Marlaga a écrit:Sauf qu'il n'y a rien d'incohérent là-dedans puisque Ghinzani est belge et n'a aucune intention de venir s'installer en France. Et même si c'était le cas, son mode de vie et sa langue natale lui permettraient une intégration facile et qui ne poserait aucun souci à personne.
Comme en plus, Ghinzani peut espérer qu'un pays voisin montre la voix à son propre pays en installant au pouvoir quelqu'un qui mènerait une action efficace pour préserver la culture de la France, son message est tout à fait justifié.
C'est pourtant une
contradiction performative: un
étranger qui souhaite l'accession au pouvoir en France d'un parti
xénophobe, ou à tout le moins d'un parti qui tend à réserver l'exclusivité de la parole aux citoyens
français. Au cas où ce ne serait pas assez clair, j'explique:
- Un belge a tout à fait le droit de dire
la France aux français, par contre il ne devrait pas dire je souhaite la victoire de tel ou tel candidat qui défend la souveraineté nationale. Les deux propositions se contredisent: dans le premier cas, on souhaite que la souveraineté appartienne au peuple français, et j'en suis ! Dans le second, il s'agit d'une ingérence étrangère dans les affaires souveraines des français. Si seuls le peuple français est souverain, alors en tant qu'étranger il doit s'interdire de se mêler de
nos affaires.
Le reste de ton message m'apparaît quelque peu hors-sujet, et je te renvoie si nécessaire à mes précédentes réponses: que dirais-tu à un
étranger qui s'offusquerait de la loi contre les signes religieux ostentatoires ? Tu y réponds en creux: selon toi, la proximité
ethnico-culturelle suffit à donner à l'un une légitimité supérieure au second. Finalement tu n'as rien à redire à la construction européenne et à la disparition de la citoyenneté française, remplacée par un nationalisme communautaire et tribal. Tu confonds donc le
contexte, l'Europe avec la définition de la citoyenneté française, communauté de citoyens sans regard pour l'origine ou la religion.
Silverwitch