Genie a écrit:On entend beaucoup moins la communauté internationale sur la Libye et Bahrein.
clair.
Modérateurs: Garion, Silverwitch
Genie a écrit:On entend beaucoup moins la communauté internationale sur la Libye et Bahrein.

Genie a écrit:On entend beaucoup moins la communauté internationale sur la Libye et Bahrein.
silverwitch a écrit:Shoemaker a écrit:Que croyez-vous que De Gaulle a été faire à Baden Baden chez le Général Massu ?
Je me rappelle que pendant les événements de 68, des chars avaient été positionnés sur le périph autour de Paris.
Je me rappelle l'interview anonyme d'un officier de l'armée qui expliquait qu'ils avaient reçu des ordres pour une possible intervention. Le journaliste lui avait alors demandé s'il obéira. L'officier a répondu (je n'ai jamais oublié cette réponse) : "si la gauche prend le pouvoir, je n'hésiterai pas à intervenir..." (il avait bien dit : la gauche).
Je me rappelle que dans les mois qui ont suivi Mai 68, les lycées ont continué à entretenir une certaine ébullition, et particulièrement le lycée où j'étais, Michelet à Issy les Moulineaux. Un beau matin donc, alors que le lycée était en grève, occupé, etc, j'arrive peinard, et que vois-je : l'établissement entièrement encerclé par des militaires armés de fusils de guerre (genre la Garde nationale, je crois). Impressionnant ! Je suis quand même entré dans le lycée. Il y eut un assaut d'une violence inouïe de la part chez CRS. Je me vois encore courir genre "cours Forest, cours...", parce que nous avions compris alors que ça ne rigolait plus. Dans les longs couloirs du lycée, les CRS étaient à quelques dizaines de mètres de nous. PAs beaux à voir... Nous avons réussi à semer nos poursuivants et à sortir du lycée. Puis, nous avons vu les CRS sortir ceux qui se sont fait prendre dans le piège (c'était pour mieux nous chopper qu'ils nous avaient laissé entrer...), pour les embarquer dans les paniers à salades... Beaucoup de sang, de coups... Il y avait de la haine...
J'ai alors compris que si ça avait dégénéré, les mecs armés, tout autour de l'enceinte du lycée, qui regardaient d'un air patelin les CRS matraquer de jeunes ados de 16-17 ans, seraient intervenus sans états d'âme.
Je me rappelle surtout, qu'il y avait comme une sorte de rupture entre les CRS et les militaires d'un côté, et les jeunes lycéens de l'autre. Une rupture, une brèche, faites d'une haine sans négociation. Et pourtant, ces CRS, ces mecs armés de fusil, c'était des gars du peuple... C'est dire les perversions dont est capable le Système : retourner des gens du peuple modeste contre leurs propres frères de classe...
Partout, quelque soit le régime, actuellement, au stade où en est l'humanité, si le système se sent en danger, s'il en a l'occasion, si nécessaire, le système tire, frappe et tue. Il le fera peut-être plus facilement, plus précocement dans un Etat dictatorial, mais il le fera partout, au final. Aux USA, en Inde, ou en Belgique.
