Topic Québec: où tout commence par un Q et finit par un bec

Le salon francophone est dédié aux sujets n'ayant pas de lien avec la F1 ni autres sports mécaniques. C'est un salon pour se détendre en refaisant le monde.

Modérateurs: Garion, Silverwitch

Messagede runaway le 22 Jan 2007, 19:12

Du cote d'Ottawa (un peu long, mais interressant):

le devoir a écrit: Bilan de l'an 1 - Avait-on raison d'avoir peur des bleus?
Hélène Buzzetti
Édition du samedi 20 et du dimanche 21 janvier 2007

Ottawa -- Tous s'en souviendront: il y a un an, la campagne électorale fédérale battait son plein et Paul Martin jouait son va-tout. Il invitait bloquistes et néo-démocrates à l'appuyer pour bloquer le passage à Stephen Harper, digne représentant canadien, selon lui, de «l'extrême droite des États-Unis». Le mot était par ailleurs sur à peu près toutes les lèvres des plus pessimistes: un gouvernement conservateur sera de droite et chambardera le pays. Ces prédictions se sont-elles avérées?

Un an jour pour jour après l'élection des troupes conservatrices, les constats sont partagés: si les partis d'opposition jouent leur jeu en dépeignant M. Harper comme un dangereux doctrinaire, les observateurs de la scène politique, eux, sont plus nuancés, s'étonnant de la rapidité avec laquelle le premier ministre conservateur se déplace sur l'échiquier politique et courtise ainsi un peu tout le monde.

«Les conservateurs ont su différemment, selon les thèmes, être tantôt à droite, tantôt un peu plus au centre, et à d'autres occasions plus provincialistes que ce qu'on aurait pu croire au départ», dit Jean-Herman Guay, politologue à l'Université de Sherbrooke. «Il y a eu un amalgame de réactions qui montre qu'ils ont occupé un spectre assez large.»

L'an dernier, Stephen Harper avait dû se résigner à triompher en deux temps. Aux derniers jours de la campagne, lorsqu'il avait qualifié la fonction publique fédérale de «libérale» et présenté les tribunaux comme des remparts contre les noirs desseins qu'on lui attribuait, sa popularité avait plafonné d'un coup.

À défaut de remporter une majorité, il se contenterait d'une minorité, au cours de laquelle il tenterait de rassurer la population au sujet de ses intentions véritables pour réclamer une majorité la fois suivante. Alors que cette prochaine occasion pourrait arriver bientôt, sa première année au pouvoir a-t-elle rassuré la population?

Le plus récent sondage n'est pas convaincant à cet égard. Le coup de sonde du Strategic Counsel publié cette semaine dans le Globe and Mail révèle que les conservateurs recueillent désormais 31 % des intentions de vote (contre les 36 % obtenus aux élections). Les libéraux ont repris le dessus avec 35 % (contre30 % l'an dernier). Cette fluctuation, bien que légère, est significative d'un oint de vue statistique puisque la marge d'erreur n'est que de 3 %, 19 fois sur 20.

Au Québec, les conservateurs ont perdu dix points pour stagner à 15 %. Ces points ont été récupérés par les libéraux (25 % contre 21 % l'an dernier) et par le Bloc québécois (46 % au lieu de 42 %). Dans les provinces de l'Ouest également, les conservateurs ont perdu quelques plumes (sept points) tandis qu'en Ontario, où les libéraux ont toujours été en avance, l'écart entre les deux formations s'est creusé, passant de cinq à treize points. Tout ceci fait dire au sondeur Allan Gregg que la situation est «presque identique à celle de 2004 [année où Paul Martin a obtenu sa minorité], ce qui n'augure rien de bon pour les conservateurs. Cela démontre qu'ils n'ont pas réussi à faire les percées dans les circonscriptions clés dont ils ont besoin pour obtenir une majorité».

Selon le professeur Guay, toutefois, il n'est pas trop tard pour Stephen Harper. «J'ai rarement vu un politicien capable de se déplacer aussi rapidement sur l'échiquier politique. Il y a un paradoxe: il semble aussi capable de pirouettes qu'un acrobate du Cirque du Soleil [...], mais en même temps, il projette cette image d'immobilisme, de manque de flexibilité.»

L'économiste ontarien Tom Courchesne croit pour sa part que Stephen Harper a réussi en grande partie à ressusciter l'alliance Québec-Ouest qui avait assuré le succès électoral de Brian Mulroney dans les années 80. Ceux qui déploraient que l'Alliance canadienne ait fait main basse sur le Parti progressiste-conservateur ont été confondus au moins sur un point: celui de l'accommodement avec le Québec. M. Courchesne en veut pour preuve la reconnaissance de la nation québécoise, l'octroi à la province d'un siège à l'UNESCO et la promesse de déposer une loi limitant le pouvoir fédéral de dépenser dans les sphères d'activité des provinces.

«C'est plus représentatif de l'approche Mulroney et de l'approche traditionnelle des progressistes-conservateurs, estime M. Courchesne. L'Alliance n'aurait jamais fait cela. C'est une fusion de deux partis et, sur cette question, les progressistes-conservateurs ont pris le dessus sur les alliancistes. Donc, ce n'est pas de l'extrême droite puisqu'elle ne l'aurait pas toléré.»

