Modérateurs: Garion, Silverwitch


Mufasa a écrit:Obama se prend une volée de bois vert dans la presse US pour avoir serré la main à Chavez, qui lui a offert un bouquin - devenu immédiatement un bestseller grâce à cet évènement - sur l'exploitation des Indiens en Amérique latine (à mon souvenir).

Ghinzani a écrit:Mufasa a écrit:Obama se prend une volée de bois vert dans la presse US pour avoir serré la main à Chavez, qui lui a offert un bouquin - devenu immédiatement un bestseller grâce à cet évènement - sur l'exploitation des Indiens en Amérique latine (à mon souvenir).
Mais il est clair que TOUS ses actes, ses interventions ne plairont pas à TOUTE l'Amérique.Le courage des décideurs et la volonté de changement passe par ces embûches.



Mufasa a écrit:Je ne peux rien chiffrer. Je me refère principalement au Washington Post et éventuellement au New York Times (ainsi que quelques journaux de tendance démocrate) et quelques journaux en ligne mollement gauchistes. Le Post est utile pour jauger la tendance médiatique mainstream, parce qu'avec le NYT il en est la référence en matière de presse écrite, et ses commentateurs (les columnists) apparaissent également dans les médias audiovisuels.
De plus, les commentaires des internautes (en moyenne plus de gauche que de droite) sur le Post sont d'une férocité extrême. Chavez est au pire un dictateur, au mieux un dangereux démago. Il musèle les médias, utilise des procédures antidémocratiques pour se proclamer president-for-life, nationalise l'industrie pétrolière, soutient l'antisémite Ahmadinejad ainsi que le régime staliniste des frères Castro, persécute l'opposition, soutient le groupe terroriste FARC, héberge les trafiquants de drogue, et amadoue le peuple par son antiaméricanisme et son socialisme.






Maverick a écrit:Dans ce GEAB N°34, nos chercheurs se penchent également sur le « mystère du cours de l'or ». Pour le métal jaune, nos chercheurs (non pas d'or, mais d'information) ont identifié quelques pistes très intéressantes pour comprendre pourquoi (14), alors que les acheteurs d'or sont légion et que dans de nombreux pays on signale des ruptures d'approvisionnement en pièces ou lingots d'or, le cours du métal jaune ne fait qu'osciller autour du même pivot depuis des mois.
Enfin, notre équipe présente ses recommandations pour se préparer aux prochains mois de la crise en s'attachant ce mois-ci notamment à l'épargne en général et aux assurances-vie en particulier.


Madcad a écrit:Nous sommes en août.
Dans un joli village du Midi de la France, la saison touristique bat son plein.
Mais la saison est très pluvieuse et aucun touriste ne s'est montré le bout du nez.
Les revenus n'étant pas au rendez-vous, plusieurs villageois se sont endettés.
Heureusement un touriste canadien se pointe enfin, il prend une chambre à l'hôtel, paie le dépôt avec un chèque de 100 euros, prend les clés et monte à sa chambre.
Le proprio de l'hôtel encaisse aussitôt le chèque et paie sa dette de 100 euros à son boucher.
Le boucher prend l'argent et le remet au propriétaire de l'abattoir local à qui il devait cette somme.
Le propriétaire de l'abattoir se rend chez le fermier de qui il achète des porcs et à qui il doit 100 euros et lui remet les 100 euros.
Le fermier se rend immédiatement chez Germaine la pute locale et lui remet les 100 euros pour régler quelques pipes en retard.
Germaine se rend à l'hôtel et remet au propriétaire les 100 euros de location qu'elle lui devait pour quelques passes effectuées à l'hôtel.
Quelques minutes plus, le touriste canadien, insatisfait de la propreté de sa chambre, redescend et demande un remboursement, on lui redonne ses 100 euros et il quitte le village.
Rien n'a été dépensé, gagné ou perdu lors du passage du touriste canadien, mais plus personne n'a de dette dans le village et chacun entrevoit l'avenir avec optimisme.
