:Stef, t'es chiant
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Re: Encore pleins de morts à annoncer!!

Messagede Rainier le 20 Jan 2008, 23:41

Stéphane a écrit:
Il ne reste plus qu’un seul « poilu »

dimanche 20.01.2008, 15:43
L’avant-dernier « poilu » Louis de Cazenave est décédé dimanche matin à l’âge de 110 ans, chez lui à Brioude (Haute-Loire), a-t-on appris auprès de son fils. Né le 16 octobre 1897 à Saint-Georges d’Aurac (Haute-Loire), Louis de Cazenave avait été mobilisé à 18 ans en 1916, indique un communiqué du ministère de la Défense. Il servit dans différents régiments d’infanterie coloniale avant de rejoindre, à partir de janvier 1918, des unités d’artillerie. Il participa notamment à la bataille de la Somme, à l’offensive du Chemin des Dames et à la libération du territoire national. Il fut démobilisé en 1919. Le dernier « poilu » est désormais Lazare Ponticelli, âgé de 110 ans.


A noter qu'on peut être né dans la Haute Loire et faire partie des tirailleurs senegalais !!
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