M. Courchesne estime que les citoyens apprécient la frugalité fédérale retrouvée sous la tutelle conservatrice, qui consiste à s'occuper d'abord des compétences fédérales comme la défense (avec des achats d'équipements militaires de plusieurs dizaines de milliards de dollars) ou encore les affaires étrangères.

Mais un gouvernement fédéral qui s'engage à ne pas empiéter dans les sphères d'activité des provinces ne sera-t-il pas de facto catalogué comme étant de droite? S'intéresser à la défense, à la justice criminelle et à la sécurité à la frontière tout en délaissant la santé et l'éducation ne vous vaut généralement pas des éloges de la part des gens plus progressistes... M. Courchesne n'est pas prêt à aller jusque-là, rappelant que les conservateurs utilisent le système de taxation en guise de politique sociale.

Ils ont par exemple annulé un programme national de garderies pour le remplacer par une prestation mensuelle de 100 $ pour les parents de jeunes enfants. Les conservateurs ont aussi offert un gros cadeau aux couples de retraités, selon M Courchesne, en leur permettant de fractionner leur revenu. «Ils ont toujours eu une vision pro-famille du système de taxation. Et voilà qu'un couple de retraités peut diviser son revenu pour réduire ses impôts. Il s'agit donc d'une politique sociale.»

Malgré cette main tendue au Québec, le taux de popularité du PC a diminué dans la province. De même, tout ne fait pas l'affaire de tous dans les provinces de l'Ouest. Par exemple, les velléités du gouvernement de démanteler la Commission canadienne du blé, qui détient un monopole de commercialisation du grain, crée des remous. Le gouvernement veut redonner le choix aux agriculteurs de passer ou non par cet organisme. Les agriculteurs du Manitoba ont été consultés par la poste à propos de cette initiative et 70 % se sont dits en désaccord. Qu'à cela ne tienne: le ministre de l'Agriculture, Chuck Strahl, s'est réjoui que près de 40 % l'appuient, «et cela, avec une question à mon avis traficotée et biaisée, après une vaste campagne de propagande».

Évidemment, le bilan que font les partis d'opposition de la première année au pouvoir de M. Harper est moins nuancé. Du côté bloquiste, on déplore le «simplisme» des conservateurs, qui s'entêtent à prendre des décisions en apparence populaires mais qui n'ont pas les effets escomptés dans la réalité. «Il y a les bons et les méchants, ceux qui sont avec nous ou contre nous, le noir et le blanc. Les nuances n'existent pas au paradis des conservateurs», déplore le chef Gilles Duceppe.

Pour M. Duceppe, si le bilan des conservateurs n'est pas aussi désastreux qu'on le craignait, il ne faut pas y voir un adoucissement de leurs positions mais plutôt une obligation circonstancielle. «Une chance qu'ils sont minoritaires parce qu'il y a beaucoup de choses qui auraient été faites», continue-t-il, rappelant le vote sur les mariages gais qui auraient été annulés puisque la très grande majorité des députés conservateurs ont voté pour rouvrir la question.

Au NPD, on trouve la politique étrangère du gouvernement trop calquée sur celle des États-Unis. Mais le chef Jack Layton reconnaît que le repositionnement canadien sur la question du Moyen-Orient (M. Harper a suscité la controverse en jugeant «mesuré» le pilonnage israélien au Liban l'été dernier) avait commencé sous les libéraux.

«Il a été fortement à droite en matière de politiques étrangères, dit M. Layton. Il a poursuivi la politique de Paul Martin là-dessus, une politique en accord avec l'approche de George W. Bush et la Maison-Blanche en ce qui concerne l'Afghanistan.»

Il est vrai que ce côté idéologique dénoncé par l'opposition s'illustre à merveille par les politiques environnementales du gouvernement. Allergique aux cibles de réduction des émissions atmosphériques prévues au protocole de Kyoto, Stephen Harper a vite annoncé qu'elles étaient impossibles à atteindre. Une quinzaine de programmes sont alors passés à la trappe, dont le populaire ÉnerGuide, alors que même les fonctionnaires du ministère des Ressources naturelles le disaient efficace.

Ce dernier programme, qu'Ottawa s'apprête à ressusciter sous un autre nom, a été aboli parce que, répétait le ministre Gary Lunn, plus de 50 % de l'enveloppe servait à payer des inspections. Le dédain avec lequel le ministre parlait de ces inspections laissait croire qu'il les apparentait à des frais d'administration. (En vérité, ces inspections guidaient le propriétaire dans les travaux de rénovation à accomplir par la suite, à ses frais.)

D'autres décisions, rappelle Gilles Duceppe, semblent aussi être guidées par l'idéologie. C'est le cas entre autres des compressions imposées à Condition féminine Canada ou de l'abolition du programme de contestation judiciaire par lequel des groupes minoritaires pouvaient contester des décisions gouvernementales devant les tribunaux sans se ruiner. Mentionnons aussi la fermeture des centres de tatouage dans les prisons, qui permettaient d'éviter la propagation de maladies très coûteuses en médicaments pour les prisons...