Lorsque le système est acculé, vraiment acculé, il redevient alors ce qu'il est vraiment : une bande organisée, armée et violente, qui défend son trésor de guerre.
Il est rare que je sois en désaccord, mais là je ne comprends pas: quelle était la légitimité du mouvement étudiant de mai 68, par rapport à celle de De Gaulle ? L'intérêt de celui-ci était-il, comme tu l'écris un peu légèrement, de défendre son trésor de guerre ou bien tout simplement l'intérêt général et national, au nom même de la légitimité populaire ? LA question que je pose est aussi relativement simple, qui avait raison, les étudiants idiots ou De Gaulle ?
Silverwitch
T06Roro a écrit:Sauf que les émeutiers ne représentait aucun danger pour le système, pas les révolutionnaires.
Tu crois que s'il y a une révolution en France Sarko va de suite nous dire "ok les gars j'ai compris je vous rend les clés"? c'est si loin que ça 68?
Y a qu'à voir comment toi même tu traites les émeutiers et les étudiants... En gros tout ceux qui ne correspondent pas à l'idée que tu as de la France sont des nuisibles décérébrés, tu n'essayes pas de les comprendre tu te contente de les rabaisser (comme le fait si bien notre gouvernement du reste). La propagande est déjà présente en France et elle le serai encore plus en cas de crise ce qui entraînerai à coup sur des affrontements.
silverwitch a écrit:
Il est rare que je sois en désaccord, mais là je ne comprends pas: quelle était la légitimité du mouvement étudiant de mai 68, par rapport à celle de De Gaulle ? L'intérêt de celui-ci était-il, comme tu l'écris un peu légèrement, de défendre son trésor de guerre ou bien tout simplement l'intérêt général et national, au nom même de la légitimité populaire ? LA question que je pose est aussi relativement simple, qui avait raison, les étudiants idiots ou De Gaulle ?
Silverwitch
Cortese a écrit:Je crois que Shoemaker parlait moins de la légitimité du mouvement des étudiant que de la violence dont est capable un Etat réellement menacé par l'émeute.
Il y a une part de nostalgie aussi. Ceux qui ont connu les rêves de l'époque ne peuvent pas les oublier.
Pour ma part, je crois que les mouvements de jeunes des années 60 ont été porteurs d'un réel progrès social (pas spécialement en France, ce fut un mouvement mondial) ou plutôt de nouvelles exigences sociales.
Par contre pour ce qui est des leaders, j'en suis largement revenu. Quand on voit que les MÊMES leaders trotskystes sont devenus 35 ans après les pires de néo-conservateurs américains, quand on voit que mai 68 se situe juste entre le discours très dur de De Gaulle contre les sionistes (et l'embargo sur les armes françaises pour Israël, indispensables pour son aviation, sans parler de la coopération atomique) et l'affaire des vedettes de Cherbourg, veritable offense sioniste à la France et la démission finale du Général, on ne peut pas s'empêcher de penser que ces évènements ont été voulus et utilisés pour se débarrasser d'un patriote devenu gênant et par pure vengeance.

