La séquence du spectateur - TOPIC CINEMA

Le salon francophone est dédié aux sujets n'ayant pas de lien avec la F1 ni autres sports mécaniques. C'est un salon pour se détendre en refaisant le monde.

Modérateurs: Garion, Silverwitch

Re: La séquence du spectateur - TOPIC CINEMA

Messagede metomoll le 18 Fév 2009, 03:45

je viens de voir "Bande de Sauvages" avec Travolta, me suis bien marré :lol:

et aussi le dernier Clint Eastwood que j'ai vraiment beaucoup aimé : "Gran Torino". Le vieux Clint est extra dedans !
"Nous n'héritons pas la terre de nos parents, nous l'empruntons à nos enfants." - Antoine de Saint-Exupéry.
metomoll
Coyote in love with Bip-Bip
 
Messages: 6845
Inscription: 26 Nov 2003, 08:15
Localisation: Calédonie & Fiji

Re: La séquence du spectateur - TOPIC CINEMA

Messagede Cyril le 18 Fév 2009, 08:32

Gran Torino, ça me tente bien ! Mais ça ne sort que le 25 en métropole. En plus, c'est Jamie Cullum qui chante la chanson titre : http://www.deezer.com/track/2693380 :o
Image
Ouais_supère a écrit:Ce forum est dans un état...
Avatar de l'utilisateur
Cyril
Meuble informatique
 
Messages: 45599
Inscription: 19 Fév 2003, 12:11

Re: La séquence du spectateur - TOPIC CINEMA

Messagede Shunt le 19 Fév 2009, 10:57

J'ai vu deux films bien médiocres. D'un côté, "Apocalypto" de Mel Gibson, qui, en dépeignant une société maya tortionnaire, voire proto-nazie, justifie la colonisation et l'évangélisation forcée de ces sordides barbares. Dans un autre registre, j'ai été super déçu par "Into the Wild" de Sean Penn. Le sujet était en or, mais il est gâché par une solennité pataude et un manque total de recul, de distance. Un vrai film de bobo post-adolescent, insupportablement moralisateur et finalement assez niais, qui compile les clichés dignes des pubards des années 80 (panoramique au sommet des montagnes, douche au ralenti avec goutelettes tombant à contre-jour, dignes de Tahiti Douche) et qui nous transforme un sociopathe égocentrique en messie écolo new-age.

Mel Gibson, Sean Penn... deux acteurs, à l'opposé du spectre politique, qui feraient mieux de rester devant la caméra.
Shunt
 
Messages: 15282
Inscription: 21 Fév 2003, 11:58
Localisation: Lilleshire

Re: La séquence du spectateur - TOPIC CINEMA

Messagede Xave le 19 Fév 2009, 11:46

Pas assez de karaté ni de bang-bang ? :D

J'avais bien aimé Into The Wild. Mais c'est vrai que tout en étant tout de même attentif au discours et à la mise en scène, je me prends moins le tête que toi sur les "oeuvres" :wink: . Et puis bon, j'imagine que tu as vu ça en DVD ? Ce genre de films n'a pas la même portée sur petit écran ou sur toile, je trouve.

Cela dit, je suis un peu d'accord sur les quelques poncifs. En revanche, je n'ai jamais vu que Penn cherchait à en faire un quelconque Messie. C'est peut-être aussi pour cela que l'on n'en a pas la même perception. Pour moi son discours n'est pas forcément à vocation universelle. Il développe quelques idées particulières, mais à travers l'histoire de ce jeune, à travers son aventure personnelle de pré-adulte.
ImageImage#JB17
Avatar de l'utilisateur
Xave
Cyclo Jinba Ittaï
 
Messages: 25424
Inscription: 21 Fév 2003, 14:49
Localisation: Mont Ventoux

Re: La séquence du spectateur - TOPIC CINEMA

Messagede Ghinzani le 19 Fév 2009, 12:17

Quelqu'un a t il vu le " Doute"?
Image
Avatar de l'utilisateur
Ghinzani
 
Messages: 29270
Inscription: 12 Sep 2005, 18:38

Re: La séquence du spectateur - TOPIC CINEMA

Messagede Ambrose le 19 Fév 2009, 13:09

Shunt a écrit:J'ai vu deux films bien médiocres. D'un côté, "Apocalypto" de Mel Gibson, qui, en dépeignant une société maya tortionnaire, voire proto-nazie, justifie la colonisation et l'évangélisation forcée de ces sordides barbares.


Apocalypto ! :lol:

Ma première réaction à la fin du film a été : "Mel Gibson a pété les plombs". Surtout que je m'étais maté quelques temps avant "La Passion du Christ", bien gravos également.

Shunt a écrit:

Mel Gibson, Sean Penn... deux acteurs, à l'opposé du spectre politique, qui feraient mieux de rester devant la caméra.


Mel Gibson, même comme acteur, c'est limite...Je me suis rematé recemment "Mad Max" en VO (on est cinéphile ou on ne l'est pas... :oops: ), il joue vraiment comme une truffe.

Sinon, j'adore ton avatar. Je l'ai vu le mois dernier, c'est un putain de bon film.
Ambrose
ça c'est fort de fruits !
 
