Shoemaker a écrit:Qui dit mieux ?
Mieux !
(C'est pour éviter à Aym, qui m'a l'air bien occupé, de la faire)
Modérateurs: Garion, Silverwitch
Shoemaker a écrit:Qui dit mieux ?
Shoemaker a écrit:Nuvo a écrit:Je vois bien une Une de ibé avec la photo du Demorant titré "OUT"
Dans le genre les rois du "cas Lembour", je verrais plutôt un truc du genre :
Demeure plus à Libé.
Un mort à Libé
Demor rend son tablier...


porcaro77 a écrit:Demorand démissionne de Libération Bon débarras !! J'espère que cet incapable prétentieux n'aura pas droit à des grosses indemnités vu ses résultats catastrophiques

Aiello a écrit:Shoemaker a écrit:Qui dit mieux ?
Mieux !
(C'est pour éviter à Aym, qui m'a l'air bien occupé, de la faire)
Aym a écrit:Aiello a écrit:Shoemaker a écrit:Qui dit mieux ?
Mieux !
(C'est pour éviter à Aym, qui m'a l'air bien occupé, de la faire)
putain j'allais la faire !
La colère de l’Union est à la hauteur de sa surprise : personne n’a cru que les Suisses voteraient, même par une majorité étroite de 50,3 %, en faveur d’une limitation du droit à la libre circulation des Européens. Car il s’agit de l’une des pierres angulaires de la construction communautaire que la Suisse a accepté de faire sienne, en 2000, par un référendum largement positif (67,2 % de oui). Comme l’a rappelé le porte-parole d’Angela Merkel dès le résultat connu : « la liberté de circulation est pour nous un bien de haute valeur, la chancelière l’a toujours souligné ». La votation de dimanche est jugée, à Bruxelles, d’autant plus incompréhensible que le chômage est quasiment inexistant dans une Confédération dont le succès économique tient largement à ses relations privilégiées avec l’Union européenne : « entre 1992 et 2002, c’est-à-dire entre le rejet de l’adhésion à l’Espace économique européen et l’entrée en vigueur du premier paquet d’accords bilatéraux avec l’Union, la croissance était atone, admet d’ailleurs un diplomate suisse. C’est depuis 2002 et la libéralisation des échanges que notre croissance s’est envolée. Sans les spécialistes européens venus chez nous, on n’en serait pas là ».
Le ton, à Bruxelles, n’est donc pas à la conciliation : la tentation est forte de « faire un exemple », selon l’expression de Daniel Cohn-Bendit, le coprésident du groupe Vert au Parlement européen, à l’usage de ceux qui, comme en Grande-Bretagne, seraient tentés de faire la même chose. « La Suisse ne peut pas se réserver la meilleure part du gâteau », a déjà prévenu dans la presse suisse alémanique, en janvier dernier, Viviane Reding, la vice-présidente de la Commission chargée de la justice. Joseph Daul, le président du Parti populaire européen (PPE, conservateur), a aussi rappelé qu’il « n'y a pas de place pour la négociation, car les règles ne peuvent être changées unilatéralement (…) La Suisse (…) doit accepter et garantir la libre circulation de tous les citoyens de l'UE ». En clair, il n’est pas question d’accepter que Berne fasse du « cherry picking », c’est-à-dire choisisse dans les politiques de l’Union uniquement ce qui l’intéresse, référendum ou non. Laurent Fabius appelle donc, comme l’Allemagne ou la Belgique, à « revoir nos relations avec la Suisse ».
Dans cette affaire, l’Union joue sur du velours : la puissance, c’est elle, et non une confédération enclavée qui effectue 60 % de ses échanges avec l’Europe. « La Suisse toute seule ne représente pas une puissance économique considérable », a lâché le chef de la diplomatie française. Le chef de la diplomatie allemande, Frank-Walter Steinmeier, a surenchéri en soulignant que c’est la Suisse qui sera « pénalisée en premier lieu », car elle « bénéficie économiquement de son image de pays au coeur de l'Europe et ouvert sur le monde ».
