Modérateurs: Garion, Silverwitch
cétérouge a écrit:'ai l'impression que la question de la confrontation au mystère de l'altérité travaille en effet le cinéma de Kubrick, et que souvent le fait d'énumérer de façon exhaustive toute la gamme des possibilités psychologiques de réagir ce mystère joue le rôle de moteur de l'action chez lui (c'est d'aillerus ce qui m'agace parfois un peu chez lui, aprce que l'amène a typer souvent de façon trop arrêtée ses personnages, par exemple dans les trois condamnés à mort des Sentiers de la Gloire, on reconnaît la réaction du catholique mystique, la réaction de l'agnostique,voire celle du mort (qui chez Kubrick semble presque un état psychologique à part entière), mais ce sont presque des postulats dramatiques à aucun moment la Certitude de la Mort ne vient modifier la personnalité du protagonniste telle qu'elle était avant l'action, tout le film est siginficatif par rapport à ce typage de personnalités préalable (voilà pour quoi il n'est pas pour moi une dénonciation de la guerre en tant que telle (car l'héroïsme de Kirk Douglas particpe autant au propos que le cynisme de son supérieur, ce clivage n'est pas lié à la guerre dans le film, celle-ci est uen circonstance qui le révèle, mais ne le créée pas- cela rend d'autant plus aberrante la censure dont il aété l'objet en France, que le film n'a pas tellement de force poltique) ...Cette idée de détermination morales des caractère qui conditionne l'action du film, sans que celle-ci n'est en retour d'incidence sur elle, ne l'amence, cela me rappelle un peu Orange Mécanique, où d'un certain la possibilité même de ce changement est représentée comme équivalent à une forme du mal radical; chez Kubrick on n'est humain qu'à force de prersévérer dans une seule disposition d'esprit...

oz.1 a écrit:J'ai eu beau regarder Tigres et Dragons en VO et avec un gros a priori positif, je me suis vite ennuyé jusqu'au moment où je trouvais ça risible de ridicule...Grosse déception pour moi.
Sinon, je viens de regarder The Big Lebowski et j'adore !![]()
Drole et délirant.
SoLaL a écrit:oz.1 a écrit:
Sinon, je viens de regarder The Big Lebowski et j'adore !![]()
Drole et délirant.
Et arf "the big lebowski" vraiment genial ste film, Jeff Bridges et Goodman sont vraiment excellent, je ne l'ai vu qu'une fois ce film et pourtant je m'en souviens encore trés bien, d'ailleurs faudra que je me le prenne en dividi au prix ou il est !


SoLaL a écrit:
Et arf "the big lebowski" vraiment genial ste film, Jeff Bridges et Goodman sont vraiment excellent, je ne l'ai vu qu'une fois ce film et pourtant je m'en souviens encore trés bien, d'ailleurs faudra que je me le prenne en dividi au prix ou il est !

silverwitch a écrit:SoLaL a écrit:
Et arf "the big lebowski" vraiment genial ste film, Jeff Bridges et Goodman sont vraiment excellent, je ne l'ai vu qu'une fois ce film et pourtant je m'en souviens encore trés bien, d'ailleurs faudra que je me le prenne en dividi au prix ou il est !
Je n'aime pas du tout ce film, mais pour Jeff Bridges, je suis prête à tout pardonner...
Silverwitch (Jeff, je t'aime)

Caboum a écrit:Là-dessus on ne s'entends pas du tout.
C'est un régal d'un brillant humour et de performance vraiment très bonne de Bridges et de Goodman.
Shut the fuck up Donnie!!!!!! :D![]()

silverwitch a écrit:Caboum a écrit:Là-dessus on ne s'entends pas du tout.
C'est un régal d'un brillant humour et de performance vraiment très bonne de Bridges et de Goodman.
Shut the fuck up Donnie!!!!!! :D![]()
Caboum,
Et je ne parle pas du film de Spike Lee encore...Si tu veux voir un vrai grand film avec Jeff Bridges, je te conseille Cutter's Way: un de mes films préférés du réalisateur tchèque Ivan Passer, ami et scénariste de Milos Forman qui partit comme lui aux USA avec hélàs moins de fortune. Là encore l'Amérique est examinée sans concessions, mais avec un regard juste. Jeff Bridges est un magnifique looser. C'est le film le plus désenchanté que je connaisse, tourné par un cinéaste qui aurait du être le plus grand.
Le film existe en DVD.
Silverwitch