Messages: 8450
Inscription: 15 Fév 2009, 21:55

Re: La séquence du spectateur - TOPIC CINEMA

Messagede Shunt le 19 Fév 2009, 13:47

Xave a écrit:Et puis bon, j'imagine que tu as vu ça en DVD ? Ce genre de films n'a pas la même portée sur petit écran ou sur toile, je trouve.


Je l'ai vu sur Canal. Mais dans un registre assez proche - puisque Sean Penn s'inspire clairement de son cinéma - le fait voir les films de Terrence Malick sur petit écran, en DVD, ne m'a jamais empêché de goûter et d'apprécier la beauté des images et des décors qu'il filme.

C'est justement quand on le compare à ses modèles qu'on trouve "Into the Wild" plutôt faiblard. D'autant que la solennité du ton, l'absence totale d'humour et de distance dans le traitement, montre que Sean Penn a pris très au sérieux sa tâche, avec sûrement l'idée qu'il allait pondre un chef d'oeuvre définitif. Beaucoup de plans - aussi esthétisants soient ils - sont terriblement clichés, l'usage abusif des ralentis est en général une facilité stylistique. La séquence du kayak dans le Colorado est à limite du comique involontaire... on dirait presque la pub Mennen Sport avec Tony Estanguiet. Pareil avec la douche en pleine nature, les séquences sur la plage avec les vagues, ou lorsqu'il se retrouve au sommet de la montagne triomphant (on s'attend presqu'à l'entendre hurler "I'm ze king of ze world" comme di Carpaccio dans Titanic).

Ce qui tue aussi le film et son intérêt, c'est que tout est surligné à l'excès, avec notamment les voix off qui tentent d'expliciter tout, tout le temps. Ca efface le mystère du personnage, de ses motivations, ça efface également la poésie de l'histoire, le côté absurde et tragique de son odyssée. Les voix off et les flash-backs (autre convention lourdingue dont Sean Penn use et abuse) rendent même difficile d'éprouver une quelconque empathie ou sympathie pour le personnage. Le "drame" familial raconté - censé être à l'origine de sa fuite - n'en est pas vraiment un (le pauvre, il a des parents qui s'engueulent, et un père qui a eu une première vie avec une autre épouse avant sa naissance...). On est dans l'hypertrophie du détail... la narration s'attarde trop sur quelque chose d'assez insignifiant qui n'est qu'un élément des motivations du personnage (ou alors on a vraiment affaire à un pauvre ado attardé, vu que le mec a quand même 24-25 ans quand il quitte tout).

En revanche, je n'ai jamais vu que Penn cherchait à en faire un quelconque Messie. C'est peut-être aussi pour cela que l'on n'en a pas la même perception.


Je trouve que ça transparaît pendant tout le film. Penn nous le présente comme un être charismatique qui transcende chaque personne qu'il rencontre sur son chemin, qui sème le bien sur son passage (sans que l'on comprenne vraiment pourquoi tant ce type est égocentrique, autiste et dénué de générosité). C'est un prédicateur, un moralisateur, un ascète qui prône aussi une certaine forme de chasteté en refusant de se tapper la petite nénette super mignonne parce qu'il la trouve trop jeune. Il n'y a aucune distance critique, aucune remise en cause dans la façon dont Penn le montre, le présente. Malick, dont les héros sont également des rebelles idéalistes en quête d'absolu, insiste souvent sur les contradictions de ses personnages, l'introspection a valeur d'interrogation de remise en cause permanente... rien de tout ça dans "Into the Wild", le héros suit son chemin, ne dévie pas, ne doute pas, même quand la mort le guette. Il SAIT. Sa retraite en Alaska, c'est la retraite au désert de Jesus de Nazareth. "Vraiment c'était nos maladies qu'il portait, et nos douleurs dont il s'était chargé... Le châtiment qui nous donne la paix a été sur lui, et c'est par ses meurtrissures que nous sommes guéris", comme disent les Evangiles. Sa souffrance finale, sa maigreur, sa barbe, c'est l'iconographie christique. Le plan final de son visage souriant en direction du soleil qui l'illumine, c'est on ne peut plus empreint de religiosité.
Shunt
 
Messages: 15282
Inscription: 21 Fév 2003, 11:58
Localisation: Lilleshire

Re: La séquence du spectateur - TOPIC CINEMA

Messagede Xave le 19 Fév 2009, 14:19

Shunt a écrit:C'est justement quand on le compare à ses modèles qu'on trouve "Into the Wild" plutôt faiblard. D'autant la solennité du ton, l'absence totale d'humour et de distance dans le traitement, montre que Sean Penn a pris très au sérieux sa tâche, avec sûrement l'idée qu'il allait pondre un chef d'oeuvre définitif. Beaucoup de plans - aussi esthétisants soient ils - sont terriblement clichés, l'usage abusif des ralentis est en général une facilité stylistique. La séquence du kayak dans le Colorado est à limite du comique involontaire... on dirait presque la pub Mennen Sport avec Tony Estanguiet. Pareil avec la douche en pleine nature, les séquences sur la plage avec les vagues, ou lorsqu'il se retrouve au sommet de la montagne triomphant (on s'attend presqu'à l'entendre hurler "I'm ze king of ze world" comme di Carpaccio dans Titanic).


