Le déclin de l'empire (économique) Américain.

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Re: Le déclin de l'empire (économique) Américain.

Messagede f1pronostics le 20 Nov 2008, 21:03

Cortese a écrit:
f1pronostics a écrit:
Cette politique (une nouvelle invention totalement inutile issue des théories keynésiennes)
Je suis étonné par cette animosité envers Keynes, alors que tout le monde constate qu'il a toujours eu raison.
J'aimerais bien retrouver ses propositions de Bretton Woods, c'est curieux que personne ne les a "retrouvées". Elles sont encore trop audacieuses pour les connards qui nous gouvernent (et pour les corrompus qui leur dictent leurs volontés).
Je ne sais pas si il faut considérer cette aparté comme une animosité envers keynes. Mais j'ai éprouvé un un peu le même sentiment que toi à la lecture de cette chronique.
Je crois que la plupart des financiers restent étroits d'esprit et font des amalgames assez navrants.
La littérature de, et à propos de Keynes est vraiment abondante, ses écrits sont parait-il difficiles d'accès et sujets à interprétations. Il n'y a pas d'égarement je pense, simplement une violente remise à question très difficile à admettre.
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Re: Le déclin de l'empire (économique) Américain.

Messagede sccc le 20 Nov 2008, 21:43

Cortese a écrit:
von Rauffenstein a écrit:
Heu... Tu m'expliques où les Yankees ont essayé d'emmerder les sales boches nazis dans les années 30 ? Tu regardes les actualités de l'époque mon pépère et tu comprendras que les boches y ont mis un peu du leur pour en arriver là. Ils n'ont jamais digéré leurs défaite de 1918 (il fallait écouter Foch et les foutre au cul jusqu'à Berlin en 18 pour qu'ils comprennent bien qu'ils avaient perdu de toute façon) et quand les Français ont arrété de leur mettre la pression au début des années 30, ils en ont profité pour ourdir leur sombre vengeance.


Où est ce que j'ai parlé de Yankees ? J'ai parlé d'anglo-saxons, et la puissance anglo-saxonne dominante à l'époque était l'Angleterre, pas les USA. Si tu arrêtais ton moulin à moudre des banalités (fausses), et si tu te replongeais dans des sources historiques un peu sérieuses (contrairement au tissu d'idioties qu'on, et que tu, nous débite à longueur d'année au sujet de la WWII et sa genèse) tu saurais que l'Allemagne était sous tutelle militaire franco-britannique et qu'elle était contrainte de payer à la France et à l'Angleterre des indemnités exorbitantes pour une durée indeterminée.


Et le grand vainqueur de la WWI c'était qui? L'invincible armée? La France, pas l'Angleterre.

Alors les allemands ont voulu s'affranchir de la domination des anglo-saxons ou des français?
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Re: Le déclin de l'empire (économique) Américain.

Messagede Cortese le 20 Nov 2008, 22:52

sccc a écrit:
Cortese a écrit:
von Rauffenstein a écrit:
Heu... Tu m'expliques où les Yankees ont essayé d'emmerder les sales boches nazis dans les années 30 ? Tu regardes les actualités de l'époque mon pépère et tu comprendras que les boches y ont mis un peu du leur pour en arriver là. Ils n'ont jamais digéré leurs défaite de 1918 (il fallait écouter Foch et les foutre au cul jusqu'à Berlin en 18 pour qu'ils comprennent bien qu'ils avaient perdu de toute façon) et quand les Français ont arrété de leur mettre la pression au début des années 30, ils en ont profité pour ourdir leur sombre vengeance.


Où est ce que j'ai parlé de Yankees ? J'ai parlé d'anglo-saxons, et la puissance anglo-saxonne dominante à l'époque était l'Angleterre, pas les USA. Si tu arrêtais ton moulin à moudre des banalités (fausses), et si tu te replongeais dans des sources historiques un peu sérieuses (contrairement au tissu d'idioties qu'on, et que tu, nous débite à longueur d'année au sujet de la WWII et sa genèse) tu saurais que l'Allemagne était sous tutelle militaire franco-britannique et qu'elle était contrainte de payer à la France et à l'Angleterre des indemnités exorbitantes pour une durée indeterminée.


Et le grand vainqueur de la WWI c'était qui? L'invincible armée? La France, pas l'Angleterre.

Alors les allemands ont voulu s'affranchir de la domination des anglo-saxons ou des français?


Ce sont les Français qui ont été inflexibles lorsque les Allemands ont demandé de négocier dans les années 30. Les Anglais, toujours malins avaient plus ou moins compris qu'ul fallait trouver des accommodements avec l'Allemagne. La guerre de 14 s'est déroulée sur le sol français par la force des choses, et sans une erreur de commandement de l'etat-major allemand la campagne d'aout se serait probablement terminée en septembre, donc dans les mêmes délais qu'en 1940. Le "miracle" de la Marne a sauvé la France d'une défaite certaine (avec les deux millions de soldats américains mobilisés en 1917), mais une lecture un peu plus sérieuse qu'à l'accoutumée montrerait aisément que c'est bien la marine britannique qui, en maintenant le blocus naval pendant un an (contrairement à l'esprit de l'armistice) qui a, en affamant le peuple allemand, contraint les dirigeants de la république de Weimar a signer en 1919 à Versailles, non pas une paix sur la base de l'armistice, mais une capitulation sans conditions, avec d'énormes indemnités de guerre à payer, bien pire que les conditions de la capitulations de 1945 (ce que Keynes avait dénoncé d'ailleurs). On peut dire sans exagérer ni caricaturer que la stupidité et l'arrogance revancharde des politiciens français est la vraie responsable de l'avènement d'Hitler et de la guerre de 40. Une attitude psychologique sans doute dictée par un sentiment d'infériorité, de compétition perdue d'avance et de jalousie envers l'empire anglo-saxon dominant.
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Re: Le déclin de l'empire (économique) Américain.

Messagede Nuvo le 20 Nov 2008, 23:33

C'est ce qu'on nous apprend dans les livres d'histoire çà, que Versailles a engendré Hitler. en 1945 on n'a pas recommencé cette connerie mais la donne etait différente : en 1918 l'allemagne etait intacte, en 1945 il ne restait aucune cible valable debout... j'ai lu un article assassin sur Churchill, ses props racistes et son action ignobles de l'entre deux guerre. Ils ont bombardés Hambourg 183 fois, la rivière etait en feu, les cadavres de familles entières calcinées ensemble flottaient sur les rives...
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Re: Le déclin de l'empire (économique) Américain.

Messagede Seb le 21 Nov 2008, 00:09

f1pronostics a écrit:L'intervention des états a eu pour l'instant a le mérite de ralentir la chute. Des contremesures. Sauf que maintenant les états entament leur capital sur la capacité de réaction productive: des grands travaux. Apparemment l'assèchement a lieu dans tous les cas. Au moins on prend le risque d'avoir la chance que les multiples reboots finissent par faire repartir cahin-caha tout ce merdier.

L'action des Etats est peut-être limitée, mais elle est là. Et plus que l'argent distribué, c'est un signe fort. Après, oui, les scénarios sont multiples mais certains n'excluent pas un redémarrage plus rapide que prévu.

f1pronostics a écrit:En attendant on constate que malgré tout l'interventionnisme des états, on assiste à une chute aussi significative que celle de 29. C'est un signe à mon avis que l'ampleur est justement bien plus importante, notamment à cause du fait que le système est globalisé, interdépendant, aussi instable que possible sur les ratios entre le crédit et les valorisations.