silverwitch a écrit:SoLaL a écrit:
Et arf "the big lebowski" vraiment genial ste film, Jeff Bridges et Goodman sont vraiment excellent, je ne l'ai vu qu'une fois ce film et pourtant je m'en souviens encore trés bien, d'ailleurs faudra que je me le prenne en dividi au prix ou il est !
Je n'aime pas du tout ce film, mais pour Jeff Bridges, je suis prête à tout pardonner...
Silverwitch (Jeff, je t'aime)

cétérouge a écrit:Par contre je n'aime pas du tout non plus les frères Coen, The Big lebowski passe encore... mais j'ai détesté Fargo par sa manière de présenter une complaisance gratuite dans la violence comme un gage de distanciation (la longue scène où le tueur repére la voiture de témoins d'un de ses crimes, qu'il va tuer, par ses feux rouges dans la nuit, et qu'il rattrape lentement, est une des plus insupportable et démagogiquement littérale que je n'aie jamais vu dans un film, je déteste cette manière de motnrer de façon aussi littérale et froide un meurtre, et de retourner cette neutralité en un bête artifice de narration qui ne sert finalement qu'à temporiser l'intrigue, je pense que des cinéastes comme Tim Burton qui n'a pas besoin de ces artifices pour en arriver au même résultat est bien plus grands que les frères Coen, Atom Egoyan ou Cronenberg qui lui au contraire en arrive à faire vraiment réfléchir sur la mort, et à faire ressortir la violence par la théatralisation extrême de ses films, sont beaucoup plus intéressants et beaucoup moins roublards que les frères Coen)...

cétérouge a écrit: Je sais pas ourquoi, j'ai tendanc eà lui opposer et préférer Polanski, peut-être parce que tout en utilisant une esthétique et un style de narration qui me semble proche de Kubrick, en jouant sur des thèmes moraux assez proches (le personnage du Locataire n'est pas si éloigné que cela de celui d'eyes Wide Shut), il montre des situations paradoxalement radicalement inverses au mystère de la mort ou de l'étrangeté, plutôt que d'être définit moralement par une posture morale unique, réagit par une opération de quasi-conversion, jusqu'à s'incorporer lui-même dans sa chair l'inhuamnité qui lui fait face...je ne sais pas pourquoi, ce type de cinéma me touche plus (même si je crois qu'en fait dans son soubassement philosophique, il est finalement encore plus misanthrope que celui de Kubrick...)...
Caboum a écrit:
C'est un régal d'un brillant humour et de performance vraiment très bonne de Bridges et de Goodman.
Caboum a écrit:cétérouge a écrit:Par contre je n'aime pas du tout non plus les frères Coen, The Big lebowski passe encore... mais j'ai détesté Fargo par sa manière de présenter une complaisance gratuite dans la violence comme un gage de distanciation (la longue scène où le tueur repére la voiture de témoins d'un de ses crimes, qu'il va tuer, par ses feux rouges dans la nuit, et qu'il rattrape lentement, est une des plus insupportable et démagogiquement littérale que je n'aie jamais vu dans un film, je déteste cette manière de motnrer de façon aussi littérale et froide un meurtre, et de retourner cette neutralité en un bête artifice de narration qui ne sert finalement qu'à temporiser l'intrigue, je pense que des cinéastes comme Tim Burton qui n'a pas besoin de ces artifices pour en arriver au même résultat est bien plus grands que les frères Coen, Atom Egoyan ou Cronenberg qui lui au contraire en arrive à faire vraiment réfléchir sur la mort, et à faire ressortir la violence par la théatralisation extrême de ses films, sont beaucoup plus intéressants et beaucoup moins roublards que les frères Coen)...
Fargo est une vraie histoire. Et à ce que j'ai entendu, elle n'est pas romancée du tout. La seule chose qui change, c'est les noms. Autrement, ce sont les faits véridiques.
cétérouge a écrit:Caboum a écrit:cétérouge a écrit:Par contre je n'aime pas du tout non plus les frères Coen, The Big lebowski passe encore... mais j'ai détesté Fargo par sa manière de présenter une complaisance gratuite dans la violence comme un gage de distanciation (la longue scène où le tueur repére la voiture de témoins d'un de ses crimes, qu'il va tuer, par ses feux rouges dans la nuit, et qu'il rattrape lentement, est une des plus insupportable et démagogiquement littérale que je n'aie jamais vu dans un film, je déteste cette manière de motnrer de façon aussi littérale et froide un meurtre, et de retourner cette neutralité en un bête artifice de narration qui ne sert finalement qu'à temporiser l'intrigue, je pense que des cinéastes comme Tim Burton qui n'a pas besoin de ces artifices pour en arriver au même résultat est bien plus grands que les frères Coen, Atom Egoyan ou Cronenberg qui lui au contraire en arrive à faire vraiment réfléchir sur la mort, et à faire ressortir la violence par la théatralisation extrême de ses films, sont beaucoup plus intéressants et beaucoup moins roublards que les frères Coen)...
Fargo est une vraie histoire. Et à ce que j'ai entendu, elle n'est pas romancée du tout. La seule chose qui change, c'est les noms. Autrement, ce sont les faits véridiques.
ça ne veut rien dire, Napoleon est une histoire vrai, pourtant tu peux très ien faire un film racontant sa vie qui en fait un communiste, un autre un fasciste, un autre un dandy existentiel etc...c'est exactement la même chose pour un film basé sur un fait divers...si l'histoire est vraie, le pont de vue qu'il donne sur la société américaine est une reconstitution entièrement fictive (la scène ou la femme-policier retrouve un ami d'enfance dans un bistrot, qui se comporte comme un cake empoté comme pour souligner par contraste le fait que la policière est une espèce de sainte moderne n'a par exemple rien de réaliste même si elle est factuellement plausible)...le cinéma des frères Coen est à la fois kitsch et perpétuellement allégorique (et puis Fargo repompe de façon maniériste intégralement leur premier film, Blood Simple, les frères Coen s'amusent plus à s'auto-citer qu'à prendre position sur le fait divers lui-même, dont nie eux ni le specateur n'a quelque chose à foutre)...