Les relations entre l’Union et la Suisse sont complexes : depuis le rejet de l’EEE, en 1992 (par la même majorité que dimanche dernier), et l’enterrement de facto de toute perspective d’adhésion, le gouvernement helvétique a tissé une série de liens avec l’Union afin de bénéficier des avantages du Marché unique tout en restant politiquement à l’écart. Deux séries d’accords bilatéraux ont été conclues : la première, en 2000 (étendu en 2005 aux dix nouveaux États membres), couvrait non seulement la libre circulation des travailleurs, mais aussi le transport, l’agriculture, la recherche, les marchés publics, etc. La seconde, en 2004, étendait notamment l’espace de libre circulation Schengen et la politique d’immigration et d’asile à la Suisse. À chaque fois, les Suisses ont approuvé par de larges majorités ces accords bilatéraux, acceptant même, en 2008, de verser 650 millions d’euros d’aides régionales aux dix nouveaux États membres. C’est toute la politique du gouvernement helvète qui est mise à bas par la votation de dimanche, au moment même où il s’apprêtait à entamer avec l’Union la négociation d’un cadre juridique unique destiné à remplacer la multitude d’accords bilatéraux. Car la Commission avait prévu un tel revirement en introduisant une « clause guillotine » dans le premier paquet d’accords bilatéraux : si l’un des accords tombe, c’est l’ensemble du paquet qui tombe. Autant dire que la Suisse a un énorme problème : elle risque de perdre l’accès à un marché de 500 millions d’Européens, ce qui plombera sa croissance.
L’inquiétude des autorités européennes dépasse de loin le seul cas suisse. Car, dans trois mois auront lieu de périlleuses élections européennes au cours desquels les nationalistes comptent bien capitaliser sur les peurs actuelles : « cette votation envoie un signal désastreux au pire moment », juge Sylvie Goulard, eurodéputée libérale (MODEM), comme le montre les cries de joie de Marine Le Pen, de Geert Wilders (PVV) aux Pays-Bas, de Nigel Farage (UKIP) au Royaume-Uni ou de la Ligue du Nord en Italie. « On est dans l’identitaire pure, le chômage étant inexistant en Suisse ». Surtout, un pays comme la Grande-Bretagne, qui veut organiser un référendum sur son appartenance à l’Union, espère obtenir un statut à la carte qui lui permettrait de prendre uniquement les politiques qui l’intéressent. Déjà, le gouvernement de David Cameron se prépare à adopter une législation visant à limiter le droit à la libre circulation des Européens. Céder à la Suisse pourrait donc ouvrir la porte à un détricotage de l’Union… « La Suisse a parfaitement le droit de se refermer sur elle-même. Mais nous n’avons pas à lui céder, sinon nous y perdrons tous », prévient Daniel Cohn-Bendit. Le gouvernement de la Confédération a trois ans pour trouver une solution avec l’Union sans que celle-ci écorne l’un de ses principes fondamentaux. José Manuel Durao Barroso, le président de la Commission, a prévenu, aujourd'hui, que "c'est la Suisse qui doit venir avec des solutions. Ce n'est pas à moi ou la Commission". Mais, la marge de négociation est proche de zéro selon l'ancien premier ministre portugais: "il ne faut pas se faire d'illusion: nous n'allons pas négocier le principe de libre circulation des personnes". "Nous offrons à la Suisse une situation exceptionnelle. La Suisse a un accès sans restriction à notre marché intérieur. Les Suisses peuvent s'établir où ils veulent en Europe. Ce n'est pas juste que l'Europe offre ces conditions et que la Suisse ne les offre pas."

Ouais_supère a écrit:Stef, t'es chiant



Tarod a écrit:Parler de sanctions est prématuré, la Suisse a 3 ans pour mettre en œuvre ce qui a été voté. Et si ça va à l'encontre des accords avec l'UE la commission européenne peut les dénoncer (et avec la clause "guillotine" ça entrainerait la chute de 6 ou 7 autres accords) mais pour que ce soit effectif il faut que les chefs d’État des 28 pays de l'UE supportent la décision de la commission à l'unanimité!
C'est très loin d'être fait surtout avec la Grande Bretagne qui veut aussi limiter l'immigration...