T'as pas aimé, tu y a trouvé ce genre de raisons, mais tu me parais aussi aller très vite en besogne. C'est ton avis et je le partage en partie, mais tu me donnes quand même l'impression de l'avoir jugé en 10 minutes. Pim, allez, emballé c'est pesé, c'est comme ça et rien dans la suite ne me fera changer d'avis, au contraire. Du coup après, tu ne prêtes attention qu'à tout ce qui corrobore cette première impression pour abonder dans ton premier sens.



Penn nous le présente comme un être charismatique qui transcende chaque personne qu'il rencontre sur son chemin, qui sème le bien sur son passage (sans que l'on comprenne vraiment pourquoi tant ce type est égocentrique, autiste et dénué de générosité). C'est un prédicateur, un moralisateur, un ascète qui prône aussi une certaine forme de chasteté en refusant de se tapper la petite nénette super mignonne parce qu'il la trouve trop jeune. Il n'y a aucune distance critique, aucune remise en cause dans la façon dont Penn le montre, le présente. Malick, dont les héros sont également des rebelles idéalistes en quête d'absolu, insiste souvent sur les contradictions de ses personnages, l'introspection a valeur d'interrogation de remise en cause permanente... rien de tout ça dans "Into the Wild", le héros suit son chemin, ne dévie pas, ne doute pas, même quand la mort le guette. Il SAIT. Sa retraite en Alaska, c'est la retraite au désert de Jesus de Nazareth. "Vraiment c'était nos maladies qu'il portait, et nos douleurs dont il s'était chargé... Le châtiment qui nous donne la paix a été sur lui, et c'est par ses meurtrissures que nous sommes guéris", comme disent les Evangiles. Sa souffrance finale, sa maigreur, sa barbe, c'est l'iconographie christique. Le plan final de son visage souriant en direction du soleil qui l'illumine, c'est on ne peut plus empreint de religiosité.


Justement, je n'ai pas eu du tout cette impression-là. Rien de tout ça.

Tout au contraire plutôt celle d'un type un peu paumé qui se fixe un objectif, sans grande théorie sur la vie à part qu'il veut tout lâcher et aller vivre en pleine nature, et qui éventuellement, se nourrit de ses rencontres. Une histoire simple sur le passage à l'age adulte en fait.

Et j'en reviens à mon post de tout à l'heure : peut être te faut-il te prendre un peu moins la tête sur ce que tu vois ? :D
Dernière édition par Xave le 19 Fév 2009, 14:21, édité 1 fois.
ImageImage#JB17
Avatar de l'utilisateur
Xave
Cyclo Jinba Ittaï
 
Messages: 25424
Inscription: 21 Fév 2003, 14:49
Localisation: Mont Ventoux

Re: La séquence du spectateur - TOPIC CINEMA

Messagede von Rauffenstein le 19 Fév 2009, 14:21

oui, pourquoi pas le Christ hein ? Mais on n'a pas besoin effectivement des commentaires des pères de l'église. Surtout pour dire des conneries et enfoncer des portes ouvertes.
Le fascisme au fait, c'était pas déjà l'histoire d'un mec en marche qui fascinait les foules avec son culte de la personnalité ?
Avatar de l'utilisateur
von Rauffenstein
ultima ratio regum
 
Messages: 46968
Inscription: 20 Fév 2003, 18:01
Localisation: Auteuil

Re: La séquence du spectateur - TOPIC CINEMA

Messagede Shunt le 19 Fév 2009, 14:42

Xave a écrit:T'as pas aimé, tu y a trouvé ce genre de raisons, mais tu me parais aussi aller très vite en besogne. C'est ton avis et je le partage en partie, mais tu me donnes quand même l'impression de l'avoir jugé en 10 minutes. Pim, allez, emballé c'est pesé, c'est comme ça et rien dans la suite ne me fera changer d'avis, au contraire. Du coup après, tu ne prêtes attention qu'à tout ce qui corrobore cette première impression pour abonder dans ton premier sens.


Non pas du tout. J'avais même un bon a priori sur le film. Dès le début, effectivement, ça m'a paru pompeux et excessivement solennel. Malgré cela, je me suis accroché et j'ai voulu aller jusqu'au bout. Le sujet était intéressant, mais le résultat final, bof... qu'on soit clair, ce n'est pas un nanar (contrairement à Apocalypto) mais ça pète clairement plus haut que son cul.

Tout au contraire plutôt celle d'un type un peu paumé qui se fixe un objectif, sans grande théorie sur la vie à part qu'il veut tout lâcher et aller vivre en pleine nature, et qui éventuellement, se nourrit de ses rencontres.


Sans grande théorie ? Faut que tu revois le film alors et que tu réécoutes les longs discours pontifiants et moralisateurs que le gars nous assène pendant plus de deux heures. D'ailleurs, il ne se nourrit que très relativement de ses rencontres, puisqu'aucun de ses amis, aussi attachants soient-ils, ne parviennent à le faire changer d'avis, à le faire renoncer à son projet, à le stabiliser.

Une histoire simple sur le passage à l'age adulte en fait.


