Modérateurs: Garion, Silverwitch

Alzam a écrit:Ah mais c'est vrai que selon Gates, le départ de Khadafi n'est pas le but poursuivi...
Même si Clinton et Obama claironnent le contraire.

Shoemaker a écrit:les info sur la 2 ou la 3. J'écoutais d'une oreille distraite sans regarder.
Les Américains songent à ralentir leur engagement, la France est en pleine engueulade avec l'Allemagne (explication les yeux dans les yeux entre Juppé et le Ministre des AE germain), bref de la dissension dans l'air. Ne parlons pas des Arabes, en pleine confusion généralisée.

Le chaos n'est pas une fatalité, c'est une conséquence logique de l'agression.Seb a écrit:Maverick a écrit:Entre 500.000 et 1.000.000 de morts en Irak depuis 2003. Ça fait cher le coup de pouce...on peut donc dire qu'en théorie, c'est mieux parce que la démocratie tout ça. Mais dans les faits, l'Irak a tout perdu.
Ca fait beaucoup de morts mais ils l'ont été parce que le pays se trouve aujourd'hui dans un état proche de la guerre civile. Je le répète, on peut espérer que les choses changent. Mais ça ne justifie, selon moi, en tous cas pas de laisser un dictateur en place sous prétexte qu'en le faisant sauter, certains essaieront à tout prix de semer le chaos.

Mufasa a écrit:Shoemaker a écrit:les info sur la 2 ou la 3. J'écoutais d'une oreille distraite sans regarder.
Les Américains songent à ralentir leur engagement, la France est en pleine engueulade avec l'Allemagne (explication les yeux dans les yeux entre Juppé et le Ministre des AE germain), bref de la dissension dans l'air. Ne parlons pas des Arabes, en pleine confusion généralisée.
Oui, c'est surtout la Ligue arabe qui a de gros doutes sur son soutien initial à une action militaire. Leur position actuelle se caractérise plus ou moins ainsi: "si j'avais su, j'aurais pô venu."
Seb a écrit:Ouais, avec quel effet ? Je ne pense pas que cela aurait changé grand chose.
Les USA, même si les raisons n'étaient certainement pas les bonnes, partaient en guerre contre un dictateur. J'espère pour toi que tu arrives à comprendre la nuance.
Il est redevenu fréquentable parce qu'il y avait du business à faire. C'est Sarkozy lui-même qui le disait en marge de sa rencontre. Qui va se plaindre des emplois créés pour Alstom ou EDF ?
Ca a un nom. Victimes colatérales.

Les conditions dans lesquelles les frappes se sont déroulées contre les forces fidèles au colonel Kadhafi dans la nuit de samedi à dimanche, sur la route conduisant à Ajdabiya, à 35 kilomètres au sud de Benghazi, commencent à susciter un débat. Dans l'édition du quotidien Libération datée de lundi, l'envoyé spécial du journal, Christophe Ayad, ne décrit pas une opération militaire mais "un vrai jeu de massacre." Il poursuit : "Des dizaines et des dizaines de corps de soldats gisent là, morts dans l'instant, certains presque des enfants dans leur treillis trop grand. Ils ont été foudroyés par les Rafale français entre 5 et 7 heures du matin."
Un autre reporter, Kareem Fahim de l'International Herald Tribune, évoque un "carnage" et précise plus loin que de multiples frappes sont intervenues, "apparemment conduites par les pilotes des avions d'armes français qui ont pris la responsabilité de tirer les premiers coups". Ce même reporter ajoute que les frappes ont visé deux convois. Selon lui, l'un paraît avoir été frappé alors que ses canons et ses mitrailleuses étaient dirigés vers Benghazi, la capitale des rebelles que les Français avaient samedi pour mission de protéger. L'autre, en revanche, aurait été frappée alors que ses véhicules quittaient la zone de combat. L'envoyé spécial du Herald Tribune cite un officier rebelle, le colonel Abdullah al-Shafi : "Ils battaient en retraite. Les soldats [loyaux à Kadhafi, ndlr] avaient volé des véhicules civils et fuyaient. Ils étaient en train d'enlever leurs treillis.