Mufasalala a écrit:Moi, je n'ai pas du tout aimé "The Philadelphia Story." J'aime bien James Stewart mais l'attitude, le ton de voix, les gestes, le jeu d'acteur de Katharine Hepburn m'énèrvent. C'est une actrice que je n'aime pas voir.
Et puis j'ai pas aimé l'histoire: Hepburn est fiancé à un mec, puis avant le mariage rencontre un journaliste (Stewart) et revoit son ancien mari (Cary Grant). Finalement dans la scène finale, elle voit les trois gars en meme temps et choisit parmi eux son nouveau mari. Beuark.
silverwitch a écrit:Lucky a écrit:Tu la compares à Don Quichotte, moi elle me fait penser à Cyrano de Bergerac, qui n'est content qu'une fois qu'il a semé le malheur partout sur son passage, un personnage que je déteste, d'un égoïsme insupportable à mes yeux...![]()
Mais je dois dire que ta vision des choses m'a ouvert une autre lecture possible...![]()
Lucky,
Vraiment? Moi j'aime bien le personnage de Cyarno de Bergerac...Bon depuis quelques années, il est trop associé à mon souvenir de Jean-Paul Belmondo qui interpréta le rôle au théâtre et surtout à Gérard Depardieu dans le film de Rappeneau.
Ah là là, que j'ai souffert avec le film de Rappeneau !! Tout le monde était à s'extasier sur cette histoire que je trouve abominable de cruauté. Tout le monde voyait Cyrano comme un héros romantique alors qu'à mes yeux c'est un bourreau !
Il aime Roxanne, il se trouve laid, il n'ose pas tenter sa chance et lui déclarer sa flamme, au risque de ce prendre une veste... Bon. Jusque là on peut le trouver lâche et injuste envers Roxanne, que finalement il juge assez superficielle pour ne le juger que sur son physique, mais bon... passons...
Arrive le type à la belle gueule (me rappelle plus son nom !). Cyrano utilise honteusement son amour pour Roxanne en faisant sa cours à la belle sous les traits du malheureux, tout en sachant qu'il sera démasqué dès qu'il ouvrira la bouche. Suite à quoi, le jeune idiot se suicide. Bon, à la limite... Il n'a pas su résister à la tentation de courtiser Roxanne par procuration et il a cru leur rendre service...
Sur ce Roxanne prend le deuil et se met à végéter dans un couvent dans le souvenir de son amour perdu. Bon, il la laisse gâcher sa vie alors qu'il sait qu'elle porte le deuil d'une chimère... là il commence à m'agacer, il pourrait rassembler ses tripes et aller lui avouer le subterfuge...![]()
Mais le pire reste à venir ! Il prend une poutre sur la tronche, il est sur le point de trépasser, et qu'est-ce qu'il fait ? Il se précipite chez Roxanne pour lui avouer la vérité, bien sûr !!! Merveilleux !!! Au moment où il aurait été noble de se la fermer, non, il la ramène. Comme ça elle aura tout le loisir de pleurer sur ses années perdues, sur ce qu'elle aurait pu vivre avec lui, sur sa mort à lui...![]()
Non, franchement, ce type est un monstre d'égoïsme ! Il fait systématiquement tous les mauvais choix. Pour lui, d'abord, mais à la limite, bien fait pour sa gueule, mais pour Roxanne aussi, il se permet de choisir à sa place... et pour le pauvre type dont il brise la vie...Je le déteste !!!
![]()
Sinon, oui je vois ce que tu veux dire...Je pense que le film n'est pas idiot, et il met volontairement les différents âges de la vie en perspective. Le personnage de Zhang Ziyi peut-être insupportable, pour autant son seul vrai défaut est qu'elle rêve trop ce qui la rend impatiente. Je trouve cette vision assez touchante finalement.
Oui, oui. Elle n'est pas inintéressante.![]()
Amicalement,
Lucky
Silverwitch
Lucky a écrit:silverwitch a écrit:Lucky a écrit:Tu la compares à Don Quichotte, moi elle me fait penser à Cyrano de Bergerac, qui n'est content qu'une fois qu'il a semé le malheur partout sur son passage, un personnage que je déteste, d'un égoïsme insupportable à mes yeux...![]()
Mais je dois dire que ta vision des choses m'a ouvert une autre lecture possible...![]()
Lucky,
Vraiment? Moi j'aime bien le personnage de Cyarno de Bergerac...Bon depuis quelques années, il est trop associé à mon souvenir de Jean-Paul Belmondo qui interpréta le rôle au théâtre et surtout à Gérard Depardieu dans le film de Rappeneau.
Ah là là, que j'ai souffert avec le film de Rappeneau !! Tout le monde était à s'extasier sur cette histoire que je trouve abominable de cruauté. Tout le monde voyait Cyrano comme un héros romantique alors qu'à mes yeux c'est un bourreau !
Il aime Roxanne, il se trouve laid, il n'ose pas tenter sa chance et lui déclarer sa flamme, au risque de ce prendre une veste... Bon. Jusque là on peut le trouver lâche et injuste envers Roxanne, que finalement il juge assez superficielle pour ne le juger que sur son physique, mais bon... passons...
Arrive le type à la belle gueule (me rappelle plus son nom !). Cyrano utilise honteusement son amour pour Roxanne en faisant sa cours à la belle sous les traits du malheureux, tout en sachant qu'il sera démasqué dès qu'il ouvrira la bouche. Suite à quoi, le jeune idiot se suicide. Bon, à la limite... Il n'a pas su résister à la tentation de courtiser Roxanne par procuration et il a cru leur rendre service...