Sauf que le personnage se refuse à ce passage... c'est Peter Pan qui refuse de grandir en quête de son Neverland. Mais c'est justement ce que Sean Penn n'arrive pas à faire passer. C'est ce manque de distance critique à son égard qui me gêne... il idéalise son héros à fond, il en fait un quasi-surhomme doué de toutes les vertus. C'est en cela que le film est "moralisateur". Parce qu'il nous dit que c'est ce gars qui est dans le vrai, qui a compris l'essence même de la vie, et pas nous, sinistres pleutres formatés. D'où l'aspect messianique dont je te parlais.
Shunt
 
Messages: 15282
Inscription: 21 Fév 2003, 11:58
Localisation: Lilleshire

Re: La séquence du spectateur - TOPIC CINEMA

Messagede Shunt le 19 Fév 2009, 18:59

Xave a écrit:Et j'en reviens à mon post de tout à l'heure : peut être te faut-il te prendre un peu moins la tête sur ce que tu vois ? :D


Attends, on parle pas de Max Pecas ou Michael Bay, mais d'un film de Sean Penn, acteur engagé, intellectuel auto-déclaré, président du jury du dernier Festival de Cannes (donc d'un mec qui juge et évalue le travail cinématographique des autres). On a affaire à un réalisateur qui nous livre une "oeuvre", pas un film commercial de commande. On est donc en droit d'avoir une approche critique et exigeante de son travail, de pointer ses carences et de ne pas gober la soupe qu'il nous vend. Je ne me prends pas la tête sur ce que je vois... je suis juste un modeste cinéphile, passionné par l'image, le montage, les questions narratives... ce que j'exprime là, ce n'est pas le fruit de trois jours de gamberge, juste ce que j'ai ressenti en "live", ce qui m'a déplu dans ce film... c'est ton droit d'avoir aimé "Into the Wild", mais c'est tout autant le mien de l'avoir trouvé surfait, superficiel, lourdingue, solennel et donneur de leçon...
Shunt
 
Messages: 15282
Inscription: 21 Fév 2003, 11:58
Localisation: Lilleshire

Re: La séquence du spectateur - TOPIC CINEMA

Messagede von Rauffenstein le 19 Fév 2009, 19:07

chiant quoi. :D
Le fascisme au fait, c'était pas déjà l'histoire d'un mec en marche qui fascinait les foules avec son culte de la personnalité ?
Avatar de l'utilisateur
von Rauffenstein
ultima ratio regum
 
Messages: 46968
Inscription: 20 Fév 2003, 18:01
Localisation: Auteuil

Re: La séquence du spectateur - TOPIC CINEMA

Messagede Shunt le 19 Fév 2009, 19:27

von Rauffenstein a écrit:chiant quoi. :D


Et démago !
Shunt
 
Messages: 15282
Inscription: 21 Fév 2003, 11:58
Localisation: Lilleshire

Re: La séquence du spectateur - TOPIC CINEMA

Messagede Xave le 19 Fév 2009, 19:37

Le problème, c'est juste que quand tu vas chercher tes histoires de messie et compagnie, je trouve que tu sur-interprètes ce qu'a éventuellement voulu montrer Penn. Alors forcément, déjà qu'en soi t'es déçu, tu balances toi-même une analyse exagérément caricaturale du film.

Si Sean Penn te donne l'impression de péter plus haut que son cul, toi tu me donnes l'impression de vouloir à tout prix péter plus haut que Sean Penn sous prétexte que le film t'a déplu. :D


(J'avais commencé une réponse à notre discussion de ce midi, mais j'ai peur de ne pas avoir le temps de la finir. :? )
ImageImage#JB17
Avatar de l'utilisateur
Xave
Cyclo Jinba Ittaï
 
Messages: 25424
Inscription: 21 Fév 2003, 14:49
Localisation: Mont Ventoux

Re: La séquence du spectateur - TOPIC CINEMA

Messagede Shunt le 20 Fév 2009, 00:17

Xave a écrit:Le problème, c'est juste que quand tu vas chercher tes histoires de messie et compagnie, je trouve que tu sur-interprètes ce qu'a éventuellement voulu montrer Penn. Alors forcément, déjà qu'en soi t'es déçu, tu balances toi-même une analyse exagérément caricaturale du film.


Je n'ai pas dit que Penn croyait au premier degré que Christopher McCandless était la réincarnation du Christ. Ce que je dis c'est qu'il utilise une iconographie, des références visuelles très présentes dans notre culture occidentale qui renvoient à la vie du Christ (le visage barbu émacié, la "passion" sacrificielle, la retraite entouré de bêtes sauvages) . Il y a ensuite les derniers mots écrits par McCandless - "'I have had a happy life and thank the Lord. Goodbye and may God bless all!" - son visage souriant tourné vers la lumière du soleil, tel le Christ sur la Croix.

