La séquence du spectateur - TOPIC CINEMA

Le salon francophone est dédié aux sujets n'ayant pas de lien avec la F1 ni autres sports mécaniques. C'est un salon pour se détendre en refaisant le monde.

Modérateurs: Garion, Silverwitch

Messagede Silverwitch le 14 Nov 2003, 22:52

cétérouge a écrit:Oups, je em suis trompé, s'il en crois ce site (une intéressante revue australienne) il semblerait que Playtime ait été tourné en fait en un format encore plus rare, le 70mm (en même temps qu'en 35 si je me souvient bien) (ce qui est plus logique, vu le grain exigé par les grandes perspectives horizontales et verticales du décors)

http://www.sensesofcinema.com/contents/ ... /tati.html

Il me semble que c'est bien la version 70 mm que j'ai pu voir il y a un an, dans une des salles que la cinémathèque de Bruxelles a ouvert dans l'éancien bâtiment art-déco de la radio belge (d'ailleurs assez chère)
Je crois qu'il y a eu très peu de film en 70mm, à peine une dizaine (dont Lawrence d'Arabie si je ne m'abuse)


Cétérouge,

Oui Playtime a été tourné en 65mm à la prise de vues (et 70mm à la projection). Lawrence d'Arabie également oui...Le dernier film que je connais tourné en 65mm est le Hamlet de Branagh en 96, je crois.

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Messagede cétérouge le 14 Nov 2003, 22:54

L'ancêtre de la matrice?

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Dernière édition par cétérouge le 15 Nov 2003, 02:02, édité 1 fois.
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Messagede Silverwitch le 14 Nov 2003, 22:55

cétérouge a écrit:L'ancêtre de la matrice?

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Cétérouge,

Un très grand film! Il est sorti d'ailleurs il y a peu de temps à nouveau en salles, non? C'est le film que je préfère de Tati.

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Messagede cétérouge le 14 Nov 2003, 22:58

Oui, comme il est bien ressorti il y a un an en France et en Belgique(je crois même en 70mm, ce qui limitait sa diffusion à quelques salles seulement)
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Messagede Silverwitch le 14 Nov 2003, 23:10

cétérouge a écrit:Oui, comme il est bien ressorti il y a un an en France et en Belgique(je crois même en 70mm, ce qui limitait sa diffusion à quelques salles seulement)


Cétérouge,

Ah c'est bien possible oui...Je sais qu'en France "2001" était resorti aussi sur copie neuve il y a quelques temps. Le film a été également tourné en 65mm, donc en 70mm à la projection. Mais il y a toujours une copie 35mm et une copie 70mm normalement.

Le format au cinéma est source de confusions. Le même terme désigne en effet la largeur de la bande négative (35,16 ou 65mm) et un ratio qui désigne lui la taille de la fenêtre d'impression (1,85 ou 2,35 le fameux format scope par exemple). Ainsi quand on parle de 35mm, c'est que la largeur du film fait 3,5cm de large.

On parle couramment du 70mm, et je corrige parce qu'à la prise de vues, la pellicule négative fait 6,5cm et non 7cm. Cette différence s'explique par l'absence de piste sonore.

Quand au deuxième emploi du mot format: c'est simplement la dimension du cadre de l'image. Le calcul du ratio est simple: F=l/h
Format= largeur de l'image/hauteur de l'image.

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Messagede Rainier le 14 Nov 2003, 23:23

hakki a écrit:
Rainier a écrit:Pour changer de sujet et laisser Silverwitch souffler avant la prochaine attaque, qui a vu le film de David Lynch "Une histoire vraie" ?

un collegue vient de me le prêter en DVD, c'est bien ou pas ?


Rainier,

C'est un très beau film ... l'un des très beaux que j'ai vus ces dernières années.


Hakki
Merci pour ta réponse, je le regarderai sans doute le week end prochain... trop de choses à faire ce week end !
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Messagede Rainier le 14 Nov 2003, 23:52

Avec un peu de retard (désolé je bosse durant la journée... maintenant) :

-Fallait-il vraiment faire le Parrain 3? Même réponse que F1GT : Mince y'a eu un Parrain 2 alors.
Et je rajouterai pourquoi pas un Parrain 22, un Terminator 48, un Star Wars 3. Tant mieux pour ceux qui aiment, pour les autres ils ont qu'à aller voir un autre film...

-L'Inspecteur Harry est-il facho? Non, juste un peu énergique... mais c'est une qualité

-Luc Besson a t-il déjà fait au moins un bon film?
Un demi bon film : j'ai bien aimé les 30-40 premieres minutes de Nikita après c'est devenu pénible puis ridicule avec le personnage du "nettoyeur" joué par J. Reno.
Le grand bleu nullisime du début à la fin.
Le 5eme élément se laisse regarder mais j'ai déjà tout oublié, le genre de film qui rentre par un oeil et sort par l'autre.

-Fabrice Lucchini vous enerve t-il? NON, c'est un de mes acteurs préférés depuis 20 ans (le superbe film de Rohmer avec lui et la fille de Bulle Ogier, les contes de la pleine lune (?), et la Discréte sont deux de mes films préférés)

-Darth Vador est-il vraiment méchant ou quand meme un peu gentil dans le fond? Incapable de répondre à cette question

-Sophie Morceau est-elle une actrice? OUI une des plus belles actrices...pas forcément une des meilleurs mais une actrice qd même.

Et Jean Reno? Oui je le trouve remarquable dans les Visiteurs (le 1er) car il joue "sérieusement" sans aucune distanciation comique comme le fait Clavier, qui lui est nul dans ce film .

-Le scénario de Volte-Face est-il crédible? Un peu comme le 5eme élément je l'avais regardé avec un peu de plaisir mais j'ai tout oublié de ce film ...sauf l'adaptation du "Miserere" de Gregorio Allegri à la fin.
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Messagede Silverwitch le 14 Nov 2003, 23:59

silverwitch a écrit:Alors concernant ta question Cortese: pendant la prise de vues, le film se déplace d'une bobine à l'autre (débitrice vers réceptrice). Il passe devant une fenêtre (la fenêtre d'impression du film). Un moteur entraîne en continu le mécanisme dont tu parles: griffes, contre-griffes, obturateur. Problème, le mouvement de l'obturateur est continu quand le mouvement des griffes est intermittent. Il est nécessaire alors de synchroniser les deux mouvements. Voilà ce qui se passe:


1. Le film est impressionné pendant que les griffes remontent. L'obturateur s'ouvre après que les griffes lâchent le film et que les contre-griffes sortent. Le cadreur ne voit pas l'image.

2. L'obturateur commence à rouvrir la fenêtre d'impression, les contre-griffes libèrent le film, et les griffes accrochent les perforations (4 normalement en 35 sauf cas particuliers). Temps d'obturation pendant lequel l'image est visible.

3. Les griffes entrainent le film en le descendant d'une image. L'obturateur continue de tourner et le cadreur voit l'image.

4. Les griffes se retirent, les contre-griffes accrochent. L'obturateur ne masque plus la fenêtre, le cadreur ne voit plus l'image qui commence à être impressionnée...Et ainsi de suite.

Il est donc nécessaire de ménager des boucles avant et après la fenêtre pour compenser le mouvement intermittent de l'entrainement du film. La griffe dont tu parlais entre dans la perforation du film et tire le film pendant la période d'obturation. Elle est entraînée par une came animée d'un mouvement continu. Souvent on a une double griffe. Le mouvement se fait de haut en bas en entraînant le film, et de bas en haut à vide pour recommencer le cycle.

