Modérateurs: Garion, Silverwitch
Fatcap a écrit:Oui mais j'ai l'impression que quand tu parles de "scénario catastrophe" tu disqualifies complètelement ce qui est décrit, comme si c'était une hyperbole totalement irréaliste, genre les aliens vont débarquer demain. Là Attali parle du troc. D'accord, le terme évoque tout de suite les hommes des cavernes, mais objectivement ce n'est pas irréaliste comme possibilité. Après la chute de l'URSS, les ex-soviétiques y ont eu largement recours. De même pendant l'hyperinflation en Allemagne dans les années 20. Le troc est une conséquence quasi obligée d'une hyperinflation, et l'hyperinflation est envisageable à l'heure actuelle, ce n'est pas qu'Attali qui le dit mais aussi des banquiers et des économistes. Je préfère qu'on en parle maintenant plutôt que de laisser les gouvernements engloutir milliards après milliards dans des plans de relance à l'efficacité douteuse ou des banques de toute façon insolvables. Ca me sidère, quand on prend le cas de la banque allemande Hypo Real Estate par exemple. Le ministre des finances allemand a obtenu en catastrophe l'accord des parlementaires pour un crédit de 20 milliards. Puis c'est passé à 50 milliards, puis à 100 milliards actuellement... Ils pilotent à vue et engagent des dizaines de milliards sans aucune visibilité, et personne ne dit rien ! Moi quand je vois ça je me dis qu'il reste encore beaucoup de marge pour sensibiliser...

f1pronostics a écrit:Perso j'ai aussi du mal à adhérer à la théorie du complot. Trop gros pour être manipulé.
Je suis persuadé qu'il s'agit d'un problème de ce que, contrairement au titanic, il n'y a pas d'ingénieur en chef, pas de contrôle, et que tous les prestataires du chantier on juste profité un maximum de la situation. Une grosse dose d'inconscience collective, adossée à l'incompatibilité avec la politique sournoisement contaminée au lobbying.
Mon cher Shoemaker, tu es fou. Enfin paranoïaque, plus précisément. Si à te lire ici on ne décèle pas les symptômes, on a effectivement des problèmes assez basiques.Shoemaker a écrit:f1pronostics a écrit:Avant de te rétorquer qu'il s'agit de branlette, peux-tu préciser:
Un complot pour qui? Pour quoi? COntre quoi/qui? Quelle est cette nébuleuse qui nous manipule d'après toi?
Quel bénéfice en tirent-ils? Combien sont-ils?
Un complot pour qui?
Question floue et maladroitement posee.
Pour quoi?
M'enfin !!!! Pour etre encore plus riches et plus puissants ! Decidement !
COntre quoi/qui?
Contre les peuples du monde, bien entendu ! Pas contre les habitants de la Lune ! Ca ne te semble pas evident ????
Quelle est cette nébuleuse qui nous manipule d'après toi?
L'ensemble de tous les elements qui ont participe a creer ce systeme qu'on appelle le Neoliberalisme, et qui permet en toute legalite de foutre en l'air toute l'economie mondiale, de saloper la planete, course au profit, etc ...
Quel bénéfice en tirent-ils?
Des sous et du pouvoir (la, je commence a douter de tes capacites minimales !...)
Combien sont-ils?
189475, a peu pres, hein... Je suis pas sur du nombre exact.
Ah oui, tu as oublie de me demander ou ils habitent : dans une grotte secrete sous les montagne du desert de Gobi, bien entendu.
Pourtant, si j'en doute. Ces personnes n'ont pas les pieds sur terre, et même si il sont hyper-spécialistes de haut vol de la finance dans un environnement virtuel, ils sont simplement aux fraises. Ils n'en sont pas moins inexcusables. Et toi t'es perdu dans tout ça à essayer d'en faire de la théologie.Shoemaker a écrit:Mais c'est toi qui parle de complot, en vertite... Je ne fais qu'abonder dans ton sens dans le seul but de m'amuser un peu.
(tes questions sont tellement pueriles).
Moi, en verite, je te parle de lutte des classes (et meme carrement, Guerre des classes !). Les riches et les puissants contre les peuples du monde, contre la planete meme ! Le Capitalisme en roue libre, dementiel, fou, criminel, mais organise ! Eminement organise, comme peut l'etre une classe mafieuse, un systeme malfaisant. Un systeme est organise par definition.
Mais, bon, j'imagine que la, tu vas carrement me prendre pour un dement irrecuperable !![]()
Le concept du complot, c'est bien commode, pour discrediter l'adversaire.
MAis voila, je ne vois pas les choses ainsi. (la grotte sous les montagne du Tibet, etc...)
La lutte des classes, se fait au grand jour. En pleine lumiere.
Il suffit de regarder.
Et il n' y a pas pire aveugle que celui qui ne veut voir.
Considerer que la situation a echappe aux createur du systeme, c'est leur accorder le benefice du doute
Je suis desole, mais a mon avis, Greenspan (il est juste un symbole, un element de la chaine, hein) et ses petits copains sont un peu plus futes que toi et moi reunis. N'en doute pas une seconde.