Aussi significative, je ne sais pas tant il est difficile de savoir de quoi sera fait le lendemain. En 1929, l'ensemble des économies du globe s'est vite retrouvé en récession. Ici, la croissance totale est toujours positive, même si elle a fortement souffert de la crise. Pour combien de temps encore, c'est une autre question. Ce que je veux juste dire c'est que si on a pu mesurer l'ampleur de la crise de 29 et ses conséqucnes dans le temps, on ne peut encore le faire ici.
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Re: Le déclin de l'empire (économique) Américain.

Messagede f1pronostics le 21 Nov 2008, 09:55

Seb a écrit:
f1pronostics a écrit:L'intervention des états a eu pour l'instant a le mérite de ralentir la chute. Des contremesures. Sauf que maintenant les états entament leur capital sur la capacité de réaction productive: des grands travaux. Apparemment l'assèchement a lieu dans tous les cas. Au moins on prend le risque d'avoir la chance que les multiples reboots finissent par faire repartir cahin-caha tout ce merdier.
L'action des Etats est peut-être limitée, mais elle est là. Et plus que l'argent distribué, c'est un signe fort. Après, oui, les scénarios sont multiples mais certains n'excluent pas un redémarrage plus rapide que prévu.
f1pronostics a écrit:En attendant on constate que malgré tout l'interventionnisme des états, on assiste à une chute aussi significative que celle de 29. C'est un signe à mon avis que l'ampleur est justement bien plus importante, notamment à cause du fait que le système est globalisé, interdépendant, aussi instable que possible sur les ratios entre le crédit et les valorisations.
Aussi significative, je ne sais pas tant il est difficile de savoir de quoi sera fait le lendemain. En 1929, l'ensemble des économies du globe s'est vite retrouvé en récession. Ici, la croissance totale est toujours positive, même si elle a fortement souffert de la crise. Pour combien de temps encore, c'est une autre question. Ce que je veux juste dire c'est que si on a pu mesurer l'ampleur de la crise de 29 et ses conséqucnes dans le temps, on ne peut encore le faire ici.
En gros, il y a le feu partout, les actifs ont déprécié de près de 50% à l'échelle mondiale en 1 an, soit un mouvement plus prononcé que celui de 29, mais "on n'est pas à l'abrit d'un redémarrage plus rapide que prévu". Ouais méthode coué, ok.
Il faudrait attendre l'après-crise pour considérer qu'on puisse être dans une tendance de l'ordre de celle de 29 à postériori ?
La "croissance" c'est quoi? Une mesure faite sur la base d'indices et de devises qu'on est en train de massivement diluer. Attendons les prochaines statistiques, puisque les taux de croissance sont mesurés globalement au trimestre. Mais ta remarque est très pertinente. En effet, il faudrait faire le parallèle avec une famille lambda. La famille a enquillé les crédits, et a finalement dépassé sa capacité vivable de remboursement. Pourtant elle a un niveau de vie qu'elle refuse de devoir réduire et continue de consommer encore et toujours plus (de croissaance). Plus dure est la chute.
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Re: Le déclin de l'empire (économique) Américain.

Messagede Seb le 21 Nov 2008, 15:05

f1pronostics a écrit:En gros, il y a le feu partout, les actifs ont déprécié de près de 50% à l'échelle mondiale en 1 an, soit un mouvement plus prononcé que celui de 29, mais "on n'est pas à l'abrit d'un redémarrage plus rapide que prévu". Ouais méthode coué, ok.

Non, pas de méthode coué. Simplement que les voix sont divergentes quant aux suites immédiates mais aussi à plus long-terme de la crise.

f1pronostics a écrit:Il faudrait attendre l'après-crise pour considérer qu'on puisse être dans une tendance de l'ordre de celle de 29 à postériori ?
La "croissance" c'est quoi? Une mesure faite sur la base d'indices et de devises qu'on est en train de massivement diluer.

Non, mais il faudra forcément être en fin de crise pour pouvoir comparer points par points les deux situations. Alors, oui, tu peux déterminer un ordre de grandeur mais ça restera par définition approximatif. On sait juste que la crise de 1929 a été intense mais relativement courte (grosso modo trois ans) par rapport à ce qu'on pourrait connaître. Que sait-on objectivement de l'évolution de la crise actuelle ? Rien.

Concernant la croissance mondiale, elle est encore positive. Pour combien de temps, c'est difficile à dire. Mais en 29, à pareille époque, ce n'était déjà plus le cas.
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Re: Le déclin de l'empire (économique) Américain.

Messagede f1pronostics le 21 Nov 2008, 15:08

Que restera-t-il de la puissance américaine en 2025 ?
LEMONDE.FR | 21.11.08 | 08h18
http://www.lemonde.fr/ameriques/article ... _3222.html
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Re: Le déclin de l'empire (économique) Américain.

Messagede f1pronostics le 21 Nov 2008, 15:10

http://www.moneyweek.fr/conseils/00327/ ... ation.html
HENRY, idéal contribuablePar Ingrid Labuzan, 21 novembre 2008

Vous ne connaissez pas HENRY ?

Pourtant sa vie vous intéresse : c'est sur lui que reposent les espoirs de relance de la consommation américaine. C'est aussi sur ses économies que s'appuient les plans de renflouage aux Etats-Unis. Pourtant, aujourd'hui, HENRY est à bout de souffle.

HENRY est américain ; il gagne plus de 250 000 $ annuels, dont il voit une bonne partie prélevée par les impôts. HENRY est l'acronyme de High Earners, Not Rich Yet (hauts revenus mais pas encore riche) et fait parler de lui car le gouvernement se tourne vers lui pour financer le renflouement du pays. La bonne volonté et le patriotisme d'HENRY commencent à être sévèrement écornés face aux efforts demandés par l'Etat.

En 2006, les 3,6 millions de HENRY représentaient 10% du revenu total des Américains, et pourtant leurs impôts représentaient 17,3% des sommes récoltées à un niveau fédéral. En 2008, le Tax Policy Center estime que les cinq millions de HENRY paieront 24% de tous les impôts fédéraux.

Voilà le coeur du nouveau problème américain : cette part de la population est idéalement taxable. Pourtant, les HENRY sont une des pièces centrales de l'économie américaine. Ce sont eux qui consomment en priorité, qui achètent des voitures, qui emmènent leur famille en vacances et qui construisent une plus grande maison... Ce sont également eux qui créent des entreprises et donc des emplois. A eux seuls, ils possèdent 660 000 PME, qui ont permis la création de deux tiers des 6,4 millions de nouveaux emplois enregistrés entre 2003 et 2007.

