* Nous rappelons aussi que non seulement Henry Paulson était à la tête de Goldman durant cette période, mais en plus, il poussait la société dans cette direction.
Et que Sarkozy a failli créer les subprime en France ...
* Pourtant, on voudrait nous convaincre qu'ils créent un nouvel ordre financier mondial... et qu'il sera stable et prospère. Pour la première partie, nous n'avons aucun doute. Les gouvernements utilisent cet effondrement comme ils ont utilisé l'effondrement des tours jumelles en 2001 -- pour s'accaparer un peu plus de pouvoir. Le poing de la politique écarte la petite main "invisible" de M. le Marché. Les escroqueries subtiles laissent la place au vol grossier.
Un nouvel ordre. Si c'est dans le sens de nouvelle répartition des forces oui. Un changement profond de la finance, c'est moins sûr. Tout au plus des produits "complexes" existants qui seront interdits ou des nouveaux qui passeront par des commissions de validations un peu plus strictes.
* La seconde partie, par contre, est probablement archifausse. Le contrôle gouvernemental de l'économie n'a jamais mené à la stabilité ou à la prospérité. En fait, l'historique est assez clair : plus l'Etat s'en mêle, plus les résultats économiques empirent.
* Dans les cas extrêmes, durant les 70 années d'expérience soviétique sur l'économie commandée, par exemple, les résultats ont été si spectaculairement mauvais que -- à la fin -- l'industrie soviétique "soustrayait de la valeur". En d'autres termes, elle mobilisait toute une économie pour extraire des ressources précieuses... les expédier... les raffiner et les traiter... et les transformer en produits finis. En fin de compte, lesdits produits finis étaient si mal faits et correspondaient si peu aux attentes du marché qu'ils valaient moins que les ressources qui avaient servi à les fabriquer !
Tout de suite les clichés ... Alors que toutes ces nationalisations seront suivies de privatisations dans le futur ... et que cette supervision de l'Etat n'entrainera en aucun cas une économie planifiée. Il ne faut tout simplement pas que les banques coulent, et à part l'Etat qui peut agir ?
* Personne ne prévoit de recréer le système soviétique. Au lieu de cela, ils pensent que peut-être, un peu de supervision politique serait une bonne chose. Qui sait ; ils ont peut-être raison. Simplement, nous ne connaissons aucune théorie ou expérience permettant de le penser.
Et Keynes ? il en a pas fait des théories ?
A la fin de la crise de 29, il n'y a pas eu de régulation et supervision de l'Etat sur le monde de la finance ?
* Pour revenir à une question clé : d'où viendra l'argent ? Il n'y a que trois sources. On peut augmenter les impôts ; c'est à oublier tout de suite. Personne ne va augmenter les impôts -- sinon symboliquement, pour punir les riches -- alors qu'une dépression arrive.
* On peut aussi emprunter l'argent. Mais d'où viendront les 360 milliards d'euros ? C'est Libération qui répète notre question.
* Le gouvernement va emprunter sur les marchés des capitaux pour financer les banques, répond-on.
Ca peut toujours servir de valeur refuge pour les petits épargnant qui fuient la bourse, surtout si les taux montent, ça peut créer un bon point d'entrée.
Cela devrait ralentir plus encore l'activité économique, aggravant la situation.
Bof de toute manière je ne crois pas qu'aujourd'hui beaucoup d'entreprises demandent des prêts pour investir. Ni que beaucoup de banques en octroient. Ni que des titres de dettes émises par des entreprises privées soient attractives sur les marchés actuellement.
* Cela laisse une troisième possibilité : imprimer plus d'argent.
* Vendez, cher lecteur. Vendez.
Donc faut acheter de l'or.