Mais mais mais je n'ai pas besoin de leçon d'indignation cher ami. ET pas la peine de déformer mes propos.Shoemaker a écrit:Theologie... juste un mot.
Va demander aux classes opprimees, aux creve la dalle du tiers monde, aux classes laborieuses d'Occident angoissees, terrifiees par des perspectives ultra sombres, qui voient leur niveau de vie cherement acquis, mis en danger mortel par des manoeuvres totalement controlees et premeditees (delocalisations, dumping, dettes massives organisees, etc...)... va leur dire que tout cela c'est de la pure theologie, ou que c'est juste pas de chance, ou que c'est juste de la maladresse due aux traders et Cie...
Et puis venir me dire que les capitalistes n'ont pas les pieds sur terre... Ca laisse carrement reveur.
je suis parano ? Alors tu es le Prince du romantisme !
Cortese a écrit:En somme, le darwinisme social des néo-fascistes, genre Hayek, Friedman et consorts qui ont théorisé la doctrine politique (car c'est plus une politique qu'une doctrine économique) néo-libérale, et l'organisation mondiale semi-clandestine (les différents clubs et think tanks) qui va avec, n'avait d'autre but que d'installer une sorte d'etat de nature quasi rousseauiste, et tous ces efforts menés depuis 45 ans (la première tentative avouée de prise de pouvoir des néo-libéraux remonte à la candidature de Barry Goldwater en 1964) seraient purement desinteressés, comme ça, juste pour construire une sorte de bazar de Téhéran mondial ?Mais tu rêves, mon cher f1pronos, la vie est un peu plus retorse que ça, tu devrais le savoir à ton âge.
Il est évident que tout cela fait partie d'un plan méticuleusement préparé.
A ton avis, que voulait dire un des chefs de cette conspiration mondiale, l'affreux Kissinger, lorsqu'il disait "Le monde a besoin d'un génocide bienveillant" (car il l'a bien dit). Tu ne te demandes pas quelle idée il aurait derrière la tête ?

sccc a écrit:Cortese a écrit:En somme, le darwinisme social des néo-fascistes, genre Hayek, Friedman et consorts qui ont théorisé la doctrine politique (car c'est plus une politique qu'une doctrine économique) néo-libérale, et l'organisation mondiale semi-clandestine (les différents clubs et think tanks) qui va avec, n'avait d'autre but que d'installer une sorte d'etat de nature quasi rousseauiste, et tous ces efforts menés depuis 45 ans (la première tentative avouée de prise de pouvoir des néo-libéraux remonte à la candidature de Barry Goldwater en 1964) seraient purement desinteressés, comme ça, juste pour construire une sorte de bazar de Téhéran mondial ?Mais tu rêves, mon cher f1pronos, la vie est un peu plus retorse que ça, tu devrais le savoir à ton âge.
Il est évident que tout cela fait partie d'un plan méticuleusement préparé.
A ton avis, que voulait dire un des chefs de cette conspiration mondiale, l'affreux Kissinger, lorsqu'il disait "Le monde a besoin d'un génocide bienveillant" (car il l'a bien dit). Tu ne te demandes pas quelle idée il aurait derrière la tête ?
Il y a juste un problème: comme dans toutes les théories de la conspiration, la conspiration elle-même est encore plus compliquée à maîtriser et à piloter que la non conspiration. Je risque donc de devoir trouver une contre théorie de la conspiration pour expliquer que ta théorie de la conspiration est fondée...
Fatcap a écrit:Mais, si "ils" sont si puissants, et si "ils" détestent à ce point le suffrage universel, pourquoi l'ont-ils l'aissé s'établir en premier lieu ? Pareillement, pour ces histoires de génocide ou de complot contre le "niveau de vie" là... La richesse des capitalistes est basée sur la consommation du populo ordinaire. Si il y a moins de populo et si celui-ci s'appauvrit, comment les capitalistes peuvent-ils y trouver leur compte ?