Je vais essayer de te trouver ou de scanner des schémas qui expliqueront mieux.

Silverwitch


Voilà deux schémas que je viens de scanner pour clarifier les choses:

Image
le mouvement des griffes

Image
le mouvement de l'obturateur

D'autres schémas dès que j'ai fini de dîner.

Silverwitch
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Messagede Rainier le 15 Nov 2003, 00:06

silverwitch a écrit:D'autres schémas dès que j'ai fini de dîner.

Silverwitch


Merci de ne pas poster des schémas avec des tâches de graisse.
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Messagede Cortese le 15 Nov 2003, 00:10

silverwitch a écrit:
silverwitch a écrit:Alors concernant ta question Cortese: pendant la prise de vues, le film se déplace d'une bobine à l'autre (débitrice vers réceptrice). Il passe devant une fenêtre (la fenêtre d'impression du film). Un moteur entraîne en continu le mécanisme dont tu parles: griffes, contre-griffes, obturateur. Problème, le mouvement de l'obturateur est continu quand le mouvement des griffes est intermittent. Il est nécessaire alors de synchroniser les deux mouvements. Voilà ce qui se passe:


1. Le film est impressionné pendant que les griffes remontent. L'obturateur s'ouvre après que les griffes lâchent le film et que les contre-griffes sortent. Le cadreur ne voit pas l'image.

2. L'obturateur commence à rouvrir la fenêtre d'impression, les contre-griffes libèrent le film, et les griffes accrochent les perforations (4 normalement en 35 sauf cas particuliers). Temps d'obturation pendant lequel l'image est visible.

3. Les griffes entrainent le film en le descendant d'une image. L'obturateur continue de tourner et le cadreur voit l'image.

4. Les griffes se retirent, les contre-griffes accrochent. L'obturateur ne masque plus la fenêtre, le cadreur ne voit plus l'image qui commence à être impressionnée...Et ainsi de suite.

Il est donc nécessaire de ménager des boucles avant et après la fenêtre pour compenser le mouvement intermittent de l'entrainement du film. La griffe dont tu parlais entre dans la perforation du film et tire le film pendant la période d'obturation. Elle est entraînée par une came animée d'un mouvement continu. Souvent on a une double griffe. Le mouvement se fait de haut en bas en entraînant le film, et de bas en haut à vide pour recommencer le cycle.

Je vais essayer de te trouver ou de scanner des schémas qui expliqueront mieux.

Silverwitch


Voilà deux schémas que je viens de scanner pour clarifier les choses:

Image
le mouvement des griffes

Image
le mouvement de l'obturateur

D'autres schémas dès que j'ai fini de dîner.

Silverwitch


J'ai pas très bien compris l'alternance entre l'oeil du cadreur et l'impression de la pellicule. En fait le cadreur ne voit jamais les images enregistrées mais uniquement des images qui ne le sont pas ?
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Re: Ben ouais...

Messagede Cortese le 15 Nov 2003, 00:39

[quote="Lucky"]Cortese, il faudra que tu fixes tes limites hautes et basses.

Ah ouais ?

Perso, j'ai fini par comprendre de quoi causaient Panzer et Silverwitch. Mais je pense que toi aussi, ce qui ne t'empêche pas de faire des remarques acides.

Sans blague ?

D'un autre côté, tu trouves aussi que parler de films "sentimentaux" (Ahhh j'l'ai dit !!!) c'est miteux et tu déverses ton ironie sur mes godasses.

T'as pas compris ce que je disais. Je ne m'en prenais pas au "films sentimentaux" dont la romance est le sujet central ou un sujet important dans l'histoire, comme "Les Liaisons Dangereuses" que j'ai beaucoup aimé, mais bien aux scènes de cul qui débarquent systématiquement dans chaque film ou presque, qui n'ont strictement aucun intérêt dans le scénario, "comme un cheveu sur la soupe" disait avec moi Shunt, qui sont juste un étalage absurde de chairs dénudées qu'on fait subir aux malheureux acteurs et surtout actrices, et qui font chier les familles, parce que des gens qui vivent en famille, eh oui ça existe encore, et ils aiment bien regarder un bon film ensemble. Des gens qui comme toi (je suppose) et moi ne baisent pas en public, alors je ne vois pas pourquoi on leur montrerait des gens le faire.

Faudra que tu nous dises c'est quoi le Cortesement correct... Remarque, tu dis aussi que tu vas jamais au ciné... alors pour comprendre où s'arrête ton désespoir, faut vraiment se lever de bon matin, hein... :lol:

Eh bien faudra se lever un peu plus tôt la prochaine fois

Allez, moi je suis heureuse, je vais aller voir Revoltions ce WE... Comme quoi il en faut pas beaucoup, parfois... :wink:

Bon week end à tous !!!

Lucky
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Messagede cétérouge le 15 Nov 2003, 00:51

Hé Hé Cortese, ton idée d'image non-enregistrée soeil visible à l'oeil, c'est presque du Godard...

http://www.film-making.com/cybtrgb07.html


En fait apparamment, dans la cas d'un reflex le viseur ne présenterait pas directment l'image imprimée sur la pellicule, mais l'image renvoyée par un système de miroir situé à la même distance optique (mais physiqment entre le film et et l'objectif), solidaire de l'opturateur dans son mouvement, (ce qui permet au viseur d'afficher l'image effectivement impresionnée)...mais comme la réfraction de la lumière sur le miroir est partielle, l'image du viseur est peu lumineuse...

J'ai lu (dans le dictionnaire du cinéma en Larrousse) que les caméras Arriflex se caractérisaient par un obturateur qui dévie intégralement l'image de l'objectif pendant que la griffe est en action, donc quand le film n'est pluq impressionné (on parle de visée reflex intermittente). Apparament ce système est toujours combiné avec le premier système, (qui prend le relais en réfractant partiellement l'image lorsque l'obturateur est ouvert pour imprimer le film) ce qui donne un résultat plus lumineux, mais aussi impression de scintillement de l'image apparente sur le viseur...

Avant l'invention du réflex, dans les années 20, le cadrage n'était tout simpement pas contrôlé pendant la prise de vue, mais avant, via un verre dépoli ouvrant sur l'intérieur de la caméra...
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Messagede Cortese le 15 Nov 2003, 01:11

cétérouge a écrit:Hé Hé Cortese, ton idée d'image non-enregistrée soeil visible à l'oeil, c'est presque du Godard...


Je ne vois pas trop à quoi tu fais allusion au juste,
mais c'est vrai, j'adore regarder les interviews de Godard
Par moment, c'est vrai, on dirait du Cortese ! :lol:
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Messagede cétérouge le 15 Nov 2003, 01:31

Je pense que Godard était très ifnfluencé par Bazin, qui parlait de la notion d'enreigistrment de l'image en des termes qui rappelent ceux du mystère religiueux de l'incarnation (Bazin, et d'ailleurs le circuit des cinéclub était très proche des mouvements catholiques progressistes)...pour cela chez Godard l'idée d'image est très valorisée, elle s'oppose presque à celle de "spectacle"...