silverwitch a écrit:Les conditions dans lesquelles les frappes se sont déroulées contre les forces fidèles au colonel Kadhafi dans la nuit de samedi à dimanche, sur la route conduisant à Ajdabiya, à 35 kilomètres au sud de Benghazi, commencent à susciter un débat. Dans l'édition du quotidien Libération datée de lundi, l'envoyé spécial du journal, Christophe Ayad, ne décrit pas une opération militaire mais "un vrai jeu de massacre." Il poursuit : "Des dizaines et des dizaines de corps de soldats gisent là, morts dans l'instant, certains presque des enfants dans leur treillis trop grand. Ils ont été foudroyés par les Rafale français entre 5 et 7 heures du matin."
Un autre reporter, Kareem Fahim de l'International Herald Tribune, évoque un "carnage" et précise plus loin que de multiples frappes sont intervenues, "apparemment conduites par les pilotes des avions d'armes français qui ont pris la responsabilité de tirer les premiers coups". Ce même reporter ajoute que les frappes ont visé deux convois. Selon lui, l'un paraît avoir été frappé alors que ses canons et ses mitrailleuses étaient dirigés vers Benghazi, la capitale des rebelles que les Français avaient samedi pour mission de protéger. L'autre, en revanche, aurait été frappée alors que ses véhicules quittaient la zone de combat. L'envoyé spécial du Herald Tribune cite un officier rebelle, le colonel Abdullah al-Shafi : "Ils battaient en retraite. Les soldats [loyaux à Kadhafi, ndlr] avaient volé des véhicules civils et fuyaient. Ils étaient en train d'enlever leurs treillis.
L'article complet:
L'intervention française en Libye qualifiée de "jeu de massacre"
Silverwitch

Michel Collon, invité à Ce soir ou jamais, donne son analyse sur l’intervention en Libye, à la lumière des guerres initiées par les USA depuis les années 60. Il précise tout d’abord que ces guerres ont toutes été précédées de mensonges, les médiamensonges, qui servent à justifier la guerre aux yeux de l’opinion publique : La guerre du Vietnam précédée par le mensonge de l’attaque d’un navire américain par deux bateaux vietnamiens dans le Golfe du Tonkin ; l’invasion de l’Irak en 2003 justifiée par des mensonges et notamment celui des armes de destruction massive ; l’intervention en Yougoslavie, etc.
Il s’interroge ensuite sur les interventions militaires dans "le monde arabe" à l’aune de l’actualité libyenne. « Quel est le critère pour l’Europe, pour les Etats-Unis, pour distinguer le bon arabe et le mauvais arabe ? »
Il apporte sa réponse un peu plus loin : « Le bon arabe c’est l’arabe qui est à genoux, qui donne son pétrole aux USA et celui-là il pourra traiter les femmes en esclaves, commettre des tortures, du terrorisme ; celui-là on ne lui fera rien, parce qu’il dira toujours merci aux Etats-Unis et à monsieur Sarkozy. »

silverwitch a écrit:Il s’interroge ensuite sur les interventions militaires dans "le monde arabe" à l’aune de l’actualité libyenne. « Quel est le critère pour l’Europe, pour les Etats-Unis, pour distinguer le bon arabe et le mauvais arabe ? »

Kôôl-x a écrit:Non, le problème de cette société décadente, c'est que l'humain n'en est plus au coeur.


