Modérateurs: Garion, Silverwitch

Fatcap a écrit:Je ne me souviens pas avoir jamais entendu parler d'incidents de cette ampleur, à Cologne ou ailleurs, en Allemagne. J'ai vécu un certain nombre d'années à Berlin, ma soeur également, nous pouvions prendre le métro à toute heure du jour et de la nuit, j'ai vécu plusieurs nuits du nouvel an, et dans mon entourage je n'ai jamais vu ou entendu parler d'événements de cette ampleur.
Cortese a écrit:Fatcap a écrit:Je ne me souviens pas avoir jamais entendu parler d'incidents de cette ampleur, à Cologne ou ailleurs, en Allemagne. J'ai vécu un certain nombre d'années à Berlin, ma soeur également, nous pouvions prendre le métro à toute heure du jour et de la nuit, j'ai vécu plusieurs nuits du nouvel an, et dans mon entourage je n'ai jamais vu ou entendu parler d'événements de cette ampleur.
Donc il faut en tirer une conclusion autre que ce qu'on a lu jusqu'ici : que c'est une action tout à fait nouvelle, exceptionnelle, visiblement concertée. Donc terroriste.
Un site d'information belge l'a fait avant moi. Il a évoqué DAESH. C'est une hypothèse à prendre sérieusement en considération, je trouve.

Fatcap a écrit:DCP a écrit:Ah bin tiens, selon les chiffres officielles, on a maintenant plus de 600 plaintes pour l'Allemagne, dont 40 % pour des agressions sexuelles dont 2 viols.
http://www.rts.ch/info/monde/7400483-pl ... el-an.html
Même si ces faits sont graves, on est loin de hordes de barbares violant en réunion des centaines de femmes, non ?
C'est une façon de voir les choses.
Ce que je propose, DCP, c'est que si jamais dans le futur des skinheads allemands tabassaient un ou deux réfugiés, voire cinq ou six ; est-ce que j'aurais le droit de dire que "même si ces faits sont graves, on est loin de hordes de skins tabassant en groupe des centaines de migrants" ? Si oui, on est sur la même longueur d'onde.



Marlaga a écrit:Une centaine d'interpellations dans une vague d'agressions sexuelles à Stockholm a été dissimulée par la police.
http://www.lepoint.fr/monde/suede-la-police-a-cache-une-vague-d-agressions-sexuelles-11-01-2016-2008848_24.php
Partout en Europe, on a le même schéma : des crimes commis les migrants, la police et les journalistes qui se taisent et qui ne donnent l'information qu'une fois que c'est trop important pour être complètement étouffé. Pourquoi tous les gouvernements donnent-ils l'ordre à la police et aux journalistes de taire les crimes commis par les migrants ? J'aimerais que quelqu'un ici m'explique ça. Moi, j'ai mon explication mais je voudrais bien connaître l'avis des bisounours là-dessus.
"Lors des deux premières interviews que j'ai données à la télévision à propos de Cologne, les journalistes m'ont demandé : s'il vous plaît, ne parlez pas de réfugiés ! J'ai alors dit, pas la peine de commencer, c'est la fin de l'interview. Ils se sont alors ressaisis. Où allons-nous, si nous ne pouvons plus nommer la vérité ? Celle qui s'annonçait. Il n'était pas encore sûr que ce soient des réfugiés - je l'ai dit moi-même. Mais l'exclure d'emblée, comme l'a fait le chef de la police de Cologne, c'est intolérable, lorsque les autorités responsables elles-mêmes cachent les faits"
Silverwitch a écrit:Fatcap a écrit:J'ai l'impression qu'il y a un malentendu. Je ne me rappelle pas avoir revendiqué explicitement le deux poids deux mesures.
Bien évidemment, tu le revendiques:Fatcap a écrit:J'attache beaucoup plus d'importance à un village chrétien syrien qu'au sort de l'ensemble de la population turque, qui peut aller au diable en ce qui me concerne...
Je ne te ferai pas l'injure de l'écrire autrement, mais enfin, tu exprimes clairement et distinctement l'idée d'une hiérarchie. J'y reviens plus bas.
Marlaga a écrit:Une centaine d'interpellations dans une vague d'agressions sexuelles à Stockholm a été dissimulée par la police.
http://www.lepoint.fr/monde/suede-la-police-a-cache-une-vague-d-agressions-sexuelles-11-01-2016-2008848_24.php
Partout en Europe, on a le même schéma : des crimes commis les migrants, la police et les journalistes qui se taisent et qui ne donnent l'information qu'une fois que c'est trop important pour être complètement étouffé. Pourquoi tous les gouvernements donnent-ils l'ordre à la police et aux journalistes de taire les crimes commis par les migrants ? J'aimerais que quelqu'un ici m'explique ça. Moi, j'ai mon explication mais je voudrais bien connaître l'avis des bisounours là-dessus.
von Rauffenstein a écrit:Hypothèse de Cortese à ne pas négliger.
Pourquoi pas ? ce n'est qu'une idéologie. Quelques agitateurs et la dynamique de groupe fait le reste. DAESH, ce n'est pas Al Qaeda, organisation superlative façon SPECTRE dans les James Bond et fomentant des attentats ultra sophistiqués. Dans les centaines de milliers de "migrants", dont personne ne connait ni l'origine ni la destination, il y a fort à parier qu'il y a des gens pas sympas du tout qu'i s'y planquent. et qui préparent des sales coups. Al Qaeda, ce sont des têtes qui font de trucs compliqués. DAESH, c'est plutôt d l'agit prop et des cibles d'opportunités. De toute façon, des gens intelligents.Rainier a écrit:von Rauffenstein a écrit:Hypothèse de Cortese à ne pas négliger.
Je n'arrive pas à penser que ce soit possible : un acte terroriste concerté et DAECH qui contrôlerait plusieurs milliers de migrants.
Là, le cheval de Troie dont je parlais avec Silverwitch aurait toute sa signification. Ce ne serait même plus une image.
De plus, pourquoi DAECH aurait juste demandé cela à ses milliers de personnes sous contrôle : quelques mains au cul ou ailleurs, à peine deux viols, des centaines de portables, bijoux et sac à mains volés ...bref que des choses qui n'ont rien de barbares (dixit DCP, approved by Cyril) ?
Si DAECH avait un tel pouvoir, il aurait pu leur demander de se faire exploser, ou de mitrailler la foule ... à plusieurs milliers, ça aurait eu de la gueule, si j'ose dire !
Ou alors, ils se réservent pour le Carnaval de Cologne ?
http://www.allemagnevoyage.com/villes/C ... naval.html
Comme ils disent sur le site du carnaval de Cologne : "Nous vous conseillons vivement de réserver votre hôtel à Cologne pour la période du Carnaval maintenant."
Oui, bon ! ça sera sans moi !