Hugues a écrit:Les statistiques de la "croissance" du PIB US sont tombés il y a 10 minutes:
-6,2% au 4e trimestre 2008
Si ça se poursuit sur l'année, c'est violent...
Les plus pessimistes pariaient sur une annonce à -3,8%.
Hugues
©Blog Déchiffrage du journal Le Monde a écrit:La crise est plus profonde en Europe qu’aux Etats-Unis
Pour un peu, les gouvernements européens exprimeraient leur compassion à l’égard des Etats-Unis, tant la récession y semble forte – et elle l’est. On les préfèrerait cependant moins apitoyés mais plus lucides. La crise n’est pas moins profonde en Europe qu’aux Etats-Unis, au contraire. Or les plans dits de relance sont en Europe d’une coupable mollesse.
Une fois encore, une statistique mal comprise a brouillé les cartes. Aux Etats-Unis, la production s’est contractée de 6,2% au dernier trimestre de 2008, a annoncé le Bureau of Economic Analysis (BEA), le 27 février. Jamais une telle baisse d’activité économique n’y avait été enregistrée depuis l’hiver 1982.
- 6,2% ! Les Européens ont des chiffres tellement inférieurs en tête (-1,2 en France, -1,8 en Italie, -2,1 en Allemagne) qu’ils croient échapper au pire. Ils se trompent. La pente est la même. Seule la présentation statistique diffère.
Aux Etats-Unis, les comptes trimestriels sont toujours présentés « en rythme annuel » : - 6,2%, cela mesure l’ampleur qu’atteindrait la récession si elle se poursuivait durant un an sur la même pente qu’au quatrième trimestre de 2008. Cette présentation accentue considérablement les mouvements.
En Europe, on compare les résultats d’un trimestre à ceux du trimestre précédent. -1,2%, cela mesure la contraction de la production française du troisième au quatrième trimestre de 2008. Le chiffre publié est moins spectaculaire, mais la contraction qu’il reflète n’en est guère moins forte.
Présentons les statistiques américaines comme on le ferait en Europe. Du troisième au quatrième trimestre de 2008, le PIB des Etats-Unis en volume a diminué de 11.712,4 à 11.525,0 milliards de dollars (1). Il s’est donc contracté de 1,6%. La France a certes fait un peu moins mal, mais l’Italie (-1,8%) et surtout l’Allemagne (-2,1%) ont fait bien pis.
Et si l’on présente les statistiques européennes à la façon des Etats-Unis, l’amplification joue à plein. En rythme annuel, le PIB français a diminué de 4,8% au quatrième trimestre, le PIB italien de 7,4% et le PIB allemand de 8,5%.
Il n’est pas moins pertinent de mesurer de combien le PIB en volume a diminué au quatrième trimestre 2008, depuis le point le plus haut du cycle, c’est-à-dire le premier trimestre, comme en France ou en Allemagne, ou le deuxième trimestre, comme aux Etats-Unis. La comparaison n’est pas à l’avantage de l’Europe, et surtout pas de la zone Euro (cliquez sur le graphe pour l’agrandir). Or la plupart des pays d’Europe continentale partaient de plus bas, voire de beaucoup plus bas que les Etats-Unis, qui ont bénéficié depuis 2000 de politiques monétaire et budgétaire expansives.
Si la crise est aussi dévastatrice en Europe qu’aux Etats-Unis, est-il raisonnable d’y opposer des plans gouvernementaux aussi disproportionnés ? Le plan Obama, qui dépasse 5% du PIB en 2009, ne réussira guère qu’à réduire de moitié l’ampleur probable de la récession, selon le prix Nobel d’économie Paul Krugman. Or le plan de relance britannique atteint péniblement 1,3 % du PIB, selon l’OFCE. En France (0,8%), en Allemagne (0,4%) et surtout en Italie (entre zéro et 0,1%) les réponses des gouvernements sont jusqu’à présent dérisoires.
(1) Il s’agit du PIB en monnaie nationale, volumes chaînés, année de référence 2000.