Silverwitch a écrit:Tarod a écrit:Parler de sanctions est prématuré, la Suisse a 3 ans pour mettre en œuvre ce qui a été voté. Et si ça va à l'encontre des accords avec l'UE la commission européenne peut les dénoncer (et avec la clause "guillotine" ça entrainerait la chute de 6 ou 7 autres accords) mais pour que ce soit effectif il faut que les chefs d’État des 28 pays de l'UE supportent la décision de la commission à l'unanimité!
C'est très loin d'être fait surtout avec la Grande Bretagne qui veut aussi limiter l'immigration...
L'Allemagne décidera (comme d'habitude), et il serait très improbable qu'elle souhaite sanctionner la Suisse, sinon pour la forme.

DCP a écrit:On verra ce qu'il se passe, j'espère que les autorités suisses ne se laisseront pas faire....car on dépend de l'Europe économiquement, mais la Suisse est un marché juteux pour l'Europe. Sans compter les 650 millions que l'on a accepté de payer en 2008, en espérant que si l'UE fasse tomber les accords, ces aides tombent aussi.

DCP a écrit:Tout dépend du gouvernement en place, certains sociaux-démocrates ne portent pas la Suisse dans leur cœur, ce 'pays de profiteurs qui favorise l'invasion fiscale'. Et tout dépend aussi comment les quotas seront fixés, le nombre d'allemands travaillant en Suisse étant important.

Silverwitch a écrit:DCP a écrit:On verra ce qu'il se passe, j'espère que les autorités suisses ne se laisseront pas faire....car on dépend de l'Europe économiquement, mais la Suisse est un marché juteux pour l'Europe. Sans compter les 650 millions que l'on a accepté de payer en 2008, en espérant que si l'UE fasse tomber les accords, ces aides tombent aussi.
Il ne faut pas exagérer quand même, la Suisse est un tout petit marché à l'échelle des exportations européennes, c'est nettement plus petit que la Belgique, par exemple.
DCP a écrit:En terme de volume, on est petit, en terme de marge, c'est une affaire. Et je serai curieux de connaître les chiffres du commerce intra-européen pour comparer.

denim a écrit:ils ont dit que "l'Europe c'est la paix" ...![]()
vachement oui...je n'ai jamais ressenti autant de tension entre pays que depuis la mise en place de leur usine à gaz.
DCP a écrit:Silverwitch a écrit:DCP a écrit:On verra ce qu'il se passe, j'espère que les autorités suisses ne se laisseront pas faire....car on dépend de l'Europe économiquement, mais la Suisse est un marché juteux pour l'Europe. Sans compter les 650 millions que l'on a accepté de payer en 2008, en espérant que si l'UE fasse tomber les accords, ces aides tombent aussi.
Il ne faut pas exagérer quand même, la Suisse est un tout petit marché à l'échelle des exportations européennes, c'est nettement plus petit que la Belgique, par exemple.
En terme de volume, on est petit, en terme de marge, c'est une affaire. Et je serai curieux de connaître les chiffres du commerce intra-européen pour comparer.
DCP a écrit:La Suisse a déjà annoncé qu'elle ne signerait pas l'extension de l'accord sur la libre-circulation avec la Croatie, l''UE a alors menacé de suspendre la participation de la Suisse aux accords Erasmus et sur la recherche. Après, juridiquement, je ne sais pas ce que l'UE peut réellement faire et dans quels domaine.

Xave a écrit:denim a écrit:ils ont dit que "l'Europe c'est la paix" ...![]()
vachement oui...je n'ai jamais ressenti autant de tension entre pays que depuis la mise en place de leur usine à gaz.
Mouais... Demande à ton grand'père s'il est d'accord avec ça...