Toma a écrit:Mais enfin, pas d'amalgame !
Tu n'écoute donc pas, tu n'apprend rien. 2 gros attentats en France, des djihadistes par centaine, les immigrés qui font des "campagnes" d'agressions sexuelles en groupe. Et toi, sale facho, tu en tire des conclusions. Tu vas vite en besogne.
Tu sais bien que tout ça c'est la faute de l'Occident. Plus de professeurs, plus d'instruction civique et ça repartira comme sur des roulettes!
Écoute donc un peu Cyril plutôt, ça te mettra de bonne humeur et tu perdras ton scepticisme.

Ouais_supère a écrit:Ce forum est dans un état...


Fatcap a écrit:Je pense que tu mélanges deux choses, les préférences d'ordre affectif, et les hiérarchies morales. La phrase que tu cites relève de la première catégorie. En effet, j'exprime cette préférence ; mais en même temps, j'ai certains impératifs moraux qui me sont valables partout et tout le temps. Je peux préférer effectivement les chrétiens syriens aux turcs ; ce n'est pas pour cela que je souhaiterais qu'on balance une bombe nucléaire ou qu'on extermine lesdits Turcs. Dans une situation de choix, par exemple si j'étais placé face à l'alternative A : me ranger aux côtés des chrétiens syriens, B : m'allier avec Erdogan, je choisirais par contre A, clairement. Il n'y a rien d'hypocrite là-dedans, ce terme supposant la dissimulation. J'ai l'impression que tu me considères comme un pur disciple de Machiavel alors qu'il me semblait avoir une position beaucoup plus nuancée.

Silverwitch a écrit:En vérité, la réponse est évidente: ceux qui mettent en avant une indignation morale vertueuse en dissimulant leurs préférences politiques, la structure idéologique qui sous-tend cette indignation défendent un choix où dans la hiérarchie morale, la valeur affective occupe le sommet.
Sylex a écrit::eek:![]()
Mais ils sont dingues?

