et aussi le dernier Clint Eastwood que j'ai vraiment beaucoup aimé : "Gran Torino". Le vieux Clint est extra dedans !
Modérateurs: Garion, Silverwitch


Ouais_supère a écrit:Ce forum est dans un état...

Shunt a écrit:J'ai vu deux films bien médiocres. D'un côté, "Apocalypto" de Mel Gibson, qui, en dépeignant une société maya tortionnaire, voire proto-nazie, justifie la colonisation et l'évangélisation forcée de ces sordides barbares.
Shunt a écrit:
Mel Gibson, Sean Penn... deux acteurs, à l'opposé du spectre politique, qui feraient mieux de rester devant la caméra.
Xave a écrit:Et puis bon, j'imagine que tu as vu ça en DVD ? Ce genre de films n'a pas la même portée sur petit écran ou sur toile, je trouve.
En revanche, je n'ai jamais vu que Penn cherchait à en faire un quelconque Messie. C'est peut-être aussi pour cela que l'on n'en a pas la même perception.
Shunt a écrit:C'est justement quand on le compare à ses modèles qu'on trouve "Into the Wild" plutôt faiblard. D'autant la solennité du ton, l'absence totale d'humour et de distance dans le traitement, montre que Sean Penn a pris très au sérieux sa tâche, avec sûrement l'idée qu'il allait pondre un chef d'oeuvre définitif. Beaucoup de plans - aussi esthétisants soient ils - sont terriblement clichés, l'usage abusif des ralentis est en général une facilité stylistique. La séquence du kayak dans le Colorado est à limite du comique involontaire... on dirait presque la pub Mennen Sport avec Tony Estanguiet. Pareil avec la douche en pleine nature, les séquences sur la plage avec les vagues, ou lorsqu'il se retrouve au sommet de la montagne triomphant (on s'attend presqu'à l'entendre hurler "I'm ze king of ze world" comme di Carpaccio dans Titanic).
Penn nous le présente comme un être charismatique qui transcende chaque personne qu'il rencontre sur son chemin, qui sème le bien sur son passage (sans que l'on comprenne vraiment pourquoi tant ce type est égocentrique, autiste et dénué de générosité). C'est un prédicateur, un moralisateur, un ascète qui prône aussi une certaine forme de chasteté en refusant de se tapper la petite nénette super mignonne parce qu'il la trouve trop jeune. Il n'y a aucune distance critique, aucune remise en cause dans la façon dont Penn le montre, le présente. Malick, dont les héros sont également des rebelles idéalistes en quête d'absolu, insiste souvent sur les contradictions de ses personnages, l'introspection a valeur d'interrogation de remise en cause permanente... rien de tout ça dans "Into the Wild", le héros suit son chemin, ne dévie pas, ne doute pas, même quand la mort le guette. Il SAIT. Sa retraite en Alaska, c'est la retraite au désert de Jesus de Nazareth. "Vraiment c'était nos maladies qu'il portait, et nos douleurs dont il s'était chargé... Le châtiment qui nous donne la paix a été sur lui, et c'est par ses meurtrissures que nous sommes guéris", comme disent les Evangiles. Sa souffrance finale, sa maigreur, sa barbe, c'est l'iconographie christique. Le plan final de son visage souriant en direction du soleil qui l'illumine, c'est on ne peut plus empreint de religiosité.

Xave a écrit:T'as pas aimé, tu y a trouvé ce genre de raisons, mais tu me parais aussi aller très vite en besogne. C'est ton avis et je le partage en partie, mais tu me donnes quand même l'impression de l'avoir jugé en 10 minutes. Pim, allez, emballé c'est pesé, c'est comme ça et rien dans la suite ne me fera changer d'avis, au contraire. Du coup après, tu ne prêtes attention qu'à tout ce qui corrobore cette première impression pour abonder dans ton premier sens.
Tout au contraire plutôt celle d'un type un peu paumé qui se fixe un objectif, sans grande théorie sur la vie à part qu'il veut tout lâcher et aller vivre en pleine nature, et qui éventuellement, se nourrit de ses rencontres.
Une histoire simple sur le passage à l'age adulte en fait.
Xave a écrit:Et j'en reviens à mon post de tout à l'heure : peut être te faut-il te prendre un peu moins la tête sur ce que tu vois ?

von Rauffenstein a écrit:chiant quoi.
Xave a écrit:Le problème, c'est juste que quand tu vas chercher tes histoires de messie et compagnie, je trouve que tu sur-interprètes ce qu'a éventuellement voulu montrer Penn. Alors forcément, déjà qu'en soi t'es déçu, tu balances toi-même une analyse exagérément caricaturale du film.
Si Sean Penn te donne l'impression de péter plus haut que son cul, toi tu me donnes l'impression de vouloir à tout prix péter plus haut que Sean Penn sous prétexte que le film t'a déplu.




