Je n'ai pas été voir le lien, mais ce changement concerne le brevet Eolas, sur le fonctionnement des plugins.
Personne dans le monde du libre n'a de sympathie concernant les brevets logiciels, donc personne ne s'est réjoui que Microsoft perde ce procès.
Seuls les plus gros peuvent se permettre de réserver un brevet, or, dans le cas du logiciel, réserver un brevet n'est même pas se réserver l'exclusivité d'une solution technique tangible, mais se réserver l'exclusivité d'un concept intellectuel. Et ce même si on ne sait pas comment faire pour réaliser techniquement ce concept...
Par exemple, c'est un peu comme si il était autorisé de breveter "tout méthode permettant de soigner le cancer", en ayant aucune idée sur une quelconque solution tangible. Les vrais chercheurs/inventeurs ne pourraient plus rechercher contre le cancer, alors même que c'est eux les vrais inventeurs. Eh bien dans le monde du logiciel aux USA (et l'on a failli avoir le même état de fait), on peut breveter des objectifs sans avoir aucune idée de la manière de les atteindre (par exemple quelqu'un peut breveter "toute méthode permettant de filtrer le spam", les vrais inventeurs de solutions réelles se voient hors la loi)
Et puis, un algorithme est une succession de concepts intellectuels, privatiser des concepts c'est comme privatiser les quintes, ou les tierces en musique...
D'un autre côté, qu'un des principal utilisateur des brevets, qui use de sa puissance financière pour menacer la concurrence, et principalement la plus faible financièrement, c'est à dire celle du libre, se voit pris à son propre piège est sans doute de nature à ce que cette société comprenne qu'elle ne doit pas abuser de son assise financière, pour menacer la vie de projets qui ne visent qu'à une appropriation citoyenne du logiciel, et qu'à un don intellectuel au reste de l'humanité.
Concernant ce brevet, le Dr Michael Doyle, de Eolas a annoncé il y a un an ou deux que les licences d'utilisations de ce brevet serait gratuite pour les exploitations non commerciales et qu'il ne comptait pas faire d'autre procès. Donc à moins de dispositions dans cette licence contraire aux licences libre, la plupart des navigateur libres ne devront probablement pas changer cette partie de leur logiciel.
Pour finir, ce brevet a été enregistré en tant que résultat d'un travail de doctorat, tout comme Google et Yahoo ont été originellement des travaux de doctorat. Eolas est une société créée uniquement pour défendre le brevet, elle ne produit rien autrement. Et par ailleurs, le monde du libre avait indiqué au W3C et à Microsoft des travaux et usages antérieurs (ce qu'on nomme en anglais
prior art) afin de les aider à faire invalider le brevet, car on ne peut pas breveter quelquechose existant déjà en profitant que son auteur ne l'a pas breveté .. Microsoft dans sa procédure d'appel a commencé à utiliser ce
prior art avant de renoncer à son appel, qui aurait été surement bien long, voulant être débarassé au plus vite de cette affaire..
Enfin, le brevet, (comme l'écrit le lien que tu as indiqué d'ailleurs) est contournable en introduisant le tag du plugin via Javascript ou via d'autres solution, voir:
http://msdn.microsoft.com/workshop/auth ... ctivex.asp
- Il faut donc juste attendre que les auteurs de site web fasse ces modifications...
- Ou bien automatiser ces modifications côté navigateur en utilisant une imitation pour IE6 de GreaseMonkey pour Firefox, extension de modification à la volée du html des sites que l'on consulte. Tel que Turnabout (qui d'ailleurs reconnait son plagiat et conseille GreaseMonkey pour Firefox). Mais je ne sais pas si quelqu'un s'est lancé dans la création du code nécessaire à ces modifications.
Hugues