Comment obtenir une paix durable dans cette région ? Franchement, je ne sais que penser de l'indépendence du Kosovo. C'est une situation extrêmement tendue sur laquelle personne ne s'accorde. Chez les grandes puissances, la Russie s'oppose fermement à l'indépendence alors que l'Occident est pour, et dans les deux cas je ne sais pas trop pourquoi. Les Balkans sont toujours une poudrière potentielle et l'élcatement de la Yougoslavie dans une myriade d' "états-nations" (ou "états-éthnies") prouve surtout que l'épuration éthnique, ça marche, il n'y a qu'à voir les frontières ridicules en Bosnie des accords de Dayrton qui ont entériné le nettoyage (la tuerie + explusion) de l'est de la Bosnie de ses habitants Bosniaques, alors qu'en Croatie, les Serbes se sont aussi fait "nettoyer" (tuer et expulser) à la fin de la guerre de Krajina. Avec le Kosovo, on aurait un état albanophone avec une minorité serbe hostile à cette indépendence. Sans parler des albanophones de Macédoine, la question d'une "grande albanie" (Albanie+Kosovo+partie de la Macédoine), la question d'une "grande Serbie" (Serbie+nord du Kosovo+plus République Sprska en Bosnie), etc. Mais si pas d'indépendence, que signifie ce statut quo ? Aucune idée de comment tout cela va se finir, excepté qu'on est pas prêt de voir cette région de stabiliser. Tito a pansé tout ça comme il a pu (pour l'intégrité culturelle des peuples, contre l'expression politique des nationalistes), mais sa mort a retiré les bandages d'une plaie non cicatrisée.
Kosovo : la réunion du Conseil de sécurité de l'ONU s'achève sur un désaccord
LEMONDE.FR avec AFP | 19.12.07 | 21h23 • Mis à jour le 19.12.07 | 21h23
Le Conseil de sécurité de l'ONU, réuni à huis-clos, a été incapable, mercredi 19 décembre, de sortir de l'impasse sur le Kosovo en raison de positions "irréconciliables", a annoncé l'ambassadeur de Belgique Johan Verbeke, entouré de ses homologues allemand, américain, britannique, français, italien et portugais. Il s'agissait de la première réunion du Conseil depuis l'échec des pourparlers entre Serbes et Kosovars albanais. Le constat de désaccord était attendu, entre les Occidentaux favorables à l'indépendance de la province et la Russie qui défend farouchement l'intégrité territoriale de son alliée la Serbie.
Pour Johan Verbeke,"il est clair que le potentiel pour une solution négociée est maintenant épuisé". Les pays occidentaux estiment que le statu quo au Kosovo est "intenable", a indiqué le diplomate belge, ajoutant : "Nous travaillerons avec l'Union européeenne et l'OTAN, de manière prudente et coordonnée, en vue d'un règlement pour le Kosovo." Intervenant peu après, l'ambassadeur de Russie, Vitaly Tchourkine, s'est inscrit en faux contre la position des Occidentaux, appelant à la poursuite des négociations entre Serbes et Kosovars.
"CRISE INCONTRÔLABLE"
La Russie avait fait savoir lundi qu'elle insisterait pour une poursuite des négociations entre Belgrade et Pristina, avertissant que dans le cas contraire, on prendrait le risque d'une "crise incontrôlable". La Russie, qui dispose du droit de veto au Conseil, avait bloqué en juillet une résolution qui comptait mettre en œuvre une indépendance du Kosovo sous supervision internationale. Moscou avait alors obtenu que les pourparlers entre Serbes et Kosovars albanais se poursuivent pendant 120 jours, délai qui a expiré le 10 décembre sans qu'un accord ait pu être trouvé.
Les dirigeants européens ont décidé, vendredi 14 décembre, d'envoyer une mission de 1 800 policiers et juristes européens au Kosovo. Mais, divisés sur la question, ils se sont gardés de dire s'ils reconnaîtraient une déclaration unilatérale d'indépendance.




), états de papier, somme de diverses nations, par un nouveau mépris, une nouvelle ignorance des mêmes nations, inventant des états et supposant des nations là où elles n'existent pas.