Marlaga a écrit:
Non, je parle de 2 messages sur le sujet "Actualités" qui étaient complètement étrangers à l'affaire Toma-Aym.
L'affaire Aym-Toma
quel honneurModérateurs: Garion, Silverwitch
Marlaga a écrit:
Non, je parle de 2 messages sur le sujet "Actualités" qui étaient complètement étrangers à l'affaire Toma-Aym.
quel honneur

Ouest-France a écrit:Exclusif. Pourquoi Jean-Yves Le Drian soutient Emmanuel Macron
Modifié le 24/03/2017 à 06:16 | Publié le 24/03/2017 à 05:45 - 0
Le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian explique dans cet entretien exclusif que son choix de soutenir Emmanuel Macron est conforme à son histoire personnelle et à ses convictions.
On est tous Britanniques, ce matin ?
Oui. Je voudrais dire toute ma solidarité avec le peuple britannique. Je n’ai pas de doute sur sa capacité de résilience, mais je tiens, comme ministre de la Défense, à adresser ce message de confiance entre nos deux nations. La menace est permanente. La vigilance doit rester totale. J’adresse aussi un message de soutien aux familles de Thomas, Victor et Yann, les trois jeunes de Concarneau, lourdement blessés. J’irai d’ailleurs à leur rencontre aujourd’hui même.
Comment qualifieriez-vous le niveau de risque, aujourd’hui, en France ?
Il reste très élevé. La preuve, Orly, samedi dernier. En aucun cas, il ne faut baisser la garde. La lutte contre le terrorisme prendra du temps.
Sur le front militaire, quelle évaluation faites-vous de la situation ?
Nous avons engagé la reprise de Mossoul-Ouest. Un des objectifs du moment, c’est la mosquée Al Nouri à partir de laquelle Al-Baghdadi avait annoncé la création de l’EI en 2014. Les combats vont encore être rudes, mais les forces irakiennes soutenues par la coalition devraient libérer Mossoul dans les semaines qui viennent.
Il faut poursuivre la stabilisation politique de l’Irak en intégrant l’ensemble des communautés. Et reconstruire pour offrir un toit aux 200 000 réfugiés. Parallèlement, en Syrie, nous poursuivons l’offensive sur Raqqa, capitale stratégique de l’EI. Une attaque contre le barrage de Tabqa est d’ailleurs en cours depuis lundi.
Comment gérer le retour de combattants chez nous ?
Si des djihadistes français reviennent sur le territoire national, ils feront l’objet d’une procédure judiciaire immédiate.
Vous êtes inquiet sur ce qui se passe au Sahel ?
L’opération Barkhane permet de contenir la menace terroriste au Sahel. Mais tout n’est pas réglé. L’enlèvement du ressortissant français hier au Tchad près d’Abéché, témoigne, s’il en était besoin, de la fragilité de cette région. Face à ce risque, j’ai une pleine confiance dans la capacité du G5 Sahel (les 5 pays de la sous-région : Mauritanie, Mali, Burkina Faso, Niger et Tchad) pour relever le défi sécuritaire, avec notre plein soutien.
Ça ne va pas être trop difficile pour vous, de quitter ces dossiers-là ? Si vous les quittez…
Je suis ministre de la Défense depuis cinq ans. J’ai le sentiment du devoir accompli. Je souhaite transmettre mes responsabilités dans les meilleures conditions à mon successeur, à la mi-mai.
Emmanuel Macron compare volontiers sa démarche avec votre manière de faire, en Bretagne. Suffisant pour le soutenir ?
Je soutiens Emmanuel Macron pour plusieurs raisons. Comme la majorité des Français, je refuse que le choix de l’élection présidentielle se réduise à un choix entre l’extrême droite et une droite dure. Je ne me résous pas non plus à ce que la candidate du Front national soit en tête au premier tour. Devant les menaces qui existent et pour la capacité de la France à agir dans le monde, nous ne pouvons pas prendre ce risque.
Emmanuel Macron est pour moi le seul qui porte les valeurs qui sont les miennes dans ce cadre-là. L’Europe, c’est mon histoire. Je suis d’ailleurs président d’une région profondément européenne. Nous fêterons demain les 60 ans de la création de la Communauté européenne ; l’Europe a été un facteur de paix, ne l’oublions pas.
Cette nécessité demeure plus que jamais. L’Europe est en crise, mais aux déclinistes qui disent : « abandonnons l’Europe », je dis au contraire : « retroussons-nous les manches » ! Emmanuel Macron est pragmatique, réaliste, capable de proposer une Europe créatrice, une Europe qui protège, une Europe de la solidarité.
Et puis, il y a des raisons nationales…
Je me retrouve dans les six chantiers qu’il a proposés : l’éducation, la société au travail, l’économie, la sécurité, le renouveau démocratique et la défense de la France à l’international. Il allie le volontarisme - refuse l’inaction, la rente, le déclinisme - et le pragmatisme en proposant des actions réalistes et financées.
En Bretagne, j’ai souhaité que la majorité, soit diverse, plurielle, intégrant la société civile, et que l’action publique soit à la fois dans le volontarisme et dans la recherche du compromis. Le compromis n’affaiblit jamais. Il est le passage indispensable pour des avancées. Il y a une forme de similitude avec la volonté de rassemblement, de dépassement, qu’évoque Emmanuel Macron.
La Bretagne a toujours été à l’avant-garde de l’initiative politique, si bien que mon choix est conforme à mon histoire, à mes convictions. C’est la poursuite des engagements de ma vie politique. Ma légitimité, c’est la Bretagne. Et je pense ainsi être utile à Emmanuel Macron dans la connaissance des territoires et des vertus de la régionalisation.
Vous êtes socialiste. Qu’est-ce qui vous distingue de Benoît Hamon ?
Je suis socialiste depuis 43 ans. J’ai été de tous les combats. J’ai mené 14 batailles électorales. Je soutiens Emmanuel Macron, mais je reste socialiste, je ne suis pas membre d’En Marche !. Benoît Hamon est dans une logique que je respecte, qui a toujours existé au sein de la gauche, un projet utopique, mais je constate que la mise en œuvre d’un tel projet ne correspond pas à la réalité des faits et à la capacité à faire.
Il a reçu un certain nombre de soutiens en Bretagne…
Je respecte totalement mes amis qui ont pris position pour Benoît Hamon. D’ailleurs, je suis convaincu que le parti socialiste a un avenir. Sans doute faudra-t-il qu’il se remette en cause, et je souhaite y travailler.
Si Emmanuel Macron vous demandait de rester au ministère ?
Mon horizon, c’est la Bretagne.
Et s’il insiste au nom de l’intérêt national ?
Je pourrais toujours lui apporter mon expertise, une connaissance - approfondie par ces cinq années à la Défense - des questions géopolitiques.
Porter l’effort de Défense à 2 % du PIB en 2025, le projet d’Emmanuel Macron, c’est une bonne intention ?
C’est une nécessité en raison des menaces, et c’est un objectif qui était d’ailleurs affiché dans la loi de programmation en cours. La première des libertés, c’est la sécurité. C’est un objectif crédible, en tout cas indispensable. Durant une période, nous avons pensé que nous aurions pu bénéficier des dividendes de la paix, que nous nous dirigerions vers la fin de l’Histoire. Au contraire, nous sommes entrés dans une zone de turbulences extrêmement dangereuse.
Un service universel, obligatoire, d’un mois : n’est-ce pas trop et trop peu ?
Depuis quelques mois, la réflexion sur le creuset républicain, le partage de la cohésion nationale, les enjeux de sécurité, de citoyenneté, a lieu. Emmanuel Macron estime devoir mettre à la discussion l’idée d’un service militaire obligatoire. Il a le mérite de poser cette question. Ce sera au Livre blanc et au Parlement de définir les contours du projet.
Vous avez été un VRP unanimement salué de l’industrie militaire. Est-on heureux de vendre des armes ?
Vendre des armes sophistiquées, c’est aussi une manière d’assurer notre propre sécurité. Lorsque nous exportons, nous créons avec le pays concerné, une forme de partenariat stratégique. Par exemple, sur l’Australie, nous sommes partis pour 40 ans de coopération. Par les moyens financiers que ces partenariats nous procurent, nous avons la capacité de renouveler nous-mêmes nos capacités de défense. Enfin, c’est une affirmation de puissance de la France dans le monde, et l’affirmation de puissance, c’est un instrument de souveraineté.
Le Point a écrit:En rejoignant Macron, "Le Drian fait une erreur"
Pour Marylise Lebranchu, le ministre de la Défense "ne peut pas se faire élire grâce au PS en Bretagne et jouer au macroniste ailleurs". Interview.
PROPOS RECUEILLIS PAR OLIVIER PÉROU
Publié le 24/03/2017 à 06:41 | Le Point.fr
Soutien de Benoît Hamon et ancienne collègue de Jean-Yves Le Drian au gouvernement, Marylise Lebranchu ne digère toujours pas le ralliement du ministre de la Défense à Emmanuel Macron. Elle reproche au Breton sa démarche cavalière et tacle : "Il ne peut pas se faire élire (à la tête de la région, NDLR) grâce à une majorité socialiste puis jouer au macroniste ailleurs." Et l'ex-ministre de la Fonction publique d'observer que le menhir du Morbihan se retrouve désormais bien isolé.
Le Point : Quel regard portez-vous sur le ralliement du ministre de la Défense à Emmanuel Macron ?
Marylise Lebranchu : Je suis en colère. Nous ne sommes pas dans une situation d'urgence. S'il y avait un péril immédiat avec le Front national au second tour, pourquoi pas. Or, ce n'est pas le cas aujourd'hui puisque l'élection présidentielle est encore loin. Emmanuel Macron a monté son entreprise en créant un parti assez inédit. Sa stratégie était visible déjà lorsqu'il était au gouvernement. Il avait d'autres intentions et les employés de chez Gad vous diraient qu'il a fait des promesses qu'il n'a clairement pas tenues. Quand il a quitté le gouvernement, Emmanuel Macron a deploré une histoire de désaccords successifs avec le président. En campagne, il ne cesse de dire que sa candidature n'est pas la continuité du quinquennat. Il n'assume donc rien ? Et accepte les ministres de ce même quinquennat ? Macron, c'est le plus grand des frondeurs. Quand j'étais ministre, j'ai pourtant souvent entendu Jean-Yves Le Drian critiquer vertement les frondeurs de l'hémicycle.
Qu'est-ce qui rapproche ces deux hommes ? Le Drian a déjà su allier divers courants pour construire sa majorité à la région Bretagne, allant jusqu'au centre-droit. L'appareil socialiste, très peu pour lui.
Le Drian, c'est un socialiste. Je l'ai toujours entendu le dire. Il s'est construit grace au socialisme et avec les socialistes. En 2004, lors des régionales, la question s'est posée entre lui et moi. On a discuté et il avait beaucoup plus travaillé pour la région que moi qui sortais de deux ans comme ministre de la Justice sous Lionel Jospin. À l'époque, on a discuté avec les secrétaires des fédérations, avec Solférino. On a délibérement choisi Jean-Yves car il était socialiste. C'est à l'époque qu'il construit sa notoriété, avec les socialistes ! Si une chose devait le rapprocher de Macron, c'est le fait qu'il n'a jamais voulu d'accord avec les Verts pendant les régionales en 2015. À l'époque, Richard Ferrand (secrétaire général d'En marche !, NDLR) et moi-même on a pourtant essayé de lui faire entendre raison puis on a accepté son choix. On a accepté et on s'est battus comme des lions pour qu'il soit élu et qu'il ait sa majorité au conseil régional socialiste. Je crains que ça ne soit pas si facile là-bas pour lui dans les jours qui viennent...
Des frondeurs ?
Des élus lui reprochent déjà ce ralliement, à commencer par ceux qui doivent faire le service après-vente auprès des militants et des électeurs de la primaire de janvier. Jean-Yves Le Drian ne peut pas se faire élire grâce au PS en Bretagne – avec une large majorité socialiste – et jouer au macroniste ailleurs.... C'est trop facile ! Peut-être que Jean-Yves fait une erreur. Il croit qu'être président, c'est être le patron. Mais le temps des patrons en politique, c'est fini ! Il ne suffit pas de taper dans les mains pour dire : faites comme moi !
Pourrir la campagne de Hamon
Pourquoi le camp Hamon n'est pas sorti du bois plus tôt ? Le mariage entre les deux hommes était un secret de polichinelle !
On a été naïfs ou rêveurs... On espérait qu'il ne saute pas le pas. Le Drian a eu cette chance inouïe de se faire applaudir par Benoît Hamon lors du meeting à Brest. J'observe que Jean-Yves Le Drian est isolé dans sa démarche, beaucoup plus qu'il ne l'imaginait. Il n'a aucune raison objective pour justifier son ralliement. On sait déjà ce qu'il va invoquer : le vote utile, le terrorisme, les temps difficiles, le risque Le Pen... Et alors ? Il reste du temps avant l'élection. Ce qui me déçoit le plus, c'est la manœuvre puérile de Jean-Yves Le Drian pour annoncer son soutien : le jour où Benoît Hamon présente ses propositions sur la politique de Défense. Le seul objectif, c'est de pourrir la campagne de Benoît Hamon.