Il parait que c'est de cette façon que la crise bancaire est en train de se régler.![]()
Traduit du site The monkey cage.
Madcad a écrit:Nous sommes en août.
Dans un joli village du Midi de la France, la saison touristique bat son plein.
Mais la saison est très pluvieuse et aucun touriste ne s'est montré le bout du nez.
Les revenus n'étant pas au rendez-vous, plusieurs villageois se sont endettés.
Heureusement un touriste canadien se pointe enfin, il prend une chambre à l'hôtel, paie le dépôt avec un chèque de 100 euros, prend les clés et monte à sa chambre.
Le proprio de l'hôtel encaisse aussitôt le chèque et paie sa dette de 100 euros à son boucher.
Le boucher prend l'argent et le remet au propriétaire de l'abattoir local à qui il devait cette somme.
Le propriétaire de l'abattoir se rend chez le fermier de qui il achète des porcs et à qui il doit 100 euros et lui remet les 100 euros.
Le fermier se rend immédiatement chez Germaine la pute locale et lui remet les 100 euros pour régler quelques pipes en retard.
Germaine se rend à l'hôtel et remet au propriétaire les 100 euros de location qu'elle lui devait pour quelques passes effectuées à l'hôtel.
Quelques minutes plus, le touriste canadien, insatisfait de la propreté de sa chambre, redescend et demande un remboursement, on lui redonne ses 100 euros et il quitte le village.
Rien n'a été dépensé, gagné ou perdu lors du passage du touriste canadien, mais plus personne n'a de dette dans le village et chacun entrevoit l'avenir avec optimisme.
Il parait que c'est de cette façon que la crise bancaire est en train de se régler.![]()
Traduit du site The monkey cage.
f1pronostics a écrit:$30.000.000.000.000 de dette américaine, ça doit faire un paquet de kilomètres de pipes, pour un paquet putes.
En prenant une gâterie moyenne à 100 mètres (oui c'est discutable selon le spécimen je sais) pour 10 min.
A $10 la pipe qui dure 10 min , ca nous donne 3.000.000.000.000 de pipes soit 300.000.000.000 kilomètre (6.8 millions de fopis le tour de la terre) , et 500 milliards d'heures (qui équivaudraient à 266 millions d'années de travail en considérant 47 semaines de 40 heures de travail par an, soit 6,65 millions vies de travail de 40 ans de cotisation).
Je ne décompte pas l'effet positif sur l'économie du préservatif, le nombre d'unités de téléphonone mobile dépensées pour expliquer à bobonne qu'on a une réunion de dernière minute, les kilomètres parcourus pour faire le détour chez germaine, les frais d'avocats pour tous les hugh grant en puissance, avec toutes les taxes que ça induit.
Mazette!

Fatcap a écrit:Madcad a écrit:Nous sommes en août.
Dans un joli village du Midi de la France, la saison touristique bat son plein.
Mais la saison est très pluvieuse et aucun touriste ne s'est montré le bout du nez.
Les revenus n'étant pas au rendez-vous, plusieurs villageois se sont endettés.
Heureusement un touriste canadien se pointe enfin, il prend une chambre à l'hôtel, paie le dépôt avec un chèque de 100 euros, prend les clés et monte à sa chambre.
Le proprio de l'hôtel encaisse aussitôt le chèque et paie sa dette de 100 euros à son boucher.
Le boucher prend l'argent et le remet au propriétaire de l'abattoir local à qui il devait cette somme.
Le propriétaire de l'abattoir se rend chez le fermier de qui il achète des porcs et à qui il doit 100 euros et lui remet les 100 euros.
Le fermier se rend immédiatement chez Germaine la pute locale et lui remet les 100 euros pour régler quelques pipes en retard.
Germaine se rend à l'hôtel et remet au propriétaire les 100 euros de location qu'elle lui devait pour quelques passes effectuées à l'hôtel.
Quelques minutes plus, le touriste canadien, insatisfait de la propreté de sa chambre, redescend et demande un remboursement, on lui redonne ses 100 euros et il quitte le village.