Le quotidien de HENRY
Cette classe sociale est examinée à la loupe par Shawn Tully dans le magazine américain Fortune. Il raconte l'histoire de plusieurs familles au travers des Etats-Unis, souvent purs produits de l'American dream, c'est-à-dire parties de rien et dont le revenu annuel est aujourd'hui compris entre 250 000 $ et 500 000 Nico Hulkenberg Les HENRY représentent environ cinq millions de foyers et sont en effet plus aisés que 98% des Américains, car le revenu moyen des ménages dans le pays est de 50 000 Nico Hulkenberg Ils sont pourtant très éloignés de la frange la plus riche de la population. Et ils sont surtout très lourdement taxés, aussi bien au niveau local que fédéral. Ils sont également dans la ligne de mire d'Obama quand ce dernier parle de hausses d'impôts. "Les impôts sont de loin mon premier poste de dépense", explique l'un des pères de famille. Son revenu annuel familial est de 375 000 Nico Hulkenberg

Comme l'explique l'article – à part les impôts – les principales dépenses de ces familles sont consacrées à leurs enfants. Il s'agit de payer les nounous des plus jeunes, les écoles privées des aînés, tout en mettant de côté pour l'université. Ce que font par exemple John et Kym, qui épargnent 750 $ par mois envoyer leurs trois enfants dans l'une des meilleures universités du pays. D'après eux, les études de chacun de leurs enfants devraient leur coûter 500 000 Nico Hulkenberg Ce qui ne leur laisse pas vraiment de quoi économiser pour leur retraite. Un problème commun à nombre de HENRY, comme en témoigne Tony Molino, 50 ans : "J'ai travaillé entre 50 et 60 heures par semaine toute ma vie, et je n'ai pas grand-chose à mettre de côté à la fin de chaque mois. Je vis confortablement, mais quand Joe Biden parle d'augmenter les impôts, je deviens livide".

A l'heure où le secteur automobile se tourne vers le gouvernement pour réclamer de l'argent – comme l'ont fait les banques –, les HENRY ont des sueurs froides.
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Re: Le déclin de l'empire (économique) Américain.

Messagede Fatcap le 21 Nov 2008, 15:38

Seb a écrit:
f1pronostics a écrit:En gros, il y a le feu partout, les actifs ont déprécié de près de 50% à l'échelle mondiale en 1 an, soit un mouvement plus prononcé que celui de 29, mais "on n'est pas à l'abrit d'un redémarrage plus rapide que prévu". Ouais méthode coué, ok.

Non, pas de méthode coué. Simplement que les voix sont divergentes quant aux suites immédiates mais aussi à plus long-terme de la crise.

f1pronostics a écrit:Il faudrait attendre l'après-crise pour considérer qu'on puisse être dans une tendance de l'ordre de celle de 29 à postériori ?
La "croissance" c'est quoi? Une mesure faite sur la base d'indices et de devises qu'on est en train de massivement diluer.

Non, mais il faudra forcément être en fin de crise pour pouvoir comparer points par points les deux situations. Alors, oui, tu peux déterminer un ordre de grandeur mais ça restera par définition approximatif. On sait juste que la crise de 1929 a été intense mais relativement courte (grosso modo trois ans) par rapport à ce qu'on pourrait connaître. Que sait-on objectivement de l'évolution de la crise actuelle ? Rien.

Concernant la croissance mondiale, elle est encore positive. Pour combien de temps, c'est difficile à dire. Mais en 29, à pareille époque, ce n'était déjà plus le cas.


On sait que les dette liées aux cartes de crédit et leurs dérivés possédées par les banques américaines représentent environ 1.000 milliards de dollars, soit le volume des subprimes. On sait également que ces dettes sont de plus en plus irrécupérables étant donné la conjoncture. On sait aussi que GM, Chrysler et Ford n'en ont plus que pour quelques mois avant de faire faillite si l'état américain ne vient pas à à la rescousse, et que de toute façon elles sont en très mauvaise posture. Plein d'éléments concrets qui indiquent que la crise ne peut que s'aggraver...
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Re: Le déclin de l'empire (économique) Américain.

Messagede f1pronostics le 21 Nov 2008, 16:05

Seb a écrit:
f1pronostics a écrit:En gros, il y a le feu partout, les actifs ont déprécié de près de 50% à l'échelle mondiale en 1 an, soit un mouvement plus prononcé que celui de 29, mais "on n'est pas à l'abrit d'un redémarrage plus rapide que prévu". Ouais méthode coué, ok.

Non, pas de méthode coué. Simplement que les voix sont divergentes quant aux suites immédiates mais aussi à plus long-terme de la crise.
:lol:
Ouais, il y a les patrons de marchés qui ne cessent depuis 1 an de rassurer leur monde, Sarko qui allait jusqu'à défendre le modèle économique de la promotion du crédit hypothécaire, les marchés concernés qui claironnaient "non ce n'est pas une crise immobilière", puis les faillites en série des établissements financiers de crédit fragiles qui "vont permettre de rebondir sur les fondamentaux en 2008, puis on éloigne la perspective positive "tout va bien la reprise pour fin 2008", puis "non ce n'est pas une crise c'est la vie des marchés" (dixit le président de l'AMF encore hier!), etc.
On voit bien d'ou viennent les voix qui divergent "positivement". Ces mêmes voix qui ont un intérêt direct à influencer la confiance.
Qui propose donc une analyse de perspective optimiste crédible actuellement? Je n'en ai pas trouvé.
Par contre les mauvaises nouvelles concrêtes elles s'enquillent jour après jour. Et on connait la tendance pour les fleurons économiques gros pourvoyeurs d'emplois, on sait aussi comment ces effets vont encore agraver la situation.

Seb a écrit:
f1pronostics a écrit:Il faudrait attendre l'après-crise pour considérer qu'on puisse être dans une tendance de l'ordre de celle de 29 à postériori ?
La "croissance" c'est quoi? Une mesure faite sur la base d'indices et de devises qu'on est en train de massivement diluer.

Non, mais il faudra forcément être en fin de crise pour pouvoir comparer points par points les deux situations. Alors, oui, tu peux déterminer un ordre de grandeur mais ça restera par définition approximatif. On sait juste que la crise de 1929 a été intense mais relativement courte (grosso modo trois ans) par rapport à ce qu'on pourrait connaître. Que sait-on objectivement de l'évolution de la crise actuelle ? Rien.
Intense mais courte,... c'est juste à la fois la plus longue et la plus lourde de toutes celles du siècle passé.
On peut jouer sur les mots, reste qu'on est dans une situation largement comparable à celle de 29. C'est quoi, c'est tabou de le dire comme ça? Pour le politique on a bien compris que le vocabulaire était effectivement important pour éviter l'effet sur les masses. C'est louable mais ça n'empêche pas d'essayer d'y voir clair et d'appeler un chat, un chat, sans attendre de l'avoir caressé.

Seb a écrit:Concernant la croissance mondiale, elle est encore positive. Pour combien de temps, c'est difficile à dire. Mais en 29, à pareille époque, ce n'était déjà plus le cas.
Je me répète on parle de chiffres statistiques à forte inertie. Alors pour jouer sur les mots aussi on dira dire que nous savons que la croissance mondiale au Q3 2008 reste positive. Très fortement ralentie, mais positive. Evidemment, on n'arrête pas le train de la croissance sidérante de l'asie en quelques jours. L'état actuel de la croissance n'est que perceptible, pas mesuré. Le FMI annonce une prévision à +2,2 en 2009. Bin oui il va pas nous alarmer non plus DSK, il a vidé le tirroir-caisse. Il y a 1 mois il prévoyait 3%. Il y a 6 mois on tablait sur du 6%. M'enfin bon, allez on y croit. C'est marrant d'imaginer que cette mesure des PIB est largement impactée par les injections massives de liquidités [empruntées] des états ces 2 derniers mois. A coups de milliards on te regonfle un indice, hein. On trouve même du positif en france, histoire de continuer à jouer sur les mots. La récession? connais pas!
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Re: Le déclin de l'empire (économique) Américain.

Messagede Seb le 21 Nov 2008, 16:47

f1pronostics a écrit:On voit bien d'ou viennent les voix qui divergent "positivement". Ces mêmes voix qui ont un intérêt direct à influencer la confiance.
Qui propose donc une analyse de perspective optimiste crédible actuellement? Je n'en ai pas trouvé.
Par contre les mauvaises nouvelles concrêtes elles s'enquillent jour après jour. Et on connait la tendance pour les fleurons économiques gros pourvoyeurs d'emplois, on sait aussi comment ces effets vont encore agraver la situation..