Mais c'est rvai que tu rappelles Godard, je me souviens d'une interview de lui dans l'Equipe où il disait ne pas aimer la F1 (il comprarait les cérémonies du podium actuel à l'adoration du veau d'or), tout en montrant une assez grande culture du sport automobile (il avait la nostalgie de l'époque de Wimille qu'il citait, où les courses étaient suivies à la radio comme des légendes épiques)...en somme pour lui, la F1 semblait être un sport intéressant tant qu'il en cherche pas à être televisuel (plutôt une affaire de connaissance, de mémoire, et de savoir abstrait que de spectacle), des prises de positions en effet plutôt compatibles avec ton mouvement de lutte contre les ailerons...
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Messagede Cortese le 15 Nov 2003, 01:45

cétérouge a écrit:Je pense que Godard était très ifnfluencé par Bazin, qui parlait de la notion d'enreigistrment de l'image en des termes qui rappelent ceux du mystère religiueux de l'incarnation (Bazin, et d'ailleurs le circuit des cinéclub était très proche des mouvements catholiques progressistes)...pour cela chez Godard l'idée d'image est très valorisée, elle s'oppose presque à celle de "spectacle"...

Mais c'est rvai que tu rappelles Godard, je me souviens d'une interview de lui dans l'Equipe où il disait ne pas aimer la F1 (il comprarait les cérémonies du podium actuel à l'adoration du veau d'or), tout en montrant une assez grande culture du sport automobile (il avait la nostalgie de l'époque de Wimille qu'il citait, où les courses étaient suivies à la radio comme des légendes épiques)...en somme pour lui, la F1 semblait être un sport intéressant tant qu'il en cherche pas à être televisuel (plutôt une affaire de connaissance, de mémoire, et de savoir abstrait que de spectacle), des prises de positions en effet plutôt compatibles avec ton mouvement de lutte contre les ailerons...


Eh bien j'ignorais tout de cela et ça me le rend bien sympathique !


Ce serait bien que les gens fassent des retours à la ligne
fréquents, pour éviter une lecture fatidieuse sur cette page
trop large
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Messagede Silverwitch le 15 Nov 2003, 01:58

Cortese a écrit:J'ai pas très bien compris l'alternance entre l'oeil du cadreur et l'impression de la pellicule. En fait le cadreur ne voit jamais les images enregistrées mais uniquement des images qui ne le sont pas ?


Image
Le dispositif d'entraînêment du film

Image
obturateur monopale et obturateur double pale

Image
La came

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Le dépoli d'une caméra super16mm

Le dépoli donne une indication du cadre. Le miroir réfléchit les rayons lumineux sur le dépoli. Tu vois sur le schéma les repères indiqués ainsi qu'une réserve pour voir ce qui est à la limite du cadre, une perche par exemple. Pour voir le dépoli, il y a la visée. La visée transfert l'image du dépoli à l'oeilleton par un système de miroirs. En général il est contreindiqué de décoller l'oeil de l'oeilleton.

L'obturateur au mouvement rotatif, masque le film pendant son mouvement et renvoie l'image fomée vers le dépoli dans la visée grâce au miroir. Le miroir est couché sur la pale de l'obturateur, son plan de rotation forme un angle de 45° par rapport à l'axe optique. Ainsi le cadreur peut voir l'image. C'est le fonctionnement dit "reflex". Voili.

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Messagede Silverwitch le 15 Nov 2003, 01:59

Cortese a écrit:Ce serait bien que les gens fassent des retours à la ligne
fréquents, pour éviter une lecture fatidieuse sur cette page
trop large


Cétérouge,

Tu pourrais éditer ou supprimer ta grande image de Tati en haut de page? Elle semble désorganiser la page.

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Messagede cétérouge le 15 Nov 2003, 02:02

...voili...
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Messagede Silverwitch le 15 Nov 2003, 02:05

Trois schémas sur les formats qui valent mieux qu'un brumeux discours:

Image

Image

Image

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Re: Ben ouais...

Messagede Silverwitch le 15 Nov 2003, 02:17

Cortese a écrit:T'as pas compris ce que je disais. Je ne m'en prenais pas au "films sentimentaux" dont la romance est le sujet central ou un sujet important dans l'histoire, comme "Les Liaisons Dangereuses" que j'ai beaucoup aimé, mais bien aux scènes de cul qui débarquent systématiquement dans chaque film ou presque, qui n'ont strictement aucun intérêt dans le scénario, "comme un cheveu sur la soupe" disait avec moi Shunt, qui sont juste un étalage absurde de chairs dénudées qu'on fait subir aux malheureux acteurs et surtout actrices, et qui font chier les familles, parce que des gens qui vivent en famille, eh oui ça existe encore, et ils aiment bien regarder un bon film ensemble. Des gens qui comme toi (je suppose) et moi ne baisent pas en public, alors je ne vois pas pourquoi on leur montrerait des gens le faire.



Cortese,

Tu as aimé "Les Liaisons Dangereuses"? Concernant les scènes d'amour, le cinéma hollywoodien n'est pas particulièrement généreux non plus hein...Beaucoup moins que le cinéma français en tout cas. Shunt et toi avez posé le problème: le plus souvent les scènes en question n'apportent rien au récit ou au sens du film. De plus, quoi de plus inintéressant à filmer qu'une scène d'amour? Bon quelques films, je pense évidemment à Eyes Wide Shut de Kubrick ont montré qu'on pouvait en faire quelque chose de cinématographique et d'important. Je citerai également une très longue scène assez osée dans "Mariage Tardif", film isréalien d'un réalisateur d'origine géorgienne où la scène très crue apporte énormément à l'histoire et qui plus est fait preuve d'un grand humour.

Pour ta dernière proposition, j'ai quelques doutes. L'espace du cinéma n'est pas la réalité, ce n'est pas l'espace public. Donc le cinéma capture aussi des moments d'intimité qui seraient impudiques s'ils n'étaient inscrit dans le cadre de la fiction. De plus je ne trouve pas plus impudique de pleurer devant une caméra que d'y montrer ses fesses. La seule condition est que cela fasse sens et soit cinématographiquement intéressant (je ne parle pas de filmer des gens en train de copuler hein, contrairement à une tendance auteuriste qui ne comprend pas qu'en ce domaine le vrai ou le faux n'ont aucune importance).

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Messagede Silverwitch le 15 Nov 2003, 02:18

cétérouge a écrit:Mais c'est rvai que tu rappelles Godard, je me souviens d'une interview de lui dans l'Equipe où il disait ne pas aimer la F1 (il comprarait les cérémonies du podium actuel à l'adoration du veau d'or), tout en montrant une assez grande culture du sport automobile (il avait la nostalgie de l'époque de Wimille qu'il citait, où les courses étaient suivies à la radio comme des légendes épiques)...en somme pour lui, la F1 semblait être un sport intéressant tant qu'il en cherche pas à être televisuel (plutôt une affaire de connaissance, de mémoire, et de savoir abstrait que de spectacle), des prises de positions en effet plutôt compatibles avec ton mouvement de lutte contre les ailerons...


Cétérouge,

Ouais...Lui il se passionne pour le tennis.

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Messagede Cortese le 15 Nov 2003, 02:18

cétérouge a écrit:...voili...