Rien n'a été dépensé, gagné ou perdu lors du passage du touriste canadien, mais plus personne n'a de dette dans le village et chacun entrevoit l'avenir avec optimisme.
Il parait que c'est de cette façon que la crise bancaire est en train de se régler.![]()
Traduit du site The monkey cage.
Peut-être que c'est évident mais au départ moi je n'ai pas trouvé la faille, du coup j'ai réfléchi un peu... Pardon pour ce qui va suivre... Dans cette histoire en fait l'argent n'a aucune importance : tous les habitants du village se sont offert réciproquement un bien ou un service qu'ils estimaient de même valeur. Donc ils étaient tous quittes dans l'absolu mais n'avaient pas de moyen physique interchangeable pour régler leurs dettes. La situation de départ s'apparente donc à une situation de troc. Les villageois n'avaient donc pas besoin de touriste, ils n'avaient qu'à simplement écrire 100 euros sur un bout de papier, le gager avec un bien physique reconnu par tous dans le village et ça aurait réglé tous les problèmes. C'était un jeu à somme nulle. De toute façon si on considère le village comme un système fermé, les 100 dollars du touriste ne valaient absolument rien aux yeux des villageois.
La situation est différente dans la réalité... Je dirais que les américains ont siphonné des biens de consommation au reste du monde et, en retour, au lieu d'offrir un bien physique équivalent en contrepartie, ils ont payé en dollars, une monnaie qui était gagée sur la valeur fictive qu'ils attribuaient à leur immobilier. Si ils faisaient comme dans la fable plus haut il faudrait qu'ils redonnent au reste du monde une prestation "physique" équivalente à ce qu'ils ont absorbé pendant leurs années folles... Mais au lieu de ça ils font tourner la planche à billet et dévaluent leur monnaie pour se libérer de leur dette. Au niveau mondial, c'est un jeu à somme négative. J'espère que je n'ai pas réinventé la roue...


Z’avez pas vu mes $9.000 milliards?
26/06/2009
Question: où sont passés ces $9.000 milliards? Réponse: eh bien, euh, je ne sais pas… Résumé d’une vidéo montrant l’audition de l’Inspectrice Générale de la Federal Reserve, Elizabeth Coleman, le 5 mai 2009, devant la Commission des services financiers de la Chambre des Représentants. Le parlementaire qui l’interroge est Alan Grayson, un démocrate de Floride.
Un ami nous a fait parvenir le film de ce passage de l’audition, qui vient d’être diffusé avec sous-titre en français. Coleman est donc chargée de la surveillance de la comptabilité de la Fed, et le fait est qu’elle ne surveille pas grand’chose, ses pouvoirs de contrôle semblant à cet égard extrêmement contrôlés. Alors qui contrôle? Qui, à la Fed, sait ce qu’il est advenu de ces $9.000 milliards? Réponse (en résumé): Nobody, officiellement, pour ce qui est d'en rendre compte aux pouvoirs publics, – dans tous les cas, c’est la conclusion de Grayson.
L’affaire est partie d’un article de Bloomberg.News de février dernier, dont ce même Bloomberg.New donne un résumé dans un autre article, publié le 12 mai 2009: «A Bloomberg News story published Feb. 9 said the Treasury Department, Federal Deposit Insurance Corporation and Fed have lent or spent almost $3 trillion over the past two years and pledged up to $5.7 trillion more. A March 31 article raised the total amount committed or disbursed to $12.8 trillion.»
(...)

Maverick a écrit:Plus ça va et plus je me dis qu'on a affaire à une gigantesque escroquerie. Comment on peut donner des milliers de milliards sans demander des comptes ?
Nous sommes arrivés en effet aujourd'hui à une situation où l'état et le système bancaire privé sont unis dans une relation contre nature. L'état s'est servi pendant des décennies des banques et de la FED pour mener à bien ses politiques de fuite en avant et d'expansion incontrôlée du crédit pour obtenir une croissance totalement artificielle et reporter à chaque fois les ennuis à plus tard.