Shoemaker a écrit:
Tu réduis un peu vite Mai 68 à une fronde estudiantine. Avec le recul, oui, on pourrait faire cette assimilation. Mais dans le feu de l'action à l'époque, ce n'était pas que ça. N'oublie pas qu'il y a eu une grève générale illimité. Les appareils politique, la CGT, le PC (qui allait trahir les ouvriers à grenelle), étaient dépassés. Les étudiants étaient dépassés, parce que le mouvement avait gagné TOUTES les couches de la société. Même les gens du peuple, de droite (il y en a !), lorsque nous étions dans l'oeil du cyclone, étaient en grève ! Alors, oui, bien sûr, avec le recul, on peut réduire plus ou moins le mouvement à une simple fronde de jeunes bourgeois que la morale issue des années 50 ennuyait fermement. MAis voilà, ce n'était absolument pas ressenti comme ça à l'époque. Crois-tu que De Gaulle aurait un seul instant prévu de tirer dans la foule si nécessaire, contre des étudiants ? Non. Il y a eu une grave inquiétude que le peuple déborde TOUT, et mette à bas la totalité de ce que j'appelle le Système (en termes marxistes, la Dictature de la bourgeoisie, en l'occurrence...). Il y a eu vraiment une crainte, de ce côté là, de la part des banquiers (ceux de l'époque, qui n'étaient certes pas les traders apatrides de maintenant, encore que... mais bon, c'était par exemple, les Rotschild (entre autres... je les cite, car le Président suivant, Pompidou, était leur homme lige, et tu sais ce qu'il va faire, ensuite, en terme de monnaie et de Banque nationales...), des banquiers disais-je, de la part de l'OTAN, de voir basculer la France dans l'autre camp (même si De Gaulle était un anti OTAN, il n'était pas pour autant, beaucoup s'en faut, un Varsoviste convaincu ! )... Bref, il y avait une réelle inquiétude fondamentale (1789, la Commune, sont toujours dans l'inconscient collectif français...), qui a fait que De Gaulle, le représentant de sa classe, a prévu d'aller au bout des choses pour défendre le monde et le système dont il se considérait, même avec beaucoup de méfiance, le représentant malgré tout).
J'admire De Gaulle sans aucun état d'âme. Mais il s'agit là de politique, et pas de religion. Et tu le sais, en terme de "foi magique", je n'investis que dans la religion. Ce qui ne m'empêche absolument pas d'avoir des convictions profondes en politique. Et donc, De Gaulle, au-delà de son génie incontestable, était un homme, un représentant et un défenseur de sa classe politique originelle, même s'il a agit avec le maximum de sens critique, je n'en disconviens pas, envers cette classe donc, d'où il est issu.
Donc, ta question qui consiste à savoir qui avait raison, entre De Gaulle et les étudiants, me semble fausse..; comment dire...; (la je cherche avec soin le bon mot...)... pas parfaitement adaptée à la situation de l'époque, à la vision des choses DE L'EPOQUE.![]()
On pourrait poser la question autrement : combien même le Système semblait vaciller, cela donnait-il le droit à De Gaulle d'imaginer éventuellement tirer dans la foule ? Car enfin, les fusils, les chars, ce n'est pas pour la galerie, au final.
De Gaulle encore une fois, avait de profondes convictions. Il n'imaginait pas tirer sur des citoyens pour le fun (tout aussi Français que lui, pas plus, pas moins), mais il pensait que pour sauver des institutions qu'il considérait comme sacrées, (avec encore une fois la guerre froide qui battait son plein, en back ground) il eut peut-être fallu tirer dans la masse.
Dans ce genre d'histoire, je ne vois pas personnellement les choses en terme de qui a tort, qui a raison. C'est l'Histoire qui avance, avec ses déterminismes, et chacun se positionne comme il peut. De Gaulle a choisi son camp. Il l'a défendu bec et ongle, et était prêt à aller au bout. Il était convaincu d'être du bon côté. Certes. Mais il se fait que malgré lui, malgré toute sa profonde honnêteté, sa superbe vision des choses, etc, il se fait que le camp qu'il défendait, était aussi, objectivement parlant comme disent les communistes, le camp de Sarkozy (encore jeune), de l'OTAN, de la banque,
etc...
Et pourtant ! On dit que Cohn Bendit était piloté (consciemment ou pas, peu importe) en sous main, par les Américains, qui n'ont jamais aimé DE Gaulle et qui désiraient s'en débarrasser. Est ce vrai ? De Gaulle en était-il conscient ? Je ne sais pas. Tu vois, je nuance donc mon propos...Comme quoi, rien n'était clair, au fond, et 68 n'était certainement pas une simple fronde d'étudiants tentant de renverser les intitutions.
Mais bon, ça ne change rien : autour de mon lycée, il y avait des soldats avec des armes de guerre. Et ça ne se fait pas d'imaginer que l'on puisse tirer sur des lycéens. Attention, De Gaulle n'était pas un saint (et il ne faut pas l'être en politique !). Il était même capable du pire : ça ne se fait pas de nommer un Papon Prefet de police, Quelque soit l'argument. PApon, qui, après avoir fait ce qu'il a fait contre la communauté Juive, a allègrement provoqué un joli petit massacre contre des manifestants algériens pro FLN, qui, vraiment, ne mettaient pas en danger la cohésion de la République Française. Et bon, De Gaulle ne lui en a jamais voulu, pour toutes ces jolies choses...
Pour conclure, ceci dit, au final, AVEC LE RECUL, moi je suis du côté de De Gaulle, contre Cohn Bendit ! C'est clair !