Il y aussi cette façon dont Sean Penn idéalise son personnage. D'un jeune paumé, comme tu dis, il fait un super héros "bigger than life". Sa seule présence, son charisme, bouleversent la vie de ceux qu'ils croisent, du couple de hippies, à la petite nénette folkeuse, jusqu'au vieux vétéran solitaire et dépressif (Sean Penn prend même la peine de le rappeler en fin de film en montrant le regard perdu de chacune de ces personnes se souvenant de McCandless). Le gars est quasi-indestructible, il descend le Colorado comme Jesus marcherait sur l'eau (un exploit salué par le couple danois qui n'en revient pas). Il suit sa voie sans aucun doute, sans aucun remord envers ceux qu'il laisse derrière lui, sans aucune remise en cause, sûr de sa destinée... ce n'est pas un paumé, mais un type qui accomplit sa mission comme le souligne sa soeur en voix off. A l'exception d'un flic un peu bourru et violent, il ne fait pas une seule mauvaise rencontre pendant ses deux années de périple, ne croisent que des gens sympas, gentils et attentionnés. Tout semble couler de source, inexorablement, comme si une main divine l'accompagnait. Et scellait son sort... On est dit d'ailleurs dans l'épilogue du film que sa mort a permis à ses parents une prise de conscience sur eux-mêmes, leur mode de vie, le mode de vie américain.

Au-delà du film, si tu fais une recherche sur le net pour choper quelques infos sur le véritable Christopher McCandless, tu verras également que Sean Penn a bien enjolivé les choses, en gommant certaines péripéties (le passage en prison de retour du Mexique), les moments les plus pénibles (sa vie parmi les SDF dans les bas-fonds de L.A.) et les plus absurdes (McCandless ignorait qu'un bac se trouvait à quelques centaines de mètres de son bus, pour traverser la rivière) de son périple. Mais tout ceci aurait sans doute terni et souillé le procès en béatification que représente ce film. Il fallait que le McCandless de Sean Penn soit parfait, pur, exemplaire et sans faille.

Tu rigoles quand je te dis que Sean Penn le présente comme un messie, mais sache que depuis le film, le fameux bus où il a vécu en Alaska est devenu un lieu de pèlerinage, un sanctuaire, pour jeunes idéalistes, au point que les autorités de l'état envisagent de le dégager en raison des risques encourus par ces blancs-becs. Tu vois donc l'effet que le film produit sur certains... il n'aurait sûrement pas eu le même effet si Sean Penn avait choisi une approche plus réaliste, critique et distanciée de son personnage.

Si Sean Penn te donne l'impression de péter plus haut que son cul, toi tu me donnes l'impression de vouloir à tout prix péter plus haut que Sean Penn sous prétexte que le film t'a déplu. :D


Arrête de faire ton Capet là... :D Encore une fois, je ne fais qu'expliquer ce qui m'a déplu dans ce film et pourquoi ça m'a déplu. Sean Penn a voulu faire son Malick avec ses voix off et sa photographie léchée et animiste (les plans de moissons dans les champs du Dakota sont quasiment un copier/coller de ceux des "Moissons du Ciel"), mais malheureusement, il n'a ni la subtilité, ni la profondeur d'un Malick.
Shunt
 
Messages: 15282
Inscription: 21 Fév 2003, 11:58
Localisation: Lilleshire

Re: La séquence du spectateur - TOPIC CINEMA

Messagede von Rauffenstein le 20 Fév 2009, 00:40

Image

Bref, il est en mission pour le Seigneur lui aussi.
Le fascisme au fait, c'était pas déjà l'histoire d'un mec en marche qui fascinait les foules avec son culte de la personnalité ?
Avatar de l'utilisateur
von Rauffenstein
ultima ratio regum
 
Messages: 46968
Inscription: 20 Fév 2003, 18:01
Localisation: Auteuil

Re: La séquence du spectateur - TOPIC CINEMA

Messagede Cyril le 20 Fév 2009, 08:48

Les Blues Brothers... Ca, c'est un bon film :o

J'ai regardé récemment "V pour Vendetta" et "Orgueils et préjugés". J'ai bien aimé les deux.
Image
Ouais_supère a écrit:Ce forum est dans un état...
Avatar de l'utilisateur
Cyril
Meuble informatique
 
Messages: 45599
Inscription: 19 Fév 2003, 12:11

Re: La séquence du spectateur - TOPIC CINEMA

Messagede Aiello le 20 Fév 2009, 09:49

Cyril a écrit:Les Blues Brothers... Ca, c'est un bon film :o


Un de mes films fétiches :o
Ça fait d'ailleurs longtemps que je ne l'ai pas revu, va falloir dépoussiérer le dvd.
Image
Avatar de l'utilisateur
Aiello
Supertouriste
 
Messages: 21263
Inscription: 04 Mar 2003, 22:58
Localisation: Quelque part dans le Devon

Re: La séquence du spectateur - TOPIC CINEMA

Messagede Cyril le 20 Fév 2009, 09:53

- It's 106 miles to Chicago, we got a full tank of gas, half a pack of cigarettes, it's dark, and we're wearing sunglasses.
- Hit it.

J'adore :D
Image
Ouais_supère a écrit:Ce forum est dans un état...
Avatar de l'utilisateur
Cyril
Meuble informatique
 
Messages: 45599
Inscription: 19 Fév 2003, 12:11

Re: La séquence du spectateur - TOPIC CINEMA

Messagede Hugues le 23 Fév 2009, 03:57

Hugh Jackman a fait un début de show formidable..
A noter que le meilleur scénario a été remis par Tina Fey (Sarah, sors de ce corps!) et Steve Martin.. C'était rigolo :D
Hugues
 

Re: La séquence du spectateur - TOPIC CINEMA

Messagede Hugues le 23 Fév 2009, 04:33

Parodie de Joaquin Phoenix par je sais pas trop qui (avec la barbe c'est dur.. ça doit être Ben Stiller :D )

Hugues
Hugues
 

Re: La séquence du spectateur - TOPIC CINEMA

Messagede Hugues le 23 Fév 2009, 05:09

Sans surprise, meilleur acteur dans un second rôle pour Heath Ledger.