porcaro77 a écrit:Tout le monde sait que Le drian qui a un charisme de huître bretonne est le cache sexe de Hollande. Il est désormais totalement exclu que je vote Macron au 1 ou aun 2° tour




von Rauffenstein a écrit:Le Drian, c'était le seul qui était valable dans l'équipe de bras cssés de Hollande !

Ouais_supère a écrit:Stef, t'es chiant


Nuvo a écrit:Hamon devrait retirer sa candidature et rallier Mélenchon. Le PS se retrouverait sans candidat maison ! Dans leur cul !
Ca aurait un certain panache face à tous ces traitres.

Nuvo a écrit:Hamon devrait retirer sa candidature et rallier Mélenchon. Le PS se retrouverait sans candidat maison ! Dans leur cul !
Ca aurait un certain panache devant tous ces traitres.

Maschum a écrit:Oulà, y'a de la campagne (déferlement) anti-Macron par ici.


Hugues a écrit:Juste pour info...
Comment avouer qu'on a jamais vraiment été socialiste.. :Ouest-France a écrit:Exclusif. Pourquoi Jean-Yves Le Drian soutient Emmanuel Macron
Modifié le 24/03/2017 à 06:16 | Publié le 24/03/2017 à 05:45 - 0
Le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian explique dans cet entretien exclusif que son choix de soutenir Emmanuel Macron est conforme à son histoire personnelle et à ses convictions.
On est tous Britanniques, ce matin ?
Oui. Je voudrais dire toute ma solidarité avec le peuple britannique. Je n’ai pas de doute sur sa capacité de résilience, mais je tiens, comme ministre de la Défense, à adresser ce message de confiance entre nos deux nations. La menace est permanente. La vigilance doit rester totale. J’adresse aussi un message de soutien aux familles de Thomas, Victor et Yann, les trois jeunes de Concarneau, lourdement blessés. J’irai d’ailleurs à leur rencontre aujourd’hui même.
Comment qualifieriez-vous le niveau de risque, aujourd’hui, en France ?
Il reste très élevé. La preuve, Orly, samedi dernier. En aucun cas, il ne faut baisser la garde. La lutte contre le terrorisme prendra du temps.
Sur le front militaire, quelle évaluation faites-vous de la situation ?
Nous avons engagé la reprise de Mossoul-Ouest. Un des objectifs du moment, c’est la mosquée Al Nouri à partir de laquelle Al-Baghdadi avait annoncé la création de l’EI en 2014. Les combats vont encore être rudes, mais les forces irakiennes soutenues par la coalition devraient libérer Mossoul dans les semaines qui viennent.
Il faut poursuivre la stabilisation politique de l’Irak en intégrant l’ensemble des communautés. Et reconstruire pour offrir un toit aux 200 000 réfugiés. Parallèlement, en Syrie, nous poursuivons l’offensive sur Raqqa, capitale stratégique de l’EI. Une attaque contre le barrage de Tabqa est d’ailleurs en cours depuis lundi.
Comment gérer le retour de combattants chez nous ?
Si des djihadistes français reviennent sur le territoire national, ils feront l’objet d’une procédure judiciaire immédiate.
Vous êtes inquiet sur ce qui se passe au Sahel ?
L’opération Barkhane permet de contenir la menace terroriste au Sahel. Mais tout n’est pas réglé. L’enlèvement du ressortissant français hier au Tchad près d’Abéché, témoigne, s’il en était besoin, de la fragilité de cette région. Face à ce risque, j’ai une pleine confiance dans la capacité du G5 Sahel (les 5 pays de la sous-région : Mauritanie, Mali, Burkina Faso, Niger et Tchad) pour relever le défi sécuritaire, avec notre plein soutien.
Ça ne va pas être trop difficile pour vous, de quitter ces dossiers-là ? Si vous les quittez…
Je suis ministre de la Défense depuis cinq ans. J’ai le sentiment du devoir accompli. Je souhaite transmettre mes responsabilités dans les meilleures conditions à mon successeur, à la mi-mai.
Emmanuel Macron compare volontiers sa démarche avec votre manière de faire, en Bretagne. Suffisant pour le soutenir ?
Je soutiens Emmanuel Macron pour plusieurs raisons. Comme la majorité des Français, je refuse que le choix de l’élection présidentielle se réduise à un choix entre l’extrême droite et une droite dure. Je ne me résous pas non plus à ce que la candidate du Front national soit en tête au premier tour. Devant les menaces qui existent et pour la capacité de la France à agir dans le monde, nous ne pouvons pas prendre ce risque.
Emmanuel Macron est pour moi le seul qui porte les valeurs qui sont les miennes dans ce cadre-là. L’Europe, c’est mon histoire. Je suis d’ailleurs président d’une région profondément européenne. Nous fêterons demain les 60 ans de la création de la Communauté européenne ; l’Europe a été un facteur de paix, ne l’oublions pas.
Cette nécessité demeure plus que jamais. L’Europe est en crise, mais aux déclinistes qui disent : « abandonnons l’Europe », je dis au contraire : « retroussons-nous les manches » ! Emmanuel Macron est pragmatique, réaliste, capable de proposer une Europe créatrice, une Europe qui protège, une Europe de la solidarité.
Et puis, il y a des raisons nationales…
Je me retrouve dans les six chantiers qu’il a proposés : l’éducation, la société au travail, l’économie, la sécurité, le renouveau démocratique et la défense de la France à l’international. Il allie le volontarisme - refuse l’inaction, la rente, le déclinisme - et le pragmatisme en proposant des actions réalistes et financées.
En Bretagne, j’ai souhaité que la majorité, soit diverse, plurielle, intégrant la société civile, et que l’action publique soit à la fois dans le volontarisme et dans la recherche du compromis. Le compromis n’affaiblit jamais. Il est le passage indispensable pour des avancées. Il y a une forme de similitude avec la volonté de rassemblement, de dépassement, qu’évoque Emmanuel Macron.
La Bretagne a toujours été à l’avant-garde de l’initiative politique, si bien que mon choix est conforme à mon histoire, à mes convictions. C’est la poursuite des engagements de ma vie politique. Ma légitimité, c’est la Bretagne. Et je pense ainsi être utile à Emmanuel Macron dans la connaissance des territoires et des vertus de la régionalisation.
Vous êtes socialiste. Qu’est-ce qui vous distingue de Benoît Hamon ?
Je suis socialiste depuis 43 ans. J’ai été de tous les combats. J’ai mené 14 batailles électorales. Je soutiens Emmanuel Macron, mais je reste socialiste, je ne suis pas membre d’En Marche !. Benoît Hamon est dans une logique que je respecte, qui a toujours existé au sein de la gauche, un projet utopique, mais je constate que la mise en œuvre d’un tel projet ne correspond pas à la réalité des faits et à la capacité à faire.
Il a reçu un certain nombre de soutiens en Bretagne…
Je respecte totalement mes amis qui ont pris position pour Benoît Hamon. D’ailleurs, je suis convaincu que le parti socialiste a un avenir. Sans doute faudra-t-il qu’il se remette en cause, et je souhaite y travailler.