Je ne parle pas que des personnes liées au monde de l'industrie mais aussi d'analyste ou de personnages politiques. J'ai assisté à une conférence de Lionel Jospin il y a quelques jours le thème de la crise financière et du retour au réel, je le trouvais très clairvoyant et en même temps, plus optimiste que la moyenne. D'ailleurs, je n'ai jamais parlé d'optimiste dans l'absolu (difficile en l'état des choses) mais plutôt d'un optimiste comparé.

Seb a écrit:Intense mais courte,... c'est juste à la fois la plus longue et la plus lourde de toutes celles du siècle passé.

Le débat, c'est de la comparer à la crise actuelle, pas aux autres crises du siècle passé. Et je pense que l'on peut dire, sans risque de se tromper,que la crise actuelle sera sans doute plus longue que celle de 1929.

Seb a écrit:On peut jouer sur les mots, reste qu'on est dans une situation largement comparable à celle de 29. C'est quoi, c'est tabou de le dire comme ça? Pour le politique on a bien compris que le vocabulaire était effectivement important pour éviter l'effet sur les masses. C'est louable mais ça n'empêche pas d'essayer d'y voir clair et d'appeler un chat, un chat, sans attendre de l'avoir caressé.

Mais je n'ai jamais dit que les deux crises n'avaient pas d'aspects comparables (notamment dans leur intensité), j'ai juste dit, dans mon premier post, que contrairement à ce que l'on crie tout le temps, il y a des différences essentielles entre-elles.

Seb a écrit:Je me répète on parle de chiffres statistiques à forte inertie. Alors pour jouer sur les mots aussi on dira dire que nous savons que la croissance mondiale au Q3 2008 reste positive. Très fortement ralentie, mais positive. Evidemment, on n'arrête pas le train de la croissance sidérante de l'asie en quelques jours.

Justement, c'est une des différences. En 1929, l'ensemble des économies étaient encore très protectionnistes. Aujourd'hui, la croissance toujours positive de certains pays (même si elle a diminué de plus de 3%, la Chine affiche toujours un taux de l'ordre de ~8,5%) profite également aux autres.

Mais bon, je crois que comme souvent, on ne sera jamais d'accord.
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Re: Le déclin de l'empire (économique) Américain.

Messagede f1pronostics le 21 Nov 2008, 17:27

Seb a écrit:L'action des Etats est peut-être limitée, mais elle est là. Et plus que l'argent distribué, c'est un signe fort. Après, oui, les scénarios sont multiples mais certains n'excluent pas un redémarrage plus rapide que prévu.

Seb a écrit:Et je pense que l'on peut dire, sans risque de se tromper,que la crise actuelle sera sans doute plus longue que celle de 1929.

Ok bon, bin voilà!

Seb a écrit:Mais je n'ai jamais dit que les deux crises n'avaient pas d'aspects comparables (notamment dans leur intensité), j'ai juste dit, dans mon premier post, que contrairement à ce que l'on crie tout le temps, il y a des différences essentielles entre-elles.
Leur fondement est identique. C'est une crise massive du crédit, avec à la clé chomage et faillites en masse. La comparaison ne peut pas aller beaucoup plus loin que de comparer ampleur et durée.
Oui, les potiques économiques déployées pour la contrer sont assez différentes, c'est evident.
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Re: Le déclin de l'empire (économique) Américain.

Messagede Seb le 21 Nov 2008, 18:36

Juste une dernière petite précision, j'avais bien indiqué un "redémarrage plus rapide que prévu" (les deux derniers mots ont toute leur importance) et non un "redémarrage rapide". Toujours cette histoire d'absolu et de relatif. Tout le monde est d'accord pour dire qu'elle durera. La différence, c'est que certains disent simplement qu'elle durera moins longtemps que d'autres ont pu le dire.
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Re: Le déclin de l'empire (économique) Américain.

Messagede f1pronostics le 21 Nov 2008, 19:00

Seb a écrit:Juste une dernière petite précision, j'avais bien indiqué un "redémarrage plus rapide que prévu" (les deux derniers mots ont toute leur importance) et non un "redémarrage rapide". Toujours cette histoire d'absolu et de relatif. Tout le monde est d'accord pour dire qu'elle durera. La différence, c'est que certains disent simplement qu'elle durera moins longtemps que d'autres ont pu le dire.
T'es toujours dans le flou, qui a prédit combien de temps? T'as entendu parler de quelle fourchette? Tu en penses quoi en le disant?

Perso j'ai pas de vérité dans ma boule de crystal non plus, mais je crois la probable une tendance proche de celle de 29. Pour les raisons fondamentales que je décrivais précédemment. On retournera au plancher des vaches. Encore au moins 2 ans avant de vraiment rebondir. Sauf évènement extérieur, guerre, ... .

La chine aura une avance certaine compte-tenu de sa politique d'anticipation sur de grands travaux (son new deal est déjà plus ou moins en route), c'est d'ailleurs ce qui soutient le mieux son PIB , avec sa trésorerie saine, mais qui n'offre pas pour autant de répercussion significative sur le PIB des pays plus développés. (en ce sens je crois que ton estimation de profit colatéral n'est pas juste). J'avais déjà posté il y a quelques temps un article qui exposait le caractère de plus en plus auto-suffisant de l'économie chinoise.
On verra comment les statistiques évoluent.
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Re: Le déclin de l'empire (économique) Américain.

Messagede f1pronostics le 21 Nov 2008, 19:03

A propos des révisions successives de prévisions de PIB à la baisse, en voilà une toute fraîche:

Goldman Sachs réduit sa prévision sur le PIB US (Reuters)

Goldman Sachs a révisé vendredi en forte baisse ses prévisions de croissance du produit intérieur brut (PIB) réel américain pour les trimestres à venir. La banque américaine s'attend désormais à un recul de 5% du PIB en rythme annuel pour le quatrième trimestre en cours, de 3% pour les trois premiers mois de 2009 et de 1% le trimestre suivant. Goldman tablait auparavavant sur un recul de seulement 3,5% au quatrième trimestre, de 2% au suivant et sur un chiffre stable pour les trois mois d'après.
(...)
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Re: Le déclin de l'empire (économique) Américain.

Messagede Seb le 21 Nov 2008, 21:16

f1pronostics a écrit:T'es toujours dans le flou, qui a prédit combien de temps? T'as entendu parler de quelle fourchette? Tu en penses quoi en le disant?

Bah les prévisions, elles se situent entre une sortie de crise rapide (fin 2009 dans les déclarations du FMI, par exemple) et beaucoup plus tard (pas avant 2011 pour Jean Peyrelevade, voire même une crise de longue durée pour l'OFCE).

f1pronostics a écrit:Perso j'ai pas de vérité dans ma boule de crystal non plus, mais je crois la probable une tendance proche de celle de 29. Pour les raisons fondamentales que je décrivais précédemment. On retournera au plancher des vaches. Encore au moins 2 ans avant de vraiment rebondir. Sauf évènement extérieur, guerre, ... .

C'est ce que je disais, pour vraiment comparer, il faudra attendre d'y être passé.
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Re: Le déclin de l'empire (économique) Américain.