Sans compter que le gouvernement s'est mis à dos le milieu judiciaire non seulement avec son approche musclée en justice criminelle mais aussi avec les modifications apportées au système de sélection des juges fédéraux. Le ministre précédent, Vic Toews (maintenant remplacé par Rob Nicholson), avait décidé de placer des représentants policiers au sein des comités de sélection invités à faire des recommandations au ministre. Il avait aussi soumis le nouveau candidat à la Cour suprême à un interrogatoire public mené par les députés en comité parlementaire.

Le chroniqueur du Toronto Star Jim Travers écrivait cette semaine que «dans l'univers de l'éthique circonstancielle des conservateurs, chaque promesse non tenue vient avec une explication». Il soulignait que les conservateurs sont facilement revenus sur leur parole, par exemple en nommant un sénateur au cabinet, en recrutant le ministre libéral David Emerson, en accueillant l'autre transfuge Wajid Khan ou encore en décidant d'imposer les fiducies de revenu. Si M. Travers y voit là quelque chose de malsain, d'autres, comme Jean-Herman Guay, y lisent un pragmatisme dont sont capables les conservateurs lorsqu'ils jugent qu'une situation requiert un traitement différent de celui promis en campagne électorale.
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Messagede Caboum le 22 Jan 2007, 20:26

moi j'aime bien les tetes a claque
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Messagede puriste-express le 22 Jan 2007, 21:00

c'est vrai que c'est rafraichissant les femmes en politique! ;-)

tiré de:
http://www.radio-canada.ca/nouvelles/Po ... lair.shtml

Royal appuie la souveraineté du Québec

En campagne électorale pour les élections présidentielles en France, la candidate socialiste Ségolène Royal s'est dite favorable à la souveraineté du Québec. Elle en a fait part à André Boisclair, le chef du Parti québécois (PQ), qui effectue une visite de cinq jours dans l'Hexagone.

Mme Royal a déclaré que sa position « reflétait des valeurs communes, soit la liberté et la souveraineté du Québec ». Elle a ajouté que « le rayonnement du Québec et la place qu'il occupe dans le coeur des Français vont également dans ce sens ».

La candidate socialiste est ainsi la première candidate à se prononcer clairement sur cette question. André Boisclair doit rencontrer le candidat de droite, Nicolas Sarkozy, que les sondages placent au coude à coude avec sa rivale de gauche.

Le chef péquiste a régalement rencontré lundi le premier ministre français Dominique de Villepin. Une autre rencontre est prévue avec et le ministre des Affaires étrangères, Philippe Douste-Blazy.

D'autres rencontres avec le premier secrétaire du Parti socialiste, François Hollande et le secrétaire général de l'Organisation internationale de la Francophonie, Abdou Diouf, figurent au menu de la visite.

Par ailleurs, le chef du PQ participera lundi à une conférence à l'Institut de sciences politiques de Paris ayant pour titre: « Quel est l'avenir du Québec? ».

Lors de ce séjour parisien, M. Boisclair est accompagné de Marie Malavoy, députée de Taillon et porte-parole de l'opposition officielle en matière de relations internationales, de francophonie et de diversité culturelle.
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Messagede Green Hornet le 22 Jan 2007, 21:25

j'ai rien lu du topic mais rien que le nom et l'idée de lavoir fait ma parait une excellente chose :good
...
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Messagede martinb le 23 Jan 2007, 02:32

puriste-express a écrit:c'est vrai que c'est rafraichissant les femmes en politique! ;-)

tiré de:
http://www.radio-canada.ca/nouvelles/Po ... lair.shtml

Royal appuie la souveraineté du Québec

En campagne électorale pour les élections présidentielles en France, la candidate socialiste Ségolène Royal s'est dite favorable à la souveraineté du Québec. Elle en a fait part à André Boisclair, le chef du Parti québécois (PQ), qui effectue une visite de cinq jours dans l'Hexagone.

Mme Royal a déclaré que sa position « reflétait des valeurs communes, soit la liberté et la souveraineté du Québec ». Elle a ajouté que « le rayonnement du Québec et la place qu'il occupe dans le coeur des Français vont également dans ce sens ».

La candidate socialiste est ainsi la première candidate à se prononcer clairement sur cette question. André Boisclair doit rencontrer le candidat de droite, Nicolas Sarkozy, que les sondages placent au coude à coude avec sa rivale de gauche.

Le chef péquiste a régalement rencontré lundi le premier ministre français Dominique de Villepin. Une autre rencontre est prévue avec et le ministre des Affaires étrangères, Philippe Douste-Blazy.

D'autres rencontres avec le premier secrétaire du Parti socialiste, François Hollande et le secrétaire général de l'Organisation internationale de la Francophonie, Abdou Diouf, figurent au menu de la visite.

Par ailleurs, le chef du PQ participera lundi à une conférence à l'Institut de sciences politiques de Paris ayant pour titre: « Quel est l'avenir du Québec? ».

Lors de ce séjour parisien, M. Boisclair est accompagné de Marie Malavoy, députée de Taillon et porte-parole de l'opposition officielle en matière de relations internationales, de francophonie et de diversité culturelle.


Ségolène Royal vient de se mettre un pied dans la bouche.