Si Emmanuel Macron vous demandait de rester au ministère ?
Mon horizon, c’est la Bretagne.
Et s’il insiste au nom de l’intérêt national ?
Je pourrais toujours lui apporter mon expertise, une connaissance - approfondie par ces cinq années à la Défense - des questions géopolitiques.
Porter l’effort de Défense à 2 % du PIB en 2025, le projet d’Emmanuel Macron, c’est une bonne intention ?
C’est une nécessité en raison des menaces, et c’est un objectif qui était d’ailleurs affiché dans la loi de programmation en cours. La première des libertés, c’est la sécurité. C’est un objectif crédible, en tout cas indispensable. Durant une période, nous avons pensé que nous aurions pu bénéficier des dividendes de la paix, que nous nous dirigerions vers la fin de l’Histoire. Au contraire, nous sommes entrés dans une zone de turbulences extrêmement dangereuse.
Un service universel, obligatoire, d’un mois : n’est-ce pas trop et trop peu ?
Depuis quelques mois, la réflexion sur le creuset républicain, le partage de la cohésion nationale, les enjeux de sécurité, de citoyenneté, a lieu. Emmanuel Macron estime devoir mettre à la discussion l’idée d’un service militaire obligatoire. Il a le mérite de poser cette question. Ce sera au Livre blanc et au Parlement de définir les contours du projet.
Vous avez été un VRP unanimement salué de l’industrie militaire. Est-on heureux de vendre des armes ?
Vendre des armes sophistiquées, c’est aussi une manière d’assurer notre propre sécurité. Lorsque nous exportons, nous créons avec le pays concerné, une forme de partenariat stratégique. Par exemple, sur l’Australie, nous sommes partis pour 40 ans de coopération. Par les moyens financiers que ces partenariats nous procurent, nous avons la capacité de renouveler nous-mêmes nos capacités de défense. Enfin, c’est une affirmation de puissance de la France dans le monde, et l’affirmation de puissance, c’est un instrument de souveraineté.
Ce qui passe mal en Bretagne (Lebranchu et Thomas sont loin d'être les seules que j'ai pu lire à affirmer que c'est minable [même si il le disent pas comme ça]):Le Point a écrit:En rejoignant Macron, "Le Drian fait une erreur"
Pour Marylise Lebranchu, le ministre de la Défense "ne peut pas se faire élire grâce au PS en Bretagne et jouer au macroniste ailleurs". Interview.
PROPOS RECUEILLIS PAR OLIVIER PÉROU
Publié le 24/03/2017 à 06:41 | Le Point.fr
Soutien de Benoît Hamon et ancienne collègue de Jean-Yves Le Drian au gouvernement, Marylise Lebranchu ne digère toujours pas le ralliement du ministre de la Défense à Emmanuel Macron. Elle reproche au Breton sa démarche cavalière et tacle : "Il ne peut pas se faire élire (à la tête de la région, NDLR) grâce à une majorité socialiste puis jouer au macroniste ailleurs." Et l'ex-ministre de la Fonction publique d'observer que le menhir du Morbihan se retrouve désormais bien isolé.
Le Point : Quel regard portez-vous sur le ralliement du ministre de la Défense à Emmanuel Macron ?
Marylise Lebranchu : Je suis en colère. Nous ne sommes pas dans une situation d'urgence. S'il y avait un péril immédiat avec le Front national au second tour, pourquoi pas. Or, ce n'est pas le cas aujourd'hui puisque l'élection présidentielle est encore loin. Emmanuel Macron a monté son entreprise en créant un parti assez inédit. Sa stratégie était visible déjà lorsqu'il était au gouvernement. Il avait d'autres intentions et les employés de chez Gad vous diraient qu'il a fait des promesses qu'il n'a clairement pas tenues. Quand il a quitté le gouvernement, Emmanuel Macron a deploré une histoire de désaccords successifs avec le président. En campagne, il ne cesse de dire que sa candidature n'est pas la continuité du quinquennat. Il n'assume donc rien ? Et accepte les ministres de ce même quinquennat ? Macron, c'est le plus grand des frondeurs. Quand j'étais ministre, j'ai pourtant souvent entendu Jean-Yves Le Drian critiquer vertement les frondeurs de l'hémicycle.
Qu'est-ce qui rapproche ces deux hommes ? Le Drian a déjà su allier divers courants pour construire sa majorité à la région Bretagne, allant jusqu'au centre-droit. L'appareil socialiste, très peu pour lui.
Le Drian, c'est un socialiste. Je l'ai toujours entendu le dire. Il s'est construit grace au socialisme et avec les socialistes. En 2004, lors des régionales, la question s'est posée entre lui et moi. On a discuté et il avait beaucoup plus travaillé pour la région que moi qui sortais de deux ans comme ministre de la Justice sous Lionel Jospin. À l'époque, on a discuté avec les secrétaires des fédérations, avec Solférino. On a délibérement choisi Jean-Yves car il était socialiste. C'est à l'époque qu'il construit sa notoriété, avec les socialistes ! Si une chose devait le rapprocher de Macron, c'est le fait qu'il n'a jamais voulu d'accord avec les Verts pendant les régionales en 2015. À l'époque, Richard Ferrand (secrétaire général d'En marche !, NDLR) et moi-même on a pourtant essayé de lui faire entendre raison puis on a accepté son choix. On a accepté et on s'est battus comme des lions pour qu'il soit élu et qu'il ait sa majorité au conseil régional socialiste. Je crains que ça ne soit pas si facile là-bas pour lui dans les jours qui viennent...
Des frondeurs ?
Des élus lui reprochent déjà ce ralliement, à commencer par ceux qui doivent faire le service après-vente auprès des militants et des électeurs de la primaire de janvier. Jean-Yves Le Drian ne peut pas se faire élire grâce au PS en Bretagne – avec une large majorité socialiste – et jouer au macroniste ailleurs.... C'est trop facile ! Peut-être que Jean-Yves fait une erreur. Il croit qu'être président, c'est être le patron. Mais le temps des patrons en politique, c'est fini ! Il ne suffit pas de taper dans les mains pour dire : faites comme moi !
Pourrir la campagne de Hamon
Pourquoi le camp Hamon n'est pas sorti du bois plus tôt ? Le mariage entre les deux hommes était un secret de polichinelle !
On a été naïfs ou rêveurs... On espérait qu'il ne saute pas le pas. Le Drian a eu cette chance inouïe de se faire applaudir par Benoît Hamon lors du meeting à Brest. J'observe que Jean-Yves Le Drian est isolé dans sa démarche, beaucoup plus qu'il ne l'imaginait. Il n'a aucune raison objective pour justifier son ralliement. On sait déjà ce qu'il va invoquer : le vote utile, le terrorisme, les temps difficiles, le risque Le Pen... Et alors ? Il reste du temps avant l'élection. Ce qui me déçoit le plus, c'est la manœuvre puérile de Jean-Yves Le Drian pour annoncer son soutien : le jour où Benoît Hamon présente ses propositions sur la politique de Défense. Le seul objectif, c'est de pourrir la campagne de Benoît Hamon.
Hugues