Messagede Cortese le 25 Nov 2008, 22:14

Un article d'Arnaud de Borchgrave sur l'avenir radieux du Phare de la Liberté et la Démocratie, selon un futurologue patenté :

Commentary: Nostradamus Redux

Gerald Celente.
by Arnaud De Borchgrave
Singapore (UPI) Nov 21, 2008
Although political forecasting and economic prognostication have long made astrology look respectable, there is still a latter-day Nostradamus who has defied the odds. "If Nostradamus were alive today," said the New York Post, "he'd have a hard time keeping up with Gerald Celente" -- the man who tracks the world's social, economic and business trends for corporate clients.

Celente's accurate forecasts include the 1987 stock market crash, the collapse of the Soviet Union in 1991, the 1997 Asian currency crash, the 2007 subprime mortgage scandal that he said would soon engulf the world at a time when Fed Chairman Ben Bernanke, a macroeconomist and expert on the Great Depression, told us, "The worst is behind us." In November 2007, Celente also told UPI that a massive devaluation of the dollar was coming and that some Wall Street giants were headed for total collapse. He called it "The Panic of 2008."

"Worse than the Great Depression," Celente opined -- beginning with a sharp drop in standards of living, and continuing with an angry urban underclass that threatens a social order that allowed the mega-rich to continue living behind gated communities with summer escapades to luxurious homes on the French and Italian Rivieras or to bigger and better and more expensive boats from year to year.

This time, Celente's Trends Research Institute, which the Los Angeles Times described as the Standard and Poor's of popular culture, can see a tax rebellion in America by 2012, food riots, squatter rebellions, job marches and a culture that puts a higher premium on food on the table than gifts under the Christmas tree.

Celente says, "There will be a revolution in this country," though not until 2012, and it will take the form of a bloodless coup and the meteoric rise of a third party. While all this sounds like claptrap to sophisticated observers inside the Beltway, one can't ignore the high marks his forecasting gets from such prestigious global publications as The Economist: "A network of 25 experts whose range of specialties would rival many university faculties."

The George Washington's Blog listed all the kudos that Celente received from a wide variety of newspapers, magazines and television shows. He has a solid track record. The catastrophe that is about to hit our nation, he says, has its origin in wars we were told would be "off budget" and would not affect more tax cuts. This is the school that says there's nothing wrong with a little deficit funding.

One of the cornerstones of America's giant economy is the ability to borrow from other countries -- primarily China and Japan -- from $2 billion to $3 billion a day in order to maintain the world's highest standard of living, which is based on conspicuous consumption, at a time of growing world shortages. That was bound to change. But Celente does not believe we can switch to a thrifty society without a gigantic upheaval from which a new paradigm will emerge.

On a global scale, scarce resources, including energy and water, will, at the very least, touch off regional resource conflicts. Celente is not that far removed from what the 100,000-strong, 16-agency intelligence community has been doing with its almost $50 billion Intel budget. A report released by the National Intelligence Council this week, titled "Global Trends 2025," points to global mayhem, but not as soon as 2012, or in three years time, as Celente predicts.

The Middle East and nuclear proliferation, says NIC's report, will continue to be the CIA's principal concern inside the "great arc of instability stretching from sub-Sahara Africa through North Africa and the Middle East, the Balkans, the Caucasus, South and Central Asia and parts of Southeast Asia."

NIC's most immediate alarm is "the prospect of a nuclear-armed Iran spawning a nuclear arms race in the greater Middle East will bring new security challenges to an already conflict-prone region, particularly in conjunction with the proliferation of long-range missile systems."

By 2025, NIC also says the United States will have to face the prospect of a relative decline of its economic and military power. In the interim, new superpowers will have emerged in China and India. And China is "poised to have more impact on the world over the next 20 years than any other country."

Iraq, following a U.S. withdrawal at the end of 2011, will have to face many conflicting tribal and ethnic groups that could easily explode and spill over into neighboring states. The perennial Middle East conflict over the creation of a state for Palestinians will certainly not be settled by the time President Bush leaves office. And it will retain its lethal potential for sudden eruptions of violence and wider conflict.

Behind the scenes, Palestinians are muttering darkly about a "one-state solution displacing the two-state approach." The secret Palestinian weapon is quite simply demographics. Since the creation of the state of Israel in 1947, Arabs have gone from 87 million to 310 million. They expect to be half a billion by 2025.

Assuming that President Obama can revive the long-playing peace process and come up with a new roadmap to peace, it will be a non-starter if it doesn't include Arab East Jerusalem as the site of the Palestinian capital. For Israel, Jerusalem is a red line, a capital that cannot be shared.
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Re: Le déclin de l'empire (économique) Américain.

Messagede WazaFlynn le 25 Nov 2008, 23:39

Quel dommage qu'aucune de vos prévisions à la con ne tienne compte de la flagrante supériorité intellectuelle de l'Amérique.
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Messagede Fatcap le 25 Nov 2008, 23:48

WazaFlynn a écrit:Quel dommage qu'aucune de vos prévisions à la con ne tienne compte de la flagrante supériorité intellectuelle de l'Amérique.


C'est beau comme du Joe Dassin ça.
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Re: Le déclin de l'empire (économique) Américain.

Messagede Cortese le 26 Nov 2008, 00:47

WazaFlynn a écrit:Quel dommage qu'aucune de vos prévisions à la con ne tienne compte de la flagrante supériorité intellectuelle de l'Amérique.


Ce genre de réflexion me ramène toujours au chef-d'oeuvre de Tim Burton, "Mars Attacks". C'est un film à thèses. Entre autres, celle de la fameuse théorie tarte à la crème à la Carl Sagan.
"Si les Martiens débarquent sur Terre, c'est qu'ils sont bien suoérieurs à nous et ils vont nous exterminer", se doute la logique populaire (qui est ignorante mais expérimentée). Non assène Carl Sagan et son alter ego du film. "Si les Martiens ont pu développer une telle science, c'est qu'ils sont arrivés à un haut degre de sagesse pacifique et bienveillante". "Allons les accueillir, Mr le Président". Le reste du film montre que cette théorie ne repose sur aucun fondement solide. Malheureusement, malgré une expérimentation de plusieurs dizaines d'années, il est prouvé que le crâne des Américains n'explose pas sous les redoutables coups de boutoir de chansons "country" dégoulinantes de sirop d'érable. Va falloir trouver autre chose.

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Re: Le déclin de l'empire (économique) Américain.

Messagede WazaFlynn le 26 Nov 2008, 01:51

La différence est que les américains n'exterminent personne sans que ça leur rapporte de quoi. Ils ont autre chose à foutre après tout.
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Re: Le déclin de l'empire (économique) Américain.

Messagede von Rauffenstein le 26 Nov 2008, 02:03

Cortese a écrit:
WazaFlynn a écrit:Quel dommage qu'aucune de vos prévisions à la con ne tienne compte de la flagrante supériorité intellectuelle de l'Amérique.


Ce genre de réflexion me ramène toujours au chef-d'oeuvre de Tim Burton, "Mars Attacks". C'est un film à thèses. Entre autres, celle de la fameuse théorie tarte à la crème à la Carl Sagan.
"Si les Martiens débarquent sur Terre, c'est qu'ils sont bien suoérieurs à nous et ils vont nous exterminer", se doute la logique populaire (qui est ignorante mais expérimentée). Non assène Carl Sagan et son alter ego du film. "Si les Martiens ont pu développer une telle science, c'est qu'ils sont arrivés à un haut degre de sagesse pacifique et bienveillante". "Allons les accueillir, Mr le Président". Le reste du film montre que cette théorie ne repose sur aucun fondement solide. Malheureusement, malgré une expérimentation de plusieurs dizaines d'années, il est prouvé que le crâne des Américains n'explose pas sous les redoutables coups de boutoir de chansons "country" dégoulinantes de sirop d'érable. Va falloir trouver autre chose.