Elle peut bien personnellement se déclarer partisane de la souveraineté du Québec, mais c'est quelque chose qu'elle devrait garder pour elle ou à tout le moins en privé avec les gens concerné. Car, jusqu'à preuve du contraire, le Québec, qu'on soit pour ou contre, est une province et la France un pays. Et le vis-à-vis politique de la France internationnalement, c'est le Canada. Faire une telle gaffe, c'est d'une connerie munumentale. De quoi va avoir la France si Royal devient présidente lorsqu'elle rencontrera le premier-ministre canadien?

Chirac au moins n'a jamais fait une telle bévue. La souveraineté du Québec c'est une affaire interne et les autres chefs d'état sont bien mal venus de s'imiscer dans le sujet.

Et puis, Boisclair n'est même pas premier ministre. Donc, était-ce seulement des discussion de no. 2 qui ne gouverneront pas leur pays ou province?

Mais bon, pour avoir lu la chronique de Louis-Bernard Robitaille dans la Presse d'aujourd'hui, semble-t-il que ce n'est pas la première fois que mme Royal se met les pieds dans les plats avec des déclarations improvisées qui la mettent dans l'embaras.

Mais bon, Luc je suis certain que tu approuves cette déclaration rien que pour le fait que cela a fait réagir négativement Stephen Harper, Stéphane Dion et Jean Charest.
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Messagede puriste-express le 23 Jan 2007, 02:34

bien d'accord avec cette analyse, ca n'était pas judicieux d'émettre publiquement son point de vue (aussi juste soit-il!) mais ca me fait du bien tout de même [et ca ne peut compromettre sa candidature, elle a encore le temps de "gaffer" ainsi à quelques reprises d'ici l'élection Présidentielle...] 8-)
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Messagede runaway le 23 Jan 2007, 02:56

Je l'ai entendu cette AM cette declaration...

My God, quelle mauvaise image! Des phrases a peine construite, bref, on dirait quelqu'un qui n'a rien a dire mais qui s'exprime quand meme sur un sujet qu'elle ne maitrise pas.

C'etait brouillon et hesitant.
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Messagede runaway le 23 Jan 2007, 02:58

Green Hornet a écrit:j'ai rien lu du topic mais rien que le nom et l'idée de lavoir fait ma parait une excellente chose :good



Merci. :good
Mais rien en fonctionnerait sans les participants (que j'espere voir de plus en plus nombreux). :wink:
runaway
 

Messagede maniacof1 le 23 Jan 2007, 03:38

martinb a écrit:
puriste-express a écrit:c'est vrai que c'est rafraichissant les femmes en politique! ;-)

tiré de:
http://www.radio-canada.ca/nouvelles/Po ... lair.shtml

Royal appuie la souveraineté du Québec

En campagne électorale pour les élections présidentielles en France, la candidate socialiste Ségolène Royal s'est dite favorable à la souveraineté du Québec. Elle en a fait part à André Boisclair, le chef du Parti québécois (PQ), qui effectue une visite de cinq jours dans l'Hexagone.

Mme Royal a déclaré que sa position « reflétait des valeurs communes, soit la liberté et la souveraineté du Québec ». Elle a ajouté que « le rayonnement du Québec et la place qu'il occupe dans le coeur des Français vont également dans ce sens ».

La candidate socialiste est ainsi la première candidate à se prononcer clairement sur cette question. André Boisclair doit rencontrer le candidat de droite, Nicolas Sarkozy, que les sondages placent au coude à coude avec sa rivale de gauche.

Le chef péquiste a régalement rencontré lundi le premier ministre français Dominique de Villepin. Une autre rencontre est prévue avec et le ministre des Affaires étrangères, Philippe Douste-Blazy.

D'autres rencontres avec le premier secrétaire du Parti socialiste, François Hollande et le secrétaire général de l'Organisation internationale de la Francophonie, Abdou Diouf, figurent au menu de la visite.

Par ailleurs, le chef du PQ participera lundi à une conférence à l'Institut de sciences politiques de Paris ayant pour titre: « Quel est l'avenir du Québec? ».

Lors de ce séjour parisien, M. Boisclair est accompagné de Marie Malavoy, députée de Taillon et porte-parole de l'opposition officielle en matière de relations internationales, de francophonie et de diversité culturelle.


Ségolène Royal vient de se mettre un pied dans la bouche.

Elle peut bien personnellement se déclarer partisane de la souveraineté du Québec, mais c'est quelque chose qu'elle devrait garder pour elle ou à tout le moins en privé avec les gens concerné. Car, jusqu'à preuve du contraire, le Québec, qu'on soit pour ou contre, est une province et la France un pays. Et le vis-à-vis politique de la France internationnalement, c'est le Canada. Faire une telle gaffe, c'est d'une connerie munumentale. De quoi va avoir la France si Royal devient présidente lorsqu'elle rencontrera le premier-ministre canadien?

Chirac au moins n'a jamais fait une telle bévue. La souveraineté du Québec c'est une affaire interne et les autres chefs d'état sont bien mal venus de s'imiscer dans le sujet.

Et puis, Boisclair n'est même pas premier ministre. Donc, était-ce seulement des discussion de no. 2 qui ne gouverneront pas leur pays ou province?