“Combattre la désinformation orchestrée par Kadhafi”
Quelle est la situation sur place ?
J'ai quitté la Libye juste avant la mise en place de la zone d'exclusion aérienne [le 19 mars 2011], après avoir été bloquée à Tripoli. A Benghazi, toutes les lignes sont coupées, Internet aussi. A Tripoli, tous les commerces sont fermés et les jours où les mitrailleuses se taisent, il règne dans la capitale un silence effrayant. Nous avons de fortes suspicions concernant la fuite de Kadhafi à Sebha [dans le sud du pays]. On dit que l'un de ses fils serait blessé. Quoi qu'il en soit, il ne faut pas qu'ils puissent s'échapper. Avec les liquidités que Kadhafi détient, il restera très dangereux pour la Libye et pour les pays engagés dans la coalition internationale. Nous demandons à tous les pays frontaliers de la Libye, et notamment au gouvernement algérien, de ne pas laisser fuir Kadhafi et sa famille.
Comment la révolte contre Kadhafi s'organise-t-elle ?
Chacun participe dans la mesure de ses moyens. Les femmes ont investi les rues et aident dans les hôpitaux à soigner les blessés, y compris dans une ville conservatrice comme Benghazi. Pour la Libye, c'est une véritable renaissance. Le cœur du mouvement est constitué par les jeunes qui sont sous-équipés et sous-entraînés. Quand ils gagnent une bataille, ils récupèrent les armes et les véhicules des mercenaires. Ce sont des résistants, pas des "rebelles" ni des "insurgés" comme on peut le lire dans la presse française. Parler de "rebelles" ou "d'insurgés", c'est reprendre les mots des communicants du régime qui stigmatisent la révolte. Les chiffres donnés par les hôpitaux sont faux : avec tous les bombardements et les tirs dont j'ai été témoin, Kadhafi a fait au moins 10 000 victimes parmi ses compatriotes.
Doit-on craindre une guerre civile ?
Non, il n'y a pas d'opposition entre l'Est et l'Ouest. L'Est n'en est pas à son premier soulèvement contre Kadhafi, c'est pourquoi les militaires qui y étaient basés ont rejoint la résistance. Mais l'Ouest est pris en otage par Kadhafi et ses milices. Il use de tous les moyens de pression pour s'assurer la loyauté des soldats, en leur présentant par exemple les cadavres de leurs camarades déserteurs, poings liés dans le dos. Certains ont préféré mourir plutôt que de tirer sur leurs concitoyens. Dans les avions et les chars d'assaut, on attache les hommes à leurs commandes pour les empêcher de fuir. Et Kadhafi n'hésitera pas à se faire un bouclier humain des membres du gouvernement et de leurs familles. Vous tuez ou vous êtes tué.
Que pensez-vous de l'intervention de la communauté internationale ?
Nous, les résistants, saluons cette intervention militaire avec toutefois une crainte : celle que ces forces ne partent jamais. Et on s'interroge aussi sur la contrepartie qui nous sera demandée. Va-t-on nous imposer un gouvernement ? L'installation d'une base militaire ? Après la colonisation italienne et quarante-deux ans d'oppression kadhafienne nous aimerions prendre enfin notre destin en main.
Que pouvez-vous faire depuis Le Caire ?
Beaucoup de Libyens, en particulier ceux qui sont originaires de Benghazi, rallient Le Caire pour mettre à l'abri femmes et enfants. Ici, les Libyens peuvent combattre la désinformation orchestrée par Kadhafi. Dire tout haut que les troupes du dictateur imputent à la coalition internationale des pertes humaines qui sont en réalité de leur fait. Ou que, pour ne pas être poursuivi pour crime contre l'humanité par un tribunal international, Kadhafi envoie ses soldats faire signer aux familles de victimes des décharges qui attestent que leurs proches sont morts de la main des manifestants. Nous nous improvisons journalistes, en filmant avec nos portables ou en témoignant auprès de médias, car nous n'avons pas de presse libre et que les journalistes étrangers présents en Libye sont enlevés ou risquent leur vie. Nous sommes aussi très reconnaissants au Qatar et à sa chaîne d'information Al-Jazira qui, en dépit de la mort d'un de ses journalistes et de l'enlèvement de trois autres, est restée sur le terrain et continue de nous informer.
D'autre part, Kadhafi et sa famille détiennent des comptes auprès de l'Arab International Bank, une banque égyptienne qui dispose de succursales dans tout le monde arabe, qui ne sont pas encore gelés. Nous comptons bien attirer l'attention de la communauté internationale sur cet argent pour empêcher Kadhafi de l'utiliser.