L'information circulait depuis quelques jours sur Internet sans qu'on ne parvienne vraiment à la valider: y avait-il eu vraiment une vague massive d'agressions sexuelles sur les femmes à Cologne, la nuit de la Saint-Sylvestre, par des migrants ou des bandes d'origine étrangère? Il a fallu que la rumeur enfle suffisamment pour que les autorités reconnaissent les événements et que le système médiatique consente à rendre compte du phénomène, dont on ne cesse, depuis, de constater l'ampleur, tellement les témoignages accablants se multiplient à la grandeur de l'Allemagne.
On peut voir là une preuve de plus de la tendance du complexe médiatico-politique à filtrer les mauvaises nouvelles idéologiques qui peuvent, d'une manière ou d'une autre, compromettre la légende du vivre-ensemble diversitaire. Pour éviter que le peuple ne développe de mauvais sentiments à son endroit, on traitera les mauvaises nouvelles le concernant en les désamorçant le plus possible et en multipliant les mises en garde contre les amalgames. On les réduira à des faits divers, sans signification politique, et on ne commentera les événements qu'avec la plus grande prudence.
On est loin du traitement de la photo déchirante du petit Aylan Kurdi mort sur la plage qui avait suscité une émotion immense dans les pays occidentaux, d'autant plus que les médias se livrèrent alors sans gêne à une séance de culpabilisation massive, comme si ce petit être au destin si atroce représentait à lui seul l'ensemble de la crise migratoire. À ce moment, l'amalgame était permis: tous les migrants étaient Aylan Kurdi. Chaque segment de la société devait céder à l'impératif humanitaire, ce qui n'est pas sans rappeler la formule d'Elie Halévy, qui voyait dans «l'organisation de l'enthousiasme» une marque distinctive du totalitarisme.
Pour peu qu'on y réfléchisse, la nouvelle des agressions de Cologne représente l'envers absolu du grand récit de l'ouverture à l'autre, où ce dernier est chanté à la manière d'un rédempteur. On somme les sociétés occidentales d'embrasser une diversité qui pourrait les régénérer de l'extérieur, d'autant qu'elle serait toujours une richesse. On voit désormais qu'elle peut aussi prendre le visage d'une barbarie agressive, où des bandes organisées entendent imposer leur présence sur le territoire, avec la plus archaïque et la plus primitive des techniques de guerre, celle de la prise des femmes, à qui on indique qu'un nouveau pouvoir s'installe et qu'il s'exercera d'abord sur elles.
C'est une régression civilisationnelle épouvantable qui heurte nos valeurs les plus intimes. La femme, ici, redevient une prise de guerre, comme un bien à prendre. On ne peut parler de simple délinquance. Qu'il s'agisse de bandes organisées ou non n'est pas l'essentiel. C'est d'une offensive brutale, dont on doit parler, où on cherche consciemment ou inconsciemment à faire comprendre à l'hôte qui est le nouveau maître des lieux. Il ne s'agit évidemment pas de faire porter la responsabilité de ces agressions à l'ensemble des migrants, ce qui serait aussi faux que cruel et imbécile. Mais manifestement, parmi ceux-ci, on trouve un nombre significatif de jeunes hommes qui arrivent en Europe avec une attitude conquérante et prédatrice.
Le déni des cultures, qui laisse croire qu'il suffirait de quelques règles juridiques fondées sur les droits de l'homme pour permettre aux gens de toutes origines de cohabiter, pousse à une politique d'une irresponsabilité criminelle. Qu'on le veuille ou non, toutes les cultures ne sont pas interchangeables et elles peuvent entrer en friction. Une communauté politique est aussi une communauté de mœurs. Quoi qu'en pense Angela Merkel et les autres dirigeants de l'Europe occidentale, on ne fait pas entrer dans un pays des centaines de milliers de personnes aux mœurs étrangères sans provoquer un choc culturel ou si on préfère, un choc de civilisation.
Devant cette agression, un désir de soumission avilissant se fait entendre. La mairesse de Cologne, Henriette Reker, a ainsi invité les femmes à adapter leurs comportements aux nouveaux venus. Elles devraient garder plus d'un bras de distance pour ne pas exciter des hommes qui ne sont pas encore habitués à la liberté sexuelle caractérisant la modernité occidentale. Les femmes sexuellement libérées sont-elles responsables de l'agression qu'elles subissent? Henritte Reker les invitera-t-elle demain à porter le voile pour faire comprendre qu'elles respectent les nouveaux codes de la pudeur multiculturelle et qu'elles sont vertueuses? Le multiculturalisme se présente ici plus que jamais comme une inversion du devoir d'intégration.
On se demande ce qu'il faudra encore pour que les sociétés occidentales constatent à quel point l'utopie multiculturaliste pousse au désastre. Se pourrait-il que leurs élites politiques se croient engagées dans un processus inéluctable, pour le meilleur et pour le pire, et qu'elles se contentent, dès lors, de chercher à limiter ses effets néfastes. À bon droit, même si elles le font quelquefois avec une brutalité dérangeante, certaines petites nations d'Europe préfèrent fermer leurs frontières devant la déferlante migratoire, d'autant que le spectacle de l'immigration massive à l'Ouest de l'Europe n'a rien pour les convaincre des vertus de la société multiculturelle.
Mais on ne leur permet pas. On connaît la doctrine de la souveraineté limitée, qui sous Brejnev, accordait une certaine autonomie aux pays sous sa domination sans leur permettre de s'affranchir du bloc de l'Est ou des principes du socialisme. L'Allemagne l'a récemment réinventée à l'endroit des petites nations d'Europe de l'Est qui ne voulaient pas se plier à l'impérialisme humanitaire germanique, comme si l'Allemagne voulait laver son passé en s'immolant au présent. Chaque nation, apparemment, devrait être entraînée dans cette mutation identitaire majeure à l'échelle d'une civilisation.
Les gardiens du nouveau régime multiculturaliste ne veulent pas croire qu'ils pilotent allégrement nos sociétés vers quelque chose comme une guerre civile inavouée mélangée à un choc des civilisations. Ces termes sont peut-être exagérés - ou pas. Mais une chose est certaine, ce n'est pas en laissant croire que le régime multiculturaliste accouchera tôt ou tard d'un paradis diversitaire qu'on calmera les angoisses des peuples européens. Les tensions sociales se multiplieront. Cela nous ramène à la question première de la philosophie politique, soit la sécurité élémentaire des sociétaires. Celle des femmes européennes n'est manifestement plus assurée.

