Waddle a écrit:l'enlevement de 2 soldats par une milice, ne justifie pas le bombardment d'un pays libre.
juste comme ça en passant.....l'est il ???? ( libre )
vu d'ici on aurait dit qu'il est tenu par la milice à la botte iranniene...
lefigaro a écrit:Les pays arabes sunnites réprouvent le Hezbollah
Georges Malbrunot .
Publié le 21 juillet 2006
Actualisé le 21 juillet 2006 : 07h28
L'Arabie saoudite, la Jordanie et l'Égypte dénoncent à mots couverts la main de leur rival chiite iranien derrière le Hezbollah.
À DEUX reprises depuis le début des affrontements entre Israël et le Hezbollah, l'Arabie saoudite a critiqué «l'aventurisme» du mouvement chiite pro-iranien et ses «décisions unilatérales» qui sont exploitées «de la pire manière» par l'État hébreu. Conjointement, le roi Abdallah II de Jordanie et le président égyptien Hosni Moubarak ont dénoncé à leur tour un «aventurisme ne servant pas les intérêts arabes».
En réalité, les dirigeants des pays arabes sunnites ne décolèrent pas contre le «coup de force» anti-israélien du Hezbollah, qui place ces États alliés des États-Unis dans une posture délicate face à leurs opinions publiques. Celles-ci plébiscitent la «résistance» du parti de Dieu face à Tsahal. La combativité populaire jure avec le silence des dirigeants face aux drames palestinien et libanais. «En Égypte, en Jordanie ou en Arabie saoudite, il y a un fossé entre la rue et les gouvernements, analyse Adnane Abou Odeh, ancien ambassadeur de Jordanie aux Nations unies. Lorsque leurs responsables critiquent le Hezbollah, les populations les associent aux méchants Américains ou Israéliens.»
Ryad, Amman ou Le Caire voient la main de l'Iran, la puissance rivale perse et chiite, derrière le déclenchement de la violence à la frontière libano-syrienne. Depuis l'intervention américaine en Irak en 2003, ces régimes stigmatisent l'émergence d'un «croissant chiite» allant de Téhéran au Liban-Sud en passant par Bagdad, qui fait courir le risque de fitna (division) entre les deux pôles de l'islam.
«Cinquième colonne iranienne»
Aidé par la Syrie, placée comme Téhéran sur «l'axe du mal» par George W. Bush, l'Iran ne se prive pas d'alimenter financièrement ou logistiquement les factions chiites qui lui sont proches ou dévouées. En Irak d'abord, où les Saoudiens ont décidé de passer à l'action pour contrer la mainmise iranienne à Bagdad, et au Liban-Sud. «Les Saoudiens ont commencé à investir le terrain, souligne un expert français, y compris dans certaines zones chiites où le sentiment arabe est fort, mais ils se réveillent tardivement. Téhéran a une longueur d'avance», ajoute-t-il.
Depuis le départ des Syriens du Liban au printemps 2005, le pays du Cèdre est un autre champ clos de ces rivalités entre radicaux chiites du Hezbollah et extrémistes sunnites. La tentative récente d'assassinat de Cheikh Nasrallah, le chef du Hezbollah, en est l'illustration. Le retrait syrien a créé un vide que les fondamentalistes wahhabites (la doctrine rigoriste au pouvoir en Arabie) tentent de combler, en particulier dans le nord du Liban, bastion traditionnel de l'influence pro-syrienne. Quant à la Palestine, la marginalisation internationale du Hamas pousse celui-ci à se rapprocher, même à contre-coeur, de l'Iran.
Dans le Golfe, la rancoeur anti-iranienne est alimentée par la crainte des ambitions nucléaires de la République islamique. La plupart des pétro-monarchies comptent une minorité chiite, souvent marginalisée politiquement, qui constitue un terreau propice à l'influence iranienne.
Le président égyptien Hosni Moubarak est allé, en début d'année, jusqu'à accuser ces minorités chiites de constituer une «cinquième colonne iranienne». Cette réaction excessive traduit le malaise de pouvoirs arabes déstabilisés par les frappes terroristes d'al-Qaida, un terrorisme d'obédience sunnite, sur leur sol. Par-delà leurs différences confessionnelles, les radicaux sunnites ou chiites se retrouvent dans la dénonciation de l'Occident et l'exploitation des frustrations des populations locales. «Par ses accusations outrancières contre Israël et sa défense des Palestiniens, le président iranien Mahmoud Ahmadinejad est devenu le porte-drapeau des Arabes, comme Nasser l'était dans les années 1950 et 1960, c'est un comble», observe Adnane Abou Odeh.
«Vous allez voir, en Jordanie ou en Égypte, ces régimes, tôt ou tard, devront répondre de leurs alliances face au peuple», avertit Walid Charara, un universitaire proche du Hezbollah à Beyrouth.
Tout ce qui favorise le bouillonnement de leurs sociétés hors des frontières est jugé dangereux à Amman, au Caire ou à Ryad. Leurs dirigeants s'ouvrent de leurs difficultés à leurs interlocuteurs étrangers. Ils ne cessent de pousser l'Administration américaine à sortir du gué pour relancer le processus de paix entre Israël et ses voisins arabes. Pour l'instant, leurs appels sont restés lettre morte.