Maverick a écrit:C'est une blague la déclaration de patrimoine de Macron ? Le mec a gagné des millions il n'a plus rien...


Maschum a écrit:A l'inverse. Hamon avec son Opel Corsa à 2000€...
Il veut se donner un genre. Mais perso voter pour un mec qui dirigera mon pays et qui s'achète une bagnole d'occas à 2000 boules, ça fait pas réver![]()
Entre les costards à 30 000€ et la Corsa d'occas, il y a un juste milieu, non ?


Toma a écrit:Il ne faut surtout pas que la masse populaire pense que les politiques sont riches. C'est mal vu en France d'avoir des sous.
Les gens pensent voter pour des gens qui ont le même niveau de vie qu'eux, ils seront plus a même de les comprendre.
Quelle fumisterie.

Maschum a écrit:Au moins Mélenchon est crédible là-dessus. Et justement lui plus que d'autre me semble du genre à s'en foutre de ça et donc dire la vérité sans la magouiller.
Quasi 1 000 000 pour quelqu'un qui se dit protecteur des pauvres... Ca peut choquer. Mais le mec a 30 ou 40 ans de sénateur / député derrière lui... Si il n'a pas des goûts de luxe, si il a acheté un ou deux appart il y a 30 ans... Bah ça me choque pas.
Maschum a écrit:Toma a écrit:Il ne faut surtout pas que la masse populaire pense que les politiques sont riches. C'est mal vu en France d'avoir des sous.
Les gens pensent voter pour des gens qui ont le même niveau de vie qu'eux, ils seront plus a même de les comprendre.
Quelle fumisterie.
Ahhhhhhhh "les gens".
"Les gens"...
Moi je vais te dire que "les gens" ce qu'ils veulent c'est surtout de l’honnêteté. Que au moins la moitié "des gens" qui vote à droite n'ont rien contre n'enrichissement.
Et une partie "des gens" de gauche ne sont pas si con que tu penses.
Donc une majorité "des gens" s'en foute que les politiques gagnent plein d'argent.
"Les gens" veulent surtout savoir d'où ça vient. Un enrichissement du à leur travail, de l'héritage, de la magouille, des prèts venant "d'amis" chelou...
Aussi.Marlaga a écrit:Maverick a écrit:C'est une blague la déclaration de patrimoine de Macron ? Le mec a gagné des millions il n'a plus rien...
Et celle de Fillon alors ? 30 ans député, 5 ans Premier Ministre et il a besoin d'un prêt de sa fille pour payer ses impôts ? Tout est parti dans les Iles Caiman ?

"Les gens" pensent voter pour quelqu'un qui gagne autant qu'eux.

Tu vois plus de critiques sur les déclarations de patrimoine qui ont l'air fausses ou celles qui sont les plus importantes ?Toma a écrit:Il ne faut surtout pas que la masse populaire pense que les politiques sont riches. C'est mal vu en France d'avoir des sous.
Les gens pensent voter pour des gens qui ont le même niveau de vie qu'eux, ils seront plus a même de les comprendre.
Quelle fumisterie.

