Brokk Gorimsohn a écrit:Shoemaker a écrit:Brokk Gorimsohn a écrit:
Ce n'est pas tant la création monétaire, c'est le change.
Les produits pas cher venant de l'étranger ce sera fini.
Les matières première à prix modéré (parce que pas cher c'est exagéré), ce sera fini aussi.
Eh bien, il faudra apprendre à vivre différemment. Bien vivre n'est pas obligatoirement synonyme d'hyper consommation.
Et il est tellement facile à démontrer qu'on peut avoir une vie infiniment plus "riche", si on substitue la qualité des choses, à la quantité des choses.
Rien qu'avec les matières premières, les choses de qualité augmenteront de prix. Ce ne sera pas un simple ajustement des prix des biens étrangers par rapport à ceux français, mais l'augmentation de tous les prix.
J'ai vécu les années les plus heureuses de ma vie, dans un pays et dans un (autre) temps entièrement sous l'emprise d'une pénurie très dure, que tu aurais du mal à imaginer. Pourtant le bonheur était là. Une joie de vivre, etc.
La moindre des choses avait une valeur extraordinaire. Ma guitare bas de gamme n'était peut-être pas une Gibson, mais j'ai compensé en essayant d'en jouer le mieux possible. Le moindre camembert, et hop, on invitait 2 ou 3 copains pour faire la fête avec une bouteille de mauvais vin ! MAis on riait comme des rats ! Et à bien y réfléchir, la démocratie n'était pas pire que ce qui existe actuellement ici. C'était juste ... différent.
Par contre, on n'avait pas l'angoisse d'un futur incertain. Les gens étaient avides de savoir, curieux, ouverts. Tout le monde grosso modo travaillait, bouffait à sa fin, était raisonnablement bien soigné gratos, un système éducatif au top...
Alors ne parlons pas de la France qui a actuellement 100 000 fois plus de possibilités que ce pays à l'époque.
Quant aux matières premières, la France peut établir des relations réellement "gagnant-gagnant" avec les pays où se trouvent ces matières premières. Ils ont du pétrole, du cuivre, de l'uranium... LA France possède plein de choses dont ces pays ont besoin. La France a des potentialités immenses à l'International, un possible charisme extraordinaire, pour peu qu'elle cesse de faire le caniche des USA.
Ce que je veux te dire avec toutes ces nostalgies, c'est qu'il ne faut pas se laisser impressionner par ce genre d'arguments, certes réalistes et contraignants, mais pas nécessairement indépassables. C'est cela la politique.
Allons Brokk, une petite dose de rêve et de courage dans ta vision du monde, ne lui fera aucun mal !