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C'est surtout un double hillarant d'Independance Day. Quasiment la même trame.

Quant à ton habituel discours... Tu viendras chialer après les yankees quand les tongs vont commencer à transformer les noirs et les arabes en pastilles nutritives.
Le fascisme au fait, c'était pas déjà l'histoire d'un mec en marche qui fascinait les foules avec son culte de la personnalité ?
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Re: Le déclin de l'empire (économique) Américain.

Messagede Cortese le 26 Nov 2008, 08:50

von Rauffenstein a écrit:
Cortese a écrit:
WazaFlynn a écrit:Quel dommage qu'aucune de vos prévisions à la con ne tienne compte de la flagrante supériorité intellectuelle de l'Amérique.


Ce genre de réflexion me ramène toujours au chef-d'oeuvre de Tim Burton, "Mars Attacks". C'est un film à thèses. Entre autres, celle de la fameuse théorie tarte à la crème à la Carl Sagan.
"Si les Martiens débarquent sur Terre, c'est qu'ils sont bien suoérieurs à nous et ils vont nous exterminer", se doute la logique populaire (qui est ignorante mais expérimentée). Non assène Carl Sagan et son alter ego du film. "Si les Martiens ont pu développer une telle science, c'est qu'ils sont arrivés à un haut degre de sagesse pacifique et bienveillante". "Allons les accueillir, Mr le Président". Le reste du film montre que cette théorie ne repose sur aucun fondement solide. Malheureusement, malgré une expérimentation de plusieurs dizaines d'années, il est prouvé que le crâne des Américains n'explose pas sous les redoutables coups de boutoir de chansons "country" dégoulinantes de sirop d'érable. Va falloir trouver autre chose.

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C'est surtout un double hillarant d'Independance Day. Quasiment la même trame.

Quant à ton habituel discours... Tu viendras chialer après les yankees quand les tongs vont commencer à transformer les noirs et les arabes en pastilles nutritives.


C'est surtout un pastiche évident de "La guerre des Mondes". Ei puis, t'as pas remarqué que le nouveau Prez yankee était un peu Noir et peu Arabe ( "Hussein" ! Trop drole) ?
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Re: Le déclin de l'empire (économique) Américain.

Messagede Mufasa le 26 Nov 2008, 14:09

Un entretien style grand public du patron du FMI sur la crise :
http://www.leparisien.fr/une/la-crise-e ... 316381.php
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Re: Le déclin de l'empire (économique) Américain.

Messagede Cortese le 29 Nov 2008, 23:22

Une analyse de Naomi Klein, la journaliste de gauche canadienne bien connue. Ça donne froid dans le dos :

Le cadeau de départ du clan Bush : un dernier pillage frénétique des biens publics.
samedi 29 novembre 2008 (14h17)
2 commentaires

Le cadeau de départ du clan Bush : un dernier pillage frénétique des biens publics.

par Naomi Klein

Mondialisation.ca, Le 10 novembre 2008 - The Nation Le hold-up américain des richesses financées par le public, sans aucune contrepartie : une véritable aubaine pour les grandes entreprises. Bienvenue au capitalisme sans risques. Durant les derniers jours de la campagne présidentielle, beaucoup de républicains semblent avoir abandonnés la lutte pour le pouvoir. Mais ne vous y trompez pas : cela ne signifie pas qu’ils se reposent. Si vous voulez voir le véritable travail actif des républicains, vérifiez l’énergie qu’ils utilisent pour distribuer de gros paquets des 700 milliards de dollars qu’ils jettent par la fenêtre.

Lors d’une récente audition d’un comité sénatorial bancaire, le républicain Bob Corker s’est vu assigné cette tache, et avec une date butoire très claire en vue : l’investiture.

"Combien pensez-vous qu’il soit possible environ de dépenser actuellement avant le 20 janvier ?" demandait Corker à Neel Kashkari, le banquier âgé de 35 ans qui était avant lui en charge du butin.

Quand les colonialistes européens ont réalisés qu’ils n’avaient pas d’autre choix que de redonner le pouvoir aux citoyens indigènes, ils ont souvent concentré toute leur attention à dérober les trésors locaux de l’or et de tout le bétail qui avait de la valeur. S’ils étaient vraiment cruels, comme les portugais au Mozambique dans la moitié des années 1970, ils allaient jusqu’à verser du béton dans les ascenseurs des puits des mines.

Rien d’aussi barbare en ce qui concerne le clan Bush. Plutôt que d’utiliser le pillage ouvert, ils préfèrent les outils bureaucratiques, comme les actions "des actifs précaires" et le "programme d’achats de capitaux". Mais ne vous méprenez pas : le but est bien le même que celui utilisé par les portugais vaincus - un dernier pillage frénétique des richesses publiques avant qu’ils ne rendent les clés du coffre fort.

Comment autrement expliquer les décisions étranges qui ont dominé lors des discours sur l’argent du renflouement ?

Quand l’administration Bush a annoncé qu’elle voulait investir 250 milliards de dollars dans les banques américaines en échange de crédits, le plan était alors largement mentionné comme une "nationalisation partielle" - une mesure radicale indispensable pour que les banques puissent encore donner des emprunts. Henry Paulson, le Ministre de l’Economie et des Finances, a eu une idée de génie, nous a-t-on dit, et suivait l’exemple de Gordon Brown. En fait, il n’y a jamais eu aucune nationalisation, partielle ou autre. Les contribuables américains n’ont gagné aucun contrôle significatif sur les banques, et c’est pourquoi les banques sont libres de dépenser ce nouvel argent comme bon leur semble.

Chez Morgan Stanley, il semblerait que la plus grande partie du butin servira à payer les primes annuelles. Citigroup a fait comprendre qu’ils utiliseraient leur 25 milliards pour acheter d’autres banques, alors que John Thain, le directeur général de Merrill Lynch, disait aux analystes financiers : "au moins pour le prochain trimestre, cela va juste nous servir de coussin".

Pendant ce temps, le gouvernement américain, est réduit à supplier les banques pour qu’elles utilisent au moins une partie du butin des contribuables pour des prêts - officiellement, la raison de tout le programme.

Quel est alors le véritable objectif du renflouement ? Mes craintes sont que cet empressement de transactions est quelque chose de bien plus ambitieux qu’un cadeau unique aux grandes entreprises : mais que la version de Bush d’une "nationalisation partielle" est une manipulation pour transformer le trésor américain en un distributeur de billets géant et sans fond pour les banques dans les années à venir. Souvenez-vous que la préoccupation principale parmi les acteurs des grands marchés, en particulier des banques, ce n’est pas le manque de crédits mais le prix des crédits "toxiques".

Les investisseurs ont perdu toute confiance dans l’honnêteté des grands acteurs financiers, et avec de bonnes raisons.

C’est là que le renflouement du trésor public paie un maximum. En achetant des intérêts dans ces institutions financières, le trésor public envoie un signal au marché en disant que c’est un pari sûr.