Maverick a écrit:Tu vois plus de critiques sur les déclarations de patrimoine qui ont l'air fausses ou celles qui sont les plus importantes ?Toma a écrit:Il ne faut surtout pas que la masse populaire pense que les politiques sont riches. C'est mal vu en France d'avoir des sous.
Les gens pensent voter pour des gens qui ont le même niveau de vie qu'eux, ils seront plus a même de les comprendre.
Quelle fumisterie.

hamon a pourri le quinquennat de Hollande. On pourrait rétorquer à Hamon que lui-même ne s'est pas tenu à la discipline de majorité qu'on attendait de lui depuis son départ de l'EN. Et donc que nul n'est tenu au PS, de la rallier sans "fronder".Bob Williams a écrit:Hugues a écrit:Juste pour info...
Comment avouer qu'on a jamais vraiment été socialiste.. :Ouest-France a écrit:Exclusif. Pourquoi Jean-Yves Le Drian soutient Emmanuel Macron
Modifié le 24/03/2017 à 06:16 | Publié le 24/03/2017 à 05:45 - 0
Le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian explique dans cet entretien exclusif que son choix de soutenir Emmanuel Macron est conforme à son histoire personnelle et à ses convictions.
On est tous Britanniques, ce matin ?
Oui. Je voudrais dire toute ma solidarité avec le peuple britannique. Je n’ai pas de doute sur sa capacité de résilience, mais je tiens, comme ministre de la Défense, à adresser ce message de confiance entre nos deux nations. La menace est permanente. La vigilance doit rester totale. J’adresse aussi un message de soutien aux familles de Thomas, Victor et Yann, les trois jeunes de Concarneau, lourdement blessés. J’irai d’ailleurs à leur rencontre aujourd’hui même.
Comment qualifieriez-vous le niveau de risque, aujourd’hui, en France ?
Il reste très élevé. La preuve, Orly, samedi dernier. En aucun cas, il ne faut baisser la garde. La lutte contre le terrorisme prendra du temps.
Sur le front militaire, quelle évaluation faites-vous de la situation ?
Nous avons engagé la reprise de Mossoul-Ouest. Un des objectifs du moment, c’est la mosquée Al Nouri à partir de laquelle Al-Baghdadi avait annoncé la création de l’EI en 2014. Les combats vont encore être rudes, mais les forces irakiennes soutenues par la coalition devraient libérer Mossoul dans les semaines qui viennent.
Il faut poursuivre la stabilisation politique de l’Irak en intégrant l’ensemble des communautés. Et reconstruire pour offrir un toit aux 200 000 réfugiés. Parallèlement, en Syrie, nous poursuivons l’offensive sur Raqqa, capitale stratégique de l’EI. Une attaque contre le barrage de Tabqa est d’ailleurs en cours depuis lundi.
Comment gérer le retour de combattants chez nous ?
Si des djihadistes français reviennent sur le territoire national, ils feront l’objet d’une procédure judiciaire immédiate.
Vous êtes inquiet sur ce qui se passe au Sahel ?
L’opération Barkhane permet de contenir la menace terroriste au Sahel. Mais tout n’est pas réglé. L’enlèvement du ressortissant français hier au Tchad près d’Abéché, témoigne, s’il en était besoin, de la fragilité de cette région. Face à ce risque, j’ai une pleine confiance dans la capacité du G5 Sahel (les 5 pays de la sous-région : Mauritanie, Mali, Burkina Faso, Niger et Tchad) pour relever le défi sécuritaire, avec notre plein soutien.
Ça ne va pas être trop difficile pour vous, de quitter ces dossiers-là ? Si vous les quittez…
Je suis ministre de la Défense depuis cinq ans. J’ai le sentiment du devoir accompli. Je souhaite transmettre mes responsabilités dans les meilleures conditions à mon successeur, à la mi-mai.
Emmanuel Macron compare volontiers sa démarche avec votre manière de faire, en Bretagne. Suffisant pour le soutenir ?
Je soutiens Emmanuel Macron pour plusieurs raisons. Comme la majorité des Français, je refuse que le choix de l’élection présidentielle se réduise à un choix entre l’extrême droite et une droite dure. Je ne me résous pas non plus à ce que la candidate du Front national soit en tête au premier tour. Devant les menaces qui existent et pour la capacité de la France à agir dans le monde, nous ne pouvons pas prendre ce risque.
Emmanuel Macron est pour moi le seul qui porte les valeurs qui sont les miennes dans ce cadre-là. L’Europe, c’est mon histoire. Je suis d’ailleurs président d’une région profondément européenne. Nous fêterons demain les 60 ans de la création de la Communauté européenne ; l’Europe a été un facteur de paix, ne l’oublions pas.
Cette nécessité demeure plus que jamais. L’Europe est en crise, mais aux déclinistes qui disent : « abandonnons l’Europe », je dis au contraire : « retroussons-nous les manches » ! Emmanuel Macron est pragmatique, réaliste, capable de proposer une Europe créatrice, une Europe qui protège, une Europe de la solidarité.
Et puis, il y a des raisons nationales…
Je me retrouve dans les six chantiers qu’il a proposés : l’éducation, la société au travail, l’économie, la sécurité, le renouveau démocratique et la défense de la France à l’international. Il allie le volontarisme - refuse l’inaction, la rente, le déclinisme - et le pragmatisme en proposant des actions réalistes et financées.
En Bretagne, j’ai souhaité que la majorité, soit diverse, plurielle, intégrant la société civile, et que l’action publique soit à la fois dans le volontarisme et dans la recherche du compromis. Le compromis n’affaiblit jamais. Il est le passage indispensable pour des avancées. Il y a une forme de similitude avec la volonté de rassemblement, de dépassement, qu’évoque Emmanuel Macron.
La Bretagne a toujours été à l’avant-garde de l’initiative politique, si bien que mon choix est conforme à mon histoire, à mes convictions. C’est la poursuite des engagements de ma vie politique. Ma légitimité, c’est la Bretagne. Et je pense ainsi être utile à Emmanuel Macron dans la connaissance des territoires et des vertus de la régionalisation.
Vous êtes socialiste. Qu’est-ce qui vous distingue de Benoît Hamon ?
Je suis socialiste depuis 43 ans. J’ai été de tous les combats. J’ai mené 14 batailles électorales. Je soutiens Emmanuel Macron, mais je reste socialiste, je ne suis pas membre d’En Marche !. Benoît Hamon est dans une logique que je respecte, qui a toujours existé au sein de la gauche, un projet utopique, mais je constate que la mise en œuvre d’un tel projet ne correspond pas à la réalité des faits et à la capacité à faire.
Il a reçu un certain nombre de soutiens en Bretagne…
Je respecte totalement mes amis qui ont pris position pour Benoît Hamon. D’ailleurs, je suis convaincu que le parti socialiste a un avenir. Sans doute faudra-t-il qu’il se remette en cause, et je souhaite y travailler.
Si Emmanuel Macron vous demandait de rester au ministère ?