Cortese a écrit:Par contre pour ce qui est des leaders, j'en suis largement revenu. Quand on voit que les MÊMES leaders trotskystes sont devenus 35 ans après les pires de néo-conservateurs américains, quand on voit que mai 68 se situe juste entre le discours très dur de De Gaulle contre les sionistes (et l'embargo sur les armes françaises pour Israël, indispensables pour son aviation, sans parler de la coopération atomique) et l'affaire des vedettes de Cherbourg, veritable offense sioniste à la France et la démission finale du Général, on ne peut pas s'empêcher de penser que ces évènements ont été voulus et utilisés pour se débarrasser d'un patriote devenu gênant et par pure vengeance.
silverwitch a écrit:Merci de tes explications, Shoemaker ! C'est plus clair et je comprends mieux ton point de vue, bien que je reste finalement largement en désaccord avec celui-ci. Je reconnais volontiers que je pèche par méconnaissance concrète, mais je ne crois pas que les ouvriers aient jamais partagé le point de vue estudiantin, et que De Gaulle avait bien compris, selon moi, que la chienlit jouait contre la France. Comme je ne crois pas non plus, mais alors pas du tout, que De Gaulle défendait ceux de sa classe qui le détestaient, mais une certaine idée de la France. On peut contester cette vision, mais je ne te suivrai pas dans cette réduction. Dans un autre genre, Bonaparte, quand il n'était pas encore Napoléon n'hésita pas à faire donner le canon contre les émeutiers parisiens. Pourtant, malgré cela, il sauvait la Révolution Française.
Je crois que ce n'est qu'à la fin qu'on voit le chemin, et que les étudiants frondeurs ont rendu un bien mauvais service à la France qu'ils contribuèrent à affaiblir.
Silverwitch
Shoemaker a écrit:Et donc, De Gaulle, au-delà de son génie incontestable, était un homme, un représentant et un défenseur de sa classe politique originelle, même s'il a agit avec le maximum de sens critique, je n'en disconviens pas, envers cette classe donc, d'où il est issu.
Shoemaker a écrit:
D'abord, pardon pour avoir répondu d'une manière un peu confuse, j'étais en "partitude", et je n'ai même pas corrigé des fautes indignes d'un mec comme moi !![]()
Ensuite...
Mais je suis bien d'accord, il y avait bien un hiatus entre la démarche des étudiants, et celle du mouvement ouvriers. Les étudiants, comme l'a dit Cortese, c'était un mouvement international, culturel, avec une part de rêve, un désir de briser des carcans sclérosants. Je ne crois pas que cela ait inquiété plus que de mesure, un De Gaulle qui en a vu d'autres. Maintenant, ce mouvement était peut-être piloté par de sombres complots américains (et sionistes... je n'ai pas osé, mais Cortese pour pas changer, y a été franco de port !). A mon avis, c'est une possibilité très forte, et à mon avis aussi, De Gaulle en avait conscience, pour la simple raison qu'il était en première ligne. Il était clairement anti Sioniste (je le sais personnellement), et de mauvaises langues lui prêtent même un fond antisémite etc... Mais bon, il était de son temps, comme on dit... Et donc, il avait certainement conscience qu'une menace USA-Israel planait sur lui d'évidence. Cette menace a été concrétisée par le mouvement de 68, qui avait déjà ces relents des "révolutions colorées" à venir.
Mais les révolutions, les émeutes, les révoltes, ont ceci de particulier, qu'elles prennent souvent des allures, des directions, des natures, totalement imprévisibles. Et donc, cette "révolution culturelle" sympathique et peut-être pilotée par les américains pour mettre De Gaulle à la porte, a bel et bien pris, un temps, un visage de Révolution prolétarienne, en bonne et due forme, lorsque les ouvriers se sont mis de la partie. Une révolution, disais-je, tellement imprévisible, tellement imprévue, que le PC s'est empressé d'y mettre le hola, car elle n'allait absolument pas dans le sens des directives de Moscou. La France et ses Révolutions, c'est trop imprévisible ! Alors on préfère qu'il n'y en ait plus, dans ce pays. MAis bon an mal an, les Américains ont eu gain de cause, puisqu'au final, l'un d'ans l'autre, étudiants, ouvriers, etc, ils ont eu la peau de De Gaulle (et surtout de ses idées !).