Waddle a écrit:Le témoignage d'une libyene réfugiée en Egypte, qui vaut ce qu'il vaut:“Combattre la désinformation orchestrée par Kadhafi”

silverwitch a écrit:Waddle a écrit:Le témoignage d'une libyene réfugiée en Egypte, qui vaut ce qu'il vaut:“Combattre la désinformation orchestrée par Kadhafi”
Comme quoi, plus le mensonge est grossier, mieux il passe.
Silverwitch

Waddle a écrit:Hein?

silverwitch a écrit:Waddle a écrit:Hein?
Ce genre de propos fantaisistes appelle les plus grandes réserves...
Silverwitch

Waddle a écrit:Le témoignage d'une libyene réfugiée en Egypte, qui vaut ce qu'il vaut:...notamment au gouvernement algérien...
...Kadhafi a fait au moins 10 000 victimes parmi ses compatriotes.
...Dans les avions et les chars d'assaut, on attache les hommes à leurs commandes pour les empêcher de fuir.
Waddle a écrit:
Oui, c'est clair. Mais de là à sous-entendre que c'est un mensonge, et qu'il est gros...
Ce n'est pas comme si ce qu'elle disait était complètement décalé par rapport à ce qu'on entend tous les jours.
Sauf peut-être sur les 10.000 victimes dont elle parle.
Pour le reste...


Nuvolari a écrit:Oui mais la partie est pourtant assez facile pour la propagande car Kadhafi c'est quand même un beau salopard quoi qu'il arrive...
Sankara était quand même bien mieux. D'ailleurs on l'a fait liquider...

Cortese a écrit:Ils n'avaient pas les mêmes ambitions non plus. Sankara était à la tête d'un petit pays sans grande importance stratégique. Au pire il aurait pu contaminer idéologiquement les pays voisins, mais on sait comment a fini Kwame N'Krumah. Je comparerais plutôt Kadhafi à Sékou Touré, dont l'histoire politique est très intéressante (et qu'on a aussi qualifié de fou), parce qu'on voit comment il est passé du syndicalisme conciliant à la rupture radicale avec la France et à l'alliance avec Moscou, poussé à bout par les manigances colonialistes. Quand on pense que le gouvernement français (de De Gaulle, hélas) a été jusqu'à émettre de la fausse monnaie pour ruiner l'économie de la petite Guinée !
Kadhafi a une autre dimension : il se voulait le successeur de Nasser (son modèle avoué), unificateur du monde arabe, apôtre de l'union africaine (c'est le principal contributeur financier aux tentatives d'émancipation panafricanistes), militant de la récupération des richesses naturelles du Tiers-Monde par les nationalisations et catalyseur du combat contre Israël, et donc contre les Etats-Unis et l'Europe. Finalement avoir cru ce combat possible, c'est ça peut-être la preuve de sa folie.

Mufasa le 14 janvier 2011 a écrit:Bon, et les autres grands patriotes africains ? Kwame Nkrumah, Julius Nyerere, Patrice Lumumba, Nelson Mandela, etc. Mais comme Sankara ils ont tous échoué.
Heureusement, il reste Kadhafi.

silverwitch a écrit:Maverick a écrit:Ben au vu des informations qu'on a, ça parait clair que Sarkozy agit pour le compte des Américains.
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La question ne se serait même pas posée en France, si seuls les britanniques avaient pris cette position, tout le monde l'aurait compris immédiatement. Il faut maintenant espérer que l'on s'en souviendra un peu.
Mais les américains auraient eu tort de ne pas essayer, ils ont fait la même chose au Kosovo, et ça a très bien marché.
Silverwitch


Mufasa a écrit:Cortese a écrit:Ils n'avaient pas les mêmes ambitions non plus. Sankara était à la tête d'un petit pays sans grande importance stratégique. Au pire il aurait pu contaminer idéologiquement les pays voisins, mais on sait comment a fini Kwame N'Krumah. Je comparerais plutôt Kadhafi à Sékou Touré, dont l'histoire politique est très intéressante (et qu'on a aussi qualifié de fou), parce qu'on voit comment il est passé du syndicalisme conciliant à la rupture radicale avec la France et à l'alliance avec Moscou, poussé à bout par les manigances colonialistes. Quand on pense que le gouvernement français (de De Gaulle, hélas) a été jusqu'à émettre de la fausse monnaie pour ruiner l'économie de la petite Guinée !
Kadhafi a une autre dimension : il se voulait le successeur de Nasser (son modèle avoué), unificateur du monde arabe, apôtre de l'union africaine (c'est le principal contributeur financier aux tentatives d'émancipation panafricanistes), militant de la récupération des richesses naturelles du Tiers-Monde par les nationalisations et catalyseur du combat contre Israël, et donc contre les Etats-Unis et l'Europe. Finalement avoir cru ce combat possible, c'est ça peut-être la preuve de sa folie.
J'aime beaucoup ce genre de post, de recul historique, synthèse et mise en perspectivePourquoi n'es-tu pas professeur d'histoire ?