Mais bon, pour avoir lu la chronique de Louis-Bernard Robitaille dans la Presse d'aujourd'hui, semble-t-il que ce n'est pas la première fois que mme Royal se met les pieds dans les plats avec des déclarations improvisées qui la mettent dans l'embaras.

Mais bon, Luc je suis certain que tu approuves cette déclaration rien que pour le fait que cela a fait réagir négativement Stephen Harper, Stéphane Dion et Jean Charest.


D'accord en partie. Tant qu'à moi elle peut en parler, mais en parler non pas juste en une ou deux phrases et être informé sur la question. C'est malgré tout, à un certain niveau, un différent entre deux peuples.

Où j'accroche c'est la partie en gras et je te pose la question suivante.

À partir de quel niveau d'intolérance d'un peuple envers un autre, la communauté mondial peut elle intervenir dans les conflits interne d'un pays?

Ça peut aller très loin comme résonnement. Bref, si le politicien est crédible, dans le sens qu'il sait de quoi il parle. Pourquoi ne pourrait il pas donner son opinion? On se plaint de la langue de bois des politiciens.
maniacof1
 

Messagede maniacof1 le 23 Jan 2007, 04:02

E'l gros cave à Gratton :good
maniacof1
 

Messagede runaway le 23 Jan 2007, 04:06

maniacof1 a écrit:À partir de quel niveau d'intolérance d'un peuple envers un autre, la communauté mondial peut elle intervenir dans les conflits interne d'un pays?

Ça peut aller très loin comme résonnement. Bref, si le politicien est crédible, dans le sens qu'il sait de quoi il parle. Pourquoi ne pourrait il pas donner son opinion? On se plaint de la langue de bois des politiciens.


Voila surement le probleme!
Et je rajouterais, sans interet personnel quelconque.

Hors on sait que dans ce cas-la (periode electorale oblige), le plus important est le fait de parler plutot que le fond de la pensee.
runaway
 

Messagede Madcad le 23 Jan 2007, 06:39

runaway a écrit:Un peu de politique?

cyberpresse a écrit:Le lundi 22 janvier 2007

Boisclair inquiète ses troupes

Denis Lessard

La Presse

Québec


«M. Charest, j'arrive!» Dans les minutes qui ont suivi son élection dans Pointe-aux-Trembles, André Boisclair, nouveau chef péquiste, mettait la barre bien haute pour son arrivée à l'Assemblée nationale. Son parti régnait alors sans partage sur 50 % de l'électorat et l'insatisfaction à l'endroit du gouvernement Charest était encore au zénith.

Six mois plus tard, rien ne va plus, péquistes et libéraux sont désormais à égalité dans les enquêtes d'opinion. Chez les élus péquistes, c'est la déprime. «C'est encore jouable», confie un vétéran optimiste, mais la victoire électorale à portée de main il n'y a pas si longtemps semble aujourd'hui bien incertaine.

Bien avant leur rassemblement du début février, à Québec, les péquistes partagent le même constat, sans complaisance. «Tout le monde a vu la même chose. Durant le temps des Fêtes, dans nos comtés on n'a pas entendu un seul commentaire favorable sur André Boisclair».

J'ai encore quelques amis au PQ et c'est exactement le discours qu'ils me tiennent, Boisclair est très contesté. Zéro leadership, manque de jugement, arrogant, il a sa petite cour de conseillers et il est de plus en plus isolé.

Royal-Sarkozy, Charest-Boisclair. Affligeant.
Mais où sont passés les De Gaulle et les Lévesque ? :(
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Messagede schumi84f1 le 23 Jan 2007, 09:05

martinb a écrit:
puriste-express a écrit:c'est vrai que c'est rafraichissant les femmes en politique! ;-)

tiré de:
http://www.radio-canada.ca/nouvelles/Po ... lair.shtml

Royal appuie la souveraineté du Québec

En campagne électorale pour les élections présidentielles en France, la candidate socialiste Ségolène Royal s'est dite favorable à la souveraineté du Québec. Elle en a fait part à André Boisclair, le chef du Parti québécois (PQ), qui effectue une visite de cinq jours dans l'Hexagone.

Mme Royal a déclaré que sa position « reflétait des valeurs communes, soit la liberté et la souveraineté du Québec ». Elle a ajouté que « le rayonnement du Québec et la place qu'il occupe dans le coeur des Français vont également dans ce sens ».

La candidate socialiste est ainsi la première candidate à se prononcer clairement sur cette question. André Boisclair doit rencontrer le candidat de droite, Nicolas Sarkozy, que les sondages placent au coude à coude avec sa rivale de gauche.

Le chef péquiste a régalement rencontré lundi le premier ministre français Dominique de Villepin. Une autre rencontre est prévue avec et le ministre des Affaires étrangères, Philippe Douste-Blazy.

D'autres rencontres avec le premier secrétaire du Parti socialiste, François Hollande et le secrétaire général de l'Organisation internationale de la Francophonie, Abdou Diouf, figurent au menu de la visite.

Par ailleurs, le chef du PQ participera lundi à une conférence à l'Institut de sciences politiques de Paris ayant pour titre: « Quel est l'avenir du Québec? ».