Je sais pas si tu fais du second degré ou quoi mais je plussoie un discours que je tiens moi-même depuis longtemps.Mufasa a écrit:Au sujet du protectionnisme vs commerce libre, voici l'opinion de quelqu'un qui ne capte rien du tout à l'économie et vient de s'enfiler trois 16 au café du commerce. En gros, je pense que, comme la France produit des patates, eh bien les Français devraient manger leurs patates, au lieu de les vendre ailleurs et de manger des patates d'Ukraine. On est producteur et consommateur de patates, donc, que l'on consomme nos propres patates. Evidemment, c'est peut-être plus avantageux pour l'économie d'acheter les patates d'Ukraine, parce que ça stimule la concurrence (et donc la productivité), et aussi ça crée une demande de production de services pour transporter les patates du fermier d'Ukraine jusqu'au hangar de Kiev, puis de Kiev jusqu'en France, puis dans les chaînes de distribution, et donc ça fait tourner l'économie, bien plus que si le Yann Toudig local va acheter des patates chez son voisin fermier Fañch ar Brezhoneg qu'il croise chaque matin sur son tracteur. Mais on ne va pas non plus polluer inutilement la planète, par exemple en acheminant des patates d'Ukraine par des poids lourds alors qu'on a des patates chez nous, juste parce que c'est mieux pour le profit des grosses chaînes de distribution multinationales. Donc, que les Français bouffent leurs patates, et que les Ukrainiens bouffent les leurs. Que l'on chérisse notre trésor national que sont nos propres patates. Enfin, lorsque chaque pays a bouffé ses patates, et bien que les pays qui ont un excédent, vendent leur patates à ceux qui ont encore faim de patates une fois après en avoir terminé avec leurs patates. Mais si à ce moment, l'Espagne et l'Australie nous demandent nos patates qu'on a en trop, et bien qu'on les vende aux Espagnols, qui sont plus proches de nous géographiquement, politiquement, culturellement, historiquement, et que les Australiens achètent les leurs aux néo-Zélandais. Ça me semble être un principe sain et solidaire. Les patates sont, dans un certain sens, un bien de la communauté, puisqu'on bouffe tous des patates, et donc, on veut soutenir nos compatriotes (nos camarades de cette communauté) qui sont bien gentils de nous les cultiver, nos patates qu'on aime manger, mais qui devraient nous les vendre à nous qui sommes leurs compatriotes et non au plus offrant un peu n'importe où à coup de dumping subventionné. Et puis on est solidaire aussi des pays voisins, à qui on vend nos patates en trop s'ils ont fini les leurs. Et en échange, eux nous vendront leurs cacahuètes qu'ils ont en trop si on a fini les nôtres et qu'on en veut encore. Et du coup tout le monde aura des patates et des cacahuètes et tout le monde sera content, et le monde sera pollué un minimum, bien moins que si on s'amuse à acheminer nos patates et nos cacahuètes partout dans le monde alors qu'on en a même pas bouffé et qu'on est obliger d'en importer d'autres qui viennent d'Ukraine où c'est moins cher.
Je pense à ça parce qu'un copain m'a dit un jour qu'on mangeait plus de patates d'Ukraine que les nôtres, mais je ne sais pas si c'est vrai.