Sur ce Roxanne prend le deuil et se met à végéter dans un couvent dans le souvenir de son amour perdu. Bon, il la laisse gâcher sa vie alors qu'il sait qu'elle porte le deuil d'une chimère... là il commence à m'agacer, il pourrait rassembler ses tripes et aller lui avouer le subterfuge...![]()
Mais le pire reste à venir ! Il prend une poutre sur la tronche, il est sur le point de trépasser, et qu'est-ce qu'il fait ? Il se précipite chez Roxanne pour lui avouer la vérité, bien sûr !!! Merveilleux !!! Au moment où il aurait été noble de se la fermer, non, il la ramène. Comme ça elle aura tout le loisir de pleurer sur ses années perdues, sur ce qu'elle aurait pu vivre avec lui, sur sa mort à lui...![]()
Non, franchement, ce type est un monstre d'égoïsme ! Il fait systématiquement tous les mauvais choix. Pour lui, d'abord, mais à la limite, bien fait pour sa gueule, mais pour Roxanne aussi, il se permet de choisir à sa place... et pour le pauvre type dont il brise la vie...Je le déteste !!!
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Amicalement,
Lucky
Cortese a écrit:Lucky a écrit:silverwitch a écrit:Lucky a écrit:Tu la compares à Don Quichotte, moi elle me fait penser à Cyrano de Bergerac, qui n'est content qu'une fois qu'il a semé le malheur partout sur son passage, un personnage que je déteste, d'un égoïsme insupportable à mes yeux...![]()
Mais je dois dire que ta vision des choses m'a ouvert une autre lecture possible...![]()
Lucky,
Vraiment? Moi j'aime bien le personnage de Cyarno de Bergerac...Bon depuis quelques années, il est trop associé à mon souvenir de Jean-Paul Belmondo qui interpréta le rôle au théâtre et surtout à Gérard Depardieu dans le film de Rappeneau.
Ah là là, que j'ai souffert avec le film de Rappeneau !! Tout le monde était à s'extasier sur cette histoire que je trouve abominable de cruauté. Tout le monde voyait Cyrano comme un héros romantique alors qu'à mes yeux c'est un bourreau !
Il aime Roxanne, il se trouve laid, il n'ose pas tenter sa chance et lui déclarer sa flamme, au risque de ce prendre une veste... Bon. Jusque là on peut le trouver lâche et injuste envers Roxanne, que finalement il juge assez superficielle pour ne le juger que sur son physique, mais bon... passons...
Arrive le type à la belle gueule (me rappelle plus son nom !). Cyrano utilise honteusement son amour pour Roxanne en faisant sa cours à la belle sous les traits du malheureux, tout en sachant qu'il sera démasqué dès qu'il ouvrira la bouche. Suite à quoi, le jeune idiot se suicide. Bon, à la limite... Il n'a pas su résister à la tentation de courtiser Roxanne par procuration et il a cru leur rendre service...
Sur ce Roxanne prend le deuil et se met à végéter dans un couvent dans le souvenir de son amour perdu. Bon, il la laisse gâcher sa vie alors qu'il sait qu'elle porte le deuil d'une chimère... là il commence à m'agacer, il pourrait rassembler ses tripes et aller lui avouer le subterfuge...![]()
Mais le pire reste à venir ! Il prend une poutre sur la tronche, il est sur le point de trépasser, et qu'est-ce qu'il fait ? Il se précipite chez Roxanne pour lui avouer la vérité, bien sûr !!! Merveilleux !!! Au moment où il aurait été noble de se la fermer, non, il la ramène. Comme ça elle aura tout le loisir de pleurer sur ses années perdues, sur ce qu'elle aurait pu vivre avec lui, sur sa mort à lui...![]()
Non, franchement, ce type est un monstre d'égoïsme ! Il fait systématiquement tous les mauvais choix. Pour lui, d'abord, mais à la limite, bien fait pour sa gueule, mais pour Roxanne aussi, il se permet de choisir à sa place... et pour le pauvre type dont il brise la vie...Je le déteste !!!
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Amicalement,
Lucky
Ton résumé du film est très juste, j'avais pas vu tout ça. Mais c'est à l'auteur de l'histoire qu'il faudrait s'en prendre d'abord, Edmond Rostand !
Qu'est-ce qui t'a pris bonhomme ??? cétérouge a écrit:Silverwitch
Il est possible que j'aie un avis un peu sévère et trop défintif sur Kubrick, et que je rejoigne la critique un peu facile de misanthropie qui lui sont faites...je dois avouer que ses films ne m'ont jamais beaucoup touché (sauf peut-être Eyes Wide Shut, peut-être parce que c'est un de ses rares films qui ne se termine pas par une représentation de la mort en guise d'épilogue, alors que justement c'est un film un peu testamentaire)...
Je sais pas ourquoi, j'ai tendanc eà lui opposer et préférer Polanski, peut-être parce que tout en utilisant une esthétique et un style de narration qui me semble proche de Kubrick, en jouant sur des thèmes moraux assez proches (le personnage du Locataire n'est pas si éloigné que cela de celui d'eyes Wide Shut), il montre des situations paradoxalement radicalement inverses au mystère de la mort ou de l'étrangeté, plutôt que d'être définit moralement par une posture morale unique, réagit par une opération de quasi-conversion, jusqu'à s'incorporer lui-même dans sa chair l'inhuamnité qui lui fait face...je ne sais pas pourquoi, ce type de cinéma me touche plus (même si je crois qu'en fait dans son soubassement philosophique, il est finalement encore plus misanthrope que celui de Kubrick...)...