Pourquoi sûr ? Non pas parce que leur niveau de risque a été finalement évalué avec précision. Ni parce qu’ils auraient renoncés aux sortes d’outils exotiques et aux taux variables à outrance qui ont créé la crise. Mais parce que le marché va maintenant être assuré que le gouvernement américain ne laissera pas ces entreprises particulières faire faillite. Si ces entreprises se mettent en difficultés, les investisseurs vont dorénavant assumer que le gouvernement continuera à trouver toujours plus d’argent pour les renflouer, puisque leur permettre de faire faillite signifierait perdre totalement l’investissement du capital initial, et pour beaucoup d’entre elles, cela se chiffrera en billions. (Il suffit d’observer le géant des assurances AIG, qui s’est déjà retourné vers les contribuables pour une rallonge, et qui semble apparemment prêt à en demander une troisième fois.)

Ce fait de relier les intérêts publics aux entreprises privées est le véritable objectif du plan de renflouement : Paulson choisit toutes les entreprises qui sont admises à ce programme - un nombre d’environ plusieurs milliers - une garantie implicite du Ministère de l’Economie et des Finances.

Pour les investisseurs capricieux et frileux qui cherchent des placements sûrs pour conserver leur argent, ces transactions de capitaux seront encore plus sécurisants qu’un triple A de l’agence d’évaluation Moody.

Une telle assurance est inestimable. Mais pour les banques, la meilleure partie du cadeau c’est que le gouvernement les paie pour qu’elles acceptent sa certification. Pour les contribuables, de l’ autre côté, la totalité du plan est extrêmement risquée, et pourrait vraisemblablement leur coûter bien plus que l’idée originale de Paulson d’acheter pour 700 milliards de dollars de dettes toxiques. Dorénavant les contribuables ne sont pas seulement dépendants pour les dettes, mais probablement, aussi pour le destin de chaque entreprise qui leur vend ces crédits.

Il est intéressant de voir que les géants des fonds hypothécaires Fannie Mae et Freddie Mac, ont tous les deux bénéficié de ce genre de garantie tacite avant qu’ils ne soient "nationalisés" au début de cette crise. Durant des décennies, le marché avait compris que, puisque ces acteurs privés étaient impliqués avec le gouvernement, on pouvait faire confiance à l’Oncle Sam pour sauver la mise. C’était, comme beaucoup l’ont dénoncé, le pire de tous les maux de la terre. Non seulement les profits sont privatisés alors que les risques sont socialisés, mais le soutien implicite du gouvernement créait ainsi une incitation des systèmes de primes puissantes pour des pratiques d’affaires dangereuses.

Avec le nouveau programme de rachat des emprunts, Paulson a utilisé le modèle discrédité de Fannie et Freddie et l’a appliqué à une majeur partie du système industriel privé bancaire. De nouveau, il n’y a aucune raison de s’écarter des paris dangereux, particulièrement depuis que le Ministère de l’économie et des finances n’a posé aucune exigence aux banques (apparemment, ils ne veulent pas d’un "controle minimum")

Pour stimuler plus encore la confiance du marché, le gouvernement fédéral a également annoncé des garanties publiques illimitées pour beaucoup de comptes bancaires de dépots. Oh, et comme si ce n’était pas suffisant, le Ministère de l’économie et des finances a encouragé les banques à se regrouper, certifiant que les seules entreprises qui resteront seront "trop grandes pour faire faillite", et garantit ainsi leur renflouement.

De trois façons différentes, le marché est informé haut et fort que Washington ne permettra pas que les institutions financières subissent les conséquences de leur comportements. Il est possible que cela soit l’innovation de Bush la plus créatrice : un capitalisme sans risques.

Il y a une étincelle d’espoir. En réponse à la question du sénateur Corker, le Ministère de l’économie et des finances a en effet des difficultés à distribuer les fonds du renflouement. Jusqu’à présent environ 350 milliards de dollars ont été demandés sur les 700, mais la plus grande partie n’est pas encore sortie des caisses de l’état. Cependant, il devient de plus en plus clair chaque jour que le renflouement a été "vendu" à la population sous de faux prétextes. Clairement, cela n’a jamais vraiment concerné la fluidité des emprunts. C’était depuis toujours pour mettre en place ce qui est fait : tranformer l’état en une agence d’assurance géante pour Wall Street, un filet de sécurité pour les personnes qui en ont le moins besoins, subventionnés par les populations qui auraient le plus besoins de la protection de l’état dans la tornate économique qui arrive.

Cette duplicité est une opportunité politique. Qui gagnera les élections le 4 novembre aura une autorité morale énorme. Elle devrait être utilisée pour exiger un moratoire et l’arrêt de la distribution des fonds, non pas après l’investiture, mais dès le départ. Tous les contrats devraient être renégociés, cette fois l’obtention de garanties du public.

Il est risqué bien sûr d’interrompre le processus du renflouement. Rien ne pourrait être plus dangereux, cependant, que d’autoriser le clan Bush à faire ce cadeau d’adieu aux grandes entreprises - le cadeau qui va continuer à vider les caisses publiques.

Article original en anglais, The Bailout : Bush’s Final Pillage, 29 octobre 2008. Texte publié dans The Nation.

Version française http://www.robin-woodard.eu/, publié également par Le Grand Soir. Traduit par Anik le 8 novembre 2008. http://www.mondialisation.ca/index....
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Re: Le déclin de l'empire (économique) Américain.

Messagede Ghinzani le 30 Nov 2008, 18:39

je me réjouis des bienfaits de la crise économique en route faisant suite à la crise financière...mondiale.Chacun varevenir de gré ou de force à un monde " réel".Les Souffrants seront les addicts du virtuel au sens large....
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Re: Le déclin de l'empire (économique) Américain.

Messagede Fatcap le 30 Nov 2008, 19:32

Ce que dit Naomi Klein est à peu près exact. Est-ce que Obama fera autre chose ? On sait que son équipe comprendra Larry Summers, qui a été impliqué dans la suppression du Glass-Steagall Act sous Clinton, et Timothy Geithner, le président de la Fed de New York. Deux personnages particulièrement impliqués dans l'explosion et la non-régulation du marché des dérivés. On sait également qu'il a annoncé un programme de 800 milliards de dollars pour "la conjoncture", en sus du fond Paulson. Pour l'instant donc, peu de risque qu'on mette fin à cette arnaque.
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Re: Le déclin de l'empire (économique) Américain.

Messagede Ghinzani le 30 Nov 2008, 20:48

A vous lire, je vais sponsoriser un attentat by " bin Laden compagny LTD" contre........................................................la fée Clochette! :D
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Re: Le déclin de l'empire (économique) Américain.

Messagede schumi84f1 le 01 Déc 2008, 11:51

schumi84f1 a écrit:allez comme pour le prix de l'essence, on va suivre mes - values latentes #pendu

01/10/2008 : ~1300 €
13/10/2008 : ~2000 €
20/10/2008 : ~2350 €
27/10/2008 : ~2250 €
05/11/2008 : ~2500 €
20/11/2008 : ~2370 €
01/12/2008 : ~2560 €


maj

#pendu
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Re: Le déclin de l'empire (économique) Américain.

Messagede Ghinzani le 01 Déc 2008, 13:10

il existe des placements non risqués quoique...
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Re: Le déclin de l'empire (économique) Américain.