Au-delà du bidouillage de chiffres statistiques qui sont toujours contestables, on constate que l'investissement d'état aux USA vient massivement renflouer les grosses baudruches qui explosent.von Rauffenstein a écrit:©Blog Déchiffrage du journal Le Monde a écrit:La crise est plus profonde en Europe qu’aux Etats-Unis
Pour un peu, les gouvernements européens exprimeraient leur compassion à l’égard des Etats-Unis, tant la récession y semble forte – et elle l’est. On les préfèrerait cependant moins apitoyés mais plus lucides. La crise n’est pas moins profonde en Europe qu’aux Etats-Unis, au contraire. Or les plans dits de relance sont en Europe d’une coupable mollesse.
Une fois encore, une statistique mal comprise a brouillé les cartes. Aux Etats-Unis, la production s’est contractée de 6,2% au dernier trimestre de 2008, a annoncé le Bureau of Economic Analysis (BEA), le 27 février. Jamais une telle baisse d’activité économique n’y avait été enregistrée depuis l’hiver 1982.
- 6,2% ! Les Européens ont des chiffres tellement inférieurs en tête (-1,2 en France, -1,8 en Italie, -2,1 en Allemagne) qu’ils croient échapper au pire. Ils se trompent. La pente est la même. Seule la présentation statistique diffère.
Aux Etats-Unis, les comptes trimestriels sont toujours présentés « en rythme annuel » : - 6,2%, cela mesure l’ampleur qu’atteindrait la récession si elle se poursuivait durant un an sur la même pente qu’au quatrième trimestre de 2008. Cette présentation accentue considérablement les mouvements.
En Europe, on compare les résultats d’un trimestre à ceux du trimestre précédent. -1,2%, cela mesure la contraction de la production française du troisième au quatrième trimestre de 2008. Le chiffre publié est moins spectaculaire, mais la contraction qu’il reflète n’en est guère moins forte.
Présentons les statistiques américaines comme on le ferait en Europe. Du troisième au quatrième trimestre de 2008, le PIB des Etats-Unis en volume a diminué de 11.712,4 à 11.525,0 milliards de dollars (1). Il s’est donc contracté de 1,6%. La France a certes fait un peu moins mal, mais l’Italie (-1,8%) et surtout l’Allemagne (-2,1%) ont fait bien pis.
Et si l’on présente les statistiques européennes à la façon des Etats-Unis, l’amplification joue à plein. En rythme annuel, le PIB français a diminué de 4,8% au quatrième trimestre, le PIB italien de 7,4% et le PIB allemand de 8,5%.
Il n’est pas moins pertinent de mesurer de combien le PIB en volume a diminué au quatrième trimestre 2008, depuis le point le plus haut du cycle, c’est-à-dire le premier trimestre, comme en France ou en Allemagne, ou le deuxième trimestre, comme aux Etats-Unis. La comparaison n’est pas à l’avantage de l’Europe, et surtout pas de la zone Euro (cliquez sur le graphe pour l’agrandir). Or la plupart des pays d’Europe continentale partaient de plus bas, voire de beaucoup plus bas que les Etats-Unis, qui ont bénéficié depuis 2000 de politiques monétaire et budgétaire expansives.
Si la crise est aussi dévastatrice en Europe qu’aux Etats-Unis, est-il raisonnable d’y opposer des plans gouvernementaux aussi disproportionnés ? Le plan Obama, qui dépasse 5% du PIB en 2009, ne réussira guère qu’à réduire de moitié l’ampleur probable de la récession, selon le prix Nobel d’économie Paul Krugman. Or le plan de relance britannique atteint péniblement 1,3 % du PIB, selon l’OFCE. En France (0,8%), en Allemagne (0,4%) et surtout en Italie (entre zéro et 0,1%) les réponses des gouvernements sont jusqu’à présent dérisoires.
(1) Il s’agit du PIB en monnaie nationale, volumes chaînés, année de référence 2000.
N'importe qui, c'est une constante que le marketing appris à exploiter.Ghinzani a écrit:Qui veut " tout , tout de suite, tout le temps et pas cher?" Qui veut travailler "juste le temps qui l'arrange" et gagner toujours autant?
f1pronostics a écrit:N'importe qui, c'est une constante que le marketing appris à exploiter.Ghinzani a écrit:Qui veut " tout , tout de suite, tout le temps et pas cher?" Qui veut travailler "juste le temps qui l'arrange" et gagner toujours autant?
Vendre à des gens ce dont ils n'ont pas besoin ça s'enseigne, même.