Merici Silverwitch, tu t'es donné bien du mal une fois de plus pour nous éclairer.
En fait c'est une commande de soupape desmodromique qu'on voit là !
Je me demande si l'idée de Delage en 1910 n'est pas venue du cinéma !
Et pour les caméras ultra rapides destinées à filmer des évènements scientifiques au ralenti, elles n'ont pas une commande de griffe à rappel pneumatique par hasard ?
Et l'obturateur rotatif, il est certainement plus avantageux mécaniquement qu'un obturateur à rideau ou à diaphragme, alors pourquoi il n'y en a pas sur les appareils photo ? Uniquement pour des raisons de place ?
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Messagede Silverwitch le 15 Nov 2003, 02:38

Cortese a écrit:Merici Silverwitch, tu t'es donné bien du mal une fois de plus pour nous éclairer.
En fait c'est une commande de soupape desmodromique qu'on voit là !
Je me demande si l'idée de Delage en 1910 n'est pas venue du cinéma !
Et pour les caméras ultra rapides destinées à filmer des évènements scientifiques au ralenti, elles n'ont pas une commande de griffe à rappel pneumatique par hasard ?
Et l'obturateur rotatif, il est certainement plus avantageux mécaniquement qu'un obturateur à rideau ou à diaphragme, alors pourquoi il n'y en a pas sur les appareils photo ? Uniquement pour des raisons de place ?


Cortese,

Il existe plusieurs sortes d'obturateurs: à lame, rotatifs, monopales, double pale, variable...Je ne connais pas les caméras scientifiques ou pour des prises de vue spécialisées...selon la nécessité on va utiliser différents moteurs pour la caméra: moteur régulé (au moyen d'un régulateur, lamelle à intertie par exemple), moteur quartz, moteur à vitesse variable (entre 6 et 50 images/sec). Je sais que certains moteurs permettent d'atteindre des vitesses de plus de 100 images/sec, je ne crois pas que l'obturateur soit modifié.

Sinon le fonctionnement de l'obturateur diffère entre la photo et le cinéma, car la vitesse de prises de vue au cinéma ne varie pas, contrairement à la photographie. En gros, normalement pendant la prise de vue l'angle de l'obturateur est de 180°. À 24 images/sec, la pellicule est toujours exposée au 1/48è de sec.
Quand aux obturateurs photo, il existe différents obturateurs: Panzer pourrait te répondre sur le sujet.

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Re: Ben ouais...

Messagede Cortese le 15 Nov 2003, 02:45

silverwitch a écrit:
Cortese a écrit:T'as pas compris ce que je disais. Je ne m'en prenais pas au "films sentimentaux" dont la romance est le sujet central ou un sujet important dans l'histoire, comme "Les Liaisons Dangereuses" que j'ai beaucoup aimé, mais bien aux scènes de cul qui débarquent systématiquement dans chaque film ou presque, qui n'ont strictement aucun intérêt dans le scénario, "comme un cheveu sur la soupe" disait avec moi Shunt, qui sont juste un étalage absurde de chairs dénudées qu'on fait subir aux malheureux acteurs et surtout actrices, et qui font chier les familles, parce que des gens qui vivent en famille, eh oui ça existe encore, et ils aiment bien regarder un bon film ensemble. Des gens qui comme toi (je suppose) et moi ne baisent pas en public, alors je ne vois pas pourquoi on leur montrerait des gens le faire.



Cortese,

Tu as aimé "Les Liaisons Dangereuses"? Concernant les scènes d'amour, le cinéma hollywoodien n'est pas particulièrement généreux non plus hein...Beaucoup moins que le cinéma français en tout cas. Shunt et toi avez posé le problème: le plus souvent les scènes en question n'apportent rien au récit ou au sens du film. De plus, quoi de plus inintéressant à filmer qu'une scène d'amour? Bon quelques films, je pense évidemment à Eyes Wide Shut de Kubrick ont montré qu'on pouvait en faire quelque chose de cinématographique et d'important. Je citerai également une très longue scène assez osée dans "Mariage Tardif", film isréalien d'un réalisateur d'origine géorgienne où la scène très crue apporte énormément à l'histoire et qui plus est fait preuve d'un grand humour.

Pour ta dernière proposition, j'ai quelques doutes. L'espace du cinéma n'est pas la réalité, ce n'est pas l'espace public. Donc le cinéma capture aussi des moments d'intimité qui seraient impudiques s'ils n'étaient inscrit dans le cadre de la fiction. De plus je ne trouve pas plus impudique de pleurer devant une caméra que d'y montrer ses fesses. La seule condition est que cela fasse sens et soit cinématographiquement intéressant (je ne parle pas de filmer des gens en train de copuler hein, contrairement à une tendance auteuriste qui ne comprend pas qu'en ce domaine le vrai ou le faux n'ont aucune importance).

Silverwitch


Oui j'ai bien aimé Les Liaisons Dangereuses, mais cela fait très longtemps que je l'ai vu. Les acteurs étaient évidemment excellents et je suppose que la qualité du film doit beaucoup à la qualité du texte. Tu disais préférer Valmont, que je n'ai pas vu.

Pour ce qui est des scènes de nu, je trouve, au risque de passer aux yeux de certain(e)s, pour un intégriste, qu'il y a vraiment trop de complaisance de la part des réalisateurs. Et puis quand même, sont ils conscients que leur surabondance gratuite nuit finalement au rayonnement du cinéma dans une très grande partie du globe ? La plupart des gens du Tiers Monde, en Inde, en Chine ou ailleurs sont restés très pudiques.
Quand je me souviens du bonheur que c'était de regarder avec mon père (qui m'a souvent raconté son émotion lorsqu'il avait vu "Le Chanteur de Jazz" à sa sortie, en 1927, le jour même de la mort de son jeune frère), les films de sa jeunesse à la télé dans les années 60 ! Les gens de sa génération étaient fous de cinéma. Lui, il m'avait appris à reconnaitre les acteurs, Pauline Carton, Larquey, Michel Simon, Erroll Flynn, Paul Muni. Je me souviens d'avoir pleuré parce que je devais aller à un cours au moment où commençait "Suez" avec notre idole, Tyrone Power !
Aujourd'hui, l'étalage de sexe nous prive et prive nos neveux et nièces de ces joies là. Les intégristes assimilent le cinéma moderne à de la pornographie pure et simple et ont surnommé les antennes paraboliques : "les paradiaboliques".
Est ce que ces scènes "libérées" valaient ce sacrifice ?
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Messagede Cortese le 15 Nov 2003, 02:54

silverwitch a écrit:
Cortese a écrit:Merici Silverwitch, tu t'es donné bien du mal une fois de plus pour nous éclairer.
En fait c'est une commande de soupape desmodromique qu'on voit là !
Je me demande si l'idée de Delage en 1910 n'est pas venue du cinéma !
Et pour les caméras ultra rapides destinées à filmer des évènements scientifiques au ralenti, elles n'ont pas une commande de griffe à rappel pneumatique par hasard ?
Et l'obturateur rotatif, il est certainement plus avantageux mécaniquement qu'un obturateur à rideau ou à diaphragme, alors pourquoi il n'y en a pas sur les appareils photo ? Uniquement pour des raisons de place ?


Cortese,

Il existe plusieurs sortes d'obturateurs: à lame, rotatifs, monopales, double pale, variable...Je ne connais pas les caméras scientifiques ou pour des prises de vue spécialisées...selon la nécessité on va utiliser différents moteurs pour la caméra: moteur régulé (au moyen d'un régulateur, lamelle à intertie par exemple), moteur quartz, moteur à vitesse variable (entre 6 et 50 images/sec). Je sais que certains moteurs permettent d'atteindre des vitesses de plus de 100 images/sec, je ne crois pas que l'obturateur soit modifié.
Sinon le fonctionnement de l'obturateur diffère entre la photo et le cinéma, car la vitesse de prises de vue au cinéma ne varie pas, contrairement à la photographie. En gros, normalement pendant la prise de vue l'angle de l'obturateur est de 180°. À 24 images/sec, la pellicule est toujours exposée au 1/48è de sec.
Quand aux obturateurs photo, il existe différents obturateurs: Panzer pourrait te répondre sur le sujet.