Messagede f1pronostics le 02 Déc 2008, 10:03

http://contreinfo.info/article.php3?id_article=2388
Tribune : Cette Europe-là est irréparable, par Frédéric Lordon
1er décembre 2008
Les gardiens du temple bruxellois de la « concurrence libre et non faussée » n’y peuvent mais. Leur dévotion à l’orthodoxie, largement égratignée par les dernières mesures prise pour sauver la fonction bancaire et éviter une disparition du crédit, s’avère plus forte que le souci du réel. Au coeur de cette crise gravissime, ils menacent en effet d’interdire les mesures de soutien aux banques pour cause de distorsion de la concurrence, ou de les contrebalancer par des mesures visant à... réduire les crédits octroyés par ces banques. Cette Europe des commissaires, devenue une caricature des idéaux de ses fondateurs, qui n’a d’autre priorité que d’être la gardienne zélée des tables de la loi du Consensus de Washington, au moment même où son échec est compris et reconnu par tous, est-elle donc irréformable ?
(...)
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Re: Le déclin de l'empire (économique) Américain.

Messagede f1pronostics le 02 Déc 2008, 10:04

Les Etats-Unis sont entrés en récession en décembre 2007
La Tribune.fr - 01/12/2008


Le NBER, qui fixe les dates de commencement et de fin des cycles économiques aux Etats-Unis, estime que la récession de la première économie du globe a débuté en décembre 2007, après une période d'expansion de 73 mois.

C'est désormais officiel. La récession économique a commencé aux Etats-Unis en décembre 2007 et est toujours en cours, a annoncé ce lundi le Bureau national de la recherche économique (NBER), qui est chargé de dater le début et la fin des cycles économiques.

Le comité spécialisé du NBER "a déterminé qu'un pic dans l'activité économique est intervenu en décembre 2007. Le pic marque la fin de l'expansion qui avait commencé en novembre 2001 et le début d'une récession", précise le NBER dans un communiqué. Cette phase d'expansion économique a duré 73 mois. "La précédente expansion dans les années 1990 avait duré 120 mois", a ajouté l'organisme.

Le NBER a rappelé que selon ses critères, "une récession est une baisse significative de l'activité économique qui se répand à travers l'économie, durant plus de quelques mois, normalement visible dans la production, l'emploi, le revenu réel, et d'autres indicateurs".

Aux Etats-Unis, c'est le jugement du NBER qui fait référence et non la définition communément admise par ailleurs d'une récession, c'est-à-dire l'enchaînement de deux trimestres consécutifs de recul du produit intérieur brut (PIB).

Dans ce contexte, Ben Bernanke a laissé entendre que la Réserve fédérale n'abaisserait pas à nouveau ses taux. "La possibilité d'utiliser une politique classique d'action sur les taux pour soutenir l'économie était évidemment limitée à l'heure actuelle", a-t-il indiqué. Mais la Fed dispose "de nombreux moyens" d'actions, notamment en achetant "en quantité importante" des bons du Trésor à long terme afin d'agir sur la courbe des taux.
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Re: Le déclin de l'empire (économique) Américain.

Messagede schumi84f1 le 02 Déc 2008, 10:04

ça a dévissé de partout hier :?
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Re: Le déclin de l'empire (économique) Américain.

Messagede f1pronostics le 02 Déc 2008, 10:12

http://tropicalbear.over-blog.com/article-25344008.html
(...)
- Le Baltic dry index a repris son mouvement de chute rapide, et se négocie au plus bas depuis sa création, à un niveau de 700 points (01/12/08).

- L'ISM manufacturier US de novembre qui vient d'être publié est particulièrement mauvais, à 36. J'attire l'attention des lecteurs sur cette petite phrase :
"L'indice des prix indique que les prix des matières premières continuent de décliner sur un rythme rapide : l'indice est au plus bas depuis mai 1949 !"
Elle montre bien la puissance de la tendance déflationniste qui s'installe, et contre laquelle les centaines de milliards jetés par les gouvernements semblent totalement impuissants.

- Aucune amélioration sur le front de l'immobilier : les stocks restent à des niveaux historiquement élevés (10 à 11 mois), le nombre de ventes de logements neufs et de permis continue de baisser, ainsi que les prix.
Tant que les stocks ne diminueront pas, aucune amélioration ne sera à attendre.

- Le ralentissement s'amplifie en Chine, et certains analystes estiment que le taux de croissance pourrait tomber à des niveaux de 5% seulement l'an prochain (il faut une croissance de 7 à 8% / an dans ce pays pour absorber l'afflux de nouveaux travailleurs venant des campagnes), et des tensions sociales croissantes apparaissent à cause de la crise qui touche aussi ce pays.

- Les ventes au détail en octobre aux USA ont chuté de 8% sur un an en monnaie constante : Goldman Sachs prévoit une récession à -5% (rythme annualisé) au T4 2008 pour les USA.
(...)
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Re: Le déclin de l'empire (économique) Américain.

Messagede f1pronostics le 02 Déc 2008, 10:13

"Major US banks worse than Japan's zombies? "
http://www.itulip.com/forums/showthread ... #post63569
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Re: Le déclin de l'empire (économique) Américain.

Messagede f1pronostics le 02 Déc 2008, 10:16

Mais que vont devenir tous ces banquiers perdus dans la 4e dimension?
Les suppressions d emplois dans les banques se comptent désormais par dizaines de milliers...
Après Citigroup, qui va supprimer 52.000 postes dans le monde, on a appris hier que JP Morgan allait se séparer de 9.200 employés de Washington Mutual, la caisse d épargne qu il a sauvée cet automne de la faillite.

Hier soir, la chaîne télévisée CNBC affirmait en outre que Bank of America s apprêtait à supprimer à son tour 10.000 postes dans la banque d investissement, en particulier chez Merrill Lynch, qu il vient de racheter.

En Europe, la banque régionale allemande Bayern LB a aussi annoncé qu elle allait réduire ses effectifs de 5.600 (soit 29% des 19.200 salariés), en particulier dans ses branches asiatiques, d ici à 2013.

A la City de Londres, HSBC a annoncé son intention de supprimer 500 postes, tandis que le Crédit Suisse a indiqué qu il allait réduire ses effectifs de 650 dans la capitale britannique.

(article Boursier.com)
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Re: Le déclin de l'empire (économique) Américain.

Messagede f1pronostics le 02 Déc 2008, 10:20

http://www.prisonplanet.com/washington- ... urity.html
The Washington Post today reports on plans to station 20,000 more U.S. troops inside America for purposes of “domestic security” from September 2011, an expansion of Northcom’s militarization of the country in preparation for potential civil unrest following a total economic collapse or a mass terror attack.(...)
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Re: Le déclin de l'empire (économique) Américain.

Messagede schumi84f1 le 02 Déc 2008, 10:25

le "pro" de l'économie de TF1/LCI (Sylvestre) disait dans une émission (entrevu hier sur C+) que les banquiers ne savent même pas ce que font leurs traders :?
ça fait un peu peur non ? faudrait pas qu'il y ait une crise :D
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Re: Le déclin de l'empire (économique) Américain.

Messagede Stéphane le 02 Déc 2008, 10:31

c'pour ça que y'en a qui sont traders et d'autres banquiers.
Ouais_supère a écrit:Stef, t'es chiant
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Re: Le déclin de l'empire (économique) Américain.

Messagede Seb le 02 Déc 2008, 11:35

schumi84f1 a écrit:le "pro" de l'économie de TF1/LCI (Sylvestre) disait dans une émission (entrevu hier sur C+) que les banquiers ne savent même pas ce que font leurs traders :?
ça fait un peu peur non ? faudrait pas qu'il y ait une crise :D

Sylvestre, j'ai toujours cru que c'était le plouc du coin, petit chroniqueur à qui on avait refilé quelques reportages ou présentations d'émission. Il est quand même titulaire d'un doctorat en économie.
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