Stéphane a écrit:Bah je suis tout mou et tout naze, ça, je dis pas le contraire. Mais par contre, c'est au niveau de la dépendance que je ne suis pas d'accord.
Et contrairement à une murge à l'alcool, le lendemain, y'a pas le mal de crâne.
Là où je me suis rendu compte des effets de ce psychotrope, c'est dans le temps. Ancien fumeur "festif", je suis devenu un fumeur habituel. Me demandant comment j'allai toper mon p'tit bédos pour la prochaine fois. Quand on en est à se poser la question de savoir comment on va faire, on est dans la dépendance et plus dans l'opportunité et du "tiens, pourquoi pas ?". Je me suis rendu compte aussi que, me croyant fumeur sage et avisé, ne fumant que le vendredi soir quand j'avais de grosses acitivités dans la semaine, mon humeur était sujette à des fluctuations, voire à la paranoia, ce qui n'est vraiment pas mon caractère au départ. Et que surtout, il fallait que j'ai mon pétard le vendredi soir... Ça, c'est au bout de dix ans de pratique de la chose hein ? Et c'est un produit dont on voit la trace dans les analyses d'urine pendant 2 à 3 mois. Et ce n'est pas anodin. Je suis désolé, mais l'alcool s'il peut créer de terribles dépendances (et je sais de quoi je parle pour avoir vécu auprès d'une compagne qui avait ce problème), ça disparait de l'organisme au bout de 8 à 10 heures.
Enfin, le discours sur la tolérance, je suis désolé Mufasa, mais ça va quoi. La "tolérance", ça ne veut rien dire. Je "tolère" qu'un employé de confession musulmane fasse ses prières. Je "tolère" qu'un collègue israélite ait ses congés spécifiques. parce que je les respecte en tant qu'individus avec leurs spécificités culturelles. Mais je ne tolère pas la défonce et l'ivresse au quotidien. Quand j'avais la responsabilité d'une petite équipe de livreurs de journaux à scooter dans les années 90 et que je voyais arriver les mecs déchirés de bon matin (à 5 heures...) et qu'on se tapait des accidents, des retards, des mecs qui étaient incapables de la moindre initiative et de se démerder, bin non. Dehors monsieur.
On ne peut pas confondre ce que les paysans faisaient dans le temps, avec deux litres de vin par jour, brûlant immédiatement les calories et les sucres qu'ils absorbaient dans les travaux des champs de vêpres à l'angélus, tout en mangeant, avec les fléaux des alcools de plus en plus forts et pris pour se déchirer la gueule et le kif pour se défoncer et échapper au réel.