Silverwitch


Merci c'était simple spéculation.
[/b]
Cortese
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Re: Ben ouais...

Messagede Silverwitch le 15 Nov 2003, 02:58

Cortese a écrit:Oui j'ai bien aimé Les Liaisons Dangereuses, mais cela fait très longtemps que je l'ai vu. Les acteurs étaient évidemment excellents et je suppose que la qualité du film doit beaucoup à la qualité du texte. Tu disais préférer Valmont, que je n'ai pas vu.


J'ai été très très déçue par le film de Frears que je trouve constamment au niveau du cliché et les interprètes absolument pas crédibles. Enfin bon c'est une vision très pauvre du roman de Laclos (quelle idée aussi d'adapter ça!). Forman et Carrière son scénariste ne s'attaquent pas trop frontalement au roman et le film s'appelle justement Valmont. J'espère que tu auras l'occasion de le voir.

Cortese a écrit:Pour ce qui est des scènes de nu, je trouve, au risque de passer aux yeux de certain(e)s, pour un intégriste, qu'il y a vraiment trop de complaisance de la part des réalisateurs. Et puis quand même, sont ils conscients que leur surabondance gratuite nuit finalement au rayonnement du cinéma dans une très grande partie du globe ? La plupart des gens du Tiers Monde, en Inde, en Chine ou ailleurs sont restés très pudiques.
Quand je me souviens du bonheur que c'était de regarder avec mon père (qui m'a souvent raconté son émotion lorsqu'il avait vu "Le Chanteur de Jazz" à sa sortie, en 1927, le jour même de la mort de son jeune frère), les films de sa jeunesse à la télé dans les années 60 ! Les gens de sa génération étaient fous de cinéma. Lui, il m'avait appris à reconnaitre les acteurs, Pauline Carton, Larquey, Michel Simon, Erroll Flynn, Paul Muni. Je me souviens d'avoir pleuré parce que je devais aller à un cours au moment où commençait "Suez" avec notre idole, Tyrone Power !
Aujourd'hui, l'étalage de sexe nous prive et prive nos neveux et nièces de ces joies là. Les intégristes assimilent le cinéma moderne à de la pornographie pure et simple et ont surnommé les antennes paraboliques : "les paradiaboliques".
Est ce que ces scènes "libérées" valaient ce sacrifice ?


Ma réponse est oui. Parce qu'il n'est pas d'autre choix. D'accord avec toi sur la grande complaisance généralisée dans le milieu du cinéma. Pour autant, vois tu réellement tant de films hollywoodiens usant et abusant de la nudité à l'écran? La violence est présente partout, s'étale avec une impudeur incroyable, mais la nudité à l'écran reste rare à Hollywood.

De toute façon, un coup d'oeil rapide sur l'age d'or d'Hollywood et aujourd'hui ferait très mal aux yeux. Le cinéma a perdu la plupart de ses qualités. Ce n'est pas qu'une question de nudité ou de violence à l'écran. La pornographie elle est dans cette absence de valeur artistique, dans cette marchandisation qui déforme le cinéma et le détruit. Quand un film n'est qu'un produit, la valeur de ce qui est représenté n'a aucune importance. Le film devient un objet amoral. Il est là le danger. Le cinéma que nous aimons est le plus souvent impensable aujourd'hui. Pourtant l'évolution du cinéma a permis l'éclosion de formes nouvelles pendant longtemps. Le fil s'est rompu avec cet abandon de la question de l'importance d'une image. Trop d'image tue le cinéma.

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Re: Ben ouais...

Messagede Cortese le 15 Nov 2003, 03:28

silverwitch a écrit:
Cortese a écrit:Oui j'ai bien aimé Les Liaisons Dangereuses, mais cela fait très longtemps que je l'ai vu. Les acteurs étaient évidemment excellents et je suppose que la qualité du film doit beaucoup à la qualité du texte. Tu disais préférer Valmont, que je n'ai pas vu.


J'ai été très très déçue par le film de Frears que je trouve constamment au niveau du cliché et les interprètes absolument pas crédibles. Enfin bon c'est une vision très pauvre du roman de Laclos (quelle idée aussi d'adapter ça!). Forman et Carrière son scénariste ne s'attaquent pas trop frontalement au roman et le film s'appelle justement Valmont. J'espère que tu auras l'occasion de le voir.

Cortese a écrit:Pour ce qui est des scènes de nu, je trouve, au risque de passer aux yeux de certain(e)s, pour un intégriste, qu'il y a vraiment trop de complaisance de la part des réalisateurs. Et puis quand même, sont ils conscients que leur surabondance gratuite nuit finalement au rayonnement du cinéma dans une très grande partie du globe ? La plupart des gens du Tiers Monde, en Inde, en Chine ou ailleurs sont restés très pudiques.
Quand je me souviens du bonheur que c'était de regarder avec mon père (qui m'a souvent raconté son émotion lorsqu'il avait vu "Le Chanteur de Jazz" à sa sortie, en 1927, le jour même de la mort de son jeune frère), les films de sa jeunesse à la télé dans les années 60 ! Les gens de sa génération étaient fous de cinéma. Lui, il m'avait appris à reconnaitre les acteurs, Pauline Carton, Larquey, Michel Simon, Erroll Flynn, Paul Muni. Je me souviens d'avoir pleuré parce que je devais aller à un cours au moment où commençait "Suez" avec notre idole, Tyrone Power !
Aujourd'hui, l'étalage de sexe nous prive et prive nos neveux et nièces de ces joies là. Les intégristes assimilent le cinéma moderne à de la pornographie pure et simple et ont surnommé les antennes paraboliques : "les paradiaboliques".
Est ce que ces scènes "libérées" valaient ce sacrifice ?


Ma réponse est oui. Parce qu'il n'est pas d'autre choix. D'accord avec toi sur la grande complaisance généralisée dans le milieu du cinéma. Pour autant, vois tu réellement tant de films hollywoodiens usant et abusant de la nudité à l'écran? La violence est présente partout, s'étale avec une impudeur incroyable, mais la nudité à l'écran reste rare à Hollywood.

De toute façon, un coup d'oeil rapide sur l'age d'or d'Hollywood et aujourd'hui ferait très mal aux yeux. Le cinéma a perdu la plupart de ses qualités. Ce n'est pas qu'une question de nudité ou de violence à l'écran. La pornographie elle est dans cette absence de valeur artistique, dans cette marchandisation qui déforme le cinéma et le détruit. Quand un film n'est qu'un produit, la valeur de ce qui est représenté n'a aucune importance. Le film devient un objet amoral. Il est là le danger. Le cinéma que nous aimons est le plus souvent impensable aujourd'hui. Pourtant l'évolution du cinéma a permis l'éclosion de formes nouvelles pendant longtemps. Le fil s'est rompu avec cet abandon de la question de l'importance d'une image. Trop d'image tue le cinéma.