Lors de ce séjour parisien, M. Boisclair est accompagné de Marie Malavoy, députée de Taillon et porte-parole de l'opposition officielle en matière de relations internationales, de francophonie et de diversité culturelle.


Ségolène Royal vient de se mettre un pied dans la bouche.

Elle peut bien personnellement se déclarer partisane de la souveraineté du Québec, mais c'est quelque chose qu'elle devrait garder pour elle ou à tout le moins en privé avec les gens concerné. Car, jusqu'à preuve du contraire, le Québec, qu'on soit pour ou contre, est une province et la France un pays. Et le vis-à-vis politique de la France internationnalement, c'est le Canada. Faire une telle gaffe, c'est d'une connerie munumentale. De quoi va avoir la France si Royal devient présidente lorsqu'elle rencontrera le premier-ministre canadien?

Chirac au moins n'a jamais fait une telle bévue. La souveraineté du Québec c'est une affaire interne et les autres chefs d'état sont bien mal venus de s'imiscer dans le sujet.

Et puis, Boisclair n'est même pas premier ministre. Donc, était-ce seulement des discussion de no. 2 qui ne gouverneront pas leur pays ou province?

Mais bon, pour avoir lu la chronique de Louis-Bernard Robitaille dans la Presse d'aujourd'hui, semble-t-il que ce n'est pas la première fois que mme Royal se met les pieds dans les plats avec des déclarations improvisées qui la mettent dans l'embaras.

Mais bon, Luc je suis certain que tu approuves cette déclaration rien que pour le fait que cela a fait réagir négativement Stephen Harper, Stéphane Dion et Jean Charest.


normalement aujourd'hui elle apporte son soutien à la Flandre et mercredi à la Corse :lol: :lol:
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Messagede Aym le 23 Jan 2007, 09:32

Apparemment le premier ministre Canadien a très mal réagi à cette déclaration.
L'informatique n'est pas une science exacte, on n'est jamais à l'abri d'un succès
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Messagede Thrawn le 23 Jan 2007, 09:35

ET une gaffe en plus de la Ségo :roll:

Dire que y a une forte probabilité que d'ici quelques mois elle nous gouverne :eek:

Au secours :?

Il reste des places au Québec 8-)
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Messagede schumi84f1 le 23 Jan 2007, 09:53

on part tous avec Johnny :D
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Messagede Green Hornet le 23 Jan 2007, 10:41

une gaffe? De Gaulle l'avait fait avant elle, elle le fait quelques années après un référendum durant lequel les québécois voulait clairement (si je me souviens bien) l'indépendance donc quelle gaffe en dehors de celle d'une future relation entre 2 possibles dirigeants de pays? si c'est une gaffe fallait il qu'elle l'a fasse avant ou aprés sa possible élection?
...
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Messagede Maverick le 23 Jan 2007, 11:07

Y'a pas à dire, les deux favoris sont deux loosers. Mais cette fois, un des deux va gagner.
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Messagede martinb le 23 Jan 2007, 14:26

Green Hornet a écrit:une gaffe? De Gaulle l'avait fait avant elle, elle le fait quelques années après un référendum durant lequel les québécois voulait clairement (si je me souviens bien) l'indépendance donc quelle gaffe en dehors de celle d'une future relation entre 2 possibles dirigeants de pays? si c'est une gaffe fallait il qu'elle l'a fasse avant ou aprés sa possible élection?


De Gaulle, he bien, c'était De Gaulle. Il avait la stature, la notoriété et un genre d'autorité morale qui pouvait justifier davantage sa déclaration. Il était le président. Royal elle, n'est qu'une candidate et n'a pas encore une feuille de route internationale qui lui donne de la crédibilité. Et si je me souviens bien (pour l'avoir lu, pas pour l'avoir vécu quand même), cela avait aussi jetté un froid dans les relations franco-canadiennes pendant quelque temps.

Et c'est faux de dire que les québécois voulaient clairement l'indépendance lors du référendum, sinon ce dernier aurait été gagné.

Ce qu'elle aurait dû dire, comme bon nombres de dirigeants français avant elle c'est qu'elle "était sensible aux volontés politiques du peuple québécois et qu'elle le suivrait peu importe la voix qu'il choisit".
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Messagede Green Hornet le 23 Jan 2007, 14:57

martinb a écrit:
Green Hornet a écrit:une gaffe? De Gaulle l'avait fait avant elle, elle le fait quelques années après un référendum durant lequel les québécois voulait clairement (si je me souviens bien) l'indépendance donc quelle gaffe en dehors de celle d'une future relation entre 2 possibles dirigeants de pays? si c'est une gaffe fallait il qu'elle l'a fasse avant ou aprés sa possible élection?


De Gaulle, he bien, c'était De Gaulle. Il avait la stature, la notoriété et un genre d'autorité morale qui pouvait justifier davantage sa déclaration. Il était le président. Royal elle, n'est qu'une candidate et n'a pas encore une feuille de route internationale qui lui donne de la crédibilité. Et si je me souviens bien (pour l'avoir lu, pas pour l'avoir vécu quand même), cela avait aussi jetté un froid dans les relations franco-canadiennes pendant quelque temps.

Et c'est faux de dire que les québécois voulaient clairement l'indépendance lors du référendum, sinon ce dernier aurait été gagné.