En retour les banques sont aujourd'hui en position de dire à aux élus à la tête de l'état « vous nous soutenez à n'importe quel prix et sans contrôle, faute de quoi le système s'effondrera et vos électeurs vous mettront à la porte ».
(..) Le problème actuel qui se pose au système est pourtant d’une importance nouvelle. Si vous mettez en relation le nombre de fois où cette vidéo (une parmi les centaines de documents de ce genre également visionnés en masse) a été regardée par des citoyens-électeurs et le fait que les divers Grayson de la Chambre vont devoir être réélus, vous entrevoyez cette importance nouvelle. Si vous ajoutez un grain de sel, ou un grain de sable c’est selon, comme le très possible vote de la “loi Ron Paul” qui obligera la Fed à déballer son linge sale, qui conduira les diverses Elizabeth Coleman à en dire un peu plus lors de leurs auditions de crainte d’être inculpée d’“outrage au Congrès”, l’importance du problème grandit encore. (Le soutien que reçoit Ron Paul à la Chambre pour son projet de loi est un signe supplémentaire du climat.)
Nous sommes à un point de rencontre intéressant. Tous ces parlementaires sont en général tributaires de Wall Street et du reste, mais aussi, au bout du compte, de leurs électeurs. Il y a des circonstances exceptionnelles où les seconds, lorsqu’ils sortent de leur léthargie et sont vraiment en colère, comptent plus que les premiers pour le vote final. Cela s’appelle le “populisme” made in USA et cela est déjà survenu. C’est le talon d’Achille, minuscule mais pourtant bien réel, du système de l’américanisme. (...)
HR 1207, la “loi Ron Paul”, – ou la Fed rattrapée par la réalité
13/06/2009
(...) …En tout état de cause, une loi donnant au Congrès un pouvoir d’audit de la Fed, dont on sait le caractère extraordinaire de son statut d’organisme privé contrôlé par un conseil constitué de représentants de puissances financières privées, constitue, outre le fait lui-même, une brèche considérable dans le monolithisme structurel contrôlé par la haute finance capitaliste de Wall Street. La chose serait ressentie par cette puissance financière, à la fois comme une défaite formelle majeure, et comme une déclaration de guerre d’une autre branche du pouvoir du système. L’évolution la plus prometteuse est toujours la même: non pas attaquer le système de l’extérieur en espérant le vaincre pour le changer, – ce qui est une parfaite utopie doublée d’une impasse tactique, – mais entretenir et élargir ses querelles internes en brisant cette solidarité systémique qui fait toute sa puissance. Que des personnalités aussi originales et indépendantes, et normalement marginalisées et isolées, – qu’une personnalité comme Ron Paul, pour résumer et revenir à notre cas, puisse se glisser au sein du système, s’y affirmer après avoir publiquement proclamé son intentions de l’attaquer, puis s’y manifester de la sorte et obtenir le soutien massif de 222 députés pour un projet de loi de cette importance, – voilà qui mesure évidemment la situation intérieure du système, sa décrépitude, son évolution achevée vers des événements d’affrontement interne particulièrement dommageables.



Weak Treasury Auctions Raise Worries About US Debt Burden
July 30th, 2009
Via: CNBC / Reuters:
The U.S. Treasury sold $39 billion in five-year debt Wednesday in an auction that drew poor demand, raising worries over the cost of financing the government’s burgeoning budget deficit.
...
Under the weight of the ballooning deficit, the government has raised auction volumes and analysts now wonder whether the strain on the market is showing.
...
“It was just a horrendous result,” said William O’Donnell, head of U.S. Treasury strategy at RBS Securities in Greenwich, Connecticut.
...
The tail indicates that dealers drove an unexpectedly hard bargain to raise yields, and lower prices, to buy the bonds. Ultimately, this could raise interest rates throughout the economy at a faster rate than might be appropriate given the lingering effects of the worst recession in decades.
...