De Gaulle à mon avis, s'est retrouvé pris dans un noeud de contradictions sans solutions, qui l'ont mené vers l'échec et mat. Il était tout de même un homme de droite. Je ne nie pas sa vison d'une certaine idée de la France, j'en suis bien d'accord, mais contrairement à toi, je ne m'arrête pas là, et je considère aussi l'existence d'un De Gaulle de droite, un homme politique, qui défend ses intérêts de classe combien même, il sait au fond de lui, qu'il est en porte à faux, philosophiquement avec cette classe dont il est issu. Les grands hommes sont toujours aussi des hommes en lutte avec leurs contradictions structurelles. Son républicanisme issu de l'idéal révolutionnaire de 89 ne pouvait pas longtemps tenir, face aux prédateurs anglosaxons, porteurs d'un idéal capitaliste qui les éloignait de plus en plus d'un De Gaulle aux idées incompatibles avec les leurs.
Il a donc bien vu la montée du mouvement ouvrier, avec des dangers de son point de vue de droite, inadmissibles. Toute teintée de "socialisme" et d'humanisme patriotique qu'ait été sa nature d'homme politique de droite, il ne pouvait admettre que le mouvement ouvrier, EN FRANCE !!!!, prenne le pouvoir, à la manière de la Commune. Il s'est alors, comme je l'ai dit, allié au PC qui lui n'en voulait pas non plus, pour au final, annihiler (fatale erreur) cette dynamique ouvrière devenue incontrôlable, et autrement plus dangereuse que le sympathique (mais vénéneux) mouvement estudiantin à l'origine de l'affaire, ne l'oublions pas !. Donc De Gaulle ne pouvait qu'aller de Charybde en Scylla : D'un côté, le mouvement étudiant en apparence sympathique mais en vérité concocté pour l'abattre via Cohn bendit et ses copains, et de l'autre, un mouvement ouvrier allant insupportablement dans le sens contraire de ses intérêts de classe (classe dont il se méfiait, je ne le nie pas). Mouvement ouvrier, que pourtant, il aurait du savoir canaliser, qu'il aurait du pouvoir récupérer pour en faire le rempart de ses idées généreuses, mouvement dont il aurait du faire un allié pour se protéger contre ses véritables ennemis (il a préféré aller demander conseil à Massu, et prévoir éventuellement de tirer sur ... sur qui ? Les ouvriers ? Les étudiants ? Il aurait eu tout faux dans les deux cas. Il n'a pas fait tirer la troupe, car il a su d'abord annuler la dynamique ouvrière, et ensuite, il a compris qu'il était désormais seul... alors à quoi bon, s'est-il certainement dit, au fond de lui-même...). MAis bon, nul n'est parfait... Il s'est retrouvé tragiquement isolé. Il a perdu, et a du quitter, certes la tête haute, le pouvoir, et ne l'oublions pas, suite à un vote contre lui d'une frange de ses propres "amis" électeurs de droite ! Ainsi va le monde.
Bref....
Non, je ne suis pas dur envers De Gaulle. J'insiste, je le considère comme un des plus grands hommes politiques du 20 eme siècle, si ce n'est le plus grand. Malgré ses "erreurs d'alliance" (il a choisi la bourgeoisie honnie et traîtresse plutôt que les ouvriers en 68, il a choisi des alliances douteuses avec Pompidou et Giscard, les deux joyeux lascars qui vont faire entrer le loup dans la bergerie...), malgré sa limite politique qui a fait qu'il n'a pas su se rallier à fond le monde ouvrier, il a quand même été à l'origine de la grandeur actuelle de la France, que Sarko est ses copains DSK et Cohn Bendit s'ingénient à détruire allègrement. etc etc.
Donc je ne suis pas dur avec De Gaulle. Je dis juste qu'il ne fut pas parfait !Mais qui l'est !