Silverwitch


Oui tu as raison bien sur. J'essaye de prétendre avoir aimé quelques films récents que tout le monde a vu, mais en fait, je ne suis pas très sincère. Je me pose des questions sur moi même. Peut être ne suis je pas réceptif pour une raison ou une autre. Et puis je revois (ou découvre, car je n'ai pas une grande culture cinématographique) un bon vieux film, et la magie opère de nouveau. J'ai vu il y a quelques temps "La Charge Fantastique" avec Erroll Flynn et ça m'a emballé ! Pourtant on ne peut pas dire qu'idéologiquement ça soit un film au dessus de la critique.
Je me demande parfois si les films, les BD, la F1, ne sont pas une activité, une chose, illimitée, sans fin, toujours renouvelée, comme on le croit tous, mais une sorte d'organisme, qui nait, qui grandit, s'épanouit puis s'épuise et meurt.
Cortese
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Messagede Shunt le 15 Nov 2003, 09:45

Pour en revenir à Besson, contrairement à ce que j'ai dit précédemment, il a fait un bon film... "Atlantis", sorti en 1991, un documentaire sur le monde sous-marin.
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Messagede F1GT le 15 Nov 2003, 09:46

Shunt a écrit:Pour en revenir à Besson, contrairement à ce que j'ai dit précédemment, il a fait un bon film... "Atlantis", sorti en 1991, un documentaire sur le monde sous-marin.

En V.O ou en V.F :)
Adieu
Patrice B F1GT@aol.com
Adieu à tous. J'ai été très heureux d'oeuvré pour vous avec vous, malgré quelques couacs. Malgré ce coup de pute.
J'espère vous retrouver ailleurs un jour, internet est très petit ;)
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Messagede Shunt le 15 Nov 2003, 09:47

F1GT a écrit:
Shunt a écrit:Pour en revenir à Besson, contrairement à ce que j'ai dit précédemment, il a fait un bon film... "Atlantis", sorti en 1991, un documentaire sur le monde sous-marin.

En V.O ou en V.F :)


En glouglou dolby surround ;)
Shunt
 
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Messagede F1GT le 15 Nov 2003, 09:53

Shunt a écrit:
F1GT a écrit:
Shunt a écrit:Pour en revenir à Besson, contrairement à ce que j'ai dit précédemment, il a fait un bon film... "Atlantis", sorti en 1991, un documentaire sur le monde sous-marin.

En V.O ou en V.F :)

En glouglou dolby surround ;)

Et le jeu des acteurs, wouahhhhhhhhhh ;)
Adieu
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Messagede Shunt le 15 Nov 2003, 09:53

F1GT a écrit:
Shunt a écrit:
F1GT a écrit:
Shunt a écrit:Pour en revenir à Besson, contrairement à ce que j'ai dit précédemment, il a fait un bon film... "Atlantis", sorti en 1991, un documentaire sur le monde sous-marin.

En V.O ou en V.F :)

En glouglou dolby surround ;)

Et le jeu des acteurs, wouahhhhhhhhhh ;)


Tu rigoles ! Le mérou a plus de présence que Jean Reno ! Il est bon le mérou.
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Messagede F1GT le 15 Nov 2003, 10:00

Shunt a écrit:
F1GT a écrit:
Shunt a écrit:
F1GT a écrit:
Shunt a écrit:Pour en revenir à Besson, contrairement à ce que j'ai dit précédemment, il a fait un bon film... "Atlantis", sorti en 1991, un documentaire sur le monde sous-marin.

En V.O ou en V.F :)

En glouglou dolby surround ;)

Et le jeu des acteurs, wouahhhhhhhhhh ;)


Tu rigoles ! Le mérou a plus de présence que Jean Reno ! Il est bon le mérou.

Avec le thon ils ont un jeu couillu :roll::roll: :D
Adieu
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Messagede Solal le 15 Nov 2003, 10:05

Moi j'ai bien aimé Nikita de Besson.
Et puis Léon c'est pas mauvais non plus... Arf et Gary Oldman je l'ai trouvé excellentissime dans ce film :lol:
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Re: Ben ouais...

Messagede Lucky le 15 Nov 2003, 11:53

Cortese a écrit:
Lucky a écrit:Cortese, il faudra que tu fixes tes limites hautes et basses.

Ah ouais ?

Perso, j'ai fini par comprendre de quoi causaient Panzer et Silverwitch. Mais je pense que toi aussi, ce qui ne t'empêche pas de faire des remarques acides.

Sans blague ?

D'un autre côté, tu trouves aussi que parler de films "sentimentaux" (Ahhh j'l'ai dit !!!) c'est miteux et tu déverses ton ironie sur mes godasses.

T'as pas compris ce que je disais. Je ne m'en prenais pas au "films sentimentaux" dont la romance est le sujet central ou un sujet important dans l'histoire, comme "Les Liaisons Dangereuses" que j'ai beaucoup aimé, mais bien aux scènes de cul qui débarquent systématiquement dans chaque film ou presque, qui n'ont strictement aucun intérêt dans le scénario, "comme un cheveu sur la soupe" disait avec moi Shunt, qui sont juste un étalage absurde de chairs dénudées qu'on fait subir aux malheureux acteurs et surtout actrices, et qui font chier les familles, parce que des gens qui vivent en famille, eh oui ça existe encore, et ils aiment bien regarder un bon film ensemble. Des gens qui comme toi (je suppose) et moi ne baisent pas en public, alors je ne vois pas pourquoi on leur montrerait des gens le faire.

Faudra que tu nous dises c'est quoi le Cortesement correct... Remarque, tu dis aussi que tu vas jamais au ciné... alors pour comprendre où s'arrête ton désespoir, faut vraiment se lever de bon matin, hein... :lol:

Eh bien faudra se lever un peu plus tôt la prochaine fois

Allez, moi je suis heureuse, je vais aller voir Revoltions ce WE... Comme quoi il en faut pas beaucoup, parfois... :wink:

Bon week end à tous !!!

Lucky


Ah oui, effectivement, il faut que je me lève plus tôt ou que je me couche moins tard... :lol: :lol: :lol:

Mille excuses ardentes, Cortese, y'a un p'tit soucis de vocabulaire entre nous... :lol: Quand je parle de romance et de sentiments, et accessoirement de belles histoires, je ne pense effectivement pas à des scènes de sexe... :lol:

Et quand tu utilises les mêmes mots 5 posts plus bas avec une lourde ironie... je me sens visée... Désolée ! Mais c'était sans doute une absurde coïncidence... :wink:

En tout cas, je constate que si les clichés, personne ne les aime dans les films, dans la vie ils ont la peau dure !!! La spectatrice qui aimerait voir une belle romance au ciné, elle est mat en trois coups !!!

Premier coup tiré par Shunt : "Je pense que Titanic réutilise les mêmes recettes que les bouquins à l'eau de rose de Barbara Cartland et les collections Arlequin..."

Harlequin (ça prend un H) : 3 million de lectrices, 15 millions de livres vendus par an en France. Dans ton entourage, il y a des femmes qui en lisent, en ont lu ou en liront. Ta mère ? Ta femme ? Ta fille ? Ta tante ? Pourquoi ne le sais-tu pas ? Parce qu'elles se cachent, parce qu'elles n'assument pas le regard de mépris qu'elle recevraient si on savait qu'elles lisent "des bouquins à l'eau de rose". :wink:

La revers administré par Cortese : Je n'y reviens pas. Assimilation de la romance à la pornographie.