The government plans to issue $2 trillion in new bonds this year to finance economic and financial rescues.
...
Treasury auctions have come under particularly close scrutiny since investors began to question the longevity of the United States’ prized AAA credit rating back in May.

La crise, chacun le sait, est largement de la faute des banques américaines, qui ont trop prêté et développé des produits spéculatifs. Pour les sauver, le Trésor américain leur a prêté de l'argent sans intérêt. Celles de ces banques qui n'ont pas fait faillite continuent à agir comme avant, inventant de nouveaux produits spéculatifs et ne prêtant, très chers, qu'à celles des entreprises qui n'ont pas vraiment besoin de leur argent.
Elles ont, en plus, aujourd'hui, une raison supplémentaire d'agir ainsi: tous les régulateurs leur enjoignant de reconstituer leurs fonds propres, elles le font, non seulement en utilisant tous les artifices comptables rendus possibles par les réformes d'avril, mais aussi en refusant de prêter aux particuliers et en exigeant des intérêts énormes des grandes entreprises désespérément à la recherche de liquidités.
Comme les intérêts que ces banques versent aux déposants sont proches de zéro, leurs bénéfices sont énormes. Et avec eux, elles peuvent recommencer à développer des produits spéculatifs, avec lesquelles elles comptent refaire les mêmes profits que par le passé, sans que personne ne vienne même, cette fois, leur opposer des réglementations. Et nul ne peut protester: qui pourrait se mettre mal avec son banquier ?
Alors qu'après 1929, des réglementations très strictes ont été imposées aux banques américaines, aujourd'hui, rien n'est imposé à personne. Le G20 n'aura été qu'une jolie comédie. De plus, Wall Street continue à disposer de considérables moyens d'influence. Des lobbys bancaires, fort bien dotés, arrosent le Congrès. Et les banquiers, devenus ministres ou superviseurs, réussissent à écarter toutes les législations qui pourraient gêner leurs ex et futurs employeurs.
En particulier, une seule banque tient tout: Goldman Sachs. Elle est l'objet aujourd'hui d'innombrables analyses critiques, dont la plus acérée est venue récemment du magazine Rolling Stones. Après avoir éliminé ses principaux concurrents, (dont Lehman) , après avoir profité de ces faillites et reçu de l'Etat d'énormes prêts sans intérêt, cette institution plus que centenaire fait aujourd'hui fortune grâce à des décisions prises par Geithner, Summers et les autres, dont chacun sait qu'ils rejoindront un jour la firme , après avoir quitté leurs fonctions, comme le firent avant eux les ministres des précédents présidents, Rubin, Paulson, et autres...
Au total, les entreprises industrielles, qui créent les vraies richesses, financent les erreurs et les bonus des banquiers, avec la bénédiction des hommes politiques. Et en bout de chaine, les salariés en sont les ultimes victimes: les banques américaines enfoncent dans la dépression ceux qu'elles ont déjà largement ruinés.
Ces lobbys sont si puissants qu'on n'en sortira que par une révolution politique. Elle devrait conduire, au moins, à interdire aux responsables publics du secteur financier de travailler ensuite dans les établissements qu'ils contrôlent. Et au plus, à nationaliser ce secteur. Une révolution, vous dis je.
Jacques Attali

1 milliard de bonus au frais pour les traders de la BNP
La banque a passé environ un milliard d'euros de provisions au titre des bonus des salariés de sa division de banque de financement et d'investissement.
- le 05/08/2009 - 08h35
Mis à jour le 05/08/2009 - 11h30
Pendant la crise, les affaires continuent. La banque française BNP Paribas a passé environ un milliard d'euros de provisions au titre des bonus des salariés de sa division de banque de financement et d'investissement. La banque française a ainsi confirmé dès mardi soir une information qui fait la Une de Libération mercredi matin.