Hugues
Hugues
 

Re: La séquence du spectateur - TOPIC CINEMA

Messagede Hugues le 23 Fév 2009, 06:21

Plus long hommage pour Paul Newman, venu en dernier parmi la séquence des disparus.
Sydney Pollack et Anthony Minghella ont été beaucoup applaudi.
Et Claude Berri a eu droit à quelques photos..

Meilleur réalisateur pour Danny Boyle.

Hugues
Hugues
 

Re: La séquence du spectateur - TOPIC CINEMA

Messagede Hugues le 23 Fév 2009, 06:44

Meilleure actrice pour Kate Winslet. Coincidence, Cotillard qui a annoncé et remis le prix avait justement fait les éloges de Winslet juste avant (ils ont changé la remise des prix pour les acteurs, au lieu de passer des extraits, 5 anciens lauréats viennent faire l'éloge de l'acteur.. et aussi alors que par le passé, c'était le lauréat masculin de l'année passé qui récompensait la lauréate féminine et inversement, cette année c'est féminin pour féminin et masculin pour masculin)

Meilleur acteur pour Sean Penn. Rourke a été consolé juste avant par un "nous sommes content de te retrouver sur le ring Mickey". Penn avait eu une plaisanterie sur sa supposée homosexualité peu avant..

Hugues
Hugues
 

Re: La séquence du spectateur - TOPIC CINEMA

Messagede Hugues le 23 Fév 2009, 06:53

Meilleur film, Slumdog millionaire.

Hugues
Hugues
 

Re: La séquence du spectateur - TOPIC CINEMA

Messagede Hugues le 23 Fév 2009, 06:57

Deux beau plateaux pour les meilleurs acteurs:

Les anciennes lauréates étaient:
# Sophia Loren
# Shirley MacLaine
# Marion Cotillard
# Nicole Kidman
# Halle Berry


Les anciens lauréats étaient (pas de Daniel Day Lewis présent...) :
# Michael Douglas
# Adrien Brody
# Robert De Niro
# Anthony Hopkins
# Ben Kingsley

Hugues
Hugues
 

Re: La séquence du spectateur - TOPIC CINEMA

Messagede von Rauffenstein le 23 Fév 2009, 19:52

Cyril a écrit:- It's 106 miles to Chicago, we got a full tank of gas, half a pack of cigarettes, it's dark, and we're wearing sunglasses.
- Hit it.

J'adore :D

Cortese trouve que c'est pas assez chic. :D
Le fascisme au fait, c'était pas déjà l'histoire d'un mec en marche qui fascinait les foules avec son culte de la personnalité ?
Avatar de l'utilisateur
von Rauffenstein
ultima ratio regum
 
Messages: 46968
Inscription: 20 Fév 2003, 18:01
Localisation: Auteuil

Re: La séquence du spectateur - TOPIC CINEMA

Messagede Cortese le 23 Fév 2009, 20:12

von Rauffenstein a écrit:
Cyril a écrit:- It's 106 miles to Chicago, we got a full tank of gas, half a pack of cigarettes, it's dark, and we're wearing sunglasses.
- Hit it.

J'adore :D

Cortese trouve que c'est pas assez chic. :D


Je n'ai pas vu le film, le massacre du merveilleux "Sweet Home Chicago" par la paire d'abrutis m'en a définitivement dissuadé.
Cortese
dieu
 
Messages: 33533
Inscription: 23 Fév 2003, 20:32

Re: La séquence du spectateur - TOPIC CINEMA

Messagede von Rauffenstein le 23 Fév 2009, 20:54

Cortese a écrit:
von Rauffenstein a écrit:
Cyril a écrit:- It's 106 miles to Chicago, we got a full tank of gas, half a pack of cigarettes, it's dark, and we're wearing sunglasses.
- Hit it.

J'adore :D

Cortese trouve que c'est pas assez chic. :D


Je n'ai pas vu le film, le massacre du merveilleux "Sweet Home Chicago" par la paire d'abrutis m'en a définitivement dissuadé.

Rilax Cortese, Rilax. Tu devrais le voir quand même. C'est assez fun. Buddy movie genre Cortese et Shoemaker font la route dans le Michigan (and they are on a mission from Allah). Et y'a des nazis de l'Illinois dedans ! :D
Le fascisme au fait, c'était pas déjà l'histoire d'un mec en marche qui fascinait les foules avec son culte de la personnalité ?
Avatar de l'utilisateur
von Rauffenstein
ultima ratio regum
 
Messages: 46968
Inscription: 20 Fév 2003, 18:01
Localisation: Auteuil

Re: La séquence du spectateur - TOPIC CINEMA

Messagede Ambrose le 23 Fév 2009, 21:14

Marlaga a écrit:J'ai entendu un critique ciné à la radio parler de ce Batman en disant que c'était du Shakespeare.
Mais quelle époque de merde :cry:


Je l'ai vu hier en DVD.