Rainier a écrit:Ouais, c'est la fin du "Imagine" des bisounours "We love refugees" , vive le Blitzkrieg Bop !

Feyd a écrit:Dans le mille.![]()
http://www.lefigaro.fr/vox/monde/2016/0 ... nistes.php. Pour éviter que le peuple ne développe de mauvais sentiments à son endroit, on traitera les mauvaises nouvelles le concernant en les désamorçant le plus possible et en multipliant les mises en garde contre les amalgames. On les réduira à des faits divers, sans signification politique, et on ne commentera les événements qu'avec la plus grande prudence.

Nicklaus a écrit:
von Rauffenstein a écrit:Les Ramones !Rainier !
Mets tes doc' et descends avec moi dans la fosse pour un p'tit pogo !
Feyd a écrit:Dans le mille.![]()
On peut voir là une preuve de plus de la tendance du complexe médiatico-politique à filtrer les mauvaises nouvelles idéologiques
Chaque segment de la société devait céder à l'impératif humanitaire, ce qui n'est pas sans rappeler la formule d'Elie Halévy, qui voyait dans «l'organisation de l'enthousiasme» une marque distinctive du totalitarisme
Qu'on le veuille ou non, toutes les cultures ne sont pas interchangeables et elles peuvent entrer en friction. Une communauté politique est aussi une communauté de mœurs. Quoi qu'en pense Angela Merkel et les autres dirigeants de l'Europe occidentale, on ne fait pas entrer dans un pays des centaines de milliers de personnes aux mœurs étrangères sans provoquer un choc culturel ou si on préfère, un choc de civilisation
Devant cette agression, un désir de soumission avilissant se fait entendre
Cela nous ramène à la question première de la philosophie politique, soit la sécurité élémentaire des sociétaires. Celle des femmes européennes n'est manifestement plus assurée



von Rauffenstein a écrit:Je ne comprends pas ta position Silver.

Silverwitch a écrit:von Rauffenstein a écrit:Je ne comprends pas ta position Silver.
Je peux la résumer simplement avec une phrase de Bossuet, en vogue: "Dieu se rit des hommes qui se plaignent des conséquences dont ils chérissent les causes".

von Rauffenstein a écrit:OK, ça je comprends. Mais donc on fait quoi ? On laisse faire ? C'est ce que tu as l'air de sous entendre.
von Rauffenstein a écrit: Mais alors, ces "migrants", ils seraient donc des "soldats" venus nous combattre ? En Allemagne et dans les pays scandinaves, les moins impliqués justement et spécifiquement ? "Vos guerres, nos morts" ?