Selon le quotidien, la banque s'apprêterait donc à verser un milliard d'euros de primes à ses traders. "Le chiffre d'un milliard calculé par Libération est proche de la réalité mais, en tout état de cause, les provisions pour bonus effectuées en cours d'année sont virtuelles puisque ces bonus ne sont decidés qu'en fin d'année, au vu des résultats effectifs de l'exercice", fait savoir la BNP dans un communiqué. Mais l'établissement précise qu'il "respecte scrupuleusement" les règles pour les bonus dans les banques telles qu'elles ont été établies par le G20.
"En matière de bonus, BNP Paribas est l'une des seules banques du monde à s'être engagée à respecter les recommandations du G20", ajoute la banque qui rappelle que sa banque de financement et d'investissement (BFI), concernée par cette provision, emploie 17.000 collaborateurs. BNP Paribas a annoncé mardi avoir dégagé un bénéfice net en hausse de 6,6% à 1,604 milliard d'euros au deuxième trimestre grâce notamment à des résultats meilleurs qu'attendu dans ses activités de marché.
f1pronostics a écrit:Atali c'est vraiment une salope.
Quand je vois ça je ne peux m'empecher de repenser à la couverture du magazine "management":
Le mépris s'affiche sans complexe.
http://tf1.lci.fr/infos/economie/entrep ... ibas-.html
1 milliard de bonus au frais pour les traders de la BNP
La banque a passé environ un milliard d'euros de provisions au titre des bonus des salariés de sa division de banque de financement et d'investissement.
- le 05/08/2009 - 08h35
Mis à jour le 05/08/2009 - 11h30
Pendant la crise, les affaires continuent. La banque française BNP Paribas a passé environ un milliard d'euros de provisions au titre des bonus des salariés de sa division de banque de financement et d'investissement. La banque française a ainsi confirmé dès mardi soir une information qui fait la Une de Libération mercredi matin.
Selon le quotidien, la banque s'apprêterait donc à verser un milliard d'euros de primes à ses traders. "Le chiffre d'un milliard calculé par Libération est proche de la réalité mais, en tout état de cause, les provisions pour bonus effectuées en cours d'année sont virtuelles puisque ces bonus ne sont decidés qu'en fin d'année, au vu des résultats effectifs de l'exercice", fait savoir la BNP dans un communiqué. Mais l'établissement précise qu'il "respecte scrupuleusement" les règles pour les bonus dans les banques telles qu'elles ont été établies par le G20.
"En matière de bonus, BNP Paribas est l'une des seules banques du monde à s'être engagée à respecter les recommandations du G20", ajoute la banque qui rappelle que sa banque de financement et d'investissement (BFI), concernée par cette provision, emploie 17.000 collaborateurs. BNP Paribas a annoncé mardi avoir dégagé un bénéfice net en hausse de 6,6% à 1,604 milliard d'euros au deuxième trimestre grâce notamment à des résultats meilleurs qu'attendu dans ses activités de marché.
Le logiciel qui menace la planète Finance
Par La Rédaction de MoneyWeek, 12 août 2009
Le 4 juillet 1776, le roi George III écrivait dans son journal : "Rien d'important ne s'est passé aujourd'hui." Le même jour, les Etats-Unis proclamaient leur indépendance. Une future superpuissance était née, et l'homme le mieux informé du monde ne le savait pas.
Le 4 juillet 2009, Sergey Aleynikov fut amené devant un juge. La veille, ce programmeur avait été arrêté par des agents de la police fédérale américaine à l'aéroport de Newark, suspecté d'avoir volé des algorithmes top secrets à son ancien employeur, la banque Goldman Sachs. Les médias généralistes n'ayant pas couvert la nouvelle, le grand public en sait aussi peu à propos de cette affaire que le roi d'Angleterre sur la déclaration d'indépendance, deux cent trente-trois années plus tôt. Pourtant, il n'est pas impossible que cette affaire marque la fin d'une ère pour la finance mondiale.