Autant j'avais trouvé le précédent ("Batman Begins") plutôt prometteur (bien écrit, un personnage avec de l'épaisseur) , celui là, je l'ai trouvé complètement insignifiant. Quand je lis que d'après les lecteurs du site imdb, c'est le 3e plus grand film de tous les temps, je me dis effectivement qu'on vit une drole d'époque.

Et sinon, l'Oscar pour Heath Ledger, c'est une blague. Elle a quoi de si exceptionnelle sa performance ? Il est maquillé et fait des grimaces, c'est tout. Ok, il est meilleur que Jack Nicholson, mais s'il fallait donner des oscars à tous les acteurs qui sont meilleurs que Nicholson, même ceux de "Plus belle la vie" auraient leur chance.

------------

Et sinon, je suis tombé sur la dernière 1/2 heure d'Asterix aux JO (et je regrette pas de pas avoir vu le reste).
- Je me demande comment avec un tel budget on peut trouver le moyen de faire une course de char infiniment moins spectaculaire que dans un film des années 50.
- Je me demande aussi si c'était si difficile que ça de réussir à intégrer les guest-stars du sport dans le scénario, au lieu des les faire se succéder dans le pré-générique de fin.

Tant de pognon donné à des gens (réalisateur, scénaristes, dialoguistes...) à ce point dénué de talent...Quand le cinéma français sera mort et enterré, faudra me torturer pour me forcer à verser une larme.
Ambrose
ça c'est fort de fruits !
 
Messages: 8450
Inscription: 15 Fév 2009, 21:55

Re: La séquence du spectateur - TOPIC CINEMA

Messagede Shoemaker le 23 Fév 2009, 22:03

von Rauffenstein a écrit:Rilax Cortese, Rilax. Tu devrais le voir quand même. C'est assez fun. Buddy movie genre Cortese et Shoemaker font la route dans le Michigan (and they are on a mission from Allah). Et y'a des nazis de l'Illinois dedans ! :D

miam miam ...
Shoemaker
 
Messages: 22441
Inscription: 24 Nov 2003, 12:11
Localisation: Out of Africa

Re: La séquence du spectateur - TOPIC CINEMA

Messagede Madcad le 23 Fév 2009, 22:20

Shoemaker a écrit:
von Rauffenstein a écrit:Rilax Cortese, Rilax. Tu devrais le voir quand même. C'est assez fun. Buddy movie genre Cortese et Shoemaker font la route dans le Michigan (and they are on a mission from Allah). Et y'a des nazis de l'Illinois dedans ! :D

miam miam ...

Image
Avatar de l'utilisateur
Madcad
 
Messages: 9062
Inscription: 28 Fév 2003, 05:25

Re: La séquence du spectateur - TOPIC CINEMA

Messagede Shoemaker le 23 Fév 2009, 22:58

Cortese est un puriste integriste.
Il aurait suffit que la serie se nomme The Rythm'n blues Brohers au lieu de The Blues Brothers, et son ire tomberait aussi sec.
Il aime pas trop que l'on dispose du mot "Blues" sans d'infinies precautions.

Et pourtant, au dela du fait qu'on s'y amuse pas mal, dans celui ou il y a Clapton, BB King, Arteha Franklin (dans une belle version de Respect), Wilson Picket (bref, celui ou les deux larrons trainent avec eux un kid...), or doncques dans celui la, (Blues Brothers 2 ?... ), on y voit Sam, de Sam and Dave, chanter un Gospel carrement total genial. Cortese, je te conseille, avant de mourir, d'ecouter ce passage. C'est fulminant de feeling absolu ! Sam de Sam and Dave, pourtant bien age, y atteint le sublime.
Shoemaker
 
Messages: 22441
Inscription: 24 Nov 2003, 12:11
Localisation: Out of Africa

Re: La séquence du spectateur - TOPIC CINEMA

Messagede von Rauffenstein le 23 Fév 2009, 23:49

Et le passage au début, quand ils arrivent en ville dans leur vieille tire et qu'ils croisent John Lee Hooker qui tape le boeuf sur le trotoir hein ?

Et le final ! Le final !
Le fascisme au fait, c'était pas déjà l'histoire d'un mec en marche qui fascinait les foules avec son culte de la personnalité ?
Avatar de l'utilisateur
von Rauffenstein
ultima ratio regum
 
Messages: 46968
Inscription: 20 Fév 2003, 18:01
Localisation: Auteuil

Re: La séquence du spectateur - TOPIC CINEMA

Messagede Shoemaker le 24 Fév 2009, 00:35

von Rauffenstein a écrit:Et le passage au début, quand ils arrivent en ville dans leur vieille tire et qu'ils croisent John Lee Hooker qui tape le boeuf sur le trotoir hein ?

Et le final ! Le final !