Fouad a écrit:Comment flinguer sa carrière en 30 secondes...![]()
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http://www.youtube.com/watch?v=SnuH0fuX ... re=related
Je pense qu'au Quai d'Orsay certains doivent bien se marrer de le voir ainsi en difficulté.
Je suis surpris par son comportement. C'est un Sarkoboy certes mais avec de la profondeur. J'ai assisté il y a deux mois à un dîner avec des députés organisés sur le thème des chrétiens d'Orient et j'avais apprécié l'intervention de Borris Boillon (intervenant en tant qu'ambassadeur de France en Irak à l'époque) dont j'avais pourtant un a priori négatif.
Le voir se vautrer de la sorte avec une vulgarité digne d'un casse-toi pauvre con m'interpelle.


Cortese a écrit:Il parait qu'en Irak il était pire que les Américains.

Fouad a écrit:Cortese a écrit:Il parait qu'en Irak il était pire que les Américains.
C'est à dire ?
Fouad a écrit:Comment flinguer sa carrière en 30 secondes...![]()
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http://www.youtube.com/watch?v=SnuH0fuX ... re=related
silverwitch a écrit:
Shoemaker,
J'hésite un peu à répondre à ton beau message, si densément argumenté, je crains de ne pouvoir qu'aborder superficiellement les enjeux passionnants que ton message met au jour. Tu ne m'en voudras pas de ne répondre qu'en quelques mots, mais j'ai un vilain virus qui m'enserre la tête dans un étau.
Comme je l'ai écrit à Cortese, je n'étais pas née en 1968...
... et j'ai toujours regardé avec une certaine distance les évènements français de cette période et il est possible que je pèche également par ignorance, mais pourquoi les ouvriers auraient-ils voulu la Révolution ? Ils demandaient que les efforts soient plus équitablement répartis et que suite à une période de croissance et de dynamisme économique, ils bénéficient à leur tour des fruits de cette croissance sous forme d'augmentations de salaires. J'ai vu ou lu de nombreux témoignages d'ouvriers dont les usines refusaient toutes de fraterniser avec les étudiants frondeurs. Tu cites la Commune, mais alors la France s'écroulait, les élites pliaient sous la trahison et la capitulation. Si tu veux, c'est uniquement confrontée à des situations tragiques que le Peuple fait la révolution. C'est pourquoi je crois moi que De Gaulle était du côté des ouvriers, ou tout simplement que les ouvriers étaient pour De Gaulle, parce qu'ils étaient comme lui, conservateurs.
J'ai essayé de lire ce qui me gênait dans ton propos, et je pense que c'est principalement cette nuance entre un peu spécieuse entre De Gaulle, homme de droite et pourtant homme de gauche. De Gaulle était conservateur, comme l'est le peuple français. Conservateur à la fois sur le plan moral (ce qui ne pouvait que déplaire aux jeunesses libérales) et dans son rapport vis à vis de l'argent. En ce sens, c'est bien parce que De Gaulle était conservateur qu'il a été détesté par les hommes de droite qui eux sont très libéraux. Oui, les contradictions ne manquaient pas, mais cette contradiction entre le conservatisme et la République, la passion de l'égalité et de l'état, c'est la France toute entière. On reproche parfois à De Gaulle ce conservatisme, mais est-ce sa faute s'il devait protéger ou plus exactement sauver la République ?
Je crois que loin d'être dans la confusion que l'on imagine, De Gaulle avait compris qu'en 1968 se jouait sur un mode dégradé le sort de la France, comme en 1940, et comme en 1958. Parce qu'enfin, quelle est cette révolte, cette fronde qui ne fit pas la moindre victime ? On joue à se faire peur de ce qui aurait pu être, mais rien n'indique que De Gaulle n'ait pas fait de son mieux pour sauver la France. Il se trouve qu'à la fin, la fortune lui fut défavorable.
Tu me pardonneras l'aspect lacunaire de ce message, mais je tenais à préciser de mon mieux ce point de désaccord, pour signifier que je te rejoins sur le reste de ton analyse.
Fouad a écrit:Comment flinguer sa carrière en 30 secondes...![]()
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Je pense qu'au Quai d'Orsay certains doivent bien se marrer de le voir ainsi en difficulté.
Je suis surpris par son comportement. C'est un Sarkoboy certes mais avec de la profondeur. J'ai assisté il y a deux mois à un dîner avec des députés organisés sur le thème des chrétiens d'Orient et j'avais apprécié l'intervention de Borris Boillon (intervenant en tant qu'ambassadeur de France en Irak à l'époque) dont j'avais pourtant un a priori négatif.
Le voir se vautrer de la sorte avec une vulgarité digne d'un casse-toi pauvre con m'interpelle.