Mon horizon, c’est la Bretagne.
Et s’il insiste au nom de l’intérêt national ?
Je pourrais toujours lui apporter mon expertise, une connaissance - approfondie par ces cinq années à la Défense - des questions géopolitiques.
Porter l’effort de Défense à 2 % du PIB en 2025, le projet d’Emmanuel Macron, c’est une bonne intention ?
C’est une nécessité en raison des menaces, et c’est un objectif qui était d’ailleurs affiché dans la loi de programmation en cours. La première des libertés, c’est la sécurité. C’est un objectif crédible, en tout cas indispensable. Durant une période, nous avons pensé que nous aurions pu bénéficier des dividendes de la paix, que nous nous dirigerions vers la fin de l’Histoire. Au contraire, nous sommes entrés dans une zone de turbulences extrêmement dangereuse.
Un service universel, obligatoire, d’un mois : n’est-ce pas trop et trop peu ?
Depuis quelques mois, la réflexion sur le creuset républicain, le partage de la cohésion nationale, les enjeux de sécurité, de citoyenneté, a lieu. Emmanuel Macron estime devoir mettre à la discussion l’idée d’un service militaire obligatoire. Il a le mérite de poser cette question. Ce sera au Livre blanc et au Parlement de définir les contours du projet.
Vous avez été un VRP unanimement salué de l’industrie militaire. Est-on heureux de vendre des armes ?
Vendre des armes sophistiquées, c’est aussi une manière d’assurer notre propre sécurité. Lorsque nous exportons, nous créons avec le pays concerné, une forme de partenariat stratégique. Par exemple, sur l’Australie, nous sommes partis pour 40 ans de coopération. Par les moyens financiers que ces partenariats nous procurent, nous avons la capacité de renouveler nous-mêmes nos capacités de défense. Enfin, c’est une affirmation de puissance de la France dans le monde, et l’affirmation de puissance, c’est un instrument de souveraineté.
Ce qui passe mal en Bretagne (Lebranchu et Thomas sont loin d'être les seules que j'ai pu lire à affirmer que c'est minable [même si il le disent pas comme ça]):Le Point a écrit:En rejoignant Macron, "Le Drian fait une erreur"
Pour Marylise Lebranchu, le ministre de la Défense "ne peut pas se faire élire grâce au PS en Bretagne et jouer au macroniste ailleurs". Interview.
PROPOS RECUEILLIS PAR OLIVIER PÉROU
Publié le 24/03/2017 à 06:41 | Le Point.fr
Soutien de Benoît Hamon et ancienne collègue de Jean-Yves Le Drian au gouvernement, Marylise Lebranchu ne digère toujours pas le ralliement du ministre de la Défense à Emmanuel Macron. Elle reproche au Breton sa démarche cavalière et tacle : "Il ne peut pas se faire élire (à la tête de la région, NDLR) grâce à une majorité socialiste puis jouer au macroniste ailleurs." Et l'ex-ministre de la Fonction publique d'observer que le menhir du Morbihan se retrouve désormais bien isolé.
Le Point : Quel regard portez-vous sur le ralliement du ministre de la Défense à Emmanuel Macron ?
Marylise Lebranchu : Je suis en colère. Nous ne sommes pas dans une situation d'urgence. S'il y avait un péril immédiat avec le Front national au second tour, pourquoi pas. Or, ce n'est pas le cas aujourd'hui puisque l'élection présidentielle est encore loin. Emmanuel Macron a monté son entreprise en créant un parti assez inédit. Sa stratégie était visible déjà lorsqu'il était au gouvernement. Il avait d'autres intentions et les employés de chez Gad vous diraient qu'il a fait des promesses qu'il n'a clairement pas tenues. Quand il a quitté le gouvernement, Emmanuel Macron a deploré une histoire de désaccords successifs avec le président. En campagne, il ne cesse de dire que sa candidature n'est pas la continuité du quinquennat. Il n'assume donc rien ? Et accepte les ministres de ce même quinquennat ? Macron, c'est le plus grand des frondeurs. Quand j'étais ministre, j'ai pourtant souvent entendu Jean-Yves Le Drian critiquer vertement les frondeurs de l'hémicycle.
Qu'est-ce qui rapproche ces deux hommes ? Le Drian a déjà su allier divers courants pour construire sa majorité à la région Bretagne, allant jusqu'au centre-droit. L'appareil socialiste, très peu pour lui.
Le Drian, c'est un socialiste. Je l'ai toujours entendu le dire. Il s'est construit grace au socialisme et avec les socialistes. En 2004, lors des régionales, la question s'est posée entre lui et moi. On a discuté et il avait beaucoup plus travaillé pour la région que moi qui sortais de deux ans comme ministre de la Justice sous Lionel Jospin. À l'époque, on a discuté avec les secrétaires des fédérations, avec Solférino. On a délibérement choisi Jean-Yves car il était socialiste. C'est à l'époque qu'il construit sa notoriété, avec les socialistes ! Si une chose devait le rapprocher de Macron, c'est le fait qu'il n'a jamais voulu d'accord avec les Verts pendant les régionales en 2015. À l'époque, Richard Ferrand (secrétaire général d'En marche !, NDLR) et moi-même on a pourtant essayé de lui faire entendre raison puis on a accepté son choix. On a accepté et on s'est battus comme des lions pour qu'il soit élu et qu'il ait sa majorité au conseil régional socialiste. Je crains que ça ne soit pas si facile là-bas pour lui dans les jours qui viennent...
Des frondeurs ?
Des élus lui reprochent déjà ce ralliement, à commencer par ceux qui doivent faire le service après-vente auprès des militants et des électeurs de la primaire de janvier. Jean-Yves Le Drian ne peut pas se faire élire grâce au PS en Bretagne – avec une large majorité socialiste – et jouer au macroniste ailleurs.... C'est trop facile ! Peut-être que Jean-Yves fait une erreur. Il croit qu'être président, c'est être le patron. Mais le temps des patrons en politique, c'est fini ! Il ne suffit pas de taper dans les mains pour dire : faites comme moi !
Pourrir la campagne de Hamon
Pourquoi le camp Hamon n'est pas sorti du bois plus tôt ? Le mariage entre les deux hommes était un secret de polichinelle !
On a été naïfs ou rêveurs... On espérait qu'il ne saute pas le pas. Le Drian a eu cette chance inouïe de se faire applaudir par Benoît Hamon lors du meeting à Brest. J'observe que Jean-Yves Le Drian est isolé dans sa démarche, beaucoup plus qu'il ne l'imaginait. Il n'a aucune raison objective pour justifier son ralliement. On sait déjà ce qu'il va invoquer : le vote utile, le terrorisme, les temps difficiles, le risque Le Pen... Et alors ? Il reste du temps avant l'élection. Ce qui me déçoit le plus, c'est la manœuvre puérile de Jean-Yves Le Drian pour annoncer son soutien : le jour où Benoît Hamon présente ses propositions sur la politique de Défense. Le seul objectif, c'est de pourrir la campagne de Benoît Hamon.
Hugues
Ça m'étonne pas de ce traître de le Drian.