Ce qu'elle aurait dû dire, comme bon nombres de dirigeants français avant elle c'est qu'elle "était sensible aux volontés politiques du peuple québécois et qu'elle le suivrait peu importe la voix qu'il choisit".


j'ai pas dit qu'elle était De Gaulle non plus, je dis que pour une candidate c'est moins une gaffe que pour un gouvernant ;)

et je me souvenais plus du résultat du référendum ;)
...
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Messagede Madcad le 23 Jan 2007, 15:11

martinb a écrit:Ce qu'elle aurait dû dire, comme bon nombres de dirigeants français avant elle c'est qu'elle "était sensible aux volontés politiques du peuple québécois et qu'elle le suivrait peu importe la voix qu'il choisit".

Je pense que la plus sage formule est celle de Chirac: "Non ingérence mais non indifférence."

Sinon De Gaulle était plus enthousiaste envers l'indépendance que nos dirigeants de l'époque.
Il disait au sujet de Johnson père, il est trop timoré, nous devons lui donné du courage. Alors que Johnson était tout sauf un indépendantiste. :D
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Messagede puriste-express le 23 Jan 2007, 17:11

runaway a écrit:Un peu de politique?

cyberpresse a écrit:Le lundi 22 janvier 2007

Boisclair inquiète ses troupes

Denis Lessard

La Presse

Québec


«M. Charest, j'arrive!» Dans les minutes qui ont suivi son élection dans Pointe-aux-Trembles, André Boisclair, nouveau chef péquiste, mettait la barre bien haute pour son arrivée à l'Assemblée nationale. Son parti régnait alors sans partage sur 50 % de l'électorat et l'insatisfaction à l'endroit du gouvernement Charest était encore au zénith.

Six mois plus tard, rien ne va plus, péquistes et libéraux sont désormais à égalité dans les enquêtes d'opinion. Chez les élus péquistes, c'est la déprime. «C'est encore jouable», confie un vétéran optimiste, mais la victoire électorale à portée de main il n'y a pas si longtemps semble aujourd'hui bien incertaine.

Bien avant leur rassemblement du début février, à Québec, les péquistes partagent le même constat, sans complaisance. «Tout le monde a vu la même chose. Durant le temps des Fêtes, dans nos comtés on n'a pas entendu un seul commentaire favorable sur André Boisclair».


il faut mettre la suite de cet article!

Juste avant les Fêtes, la parodie Juste avant les Fêtes, la parodie de Brokeback Mountain à laquelle le chef péquiste avait accepté de participer, a été un catalyseur. Jean Charest était clairement armé de rapports de groupes cibles indiquant qu'André Boisclair était perçu comme immature et manquant de jugement; voilà que le jeune politicien confirmait, en l'incarnant, cette perception.

Pour certains stratèges, André Boisclair doit rapidement rétablir sa crédibilité en s'identifiant à deux ou trois idées fortes, des propositions novatrices auxquelles, spontanément, il sera associé. Il n'y est pas arrivé depuis sa rentrée parlementaire. Pire encore, cet excellent debater a perdu quelques échanges retentissants contre Jean Charest, lors du débat sur la «nation» québécoise notamment.

Le malaise est plus ancien. Quand Mario Dumont aborda dès l'automne dernier le problème des «accommodements raisonnables», quelques élus, François Gendron notamment, ont demandé que leur chef contribue à lancer ce débat. Il n'en fit rien.

Mêmes frictions quand on parla de «nation québécoise»; une poignée de députés péquistes ne voulaient pas appuyer la notion d'une nation au sein d'un Canada uni. Ils brillaient par leur absence le jour du vote.

De plus, plusieurs pensent que le chef fait fausse route en refusant obstinément de rendre publiques dès maintenant certains aspects du programme électoral du PQ. La perception d'un politicien sans contenu «est en train de prendre dans le ciment et ce sera difficile après», prévient-on.

L'homosexualité d'André Boisclair et la consommation passée de cocaïne ont un impact défavorable auprès de l'électorat plus conservateur, en dehors des grands centres.

Mais pour les initiés, c'est bien davantage l'attitude du chef qui est son principal handicap. Il n'écoute guère; «c'est ma job de résister aux pressions», se plaît-il à répéter.

Détermination ou intransigeance? Il est même parfois belliqueux. En octobre dernier, un président d'association nationale fut estomaqué par un bref échange avec le chef péquiste. «Ton communiqué de juin, je l'ai encore dans la gorge. Tu as choisi ton camp!» de lancer M. Boisclair.

Dans les assemblées publiques, les organisateurs regardent au plafond, mal à l'aise. L'automne dernier, sur la Rive-Sud, André Boisclair a fait un discours soulignant le clivage entre «les vieux» et sa génération. «À 200 $ du billet, il n'y avait pas beaucoup de jeunes dans la salle, son discours est tombé à plat», résume-t-on. Autre exemple: à Chambly, M. Boisclair a passé la soirée à discuter avec le chef Ricardo Larrivée. Son indifférence à l'endroit des autres invités a fait grincer des dents.

