von Rauffenstein a écrit:je pense qu'il y a trop d'élus, c'est ce que je dis. Je te parle de communes par exemple, mais c'est la brique de base sur laquelle vient s egreffer tout en ensemble de fonctionnements à des niveaux supérieurs qu'il serait bon d'auditer. C'est ce que je dis. et normalement tu as du voir un peu plus haut que j'évoquais des strates de décisions administratives qu'il serait peut-être bon d'auditer. Pour te parler de ce qui se passe à l'étranger, je ne sais pas comment c'est organisé. Donc, je ne viendrai pas en parler. Il y a peut-être autant d 'élus, mais nous ne savons rien des compétences croisées.
Donc, ce n'est pas vraiment une question du nombre d'élus.
von Rauffenstein a écrit:Il va de soi, que je parle encore de coûts de fonctionnement à 600.000 élus. Et des fonctions qui leurs sont rattachées, avec les postes de travail rémunérés correspondants.
Justement, ça ne fonctionne pas comme ça. Les communes françaises sont très nombreuses, mais la plupart ont des dépenses de fonctionnement réduites et emploient très peu de salariés. Prends l'exemple des fusions des régions: on divise par deux le nombre de régions, sans faire la moindre économie, au contraire, on prévoit désormais une hausse des dépenses de fonctionnement (pour différentes raisons sur lesquelles on pourrait revenir). Il serait très intéressant d'étudier cette obsession des libéraux à défendre la réduction des élus, après avoir soutenu la décentralisation à tout prix. D'abord on affaiblit l'État, ensuite on sape l'organisation démocratique, enfin on encourage par le haut l'autonomie régionale, par le biais de l'union européenne. Tout ça au nom d'économies jamais démontrées mais toujours à venir, et d'un État nécessairement impécunieux. En revanche, pas question pour les mêmes pourfendeurs de l'action publique de remettre en cause les subventions massives aux entreprises, les partenariats, pardon les gabegies public-privé, ou le coût réel des privatisations, comme celles des sociétés d'autoroute. Pour ne pas tomber dans ce piège, il faut mettre en relation les structures publiques avec l'impératif démocratique. La suppression des départements est-elle vraiment une source d'économies ou plutôt un affaiblissement du bien commun en éloignant des citoyens le périmètre public ? Est-ce que la réduction drastique du nombre de communes est gage d'économies de fonctionnement ou d'une gigantesque dépossession démocratique des citoyens français ?
von Rauffenstein a écrit:Pour le reste, et l'étude OFCE dont tu nous fais part, je ne sais pas sur quelle base comparative on part sachant que chaque pays en Europe est découpé administrativement de façon différente et qu'on ne connait pas les niveaux de services qui sont comparés. L'Etat fédéral allemand par exemple, est très différent dans son organisation et les nombres de communes, d'arrondissements, de districts, etc, ne correspondent pas à nos découpages.
On peut comparer, même si les organisations sont différentes, notamment dans les périmètres de dépenses des administrations. Si je compare la France et l'Allemagne: 34,% du PIB pour la France, 35,1% pour l'Allemagne. Faire passer l'idée que les problèmes français seraient liés au dépenses de fonctionnement liées au nombre d'élus et d'échelons politiques et administratifs ne m'apparaît pas très raisonnable. Qu'on puisse faire des économies, en supprimant les conseils régionaux, je l'applaudirai volontiers. Qu'on en fasse plus encore en supprimant le Parlement Européen, encore mieux. Mais l'essentiel dans le périmètre des dépenses de l'État se trouve plus probablement dans le coût prohibitif d'appel au privé, dans les appels d'offre, les contrats passés avec le privé (avec Microsoft, avec Dassault autant qu'en privatisant les autoroutes, par exemple).
L'OFCE n'a pas étudié cet aspect, mais les éventuelles économies liées à la réduction du nombre de communes après les différentes réformes avec les regroupements de communes. Les dépenses ne baissent pas, et rien ne dit qu'elles baisseront significativement à l'avenir, même si rien n'est impossible, en particulier avec le recul très dommageable de l'investissement public en France depuis sept ans.
von Rauffenstein a écrit:(Enfin, oui. Tu es extrêmement aggressive, ce n'est pas la première fois, n'est-ce pas, mais certainement à l'insu de ton plein gré. On dirait toujours que tu en fais un enjeu personnel. C'est ridicule. Mais je tenais à te le dire. C'est gonflant à la fin.)
Je m'excuserai volontiers pour mes propos "extrêmement agressifs", mais je n'en vois pas (encore). Aurais-tu l'obligeance de me les montrer ? Autrement, je ne commenterai pas plus avant faute d'argument.