Voilà notre spectatrice devant un choix cornélien : Entre la mièvrerie et la pornographie, que choisir ? De toute façon, il est acquis qu'elle a plutôt de mauvais goûts... :lol:

Et le coup de grâce donné par Silverwitch : Bon, ça commençait pas mal...

"C'est assez simple je crois: Titanic est un film qui console son spectateur, un film qui fait pleurer parce que ça fait du bien de pleurer. Beaucoup de gens aiment que le cinéma les console de leur vie quotidienne, c'est l'effet Barbara Cartland et en ce sens que la fin du film soit heureuse ou malheureuse ne change rien à l'aspect consolatoire du film."

Oui, c'est bien vu. Je suis d'accord. Mais ensuite ça devient plus sévère :

"Il y a fondamentalement deux sortes de littérature. L'une vous aide à comprendre, l'autre vous aide à oublier. La première vous aide à devenir une personne libre et un citoyen libre, l'autre aide les gens à vous manipuler."

Ah, voilà l'artillerie lourde ! La romance, le sentiment, c'est abrutissant, abêtissant, on devient des sortes de zombis décérébrés à en consommer de trop grandes quantités... Echec et mat ! :lol: :lol: :lol:

Merci, au fait, Central Park : "Lost in translation", j'ai bien noté... :wink: Et moi je trouve que mon mari a encore meilleur goût en matière de femmes qu'en matière de bagnoles... :lol: :lol: :lol:

Amicalement à tous !

Lucky
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Re: Ben ouais...

Messagede Cortese le 15 Nov 2003, 12:34

Lucky a écrit:
Cortese a écrit:
Lucky a écrit:Cortese, il faudra que tu fixes tes limites hautes et basses.

Ah ouais ?

Perso, j'ai fini par comprendre de quoi causaient Panzer et Silverwitch. Mais je pense que toi aussi, ce qui ne t'empêche pas de faire des remarques acides.

Sans blague ?

D'un autre côté, tu trouves aussi que parler de films "sentimentaux" (Ahhh j'l'ai dit !!!) c'est miteux et tu déverses ton ironie sur mes godasses.

T'as pas compris ce que je disais. Je ne m'en prenais pas au "films sentimentaux" dont la romance est le sujet central ou un sujet important dans l'histoire, comme "Les Liaisons Dangereuses" que j'ai beaucoup aimé, mais bien aux scènes de cul qui débarquent systématiquement dans chaque film ou presque, qui n'ont strictement aucun intérêt dans le scénario, "comme un cheveu sur la soupe" disait avec moi Shunt, qui sont juste un étalage absurde de chairs dénudées qu'on fait subir aux malheureux acteurs et surtout actrices, et qui font chier les familles, parce que des gens qui vivent en famille, eh oui ça existe encore, et ils aiment bien regarder un bon film ensemble. Des gens qui comme toi (je suppose) et moi ne baisent pas en public, alors je ne vois pas pourquoi on leur montrerait des gens le faire.

Faudra que tu nous dises c'est quoi le Cortesement correct... Remarque, tu dis aussi que tu vas jamais au ciné... alors pour comprendre où s'arrête ton désespoir, faut vraiment se lever de bon matin, hein... :lol:

Eh bien faudra se lever un peu plus tôt la prochaine fois

Allez, moi je suis heureuse, je vais aller voir Revoltions ce WE... Comme quoi il en faut pas beaucoup, parfois... :wink:

Bon week end à tous !!!

Lucky


Ah oui, effectivement, il faut que je me lève plus tôt ou que je me couche moins tard... :lol: :lol: :lol:

Mille excuses ardentes, Cortese, y'a un p'tit soucis de vocabulaire entre nous... :lol: Quand je parle de romance et de sentiments, et accessoirement de belles histoires, je ne pense effectivement pas à des scènes de sexe... :lol:

Et quand tu utilises les mêmes mots 5 posts plus bas avec une lourde ironie... je me sens visée... Désolée ! Mais c'était sans doute une absurde coïncidence... :wink:

En tout cas, je constate que si les clichés, personne ne les aime dans les films, dans la vie ils ont la peau dure !!! La spectatrice qui aimerait voir une belle romance au ciné, elle est mat en trois coups !!!

Premier coup tiré par Shunt : "Je pense que Titanic réutilise les mêmes recettes que les bouquins à l'eau de rose de Barbara Cartland et les collections Arlequin..."

Harlequin (ça prend un H) : 3 million de lectrices, 15 millions de livres vendus par an en France. Dans ton entourage, il y a des femmes qui en lisent, en ont lu ou en liront. Ta mère ? Ta femme ? Ta fille ? Ta tante ? Pourquoi ne le sais-tu pas ? Parce qu'elles se cachent, parce qu'elles n'assument pas le regard de mépris qu'elle recevraient si on savait qu'elles lisent "des bouquins à l'eau de rose". :wink:

La revers administré par Cortese : Je n'y reviens pas. Assimilation de la romance à la pornographie.

Voilà notre spectatrice devant un choix cornélien : Entre la mièvrerie et la pornographie, que choisir ? De toute façon, il est acquis qu'elle a plutôt de mauvais goûts... :lol:

Et le coup de grâce donné par Silverwitch : Bon, ça commençait pas mal...

"C'est assez simple je crois: Titanic est un film qui console son spectateur, un film qui fait pleurer parce que ça fait du bien de pleurer. Beaucoup de gens aiment que le cinéma les console de leur vie quotidienne, c'est l'effet Barbara Cartland et en ce sens que la fin du film soit heureuse ou malheureuse ne change rien à l'aspect consolatoire du film."

Oui, c'est bien vu. Je suis d'accord. Mais ensuite ça devient plus sévère :

"Il y a fondamentalement deux sortes de littérature. L'une vous aide à comprendre, l'autre vous aide à oublier. La première vous aide à devenir une personne libre et un citoyen libre, l'autre aide les gens à vous manipuler."

Ah, voilà l'artillerie lourde ! La romance, le sentiment, c'est abrutissant, abêtissant, on devient des sortes de zombis décérébrés à en consommer de trop grandes quantités... Echec et mat ! :lol: :lol: :lol:

Merci, au fait, Central Park : "Lost in translation", j'ai bien noté... :wink: Et moi je trouve que mon mari a encore meilleur goût en matière de femmes qu'en matière de bagnoles... :lol: :lol: :lol:

Amicalement à tous !

Lucky


Bon. On n'a pas le même style de jeu et on s'est pas compris. Mes excuses.
Pas plus tard qu'hier je discutais avec un ami de mon âge et on a évoqué avec des trémolos un des tout premiers films qui nous avait ému à la télé (on avait 10/12 ans), c'était justement une romance sentimentale, un film anglais des années 40 je pense, une histoire d'amour contrariée entre deux adolescents (Melody et Mike selon mon pote, on n'a pas pu retrouver le titre du film), qui prennent la fuite avec une adorable petite Austin Seven (a ce qu'il me semble en revoyant les dessins que j'en avait fait dans les jours qui ont suivi). Elle ressemblait à ça :

Image

Tu vois que je n'ai rien contre les romances sentimentales quand elles sont de bon goût.
Cortese
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Messagede Lucky le 15 Nov 2003, 13:39

:wink: Merci Cortese de cette touchante évocation de ton première émoi cinématographique devant une belle histoire romantique... même si ton souvenir le plus marquant semble être l'adorable Austin Seven... :wink:

Moi je crois que mon premier souvenir doit être des amours contrariées de Joffrey de Peyrac et Angélique en technicolor... :lol:

Mais tu fais bien de le souligner, moi aussi j'aime les romances quand elles sont de bon goût... et intelligentes. Si on considère que le fer de lance du genre est Titanic, bonjour les dégâts !!! L'histoire d'amour est non seulement odieusement clichetonneuse comme dit Silver, mais en plus elle est boiteuse, cette andouille de Rose ne réalisant même pas qu'elle a causé la mort de son cher Jack... :lol:

Alors quand verront-nous de belles histoires d'amour, intelligentes et de bon goût, au ciné ??? :lol: Et quels sont vos meilleurs souvenirs en la matière ?