von Rauffenstein a écrit:hamon a pourri le quinquennat de Hollande. On pourrait rétorquer à Hamon que lui-même ne s'est pas tenu à la discipline de majorité qu'on attendait de lui depuis son départ de l'EN. Et donc que nul n'est tenu au PS, de la rallier sans "fronder".Bob Williams a écrit:Hugues a écrit:Juste pour info...
Comment avouer qu'on a jamais vraiment été socialiste.. :Ouest-France a écrit:Exclusif. Pourquoi Jean-Yves Le Drian soutient Emmanuel Macron
Modifié le 24/03/2017 à 06:16 | Publié le 24/03/2017 à 05:45 - 0
Le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian explique dans cet entretien exclusif que son choix de soutenir Emmanuel Macron est conforme à son histoire personnelle et à ses convictions.
On est tous Britanniques, ce matin ?
Oui. Je voudrais dire toute ma solidarité avec le peuple britannique. Je n’ai pas de doute sur sa capacité de résilience, mais je tiens, comme ministre de la Défense, à adresser ce message de confiance entre nos deux nations. La menace est permanente. La vigilance doit rester totale. J’adresse aussi un message de soutien aux familles de Thomas, Victor et Yann, les trois jeunes de Concarneau, lourdement blessés. J’irai d’ailleurs à leur rencontre aujourd’hui même.
Comment qualifieriez-vous le niveau de risque, aujourd’hui, en France ?
Il reste très élevé. La preuve, Orly, samedi dernier. En aucun cas, il ne faut baisser la garde. La lutte contre le terrorisme prendra du temps.
Sur le front militaire, quelle évaluation faites-vous de la situation ?
Nous avons engagé la reprise de Mossoul-Ouest. Un des objectifs du moment, c’est la mosquée Al Nouri à partir de laquelle Al-Baghdadi avait annoncé la création de l’EI en 2014. Les combats vont encore être rudes, mais les forces irakiennes soutenues par la coalition devraient libérer Mossoul dans les semaines qui viennent.
Il faut poursuivre la stabilisation politique de l’Irak en intégrant l’ensemble des communautés. Et reconstruire pour offrir un toit aux 200 000 réfugiés. Parallèlement, en Syrie, nous poursuivons l’offensive sur Raqqa, capitale stratégique de l’EI. Une attaque contre le barrage de Tabqa est d’ailleurs en cours depuis lundi.
Comment gérer le retour de combattants chez nous ?
Si des djihadistes français reviennent sur le territoire national, ils feront l’objet d’une procédure judiciaire immédiate.
Vous êtes inquiet sur ce qui se passe au Sahel ?
L’opération Barkhane permet de contenir la menace terroriste au Sahel. Mais tout n’est pas réglé. L’enlèvement du ressortissant français hier au Tchad près d’Abéché, témoigne, s’il en était besoin, de la fragilité de cette région. Face à ce risque, j’ai une pleine confiance dans la capacité du G5 Sahel (les 5 pays de la sous-région : Mauritanie, Mali, Burkina Faso, Niger et Tchad) pour relever le défi sécuritaire, avec notre plein soutien.
Ça ne va pas être trop difficile pour vous, de quitter ces dossiers-là ? Si vous les quittez…
Je suis ministre de la Défense depuis cinq ans. J’ai le sentiment du devoir accompli. Je souhaite transmettre mes responsabilités dans les meilleures conditions à mon successeur, à la mi-mai.
Emmanuel Macron compare volontiers sa démarche avec votre manière de faire, en Bretagne. Suffisant pour le soutenir ?
Je soutiens Emmanuel Macron pour plusieurs raisons. Comme la majorité des Français, je refuse que le choix de l’élection présidentielle se réduise à un choix entre l’extrême droite et une droite dure. Je ne me résous pas non plus à ce que la candidate du Front national soit en tête au premier tour. Devant les menaces qui existent et pour la capacité de la France à agir dans le monde, nous ne pouvons pas prendre ce risque.
Emmanuel Macron est pour moi le seul qui porte les valeurs qui sont les miennes dans ce cadre-là. L’Europe, c’est mon histoire. Je suis d’ailleurs président d’une région profondément européenne. Nous fêterons demain les 60 ans de la création de la Communauté européenne ; l’Europe a été un facteur de paix, ne l’oublions pas.
Cette nécessité demeure plus que jamais. L’Europe est en crise, mais aux déclinistes qui disent : « abandonnons l’Europe », je dis au contraire : « retroussons-nous les manches » ! Emmanuel Macron est pragmatique, réaliste, capable de proposer une Europe créatrice, une Europe qui protège, une Europe de la solidarité.
Et puis, il y a des raisons nationales…
Je me retrouve dans les six chantiers qu’il a proposés : l’éducation, la société au travail, l’économie, la sécurité, le renouveau démocratique et la défense de la France à l’international. Il allie le volontarisme - refuse l’inaction, la rente, le déclinisme - et le pragmatisme en proposant des actions réalistes et financées.
En Bretagne, j’ai souhaité que la majorité, soit diverse, plurielle, intégrant la société civile, et que l’action publique soit à la fois dans le volontarisme et dans la recherche du compromis. Le compromis n’affaiblit jamais. Il est le passage indispensable pour des avancées. Il y a une forme de similitude avec la volonté de rassemblement, de dépassement, qu’évoque Emmanuel Macron.
La Bretagne a toujours été à l’avant-garde de l’initiative politique, si bien que mon choix est conforme à mon histoire, à mes convictions. C’est la poursuite des engagements de ma vie politique. Ma légitimité, c’est la Bretagne. Et je pense ainsi être utile à Emmanuel Macron dans la connaissance des territoires et des vertus de la régionalisation.
Vous êtes socialiste. Qu’est-ce qui vous distingue de Benoît Hamon ?
Je suis socialiste depuis 43 ans. J’ai été de tous les combats. J’ai mené 14 batailles électorales. Je soutiens Emmanuel Macron, mais je reste socialiste, je ne suis pas membre d’En Marche !. Benoît Hamon est dans une logique que je respecte, qui a toujours existé au sein de la gauche, un projet utopique, mais je constate que la mise en œuvre d’un tel projet ne correspond pas à la réalité des faits et à la capacité à faire.
Il a reçu un certain nombre de soutiens en Bretagne…
Je respecte totalement mes amis qui ont pris position pour Benoît Hamon. D’ailleurs, je suis convaincu que le parti socialiste a un avenir. Sans doute faudra-t-il qu’il se remette en cause, et je souhaite y travailler.
Si Emmanuel Macron vous demandait de rester au ministère ?
Mon horizon, c’est la Bretagne.
Et s’il insiste au nom de l’intérêt national ?
Je pourrais toujours lui apporter mon expertise, une connaissance - approfondie par ces cinq années à la Défense - des questions géopolitiques.
Porter l’effort de Défense à 2 % du PIB en 2025, le projet d’Emmanuel Macron, c’est une bonne intention ?
C’est une nécessité en raison des menaces, et c’est un objectif qui était d’ailleurs affiché dans la loi de programmation en cours. La première des libertés, c’est la sécurité. C’est un objectif crédible, en tout cas indispensable. Durant une période, nous avons pensé que nous aurions pu bénéficier des dividendes de la paix, que nous nous dirigerions vers la fin de l’Histoire. Au contraire, nous sommes entrés dans une zone de turbulences extrêmement dangereuse.
Un service universel, obligatoire, d’un mois : n’est-ce pas trop et trop peu ?
Depuis quelques mois, la réflexion sur le creuset républicain, le partage de la cohésion nationale, les enjeux de sécurité, de citoyenneté, a lieu. Emmanuel Macron estime devoir mettre à la discussion l’idée d’un service militaire obligatoire. Il a le mérite de poser cette question. Ce sera au Livre blanc et au Parlement de définir les contours du projet.
Vous avez été un VRP unanimement salué de l’industrie militaire. Est-on heureux de vendre des armes ?
Vendre des armes sophistiquées, c’est aussi une manière d’assurer notre propre sécurité. Lorsque nous exportons, nous créons avec le pays concerné, une forme de partenariat stratégique. Par exemple, sur l’Australie, nous sommes partis pour 40 ans de coopération. Par les moyens financiers que ces partenariats nous procurent, nous avons la capacité de renouveler nous-mêmes nos capacités de défense. Enfin, c’est une affirmation de puissance de la France dans le monde, et l’affirmation de puissance, c’est un instrument de souveraineté.
Ce qui passe mal en Bretagne (Lebranchu et Thomas sont loin d'être les seules que j'ai pu lire à affirmer que c'est minable [même si il le disent pas comme ça]):Le Point a écrit:En rejoignant Macron, "Le Drian fait une erreur"
Pour Marylise Lebranchu, le ministre de la Défense "ne peut pas se faire élire grâce au PS en Bretagne et jouer au macroniste ailleurs". Interview.
PROPOS RECUEILLIS PAR OLIVIER PÉROU
Publié le 24/03/2017 à 06:41 | Le Point.fr
Soutien de Benoît Hamon et ancienne collègue de Jean-Yves Le Drian au gouvernement, Marylise Lebranchu ne digère toujours pas le ralliement du ministre de la Défense à Emmanuel Macron. Elle reproche au Breton sa démarche cavalière et tacle : "Il ne peut pas se faire élire (à la tête de la région, NDLR) grâce à une majorité socialiste puis jouer au macroniste ailleurs." Et l'ex-ministre de la Fonction publique d'observer que le menhir du Morbihan se retrouve désormais bien isolé.
Le Point : Quel regard portez-vous sur le ralliement du ministre de la Défense à Emmanuel Macron ?
Marylise Lebranchu : Je suis en colère. Nous ne sommes pas dans une situation d'urgence. S'il y avait un péril immédiat avec le Front national au second tour, pourquoi pas. Or, ce n'est pas le cas aujourd'hui puisque l'élection présidentielle est encore loin. Emmanuel Macron a monté son entreprise en créant un parti assez inédit. Sa stratégie était visible déjà lorsqu'il était au gouvernement. Il avait d'autres intentions et les employés de chez Gad vous diraient qu'il a fait des promesses qu'il n'a clairement pas tenues. Quand il a quitté le gouvernement, Emmanuel Macron a deploré une histoire de désaccords successifs avec le président. En campagne, il ne cesse de dire que sa candidature n'est pas la continuité du quinquennat. Il n'assume donc rien ? Et accepte les ministres de ce même quinquennat ? Macron, c'est le plus grand des frondeurs. Quand j'étais ministre, j'ai pourtant souvent entendu Jean-Yves Le Drian critiquer vertement les frondeurs de l'hémicycle.
Qu'est-ce qui rapproche ces deux hommes ? Le Drian a déjà su allier divers courants pour construire sa majorité à la région Bretagne, allant jusqu'au centre-droit. L'appareil socialiste, très peu pour lui.
Le Drian, c'est un socialiste. Je l'ai toujours entendu le dire. Il s'est construit grace au socialisme et avec les socialistes. En 2004, lors des régionales, la question s'est posée entre lui et moi. On a discuté et il avait beaucoup plus travaillé pour la région que moi qui sortais de deux ans comme ministre de la Justice sous Lionel Jospin. À l'époque, on a discuté avec les secrétaires des fédérations, avec Solférino. On a délibérement choisi Jean-Yves car il était socialiste. C'est à l'époque qu'il construit sa notoriété, avec les socialistes ! Si une chose devait le rapprocher de Macron, c'est le fait qu'il n'a jamais voulu d'accord avec les Verts pendant les régionales en 2015. À l'époque, Richard Ferrand (secrétaire général d'En marche !, NDLR) et moi-même on a pourtant essayé de lui faire entendre raison puis on a accepté son choix. On a accepté et on s'est battus comme des lions pour qu'il soit élu et qu'il ait sa majorité au conseil régional socialiste. Je crains que ça ne soit pas si facile là-bas pour lui dans les jours qui viennent...
Des frondeurs ?
Des élus lui reprochent déjà ce ralliement, à commencer par ceux qui doivent faire le service après-vente auprès des militants et des électeurs de la primaire de janvier. Jean-Yves Le Drian ne peut pas se faire élire grâce au PS en Bretagne – avec une large majorité socialiste – et jouer au macroniste ailleurs.... C'est trop facile ! Peut-être que Jean-Yves fait une erreur. Il croit qu'être président, c'est être le patron. Mais le temps des patrons en politique, c'est fini ! Il ne suffit pas de taper dans les mains pour dire : faites comme moi !
Pourrir la campagne de Hamon
Pourquoi le camp Hamon n'est pas sorti du bois plus tôt ? Le mariage entre les deux hommes était un secret de polichinelle !
On a été naïfs ou rêveurs... On espérait qu'il ne saute pas le pas. Le Drian a eu cette chance inouïe de se faire applaudir par Benoît Hamon lors du meeting à Brest. J'observe que Jean-Yves Le Drian est isolé dans sa démarche, beaucoup plus qu'il ne l'imaginait. Il n'a aucune raison objective pour justifier son ralliement. On sait déjà ce qu'il va invoquer : le vote utile, le terrorisme, les temps difficiles, le risque Le Pen... Et alors ? Il reste du temps avant l'élection. Ce qui me déçoit le plus, c'est la manœuvre puérile de Jean-Yves Le Drian pour annoncer son soutien : le jour où Benoît Hamon présente ses propositions sur la politique de Défense. Le seul objectif, c'est de pourrir la campagne de Benoît Hamon.
Hugues
Ça m'étonne pas de ce traître de le Drian.


