rossa27 a écrit:Alors comment expliques-tu la réalité?
Je reprends :
-les centres de recherche en micro-électronique sont aux US
Je ne trouve pas de source qui l'atteste (dans le sens du monopole). Sans renier que les USA ont une grosse capacité de recherche dans le domaine.
Par ailleurs les centres de recherche sont largement disséminés partout dans le monde (inde, chine, japon, taiwan, etc), et toujours pour le compte de sociétés privées d'appartenance principalement capitalistique. Plusieurs pays ont les moyens d'une autonomie technologique dans le domaine (les 4 cités ci-dessus par exemple).
Maintenant tu peux peut-être préciser. Tu parles de recherche fondamentale, celle qui fera aboutir des évolutions dans 10 ans ou +? De recherche orientée production, celle qui aboutit à la production de circuits à court terme?
rossa27 a écrit:-les unités de production de pointe, qui en sont indissociables, sont aux US.
Tu parles de quoi de consommable?
rossa27 a écrit:Alors oui, les mp3, les dvd et les divx.. Putain, c'est vraiment de la pointe en micro-électronique, ça
En plus, désolé de te décevoir mais sais-tu en quelle techno ils sont réalisés? Et sais-tu d'où elle provient? Ces produits grand publics sont essentiellement réalisés à base de SoC, utilisant des IP et des cellules cibles conçues.. aux US pour l'essentiel.
Quels sont les autres besoins grand-public? On fait des bénéfices avec des recherches ou bien de la production?
rossa27 a écrit:C'est un peu comme quand tu écris Hello World en C, et que ça affiche bien ce que tu veux.. Certes, tu as écris le programme, mais que fais-tu sans le compilateur, sans l'OS, et sans la machine cible?
OK, au pire tu assumes que la dépendance est réciproque.
Les USA n'ont pas les moyens de produire ce pourquoi le grand-public est potentiellement client. Sauf à exploser les couts. Impensable.
Sans avoir reparlé de l'aspect de la formation des "petites mains" qu'on a déjà évoqué.
rossa27 a écrit:Quand à la supposée distance entre la production de pointe (traduis: les microprocesseurs d'aujourd'hui et de demain) et les besoins industriels... Regarde la consommation effective de ces produits et tiens compte des réalités.
Alors certes, on n'en a pas fondamentalement besoin. Ca n'existait pas il y a 50 ans et on vivait sans, mais qui a envie de s'en passer aujourd'hui? Comprends bien: je ne parle pas seulement de se passer du dernier lecteur mp3, mais se passer de tout ce qui dépend de la micro-électronique?
Explique-moi de quels besoins l'industrie, au sens large, ne peut se passer en terme de recherche en micro-électronique?
Les évolutions promises c'est du marketing. Ca fera pas avancer plus vite des automates ni n'affichera mieux les informations sur des consoles de supervision. Ca doit faire 20 ans qu'on est au point là-dessus.
rossa27 a écrit:L'aspect politique et financier est secondaire. La finance n'est qu'un jeu d'écritures découplé des réalités, on l'a suffisamment vu ces derniers temps. Qui tient la techno tient le monde. Suppose que demain Intel et AMD disent: "en raison d'une regrettable erreur indépendante de notre volonté, tous nos CPU vont s'arrêter le 31/12/2008. On peut trouver un patch, mais ça coûte la totalité de la dette US".
Eh bien je te garantis que la dette US est annulée sur l'heure. Sinon, plus de centrales, plus d'usines, plus d'avions, plus d'hôpitaux, plus de trains, etc (et même plus de serveurs pour alimenter ton mp3)..
(c'est une image hein, ce sera évidemment fait de façon plus subtile).
Oui effectivement c'est très très simpliste. Limite je me demande si tu pousses pas un raisonnement par l'absurde.
Comme si les actionnaires des AMD/Intel acceptaient d'arrêter d'approvisionner les clients. Très drole.
Intel et AMD n'appertiennent pas aux états-unis. Les états-unis n'auront pas légitimité à nationaliser ces entreprises, pas plus que leurs unités de productions délocalisées, parfois devenus simples fournisseurs. Par ailleurs Intel et AMD ne sont pas les seuls producteurs de microprocesseurs.
Tu as peut-être répondu ici à ma question sur les domaines de l'industrie dépendants des technologies "Made in US".
Plus de centrales, plus d'usines, plus d'avions, plus d'hôpitaux, plus de trains, etc (et même plus de serveurs pour alimenter ton mp3)... Mais-oui-mais-oui. Faut pas prendre les gens pour des abrutis. Les non-américains n'ont rien à envier ni ne dépendent d'une quelconque hégémonie américaine dans quelque domaine que ce soit pour ce que tu cites.
Bon on s'est bien pris la tête sur le cas de la micro-électronique.
Bien, c'est pas avec elle qu'on va faire avancer des bateaux, extraire du minerai, planter des céréales, construire et chauffer des habitations, faire avancer des véhicules légers, etc.
Et puis encore une fois, les USA ne s'appartiennent plus.
Si l'amérique se renferme sur elle-même dans le sens que tu évoques, sa seule porte de sortie c'est la guerre. Tu crois quand même pas que ses créditeurs vont passer l'éponge pour les beaux yeux d'une armée d'évangélistes? A moins qu'ils ne nous coupent l'accès aux séries TV, oui, là ya ptet un risque
rossa27 a écrit:Qui tient la techno tient le monde.
Pas de bras, pas de chocolat.
Tiens, voila de l'arme de dissuasion massive:
Chine : Trois banques chinoises parmi les quatre plus grosses mondiales
Parmi les quatre plus grosses du monde à la fin de l’année 2007 figuraient trois banques chinoises, la capitalisation boursière des banques occidentales ayant été durement affectée par la crise financière, indique une étude du Boston Consulting Group.
L’Industrial and Commercial Bank of China (ICBC) décroche la place avec presque 340 milliards de dollars de capitalisation. ICBC a vu son bénéfice net bondir de 65 % en 2007 à 7,68 milliards d’euros. Parmi les autres banques chinoises en tête du classement, China Construction Bank et Bank of China font respectivement figure de numéros 2 et 4, avec quelque 200 millions de dollars de capitalisation.
La britannique HSBC occupe la troisième position tandis que Bank of America est cinquième et est la première banque américaine du classement. L’ancien leader mondial, Citigroup, n’arrive plus qu’en sixième position.
« La crise a entraîné un bouleversement parmi les plus grosses banques en terme de capitalisation boursière », remarque le cabinet. « Les banques d’Amérique du Nord et d’Europe de l’Ouest ont perdu au total 695 milliards de dollars de capitalisation boursière, soit plus que le PIB des Pays-Bas » tandis que leurs homologues des pays émergents (Brésil, Russie, Chine et Inde) en ont gagné 753 milliards, note le BCG.
L’établissement ayant connu la plus forte progression est en effet la banque russe semi-publique Sberbank, qui a gagné douze places, et vu sa capitalisation boursière grossir de 39 % à 91,1 milliards de dollars.
La première banque française du classement est BNP Paribas, à la douzième place mondiale.
Francebourse.com, avec AFP