Silverwitch a écrit:von Rauffenstein a écrit:OK, ça je comprends. Mais donc on fait quoi ? On laisse faire ? C'est ce que tu as l'air de sous entendre.
Il n'y a pas de raison de laisser faire. Si des coupables peuvent être identifiés, ils doivent être arrêtés et jugés comme tous les criminels, sans distinction de classe ou d'origine.
Ce qui est troublant, c'est la réaction intellectuelle, l'indignation idéologique visant à défendre une hiérarchie morale, une distinction entre eux et nous au mépris des causes politiques qui permettent cette situation. J'ai été également très surprise de la manière dont la police allemande (à Cologne en tout cas) a mis en scène sa propre irresponsabilité, alors que c'est sa faillite qui produit au moins en partie cette situation. C'est faute d'État que de tels évènements ont lieu. Et curieusement, les commentateurs éclairés nous demandent de regarder ailleurs. Quitte à regarder ailleurs, je suggère d'élargir un peu notre regard.
von Rauffenstein a écrit: Mais alors, ces "migrants", ils seraient donc des "soldats" venus nous combattre ? En Allemagne et dans les pays scandinaves, les moins impliqués justement et spécifiquement ? "Vos guerres, nos morts" ?
Non, ce n'est pas mon point de vue. Ce serait d'ailleurs un résume tendancieux, qui criminaliserait tous les migrants, en potentiel. Ils deviendraient dans l'imaginaire européen une énième variante des classes dangereuses, après l'immigré arabe, après le musulman, le migrant (d'autant plus s'il est tout le reste). Le choc en retour ne signifie pas que tout est guerre.
S'il y a culpabilité politique, culpabilité morale au-delà des coupables individuels, je ne crois pas qu'il faut aller les chercher chez les tenants du multiculturalisme. Les pauvres n'ont pas la carrure, ils servent sans le savoir un autre dessein.

Silverwitch a écrit:S'il y a culpabilité politique, culpabilité morale au-delà des coupables individuels, je ne crois pas qu'il faut aller les chercher chez les tenants du multiculturalisme. Les pauvres n'ont pas la carrure, ils servent sans le savoir un autre dessein.

von Rauffenstein a écrit:Etat failli... En la circonstance, je demande un éclairage dans le cas de Cologne.
von Rauffenstein a écrit:Et si on y voyait plutôt un réflexe de défense social, devant un soudain déséquilibre de population ? Quelque chose d'universel, vérifiable aussi bien à Meaux qu'à Oran ? Et pour reprendre mon aimable voisin de Saint Sandoux, de de l'autre côté du Puy de Pressat, un verre ça va, trois verres, bonjour les dégats ?

Rainier a écrit:Moi je suis assez d'accord avec Silver.
Pour le dire plus simplement :
Soit on ne fait pas la guerre et on laisse tranquilles les autres pays même s'ils ont plein de pétrole, de gaz ou de gruyère. A priori je serais plutôt partisan de cette option.
Soit on fait la guerre, mais on la fait "sérieusement" , de façon responsable : on ferme les frontières, on expulse, on enferme, on élimine la moindre opposition interne, on fout la Stasi à tous les coins de rue.
On n'imagine pas les Allemands accueillir deux millions de Russes à Berlin en 1943 ! ou l'inverse à Moscou.
Là on est dans une situation de guerre niée :
Quand Sarko-Hollande-Fabius bombardent, on n'est pas en guerre.
Mais quand il y a un attentat sur notre sol, le président prend son air grave pour nous dire "que la France a peur et ...que des ennemis nous ont déclaré la guerre".