Waddle a écrit:Expérience intéressante. Qui se propose de donner le résultats du vote en France avec un mode de scrutin alternatif qui propose non pas de choisir UN candidat en votant, mais plutôt de classer ses candidats par ordre de préférence (un scrutin plus juste à mon sens et qui évite le refrain du vote "utile" ou qui évite un Le Pen - Chirac au second tour en 2002 alors que les voix de gauche étaient majoritaires).
N'hésitez pas à participer à l'expérience en votant ici:
http://lacontreelection.com/

Maverick a écrit:En gros, tu critiques les avis des uns et des autres. Et comme tu trouveras toujours une multitude d'opinions différentes, tu passes ton temps à critiquer les avis des uns et des autres et à ironiser. Excuse-moi mais ça fait lourd dingue à râler à longueur de temps...
Et si tu émettais ton avis sur le sujet en lui-même, c'est à dire la déclaration de patrimoine ? T'as peur d'être à ton tour critiqué ?
C'est faux. Il y en a plein qui n'ont aucun avis sur ces déclarations de patrimoine. Et il y en a qui vont critiquer les fausses déclarations et d'autres les grosses déclarations. Bref il y a de tout comme sur tous les sujets.Toma a écrit:Maverick a écrit:En gros, tu critiques les avis des uns et des autres. Et comme tu trouveras toujours une multitude d'opinions différentes, tu passes ton temps à critiquer les avis des uns et des autres et à ironiser. Excuse-moi mais ça fait lourd dingue à râler à longueur de temps...
Et si tu émettais ton avis sur le sujet en lui-même, c'est à dire la déclaration de patrimoine ? T'as peur d'être à ton tour critiqué ?
Je ne critique pas du tout l'avis de tout le monde, je dis que tout le monde va critiquer, c'est différent. Je n'exprime pas mon avis, mais un fait, celui que de toute façon, ça ne plaira pas a une majorité de gens pour telle ou telle raison.
Je ne connais pas ton opinion sur le sujet vu que tu te contentes de caricaturer les avis des uns et des autres.Et non je n'ai pas peur d'être critiqué, depuis 3 jours, on m'a traité de minable, de charogne (entre autre) on a cité mes propos pour en ajouter d'autres ou complètement dire l'inverse de ce qui a été écrit. c'est plus violent que de débattre et critiquer mes opinions.
Bah en même temps, si tu étais plus clair sur ton opinion, ça n'arriverait pas puisqu'au lieu de corriger les opinions que certains te prêtent, tu joues exactement ce rôle là.Edit: mes opinions qui sont bien éloignés que ce que vous pouvez bien me prêter (adulation de Le Pen et de sa politique, haine viscérale des musulmans et immigrés africains/maghrebens)

Waddle a écrit:Expérience intéressante. Qui se propose de donner le résultats du vote en France avec un mode de scrutin alternatif qui propose non pas de choisir UN candidat en votant, mais plutôt de classer ses candidats par ordre de préférence (un scrutin plus juste à mon sens et qui évite le refrain du vote "utile" ou qui évite un Le Pen - Chirac au second tour en 2002 alors que les voix de gauche étaient majoritaires).
N'hésitez pas à participer à l'expérience en votant ici:
http://lacontreelection.com/
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