Le Groupe de travail sur les marchés financiers avait été créé par le président Ronald Reagan moins de six mois après le krach du 19 octobre 1987, qui avait fait perdre aux Bourses mondiales un quart de leur valeur en un seul jour. Sous la présidence du secrétaire du Trésor, il réunit le patron de la Réserve fédérale ainsi que les responsables du marché des actions et des marchés à terme. Goldman Sachs assiste ce groupe dans ses interventions sur le marché et se tient à la disposition de la Bourse de New York pour fournir de la liquidité dans des cas particuliers. Pour cette raison, l'établissement a accès à certains codes de sécurité, notamment sur le réseau du New York Stock Exchange.
Le système le plus complexe sur lequel a travaillé Sergey Aleynikov permet d'installer des logiciels capables de capturer des flux de texte passant par des serveurs informatiques. Sur le Nyse, de telles informations contiennent des indications d'intérêt pour un achat ou une vente, des prix de titres ainsi que des notifications d'exécution de transactions. Quiconque disposant de ces informations avant le public serait comparable à un joueur de poker seul capable de voir les cartes de ses adversaires ; cette affaire pourrait donc être liée aux prix fantômes dont je vous parlais en mai.
L'assistant du procureur Joseph Facciponti a déclaré : "La banque [Goldman Sachs] a soulevé la possibilité qu'il y ait un danger que quelqu'un qui sache comment utiliser ce logiciel puisse s'en servir pour manipuler le marché d'une manière injuste." Si tel est le cas, cela signifie que, avant la prétendue malversation, Goldman Sachs disposait d'un outil qui lui permettait de manipuler les marchés.
Le vendredi 3 juillet, le Nyse livrait les derniers chiffres de program trading, qui donne le nombre d'actions achetées et vendues par des algorithmes, le tout classé par établissement. Goldman Sachs, qui auparavant disposait d'une part de marché de 60%, avait subitement disparu de la liste d'une semaine à l'autre. C'est d'autant plus surprenant que le groupe avait déclaré, en mai, avoir gagné plus de 100 millions de dollars par jour de trading au cours de 34 jours (sur un total de 63) sur le premier trimestre dernier.
Dans ce cas, pourquoi arrêter ? Il n'en faut pas davantage pour échafauder des théories : le groupe bancaire a peut-être accès avant les autres, en raison des services rendus au gouvernement et à la Bourse de New York, à des informations liées au marché des actions et contrats à terme. Il est possible que la banque ait engagé Sergey Aleynikov pour installer son application sur les serveurs du Nyse, de manière à disposer d'un avantage comparable à celui du joueur de poker mentionné ci-dessus. Armée de cet outil, il lui aurait été quasiment impossible de perdre. La banque pourrait ainsi avoir raflé une centaine de millions par jour ouvrable en toute impunité. En admettant ce scénario, cette affaire est-elle vraiment susceptible de changer les marchés à jamais ? C'est possible.
Selon l'assistant du procureur, "le programme se trouve quelque part sur un serveur allemand, et nous ne savons pas actuellement qui d'autre y a accès et ce qu'il adviendra de ce logiciel". Sans vouloir faire dans le profilage, le fait est que Sergey Aleynikov est originaire de Russie. Lequel pays est la patrie des hackers les plus doués de la planète : selon Alex Spillius, du Telegraph, une cyber-attaque venue de Russie et visant les systèmes du Pentagone en novembre avait eu tellement d'impact que le président Bush et le secrétaire à la Défense Robert Gates avaient dû en être avertis. Si l'algorithme en question tombait entre les mains de tels pirates, cela pourrait provoquer des dégâts importants sur les Bourses mondiales.
En 2006, Steve Knopper, du magazine Wired, avait tenté une expérience amusante : acheter un ordinateur tout neuf, puis l'exposer au pire de l'Internet, après avoir désactivé pare-feu et logiciel d'antivirus. Le journaliste avait alors ouvert des pourriels, puis téléchargé quantité de pornographies, de musique piratée et autres jeux informatiques sur la Toile. Résultat : après dix-huit jours de ce régime, il fut contraint d'amener sa machine, qui ne démarrait plus, au support technique. Moins de quatre heures plus tard, le technicien l'informait que toute tentative de réparation était futile. Espérons que l'arme de destruction massive issue de Goldman Sachs n'ait pas le même impact sur les Bourses mondiales.