cétérouge a écrit:Par contre je n'aime pas du tout non plus les frères Coen, The Big lebowski passe encore... mais j'ai détesté Fargo par sa manière de présenter une complaisance gratuite dans la violence comme un gage de distanciation (la longue scène où le tueur repére la voiture de témoins d'un de ses crimes, qu'il va tuer, par ses feux rouges dans la nuit, et qu'il rattrape lentement, est une des plus insupportable et démagogiquement littérale que je n'aie jamais vu dans un film, je déteste cette manière de motnrer de façon aussi littérale et froide un meurtre, et de retourner cette neutralité en un bête artifice de narration qui ne sert finalement qu'à temporiser l'intrigue, je pense que des cinéastes comme Tim Burton qui n'a pas besoin de ces artifices pour en arriver au même résultat est bien plus grands que les frères Coen, Atom Egoyan ou Cronenberg qui lui au contraire en arrive à faire vraiment réfléchir sur la mort, et à faire ressortir la violence par la théatralisation extrême de ses films, sont beaucoup plus intéressants et beaucoup moins roublards que les frères Coen)...

Shunt a écrit:Tout à fait Caboum... je pense que de par la vente libre des armes, les Américains ont une approche vachement plus banalisée de la violence que, nous, Européens... d'où ce point commun des frères Coen et de Tarantino, de nous montrer le caractère cru d'une violence non fantasmée et la bêtise (ou le cynisme) de ceux qui l'exercent froidement...
...je pense qu'on ne peut prendre la mesure d'un film comme Fargo, si on ne le replace pas dans le contexte ultra-violent de la société américaine contemporaine... les USA, les armes à feu ont fait 11 000 morts en 2001.
Il faut voir Fargo comme une charge contre l'Amérique profonde, sa cupidité et sa violence.