Ouais_supère a écrit:Ce forum est dans un état...

Cyril a écrit:Les Blues Brothers... Ca, c'est un bon film

Ouais_supère a écrit:Ce forum est dans un état...

Cyril a écrit:- It's 106 miles to Chicago, we got a full tank of gas, half a pack of cigarettes, it's dark, and we're wearing sunglasses.
- Hit it.
J'adore

von Rauffenstein a écrit:Cyril a écrit:- It's 106 miles to Chicago, we got a full tank of gas, half a pack of cigarettes, it's dark, and we're wearing sunglasses.
- Hit it.
J'adore
Cortese trouve que c'est pas assez chic.
Cortese a écrit:von Rauffenstein a écrit:Cyril a écrit:- It's 106 miles to Chicago, we got a full tank of gas, half a pack of cigarettes, it's dark, and we're wearing sunglasses.
- Hit it.
J'adore
Cortese trouve que c'est pas assez chic.
Je n'ai pas vu le film, le massacre du merveilleux "Sweet Home Chicago" par la paire d'abrutis m'en a définitivement dissuadé.

Marlaga a écrit:J'ai entendu un critique ciné à la radio parler de ce Batman en disant que c'était du Shakespeare.
Mais quelle époque de merde![]()
von Rauffenstein a écrit:Rilax Cortese, Rilax. Tu devrais le voir quand même. C'est assez fun. Buddy movie genre Cortese et Shoemaker font la route dans le Michigan (and they are on a mission from Allah). Et y'a des nazis de l'Illinois dedans !
Shoemaker a écrit:von Rauffenstein a écrit:Rilax Cortese, Rilax. Tu devrais le voir quand même. C'est assez fun. Buddy movie genre Cortese et Shoemaker font la route dans le Michigan (and they are on a mission from Allah). Et y'a des nazis de l'Illinois dedans !
miam miam ...


von Rauffenstein a écrit:Et le passage au début, quand ils arrivent en ville dans leur vieille tire et qu'ils croisent John Lee Hooker qui tape le boeuf sur le trotoir hein ?
Et le final ! Le final !

Ouais_supère a écrit:Ce forum est dans un état...

Ambrose a écrit:Marlaga a écrit:J'ai entendu un critique ciné à la radio parler de ce Batman en disant que c'était du Shakespeare.
Mais quelle époque de merde![]()
Je l'ai vu hier en DVD.
Autant j'avais trouvé le précédent ("Batman Begins") plutôt prometteur (bien écrit, un personnage avec de l'épaisseur) , celui là, je l'ai trouvé complètement insignifiant. Quand je lis que d'après les lecteurs du site imdb, c'est le 3e plus grand film de tous les temps, je me dis effectivement qu'on vit une drole d'époque.
Et sinon, l'Oscar pour Heath Ledger, c'est une blague. Elle a quoi de si exceptionnelle sa performance ? Il est maquillé et fait des grimaces, c'est tout. Ok, il est meilleur que Jack Nicholson, mais s'il fallait donner des oscars à tous les acteurs qui sont meilleurs que Nicholson, même ceux de "Plus belle la vie" auraient leur chance.

Cortese a écrit:Justement, si les Blues Brothers avaient repris une chanson de John Lee Hooker, je n'aurais rien trouvé à y redire : le style rugueux du morceau aurait été parfaitement cohérent avec l'incompétence musicale du duo, mais aller reprendre comme des tromblons une des subtiles et mélancoliques compositions de Johnson, c'est une atteinte à oeuvre d'art.


Ouais_supère a écrit:Ce forum est dans un état...

Cyril a écrit:Cortese, il ne faut pas prendre les Blues Brothers autrement que pour ce que c'est : du spectacle avant tout.

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