Hausse record des défauts de paiement aux Etats-Unis : la nouvelle bulle des crédits est sur le point d'exploser
Par Cécile Chevré, 21 août 2009
"Les défauts de paiement battent des records aux Etats-Unis", titre Le Figaro. De plus en plus de logements sont saisis pour cause de défaut de paiement ou de retard sur le paiement de leur crédit.
D'après l'enquête de la Mortgage Bankers Association, une fédération des banques spécialisées dans l'immobilier, 4% des Américains ont ainsi vu leur logement saisi, et plus de 9% sont en retard de paiement. Au total c'est donc 13% d'Américains qui se retrouvent dans une situation délicate, un record depuis la création de l'enquête en 1972.
L'enquête soulève en outre un point encore plus important : le profil des emprunteurs en défaut de paiement à complètement changé, comme nous l'annoncions dès juin dernier : "La nouvelle vague de défaillance qui se prépare ne met pas en cause des emprunteurs à risques dont les capacités de remboursement sont bien sous-dimensionnées par rapport à leur emprunt, mais des gens qui ont emprunté dans des conditions normales. Des emprunteurs qui ne pourront plus rembourser quand ils se retrouveront au chômage".
Et comme nous l'expliquions, cette nouvelle vague de défauts de paiement est bien plus dangereuse que celle des subprime : Les banques, qui ne se sont toujours pas complètement remises des subprime, vont maintenant subir les effets des CDS, ces contrats d'assurance contre un risque financier.





Nuvolari a écrit:Je ne pense pas que ce soit un problème de système. C'est juste la nature humaine.
L'homo sapiens a deux problèmes : la paresse et l'envie. Donc à partir du moment où l'on a trouvé des ressources fossiles capables de faire le boulot à notre place, on s'est jeté dessus. Et on fera les cons jusqu'à ce que ce soit totalement la merde.
Nuvolari a écrit:J'aime bien les propositions et les appels à la modération pour la consommation, mais il faut être clair : la machine est emballée et aucune décision politique concertée au niveau internationale ne pourra voir le jour. Le système libéral ayant eu besoin de décervelé les populations pour qu'elle consomme en perdant toute morale, les "gens" ne vont rien comprendre. Ils croiront à un complot islamiste dans les pays producteurs, enfin ce que l'on voudra leur faire gober.
J'adore comment tous les livres parlant du pic se forcent presque à pondre un chapitre sur les solutions. Comme si il fallait en ecrire un pour pouvoir être édité, sinon c'est trop pessimiste.
Je crois que c'est un truc terrifiant pour ma part. L'emballement de la machine est tel qu'il pourrait nous propulser violemment à une pénurie quand on en atteindra les limites de la rupture.Nuvolari a écrit:Pour moi le pic pétrolier n'a rien de si terrible. C'est comme la peur de la mort : on va tous y passer et y être confronté ensemble. Même les riches
f1pronostics a écrit:Je crois que c'est un truc terrifiant pour ma part. L'emballement de la machine est tel qu'il pourrait nous propulser violemment à une pénurie quand on en atteindra les limites de la rupture.Nuvolari a écrit:Pour moi le pic pétrolier n'a rien de si terrible. C'est comme la peur de la mort : on va tous y passer et y être confronté ensemble. Même les riches
L'idée que tous les schémas de production et de distribution soient trop vite impactés est terrible. L'essence inabordable et c'est la carnage garanti.
Hyperinflation, pas possible d'aller bosser, et rien à bouffer, il se passe quoi derrière? Les solutions alternatives sont inexistantes, on ne produit plus rien pour faire du troc, on est totalement dépendants du système de distribution actuel.
Limiter les consommations, c'est amortir le choc.



Ouais_supère a écrit:Ce forum est dans un état...

Cyril a écrit:Bon courage pour trouver quelle part de l'humanité il faut supprimer.
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