f1pronostics a écrit:Au-delà du bidouillage de chiffres statistiques qui sont toujours contestables, on constate que l'investissement d'état aux USA vient massivement renflouer les grosses baudruches qui explosent.von Rauffenstein a écrit:©Blog Déchiffrage du journal Le Monde a écrit:La crise est plus profonde en Europe qu’aux Etats-Unis
Pour un peu, les gouvernements européens exprimeraient leur compassion à l’égard des Etats-Unis, tant la récession y semble forte – et elle l’est. On les préfèrerait cependant moins apitoyés mais plus lucides. La crise n’est pas moins profonde en Europe qu’aux Etats-Unis, au contraire. Or les plans dits de relance sont en Europe d’une coupable mollesse.
Une fois encore, une statistique mal comprise a brouillé les cartes. Aux Etats-Unis, la production s’est contractée de 6,2% au dernier trimestre de 2008, a annoncé le Bureau of Economic Analysis (BEA), le 27 février. Jamais une telle baisse d’activité économique n’y avait été enregistrée depuis l’hiver 1982.
- 6,2% ! Les Européens ont des chiffres tellement inférieurs en tête (-1,2 en France, -1,8 en Italie, -2,1 en Allemagne) qu’ils croient échapper au pire. Ils se trompent. La pente est la même. Seule la présentation statistique diffère.
Aux Etats-Unis, les comptes trimestriels sont toujours présentés « en rythme annuel » : - 6,2%, cela mesure l’ampleur qu’atteindrait la récession si elle se poursuivait durant un an sur la même pente qu’au quatrième trimestre de 2008. Cette présentation accentue considérablement les mouvements.
En Europe, on compare les résultats d’un trimestre à ceux du trimestre précédent. -1,2%, cela mesure la contraction de la production française du troisième au quatrième trimestre de 2008. Le chiffre publié est moins spectaculaire, mais la contraction qu’il reflète n’en est guère moins forte.
Présentons les statistiques américaines comme on le ferait en Europe. Du troisième au quatrième trimestre de 2008, le PIB des Etats-Unis en volume a diminué de 11.712,4 à 11.525,0 milliards de dollars (1). Il s’est donc contracté de 1,6%. La France a certes fait un peu moins mal, mais l’Italie (-1,8%) et surtout l’Allemagne (-2,1%) ont fait bien pis.
Et si l’on présente les statistiques européennes à la façon des Etats-Unis, l’amplification joue à plein. En rythme annuel, le PIB français a diminué de 4,8% au quatrième trimestre, le PIB italien de 7,4% et le PIB allemand de 8,5%.
Il n’est pas moins pertinent de mesurer de combien le PIB en volume a diminué au quatrième trimestre 2008, depuis le point le plus haut du cycle, c’est-à-dire le premier trimestre, comme en France ou en Allemagne, ou le deuxième trimestre, comme aux Etats-Unis. La comparaison n’est pas à l’avantage de l’Europe, et surtout pas de la zone Euro (cliquez sur le graphe pour l’agrandir). Or la plupart des pays d’Europe continentale partaient de plus bas, voire de beaucoup plus bas que les Etats-Unis, qui ont bénéficié depuis 2000 de politiques monétaire et budgétaire expansives.
Si la crise est aussi dévastatrice en Europe qu’aux Etats-Unis, est-il raisonnable d’y opposer des plans gouvernementaux aussi disproportionnés ? Le plan Obama, qui dépasse 5% du PIB en 2009, ne réussira guère qu’à réduire de moitié l’ampleur probable de la récession, selon le prix Nobel d’économie Paul Krugman. Or le plan de relance britannique atteint péniblement 1,3 % du PIB, selon l’OFCE. En France (0,8%), en Allemagne (0,4%) et surtout en Italie (entre zéro et 0,1%) les réponses des gouvernements sont jusqu’à présent dérisoires.
(1) Il s’agit du PIB en monnaie nationale, volumes chaînés, année de référence 2000.
AIG, Citigroup, Fannie et Freddie, GM, Chrysler, etc. Ces baudruches qui sont too big to fail, parce que sinon tout s'écroule autour.
Perso je suis choqué qu'on considère renflouer l'économie à coups de % de PIB sans chercher en profondeur la bonne manière. Ici on dirait que ça va de soi, mettez en route la pompe et circulez.