Mufasa a écrit:à l'ouest, les forces de Kadhafi progressent à Mitsurata, la dernière ville de l'ouest encore contrôlée par les insurgés.

sheon a écrit:Ouais, pas la peine de jouer l'innocent, on sait que c'est toi qui a assassiné Kennedy

Mufasa a écrit:Sccc: J'ai une théorie, mais je ne sais pas si c'est la bonne. En gros, la diplomatie US s'est d'abord sentie obligée de condamner la Libye pour sa représsion, en raison du contexte du "soulèvement arabe", cf le renversement de Ben Ali et Moubarak, et d'éviter les gaffes du style "le régime de Moubarak est stable". D'une part, pour être "du bon côté de l'Histoire" et redorer un blason quelque peu écorné par le renversement de Moubarak, et de deux, pour anticiper de bonnes relations avec le nouveau gouvernement, sachant que pendant un temps le régime de Kadhafi semblait sombrer définitivement. Mais par la suite, Kadhafi reprend l'avantage, et suite à sa probable victoire contre les insurgés, risque de "punir" ceux qui l'ont attaqué sur la scène internationale. Par exemple expulser les ambassades des Occidentaux, et n'acheter et vendre qu'aux Russes et aux Chinois, et redevenir le "méchant" Kadhafi de 1969-2004 et non le "gentil" Kadhafi de post-2004. A mon avis, les Américains ne souhaitent pas ça.
Le problème pour les Occidentaux, c'est que l'intervention ne guarantit pas une victoire insurgée. A l'est ils ont dégagé Benghazi et tentent de reprendre Adjabiya, mais à l'ouest, les forces de Kadhafi progressent à Mitsurata, la dernière ville de l'ouest encore contrôlée par les insurgés.

sccc a écrit:Mufasa a écrit:Sccc: J'ai une théorie, mais je ne sais pas si c'est la bonne. En gros, la diplomatie US s'est d'abord sentie obligée de condamner la Libye pour sa représsion, en raison du contexte du "soulèvement arabe", cf le renversement de Ben Ali et Moubarak, et d'éviter les gaffes du style "le régime de Moubarak est stable". D'une part, pour être "du bon côté de l'Histoire" et redorer un blason quelque peu écorné par le renversement de Moubarak, et de deux, pour anticiper de bonnes relations avec le nouveau gouvernement, sachant que pendant un temps le régime de Kadhafi semblait sombrer définitivement. Mais par la suite, Kadhafi reprend l'avantage, et suite à sa probable victoire contre les insurgés, risque de "punir" ceux qui l'ont attaqué sur la scène internationale. Par exemple expulser les ambassades des Occidentaux, et n'acheter et vendre qu'aux Russes et aux Chinois, et redevenir le "méchant" Kadhafi de 1969-2004 et non le "gentil" Kadhafi de post-2004. A mon avis, les Américains ne souhaitent pas ça.
Le problème pour les Occidentaux, c'est que l'intervention ne guarantit pas une victoire insurgée. A l'est ils ont dégagé Benghazi et tentent de reprendre Adjabiya, mais à l'ouest, les forces de Kadhafi progressent à Mitsurata, la dernière ville de l'ouest encore contrôlée par les insurgés.
Ok, là tu présentes les USA comme "prenant le train en marche" et sujets à des états d'âme. Mais Silver va plus loin: les révoltes qui sont à l'origine de la répression de Kadhafi ont été fomentées par les Occidentaux (read: les américains). Il ne s'agit plus de prendre le train en marche mais de planifier la chute de Kadhafi.
Et là je vois pas trop...
Shoemaker a écrit:Bon tu penses ce que tu veux de Khadafi ! Mais Calixte Beyala... pitié !!!
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