Rainier a écrit:Fouad a écrit:Comment flinguer sa carrière en 30 secondes...![]()
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http://www.youtube.com/watch?v=SnuH0fuX ... re=related
Il manque les sous titres![]()
Je ne comprends pas l'arabe (à part 3 mots : Sarkozy, Alliot-Marie et Choukrane), quelle question a posé la journaliste qui l'a fait quitter brusquement l'interview ?

Fouad a écrit:Rainier a écrit:Fouad a écrit:Comment flinguer sa carrière en 30 secondes...![]()
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Je ne comprends pas l'arabe (à part 3 mots : Sarkozy, Alliot-Marie et Choukrane), quelle question a posé la journaliste qui l'a fait quitter brusquement l'interview ?
Elle lui faisait remarquer qu'il était jeune et moins expérimenté que ses prédécesseurs...
Ambrose a écrit:Intéressant le calendrier de la France aux derniers championnats du monde de hand :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Championna ... .A9sultats
Les 4 premiers adversaires de la France : Bahrein, Egypte, Tunisie, Allemagne.
Si j'étais Angela Merkel, je ferais mes bagages dès maintenant.
Rainier a écrit:Fouad a écrit:Rainier a écrit:Fouad a écrit:Comment flinguer sa carrière en 30 secondes...![]()
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Je ne comprends pas l'arabe (à part 3 mots : Sarkozy, Alliot-Marie et Choukrane), quelle question a posé la journaliste qui l'a fait quitter brusquement l'interview ?
Elle lui faisait remarquer qu'il était jeune et moins expérimenté que ses prédécesseurs...
Merci !
...et il le prouve en quittant interview sans contrôler son impulsivité

Cortese a écrit:La théorie des dominos arabes atteint le Khemed
19 Février 2011 Par rimbus

Cortese a écrit:La théorie des dominos arabes atteint le Khemed
19 Février 2011 Par rimbus
Free+Khemed.jpg
De notre envoyé spécial à Wadesdah
Les forces de sécurité Khemedies ont dispersé dans la nuit de mercredi à jeudi les manifestants qui campaient sur une place du centre de Wadesdah, capitale du Khemed, ont indiqué plusieurs témoins à la Zyldav Press Agency.
"Ils ont attaqué la place où des centaines de personnes passaient la nuit sous des tentes", a affirmé Redwan Tangochâarli, 37 ans.
Rainier a écrit:Cortese a écrit:La théorie des dominos arabes atteint le Khemed
19 Février 2011 Par rimbus
Free+Khemed.jpg
De notre envoyé spécial à Wadesdah
Les forces de sécurité Khemedies ont dispersé dans la nuit de mercredi à jeudi les manifestants qui campaient sur une place du centre de Wadesdah, capitale du Khemed, ont indiqué plusieurs témoins à la Zyldav Press Agency.
"Ils ont attaqué la place où des centaines de personnes passaient la nuit sous des tentes", a affirmé Redwan Tangochâarli, 37 ans.
oui, Redwan Tangochâarli !
j'ai bien connu son pére, le fameux papa Tangochâarli qui s'est perdu dans le triangle des Bermudes !