Shunt a écrit:Tout à fait Caboum... je pense que de par la vente libre des armes, les Américains ont une approche vachement plus banalisée de la violence que, nous, Européens... d'où ce point commun des frères Coen et de Tarantino, de nous montrer le caractère cru d'une violence non fantasmée et la bêtise (ou le cynisme) de ceux qui l'exercent froidement...
...je pense qu'on ne peut prendre la mesure d'un film comme Fargo, si on ne le replace pas dans le contexte ultra-violent de la société américaine contemporaine... les USA, les armes à feu ont fait 11 000 morts en 2001.
Il faut voir Fargo comme une charge contre l'Amérique profonde, sa cupidité et sa violence.
Panzerchoumi a écrit:C'était chiant à mourrir ce film. Du grand art.

A wise blood. A quoi veux tu d'autre ?silverwitch a écrit:Panzerchoumi a écrit:C'était chiant à mourrir ce film. Du grand art.
Panzerollin,
À quel film fais-tu allusion dans ta diatribe? Wise Blood?
Silverwitch (il a toujours quelque chose à dire...)

Panzerchoumi a écrit:A wise blood. A quoi veux tu d'autre ?silverwitch a écrit:Panzerchoumi a écrit:C'était chiant à mourrir ce film. Du grand art.
Panzerollin,
À quel film fais-tu allusion dans ta diatribe? Wise Blood?
Silverwitch (il a toujours quelque chose à dire...)

b.verkiler a écrit:Il faudra que je revisionne des films de Polanski, parce qu'à part "Le bal des Vampires" qui m'avait bien fait marrer quand j'étais môme, ses films m'ont ennuyé. "Chinatown" notamment. J'ai pas du tout comprendre...

silverwitch a écrit: Kubrick, ce fanatique de la perfection, n'a jamais fait que décliner sous toutes ses formes et sur tous les tons l'infinie faillibilité de tout programme (politique, militaire, sexuel, informatique...).
L'angoisse chez Kubrick se concentre sur le Temps. C'est pourquoi même son seul final positif, le foetus astral et cyclique de 2001 fait peur. "Forever, and ever, and ever...": c'est le refrain des films de Kubrick.

Bob Cramer a écrit:Xave, il faut comprendre que ce n'est pas parce que tu t'es fait chier que le film est mauvais, enfin
Par contre, tu peux très bien t'amuser avec de très mauvais films.
Sisi
cétérouge a écrit:c'est comme si que tu me disais que les nihilismes allemands post-Kraftwerk du Big Lebovsky sont une charge contre le rôle de l'anarchisme politique dans les mouvement totalitaires du XXème siècle, et que le personnage de Ben Gazzara dans le même film est une dénonciation du machisme, alors qu'il s'ait simplement d'un artifice de narration parmis 3000 autres...
Lucky a écrit:Personnellement, je trouve Pulp Fiction très complaisant, au contraire. Je ne connais pas les films dont vous parlez, parce que c'est vraiment le genre de truc que je fuis à toutes jambes.J'ai pas besoin de voir des trucs atroces pour avoir horreur de la violence...
Et puis en plus, il faut toujours faire pire, plus affreux, plus sanglant... J'ai été voir le dernier Bruce Willis avec ma cousine, j'ai pleuré pendant tout le film.
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