Tous les instituts de statistiques des états bidouillent les chiffres.von Rauffenstein a écrit:Qui bidouille quoi ? On parle de l'Europe là.

C'est pas donné à tout le monde de savoir le faire.Ghinzani a écrit:et bien il n'est pas necessaire de faire dix ans d'études pour avoir du bon sens...f1pronostics a écrit:N'importe qui, c'est une constante que le marketing appris à exploiter.Ghinzani a écrit:Qui veut " tout , tout de suite, tout le temps et pas cher?" Qui veut travailler "juste le temps qui l'arrange" et gagner toujours autant?
Vendre à des gens ce dont ils n'ont pas besoin ça s'enseigne, même.
f1pronostics a écrit:Tous les instituts de statistiques des états bidouillent les chiffres.von Rauffenstein a écrit:Qui bidouille quoi ? On parle de l'Europe là.

f1pronostics a écrit:Je sais pas si tu fais du second degré ou quoi mais je plussoie un discours que je tiens moi-même depuis longtemps.Mufasa a écrit:Les patates, les patates, vivent les patates
Le problème c'est qu'avec la manière dont on a organisé notre économie, les discours de bon sens sont devenus inappliquables. Il nous reste notre seule capacité à décider de la localisation de nos achats, mais le gentil Leclerc est là pour nous rappeler qu'il est le moins cher.com .

C'est pas donné à tout le monde de savoir le faire.[/quote]Ghinzani a écrit:et bien il n'est pas necessaire de faire dix ans d'études pour avoir du bon sens...f1pronostics a écrit:N'importe qui, c'est une constante que le marketing appris à exploiter.Ghinzani a écrit:Qui veut " tout , tout de suite, tout le temps et pas cher?" Qui veut travailler "juste le temps qui l'arrange" et gagner toujours autant?
Vendre à des gens ce dont ils n'ont pas besoin ça s'enseigne, même.

Le personnel de l'insee, par exemple, conteste lui-même les chiffres du chômage qu'on lui demande de publier. Celui-là ou bien les ridicules +0,12% de croissance qu'on a été chercher en Septembre pour expliquer combien on était forts de ne pas être entrés en récession.von Rauffenstein a écrit:fais nous part de tes corrections.f1pronostics a écrit:Tous les instituts de statistiques des états bidouillent les chiffres.von Rauffenstein a écrit:Qui bidouille quoi ? On parle de l'Europe là.
f1pronostics a écrit:Le personnel de l'insee, par exemple, conteste lui-même les chiffres du chômage qu'on lui demande de publier. Celui-là ou bien les ridicules +0,12% de croissance qu'on a été chercher en Septembre pour expliquer combien on était forts de ne pas être entrés en récession.von Rauffenstein a écrit:fais nous part de tes corrections.f1pronostics a écrit: Tous les instituts de statistiques des états bidouillent les chiffres.
Mais je ne conteste pas la forme de l'article que tu postes ni les chiffres et leurs sources; a savoir qu'il ne faut pas se leurrer, le chiffre d'affaire de l'europe n'est probablement pas plus glorieux que celui des USA. J'ai juste l'impression que les comparaisons sont forcément un peu foireuses.



Marc Fiorentino a écrit:"Ca me fait rire parce que c'est l'ambiance du moment.
L'ambiance du moment c'est de jouer les repentis alors qu'on sait très bien que finalement tout va redémarrer comme s'il ne s'était rien passé dans 3 à 5 ans."
wikipedia a écrit:Marc Fiorentino est un banquier, trader et PDG français, spécialiste des marchés financiers.
Éditorialiste dans La Tribune et sur BFM, il intervient régulièrement dans les médias pour des analyses concernant la crise financière et des prévisions sur les marchés.

Fatcap a écrit:Mais, si "ils" sont si puissants, et si "ils" détestent à ce point le suffrage universel, pourquoi l'ont-ils l'aissé s'établir en premier lieu ?
La richesse des capitalistes est basée sur la consommation du populo ordinaire. Si il y a moins de populo et si celui-ci s'appauvrit, comment les capitalistes peuvent-ils y trouver leur compte ?


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