Silverwitch a écrit:von Rauffenstein a écrit:Etat failli... En la circonstance, je demande un éclairage dans le cas de Cologne.
Si le gouvernement allemand a choisir d'accueillir un grand nombre de migrants, c'est la responsabilité de l'État d'assurer l'ordre, non seulement la sécurité de tous les individus, allemands ou migrants, mais également des conditions d'accueil qui ne conduisent pas à de telles situations. C'est à la police d'assurer la sécurité et la protection des personnes et des biens.
Pour le dire autrement, la culpabilité individuelle est entendue: un certain nombre d'individus parmi les migrants, qu'ils agissent seuls ou en groupe ont commis des actes délictueux ou criminels qui doivent être punis. En revanche, la responsabilité politique engagée et la responsabilité morale que l'on voudrait faire porter aux tenants du multiculturalisme (terme souvent flou, toute société libérale est par principe et par définition multi-culturelle, au nom de la séparation entre le domaine public et l'espace privé) est beaucoup moins évidente, et pour tout dire assez grotesque. C'est la mauvaise cible, et plutôt que l'impérialisme sont ciblés les traîtres à leur civilisation.
De la même manière, plutôt que de parler politique, c'est-à-dire des conditions, des structures visibles ou invisibles, on déplace le jugement sur le terrain des valeurs, du refus de la politique. On a assisté à une même opération depuis le début de la crise financière: blâmer l'immoralité des traders, annoncer la moralisation du capitalisme, puis par un tour de magie faire porter la faute sur les États impécunieux. Ici c'est la même chose: l'indignation idéologique vise à justifier l'impérialisme. Si j'étais cynique à la manière d'Eric Zemmour, j'écrirais que la crise des migrant est l'arme ultime de l'impérialisme pour contraindre les peuples européens (et américains) à soutenir des guerres d'agression dont ils pourraient finir par exiger la fin. On déstabilise en Europe pour continuer à justifier notre politique de prédation planétaire.
von Rauffenstein a écrit:Et si on y voyait plutôt un réflexe de défense social, devant un soudain déséquilibre de population ? Quelque chose d'universel, vérifiable aussi bien à Meaux qu'à Oran ? Et pour reprendre mon aimable voisin de Saint Sandoux, de de l'autre côté du Puy de Pressat, un verre ça va, trois verres, bonjour les dégats ?
C'est bien possible, et c'est pour cette raison qu'une réflexion philosophique et politique conduit à faire des liens qui dépassent le strict critère de l'évidence, de la familiarité de ce qui n'a pas besoin d'être pensé. On peut partager le ressenti que tu décris comme un réflexe (de défense) sans légitimer un discours sur la supériorité morale. Cela nous conduit à mettre en relation l'impérialisme économique, culturel et guerrier qui cause des flux migratoires difficiles à contrôler, voire entraîne l'émergence d'un terrorisme fanatique. Je ne défends pas une "culture de l'excuse", ou un laisser faire naïf et désarmé, j'essaye de comprendre pour mieux appréhender le réel.

Je croyais que c'était le monde Musulman qui voulait détruire la civilisation Européenne ?Marlaga a écrit:Je ne sais pas non plus où tu veux en venir silver.
On a une politique européenne (au sens des différents gouvernements et instances des pays européens et de l'Union) qui vise à déstabiliser la zone arabo-musulmane et qui en même temps, vise à accueillir un maximum de réfugiés suite à cette destabilisation. On finance Daech par l'achat de pétrole, on collabore avec les Etats qui financent Daech, et on prévient la population européenne qu'il faudra vivre avec des attentats et s'adapter aux moeurs des envahisseurs qui n'ont pas l'habitude de voir des femmes libérées.
Quel est le but global ? Détruire la civilisation européenne, remplacer son peuple vieillissant, avachi dans sa décadence par des décennies pacifiques et aux revenus trop élevés par un peuple tiers-mondiste sans qualification, à l'idéologie islamiste et conquérante. Un peuple pauvre et incapable de créer de la richesse, ce qui laissera le champ libre aux USA et à la Chine pour dominer le monde.
La vision globale est très claire et chercher des points de détail parmi les multiculturalistes ou les responsables des affaires étrangères n'ont aucune importance. Les multiculturalistes ne sont que des idiots, des collabos qui se croient de bonne volonté et humanistes alors qu'ils coupent la branche sur laquelle ils sont assis. Les réfugiés n'ont aucune envie de multiculturalisme, ils imposeront leur culture et leur religion dès qu'ils seront en nombre suffisant et les multiculturalistes pourront pleurer sur leur sort d'abrutis, comme les féministes pourront pleurer en voyant leurs filles voilés, les homosexuels pleurer en voyant la génération suivante qui devra à nouveau se cacher ou être pendu, les catholiques pourront pleurer en voyant leurs églises brûler pendant qu'on bâtira des mosquées à la place. Ces gens sont des êtres insignifiants par rapport à ceux qui ont le vrai pouvoir et qui ont mis en place le plan global.
Maintenant, on a le choix : soit on continue de voter pour ces traîtres qui continueront d'appliquer cette politique jusqu'à ce qu'on en crève, soit on les renverse par les urnes ou par la force.
Edit : en lisant ton dernier message, je vois qu'on semble d'accord sur les grands points mais tu l'exprimais d'une façon si nébuleuse que c'était difficile de le comprendre.

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