Silverwitch a écrit:Rien ne permet d'indiquer que l'immigration a un rapport en bien ou en mal avec le développement économique d'un pays, en Europe, au Japon ou ailleurs: tout dépend d'autres facteurs propres à chaque pays (pyramide des âges, demande intérieure, production manufacturée et services). En revanche, la structure économique et sociale d'un pays, oui. Le Japon comme la France, malgré leurs différences sont des pays qui ont été très performants sur le plan économique dans les périodes protectionnistes et souffrent de la suppression des tarifs douaniers que tu dénonces à juste titre.
Rappelons quand même, à titre de comparaison que le Japon est deux fois plus peuplé que la France dans un pays presque deux fois plus petit. Il ne s'agit pas de mélanger la France et le Japon, mais de mettre un terme à l'aveuglement idéologique et aux délires scientifiques de l'économie: il n'y a pas de modèle général et abstrait que l'on peut défendre sans conscience. L'emploi garanti n'est pas plus un frein au développement économique que la dette publique. Les gens sont intimidés par des croyances et renoncent à leur raison critique.
Chaque pays doit découvrir et défendre son propre modèle. Si le modèle français n'est pas le modèle japonais, et c'est une évidence, les rapprochements permettent de renoncer aux dogmes absurdes, comme la religion du capital ou de la concurrence. La France doit redécouvrir le modèle français. Ceux qui pressent la France d'abandonner son modèle exigent de la France qu'elle ne soit plus la France.
Là, on te sort que les temps ont changé, et qu'il faut s''adapter.
Non. Ce ne sont pas les temps qui changent, mais de nouveaux rapports de force qui se créent.
Le modèle dit "néolibéral" n'est pas une fatalité indépassable. Il est une tentative d'hégémonie Anglosaxonne, et en tant que tel, mérité parfaitement d'être combattu, qu'on lui résiste, qu'on e contrecarre.
Dire qu'il est un fait indépassable, c'est rendre les armes sans avoir combattu. Dont acte.













