Né quelque part a écrit:puriste-express a écrit:puisque je suis un nationaliste radical d'extrême gauche et/ou droite doublé d'un dinosaure-fasciste
d'une connerie abyssale, je m'abstiens d'ajouter quoique ce soit à cette cause déjà entendue
et m'empresse de me trouver quelqu'un dans mon entourage qui aurait l'obligeance de me pisser
joyeusement au visage avant d'aller me cacher dans un placard.

Faut arreter le délire les gars : PAUL MCCARTNEY EN CONCERT GRATUIT pour le 400ème anniversaire de Québec, et y'en a qui trouvent que c'est un acte anti-québécois...
Et même si c,est le cas, vous croyez que le monde est assez con pour virer fédéraliste à cause d'un concert de Paul McCartney ?

je ne délire ni capote, il y a toutes sortes de raisons d'être mal à l'aise avec ce genre de manifestation,
pas seulement celles de Falardeau.
En ce qui me concerne, le sentiment anti-conquête ne m'habite pas vraiment, j'aime Londres et
je n'ai rien contre McCartney, qui semble un bon diable (même si je n'apprécie pas la pop des Beatles)..
seulement, de voir toute cette frénésie autour de ce spectacle, de constater que ce show devienne
l'événement-phare du 400è de Québec, ca me déroute profondément c'est vrai! parce que ma fibre
québécoise n'est pas liée à une fierté démesurée d'être Québécois (au contraire!) mais c'est une sensibilité
profonde de "minoritaire" qui est soucieux de l'avenir des petites cultures, que ce soit celles des
peuples scandinaves, des Irlandais, des Écossais, des Catalans etc.. il se trouve que l'hégémonie de l'anglais
"globish"
http://www.jpn-globish.com/ tend à diluer ces petites cultures..
Le 400è de Québec souligne 400 ans de présence francophone en Amérique du Nord, une présence
suffisamment vigoureuse pour avoir entretenu une culture vivante et pour avoir infléchi
par exemple les tractations menant à la déclaration de l'UNESCO sur la diversité culturelle.
Alors, dans ce contexte, la venue de McCartney dans le cadre des fêtes du 400è n'a aucun sens.
Je suis sans doute "romantique" à cet égard, mais je crois que le sens, la symbolique, la culture
et la cohérence sont plus importants que la bière et les hits d'une mégastar internationale. Le sens que
devrait avoir le 400è dans une société normale et ce show-là étaient même totalement antinomiques
(surtout avec la très creuse et opportuniste Paaaaaaaasckaal Pickaaaaaaaaaaardddd)...
Que McCartney fasse un show à Québec, super! ..mais dans le cadre du 400è, ca en dit long
sur la vacuité de notre société! Quand je pense à ce connard de député adéquiste qui ose affirmer
que le 400è n'a rien à voir avec la politique et avec l'histoire et que ce message "passe" mieux
qu'une certaine résistance à l'endroit de ce show-là, je suis tout sauf fier d'être Québécois.
Non mais quel CAVE! on ne parle pas du festival d'été de Québec, c'est quoi ce CRÉTIN de
CRISSE DE TOTON D'ADÉQUISTE À MARDE! (euh.. question: puis-je me permettre de
pisser furieusement sur son nombril!?)
est-ce que j'ai le droit de délirer ainsi dans ma connerie toute abyssale!?
NQP, quand à tes remarques sur la connerie profonde du nationalisme (il en existe pourtant
de saines manifestations), je ne cherche même pas en discuter puisqu'il faudrait d'abord
s'entendre sur une certaine notion de collectivisme bien incompatible avec ton hédonisme irréductible.
....
j'ai lu tard ce pm ce courrier d'un lecteur qui en ajoute une couche et je partage ses propos:
http://www.ledevoir.com/2008/07/22/198689.htmlOpinionLettres - Grand artiste, petits complexes Yves-François Blanchet, Président, Diffusion yfb inc. Le 21 juillet 2008 Édition du mardi 22 juillet 2008
Mots clés : Musique, Spectacle, Grande-Bretagne (pays), Québec (ville)
Sir Paul, un grand artiste s'il en fut, est sollicité pour venir chanter dans le cadre des célébrations du 400e anniversaire de Québec. Il le fait avec grâce, talent, dignité et magnanimité, portant le fleurdelisé bien haut. Il n'a rien à y perdre, tout à y gagner, mais parions qu'il l'a fait de bonne foi. Il y a fort à parier aussi qu'il ne l'a pas fait bénévolement. Il a été engagé. Une belle gig, peut-être, mais une gig.
Lorsque certains, pas toujours adroitement, ont soulevé la pertinence de son spectacle dans le cadre du 400e, des fans bercés par les Beatles, des bien-pensants qui connaissent le répertoire par coeur -- et quelques opportunistes -- ont crié au crime et à la bêtise de ces nationalistes obtus. Pourtant...
Pourtant, si un spectacle de Paul McCartney est un spectacle musical de premier ordre et si le personnage est énorme et signifiant, il n'en demeure pas moins que ce n'était pas le bon anniversaire, ni le bon budget pour le faire venir à Québec. On n'écrit pas «Bonne fête, Jean» sur le gâteau de Pierre. Le problème, n'en déplaise à madame St-Pierre et à monsieur Charest, n'est pas dans le spectacle (qu'ils comparent à ceux de Céline Dion à travers le monde), mais dans le contexte. Je suis certain que Céline Dion ne serait pas sans questions conviée à célébrer la culture argentine ou polonaise, même si elle peut s'y produire en tournée.
Alors, en ce lundi matin, s'il est de bon ton de mentionner la qualité du spectacle, la générosité de l'icône et le plaisir du public, il le serait beaucoup moins de le remercier avec une abnégation puérile. Tout comme s'il était venu malgré les incertains commentaires de certains d'entre nous, tout comme s'il était venu bénévolement... Soyons un moment démagogiques, nous aussi. On reproche si souvent aux artistes et aux entreprises culturelles québécoises de vivre de subventions. Ce spectacle gratuit et sans billets, n'est-il pas financé par les contribuables? Combien de disques québécois, de spectacles de danse, de salons d'arts visuels, de publications imprimées, de ressources pour la transition vers l'économie des contenus en ligne, combien de tout ça dans le cachet de sir Paul? On ne réécrit pas l'histoire, mais ce fut un débat révélateur des complexes des uns et aussi de ceux des autres. Et de cet autre complexe qu'ils ont en commun: la gêne de débattre, de diverger d'opinion. Comme si c'était malsain. Débattons, il en ressortira quelque chose, et méfions-nous de ceux que ça dérange.
Le banquier de Sir Paul doit nous trouver bien drôles, ce matin...sur ce, je retourne me débarrasser de mes punaises...
Signature débile effacée.