Je saute du cop à l'âne... Shunt parlait de la présence de son mérou dans Atlantis. Je m'adresse aux spécialistes du ciné, moi qui ne suis qu'une naïve spectatrice : Il y a deux acteurs américains qui m'ont interpellés récemment, qu'est-ce que vous en pensez ?

La première est Charlize Theron, que j'ai pourtant vue dans deux films très mauvais à mon goût : L'avocat du diable et Sweet November. Elle est aussi dans un remake récent de The italian job. Ce qui m'a marqué chez elle c'est qu'elle a une sorte de qualité... lumineuse... Je ne sais pas, on dirait en quelque sorte qu'elle est éclairée de l'intérieur... Ca tient à quoi ?

Le second est Jeremy Davies, vu dans Soldat Ryan et Solaris de Soderbergh. J'ai lu des critiques de Solaris qui disaient qu'il jouait affreusement mal dans ce film. Moi j'ai été fascinée par sa prestation, en fait, c'est même la seule chose que j'ai aimée dans ce film, auquel je n'ai strictement rien compris... :lol:

Amicalement,

Lucky
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Re: Ben ouais...

Messagede Silverwitch le 15 Nov 2003, 13:56

Cortese a écrit:Oui tu as raison bien sur. J'essaye de prétendre avoir aimé quelques films récents que tout le monde a vu, mais en fait, je ne suis pas très sincère. Je me pose des questions sur moi même. Peut être ne suis je pas réceptif pour une raison ou une autre. Et puis je revois (ou découvre, car je n'ai pas une grande culture cinématographique) un bon vieux film, et la magie opère de nouveau. J'ai vu il y a quelques temps "La Charge Fantastique" avec Erroll Flynn et ça m'a emballé ! Pourtant on ne peut pas dire qu'idéologiquement ça soit un film au dessus de la critique.
Je me demande parfois si les films, les BD, la F1, ne sont pas une activité, une chose, illimitée, sans fin, toujours renouvelée, comme on le croit tous, mais une sorte d'organisme, qui nait, qui grandit, s'épanouit puis s'épuise et meurt.


Cortese,

C'est possible. Je ne pense pas que le cinéma ait épuisé toutes ses ressources, mais pour qu'un art soit vivant, il faut qu'il se déroule dans un monde qui peut l'accueillir. Le théâtre en tant qu'art de création est mort aujourd'hui, non pas que le théâtre soit devenu sans intérêt mais simplement parce qu'il ne joue plus le même rôle social. Le cinéma a en partie pris sa place. Je crois qu'il en va en partie de même pour la photographie ou la littérature. L'art n'existe pas sans monde. Or le monde tend à rendre l'art impossible. Pour avoir du cinéma il faut au moins trois facteurs: un auteur, le monde, un spectateur. Je crois sans pessismisme que le cinéma est déjà en fin de vie, un art si jeune et qui aura vieilli si vite.

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Messagede Silverwitch le 15 Nov 2003, 13:57

Shunt a écrit:Pour en revenir à Besson, contrairement à ce que j'ai dit précédemment, il a fait un bon film... "Atlantis", sorti en 1991, un documentaire sur le monde sous-marin.


Shunt,

C'était bien? J'avais vu une partie du film et je me souviens d'une affreuse musique et d'un ennui profond.

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Messagede Nelson le 15 Nov 2003, 14:03

silverwitch a écrit:
Shunt a écrit:Pour en revenir à Besson, contrairement à ce que j'ai dit précédemment, il a fait un bon film... "Atlantis", sorti en 1991, un documentaire sur le monde sous-marin.


Shunt,

C'était bien? J'avais vu une partie du film et je me souviens d'une affreuse musique et d'un ennui profond.

Silverwitch


Besson? Musique?

Humn a mon avis, le coupable n'est autre que Eric Serra... :lol:
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Re: Ben ouais...

Messagede Silverwitch le 15 Nov 2003, 14:12

Lucky a écrit:Et le coup de grâce donné par Silverwitch : Bon, ça commençait pas mal...

"C'est assez simple je crois: Titanic est un film qui console son spectateur, un film qui fait pleurer parce que ça fait du bien de pleurer. Beaucoup de gens aiment que le cinéma les console de leur vie quotidienne, c'est l'effet Barbara Cartland et en ce sens que la fin du film soit heureuse ou malheureuse ne change rien à l'aspect consolatoire du film."

Oui, c'est bien vu. Je suis d'accord. Mais ensuite ça devient plus sévère :

"Il y a fondamentalement deux sortes de littérature. L'une vous aide à comprendre, l'autre vous aide à oublier. La première vous aide à devenir une personne libre et un citoyen libre, l'autre aide les gens à vous manipuler."

Ah, voilà l'artillerie lourde ! La romance, le sentiment, c'est abrutissant, abêtissant, on devient des sortes de zombis décérébrés à en consommer de trop grandes quantités... Echec et mat ! :lol: :lol: :lol:


Lucky,

Je ne faisais pas de lien entre cinéma sentimental et la citation que tu rapportes ici. Ce qui me gêne dans ta proposition c'est que tu sembles faire un lien logique que je ne vois pas: sentiment=film sentimental. La romance si cela veut dire une histoire à l'eau de rose, je trouve cela souvent conventionnel. Et c'est là qu'est l'un des problèmes. Certaines romances sont justement des outils de résignation qui encouragent les femmes (public visé) à rêver et accepter l'ordre établi. Cette résignation qu'encourage le film sentimental dans tous les domaines m'ennuie parce que les films jouent alors un rôle d'édification de la femme et d'ordre social.

Pour autant les grandes comédies américaines sont souvent pleines de bons (ou moins bons) sentiments. J'ai dans ma signature une image de "The Ghost and Mrs Muir" de Manckiewicz avec Gene Tierney et Rex Harrison, l'un des films les plus beaux et les plus tristes sur le couple que je connaisse. On pourrait citer des comédies de Lubitsch comme "Heavent can wait" ou les nombreux films de Capra, sans oublier Wilder ou bien encore des films de Cukor comme "The Philadephia Story", un joyau de la comédie sentimentale avec Katherin Hepburn (une femme libre), James Stewart et Cary Grant. Je me méfie des sentimentaux. Kafka disait: "Sécheresse de coeur dissimulée derrière le style débordant de sentiments". Et Stravinsky d'ajouter qu'il n'y a au fond rien de plus insensible que les sentimentaux.

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The Philadelphia Story

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Hepburn et Jimmy Stewart toujours dans The Philadelphia Story

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Gene Tierney et Rex Harrison (deux de mes comédiens préferés) dans The Ghost and Mrs Muir

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Idem dans l'un des plus beaux films du monde

Silverwitch (non dépourvue de sentiments)
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