Mufasa a écrit:Répression très violente contre les manifestants dans la ville libyenne de Benghazi. On parle de 200 morts.
Cortese a écrit:Fouad a écrit:Cortese a écrit:Il parait qu'en Irak il était pire que les Américains.
C'est à dire ?
Qu'il avait une attitude de néo-con, qu'il soutenait mordicus la guerre américaine de 2003 alors même que les Américains reconnaissaient que cette guerre avait été une erreur. De plus dénoncer implicitement l'attitude de 2003 de son propre gouvernement de l'époque (avec le même parti politique !), c'était pas très diplomatique, voire carrément stupide.


Cortese a écrit:Mufasa a écrit:Répression très violente contre les manifestants dans la ville libyenne de Benghazi. On parle de 200 morts.
Il parait que les manifestants ont attaqué une caserne de l'armée. C'est le genre de folie à éviter, vraiment. En Algérie on a vu ça aussi en Kabylie, quand les manifestants ont attaqué des postes de gendarmerie. Je ne sais pas si c'est déclenché par des provocateurs. En 1988, lors des émeutes d'Alger, les manifestants islamistes se sont retrouvés face à un barrage militaire en pleine rue. Un coup de feu venant d'on ne sait où dans la foule à été tiré et les militaires ont ouvert le feu. Un de mes bons amis journaliste qui était là a pris une balle en pleine tête.

Seb a écrit:Selon NBC News, Kadhafi aurait quitté la Libye.

Cortese a écrit:Un très bon article sur ce qui explique le mouvement de fond qui secoue le monde arabe. Paradoxalement ça me rend moins inquiet pour l'Algérie, vu que c'est un des rares pays qui ne se soit pas trop compromis avec l'ennemi.
http://www.mondialisation.ca/index.php? ... &aid=23244

Cortese a écrit:Un très bon article sur ce qui explique le mouvement de fond qui secoue le monde arabe. Paradoxalement ça me rend moins inquiet pour l'Algérie, vu que c'est un des rares pays qui ne se soit pas trop compromis avec l'ennemi.
http://www.mondialisation.ca/index.php? ... &aid=23244
Tout d’abord, il y a la guerre en Afghanistan. Je me souviens en 2001, en pleine affaire des courriers piégés à l’anthrax : des journalistes de CNN interviewaient un ministre taliban. C’était un vieil homme, assez arriéré, avec un turban, une grosse barbe, etc. Un journaliste survolté lui demanda si son pays était responsable des attaques à l’anthrax. Le vieil homme éclata de rire : il ne comprenait rien et ne savait même pas ce qu’était l’anthrax ! Mais la télévision US était pourtant en train de présenter cet homme modeste comme un dangereux terroriste ! Avec ce genre de scénario ridicule, les Etats-Unis ont envahi l’Afghanistan. Mais cette guerre s’est révélée être un fiasco et l’image de superpuissance de l’Occident en a pris un sacré coup.
L’autre élément très important est la résistance irakienne. Les Etats-Unis ont été incapables de contrôler le pays et leur déroute militaire face aux résistants a fait passer le baril de pétrole de 30 à 75 dollars en peu de temps. Cette hausse soudaine a rapporté beaucoup d’argent dans les caisses des pays producteurs de pétrole. Endettés à cause des programmes de la Banque mondiale et du FMI, ces pays ont pu effacer leur ardoise et retrouver une certaine indépendance.
Les campagnes militaires en Afghanistan et en Irak sont donc des échecs. L’usage brutal de la force a ouvert les yeux des populations arabes : il n’y a que les fous et les peureux qui tuent de cette manière. Cette violence aveugle n’a donc fait que renforcer la résistance à l’impérialisme. De plus, il y avait une théorie disant que l’armée US était capable de mener cinq guerres en même temps : deux conflits majeurs et trois de niveau moyen. Les résistances afghane et irakienne ont montré au reste de la planète que tout cela était faux. Ce n’était que de la terreur intellectuelle.
Cortese a écrit:Un très bon article sur ce qui explique le mouvement de fond qui secoue le monde arabe. Paradoxalement ça me rend moins inquiet pour l'Algérie, vu que c'est un des rares pays qui ne se soit pas trop compromis avec l'ennemi.
http://www.mondialisation.ca/index.php? ... &aid=23244
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