Silverwitch a écrit:DCP a écrit:En terme de volume, on est petit, en terme de marge, c'est une affaire. Et je serai curieux de connaître les chiffres du commerce intra-européen pour comparer.
Pas plus ou pas moins qu'en Autriche, en France ou en Allemagne. Concernant les montants, les importations suisses représentent un montant annuel d'environ 110 à 120 milliards d'euros en provenance des pays de l'Union Européenne. Pour donner un ordre d'idées, la Belgique c'est environ 180 milliards d'euros au sein de l'Europe.
La Suisse a plus à perdre économiquement que l'Union Européenne, c'est évident. Mais ça resterait très marginal. L'Allemagne ou la France n'ont aucune raison de perdre un bon client, et la Suisse de perdre des bons clients.
DCP a écrit:Pardon, tu ne peux pas prétendre que les marges sont les mêmes partout.
DCP a écrit: Lors de la baisse conséquente de l'euro par rapport au franc suisse fin 2011, les prix des produits venant de l'UE n'avaient curieusement pas baissés dans les mêmes proportions. Les deux grandes chaînes de supermarché en Suisse avaient du négocier avec les fournisseurs, recourir au boycott de certains produits pour obtenir des baisses.

DCP a écrit:À part ça, même si au final, la Suisse et l'UE vont trouver un moyen de continuer à faire des affaires le mieux possible, cela ça quand même compliquer les relations. Et, au niveau interne, cela va être le gros dossier politique pour les 2-3 ans à venir et un dossier clivant qui va 'pourrir' la vie politique.


Silverwitch a écrit:DCP a écrit:À part ça, même si au final, la Suisse et l'UE vont trouver un moyen de continuer à faire des affaires le mieux possible, cela ça quand même compliquer les relations. Et, au niveau interne, cela va être le gros dossier politique pour les 2-3 ans à venir et un dossier clivant qui va 'pourrir' la vie politique.
Le problème de la Suisse, c'est qu'elle est trop petite pour se permettre de véritablement froisser ses voisins. Ça ne devrait pas empêcher la Suisse de défendre ce qu'elle estime être son intérêt national ! Pour le moment, je trouve la Suisse assez remarquable dans sa capacité à maintenir bon gré mal gré son modèle social, politique et économique.
Ouais_supère a écrit:Stef, t'es chiant

Ouais_supère a écrit:Stef, t'es chiant
Stéphane a écrit:Faut dire, si chacun prend ce qu'il veut, l'Union n'a plus beaucoup de sens.

Tarod a écrit:Si elle s'était concentré sur l'essentiel ça aurait pu fonctionner mais à vouloir tout gérer plus rien ne va.

Stéphane a écrit:Mais les pays membres ne la laissent pas gérer "l'essentiel". C'est de là que ça part. Les pays aiment bien laisser l'UE prendre des décisions qui fâchent à leur place pour ensuite lancer un faeux "ça vient de Bruxelles".

Ouais_supère a écrit:Stef, t'es chiant

Stéphane a écrit:Je suis d'accord avec ça. Mais ce sont les états qui ont créé cette union. Bon, ok, les américains ont aidé le bazar, c'est vrai.

Xave a écrit:denim a écrit:ils ont dit que "l'Europe c'est la paix" ...![]()
vachement oui...je n'ai jamais ressenti autant de tension entre pays que depuis la mise en place de leur usine à gaz.
Mouais... Demande à ton grand'père s'il est d'accord avec ça...

Silverwitch a écrit:Stéphane a écrit:Je suis d'accord avec ça. Mais ce sont les états qui ont créé cette union. Bon, ok, les américains ont aidé le bazar, c'est vrai.
Les États et les gouvernants européens portent une responsabilité écrasante, cependant n'oublions pas que cette construction repose sur un double vice de forme: l'impossible création d'un intérêt général européen puisque l'Europe se compose de nations souveraines, et la domination américaine qui pervertit toute action commune. Tant que les nations européennes ne partageront pas un point de vue proche, il n'y a aucune chance d'avoir une Europe européenne, une Europe indépendante. On en est loin, tant les propriétés nationales constituent à mon avis le coeur de l'identité européenne. Faire une Europe contre les nations européennes et leur diversité, c'est la négation de l'histoire européenne.

Tarod a écrit:Elle tricote des centaines de règlements bidons quand même.
Tarod a écrit:Et cette zone de libre échange est bidon, tout le monde sait bien qu'elle ne peut pas rester telle quelle longtemps. D'ailleurs elle ne fait que s'étendre, jusqu'à quel point? Quand on atteindra la Russie on les intègrera également?

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