Faut que je le revois ! J'ai du rater le debut, car je ne me souviens pas de JLHooker...
PAr contre, oui... le final ! ...
Shoemaker
 
Messages: 22441
Inscription: 24 Nov 2003, 12:11
Localisation: Out of Africa

Re: La séquence du spectateur - TOPIC CINEMA

Messagede Cyril le 24 Fév 2009, 00:53

Rah, oui, le final ! je crois que ce film détient toujours le record du nombre de voitures cassées pour une cascade !
Et les scènes avec Ray Charles sont aussi pas mal ;)
Image
Ouais_supère a écrit:Ce forum est dans un état...
Avatar de l'utilisateur
Cyril
Meuble informatique
 
Messages: 45599
Inscription: 19 Fév 2003, 12:11

Re: La séquence du spectateur - TOPIC CINEMA

Messagede Mufasa le 24 Fév 2009, 09:24

Ambrose a écrit:
Marlaga a écrit:J'ai entendu un critique ciné à la radio parler de ce Batman en disant que c'était du Shakespeare.
Mais quelle époque de merde :cry:


Je l'ai vu hier en DVD.

Autant j'avais trouvé le précédent ("Batman Begins") plutôt prometteur (bien écrit, un personnage avec de l'épaisseur) , celui là, je l'ai trouvé complètement insignifiant. Quand je lis que d'après les lecteurs du site imdb, c'est le 3e plus grand film de tous les temps, je me dis effectivement qu'on vit une drole d'époque.

Et sinon, l'Oscar pour Heath Ledger, c'est une blague. Elle a quoi de si exceptionnelle sa performance ? Il est maquillé et fait des grimaces, c'est tout. Ok, il est meilleur que Jack Nicholson, mais s'il fallait donner des oscars à tous les acteurs qui sont meilleurs que Nicholson, même ceux de "Plus belle la vie" auraient leur chance.



Ah, quelqu'un qu'est d'accord avec moi ! :) Je l'avais vu en salle, et il y a quelques pages (ça devait être en août ou septembre) j'avais donné mes impressions (de non-cinéphile), j'étais peut-être un peu moins dur que toi par contre, ma déception était en partie due à mes attentes, élevées en raison de l'unanimité en faveur de ce film chez les critiques comme chez les fans. Comme toi j'avais également des espoirs après le 5e film que j'avais aimé même si des fois un peu con-con (mais j'ai un faible pour les histoires de shidoshi, maître-disciple et apprentissage, genre Pai Mei dans Kill Bill, aussi cliché elles puissent être).
Avatar de l'utilisateur
Mufasa
 
Messages: 9098
Inscription: 19 Fév 2003, 23:39
Localisation: Louisville, Ky., E.-U.

Re: La séquence du spectateur - TOPIC CINEMA

Messagede Cortese le 24 Fév 2009, 09:43

Justement, si les Blues Brothers avaient repris une chanson de John Lee Hooker, je n'aurais rien trouvé à y redire : le style rugueux du morceau aurait été parfaitement cohérent avec l'incompétence musicale du duo, mais aller reprendre comme des tromblons une des subtiles et mélancoliques compositions de Johnson, c'est une atteinte à oeuvre d'art.
Cortese
dieu
 
Messages: 33533
Inscription: 23 Fév 2003, 20:32

Re: La séquence du spectateur - TOPIC CINEMA

Messagede von Rauffenstein le 24 Fév 2009, 11:32

Cortese a écrit:Justement, si les Blues Brothers avaient repris une chanson de John Lee Hooker, je n'aurais rien trouvé à y redire : le style rugueux du morceau aurait été parfaitement cohérent avec l'incompétence musicale du duo, mais aller reprendre comme des tromblons une des subtiles et mélancoliques compositions de Johnson, c'est une atteinte à oeuvre d'art.

Tu n'as pas l'esprit iconoclaste, ce que sont les blues brothers. Des ratés. Comme Gaston.
Le fascisme au fait, c'était pas déjà l'histoire d'un mec en marche qui fascinait les foules avec son culte de la personnalité ?
Avatar de l'utilisateur
von Rauffenstein
ultima ratio regum
 
Messages: 46968
Inscription: 20 Fév 2003, 18:01
Localisation: Auteuil

Re: La séquence du spectateur - TOPIC CINEMA

Messagede Cyril le 24 Fév 2009, 11:34

Cortese, il ne faut pas prendre les Blues Brothers autrement que pour ce que c'est : du spectacle avant tout.
Image
Ouais_supère a écrit:Ce forum est dans un état...
Avatar de l'utilisateur
Cyril
Meuble informatique
 
Messages: 45599
Inscription: 19 Fév 2003, 12:11

Re: La séquence du spectateur - TOPIC CINEMA

Messagede von Rauffenstein le 24 Fév 2009, 11:56

Cyril a écrit:Cortese, il ne faut pas prendre les Blues Brothers autrement que pour ce que c'est : du spectacle avant tout.

et quel spectacle !

J'imagine que tu l'as vu au moins une fois Cortese ?
Le fascisme au fait, c'était pas déjà l'histoire d'un mec en marche qui fascinait les foules avec son culte de la personnalité ?
Avatar de l'utilisateur
von Rauffenstein
ultima ratio regum
 
Messages: 46968
Inscription: 20 Fév 2003, 18:01
Localisation: Auteuil

PrécédenteSuivante

Retourner vers Salon, saloon, bistrot du coin

Qui est en ligne

Utilisateurs parcourant ce forum: Ahrefs [Bot], Bing [Bot] et 4 invités

cron