Les groupes d'intérêts reçus en audience par le caucus péquiste sont toisés de haut par le chef. Une rencontre avec les Centres de la petite enfance, organisée par Richard Legendre, s'est bien mal passée. Devant des députés abasourdis, le jeune chef répond souvent aux «invités» qui finissent leur présentation : «Je ne suis pas du tout d'accord avec vous!»

Pour un parti d'opposition, ces groupes de pression devraient être autant de «partenaires». Ces «alliés naturels» se font moins nombreux; l'automne dernier, une rencontre du chef péquiste avec tout le gratin de la FTQ a été carrément glaciale.

André Boisclair reste sourd aux conseils. Son entourage - essentiellement le député de Gouin, Nicolas Girard, et son chef de cabinet, Line Sylvie Perron - a toute sa confiance, et monopolise son attention. Mais ces derniers ne le protègent pas contre lui-même. Il a des problèmes à travailler en équipe.

On lui avait conseillé par exemple de ne pas parler «d'équipe de rêve», d'évoquer le renouveau amené par René Lévesque pour décrire ses candidats. «Il parle d'une équipe de rêve, il a plutôt rêvé d'une équipe», lançait, toujours incisif, le ministre Claude Béchard la semaine dernière.

Les nouveau arrivés, Lisette Lapointe et Marie Malavoy par exemple, ne font pas oublier de surprenants départs: les jeunes Stéphane Tremblay, dans Lac-Saint-Jean, et Jonathan Valois, dans Joliette.

Bien des gens approchés pour être candidats ont dit non. Daniel Charron, jeune ténor des milieux patronaux (il a dirigé l'Alliance des manufacturiers) vient de refuser de se porter candidat, dans un comté pourtant favorable comme Marguerite-d'Youville.

Diane Bellemare, du CPQ, a aussi refusé. Un absent de taille, Joseph Facal, qui vient pourtant d'obtenir sa permanence aux HEC, a décidé de ne pas être candidat cette fois-ci. Un ancien cadre de Vidéotron, un doyen de faculté à Sherbrooke, même Stephen Guilbault, qu'on pensait intéresser dans Orford, ont tous refusé. L'équipe de rêve est en train de devenir un cauchemar.

Défait il y a un an, Richard Marceau, ex-bloquiste, sera candidat dans Charlesbourg, près de Québec. Mais André Boisclair ne veut rien entendre de Me André Jolicoeur, un vétéran.

Louise Beaudoin, hésite désormais beaucoup, elle qui se préparait pourtant depuis quatre ans à revenir dans Chambly.

Pendant ce temps, Bernard Landry ne démord pas, multipliant les coups de fil et les déclarations assassines. Pour lui, participer à une farce bouffonne ridiculisant George W. Bush et Stephen Harper, c'était de trop.

«Comment celui qui aspire à diriger l'État du Québec peut-il se moquer du président des États-Unis, la première nation au monde, et du premier ministre canadien élu par la population ?» martèle-t-il. Publiquement, il reste le «militant exemplaire» qui se garde bien de jeter des pelures de banane sur le parcours de son successeur. Pauline Marois fera publier bientôt sa biographie. S'il veut se mesurer à André Boisclair, Jean Charest ferait mieux de ne pas trop tarder à déclencher les élections.


le PQ est complètement désemparé avec ce tŷpe creux et superficiel - j'ai déjà passé une demi-heure avec ce type en '94, quel hautain personnage! - et pis les prochaines élections seront un party pour ses adversaires. Depuis 5-6 mois, Mario Dumont se comporte (a raison) comme le véritable chef de l'opposition officielle.
Après la prochaine élection, Boisclair ne pourra même pas se trouver une job de prof de CEGEP!
vivement qu'il mange une cr.. de volée et que le PQ se renouvelle véritablement..
Dernière édition par puriste-express le 23 Jan 2007, 17:12, édité 1 fois.
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Messagede Phil le 23 Jan 2007, 17:11

putain quelle cruche royal c'est pas possible... :eek:
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Messagede maniacof1 le 23 Jan 2007, 17:57

Green Hornet a écrit:
martinb a écrit:
Green Hornet a écrit:une gaffe? De Gaulle l'avait fait avant elle, elle le fait quelques années après un référendum durant lequel les québécois voulait clairement (si je me souviens bien) l'indépendance donc quelle gaffe en dehors de celle d'une future relation entre 2 possibles dirigeants de pays? si c'est une gaffe fallait il qu'elle l'a fasse avant ou aprés sa possible élection?


De Gaulle, he bien, c'était De Gaulle. Il avait la stature, la notoriété et un genre d'autorité morale qui pouvait justifier davantage sa déclaration. Il était le président. Royal elle, n'est qu'une candidate et n'a pas encore une feuille de route internationale qui lui donne de la crédibilité. Et si je me souviens bien (pour l'avoir lu, pas pour l'avoir vécu quand même), cela avait aussi jetté un froid dans les relations franco-canadiennes pendant quelque temps.

Et c'est faux de dire que les québécois voulaient clairement l'indépendance lors du référendum, sinon ce dernier aurait été gagné.

Ce qu'elle aurait dû dire, comme bon nombres de dirigeants français avant elle c'est qu'elle "était sensible aux volontés politiques du peuple québécois et qu'elle le suivrait peu importe la voix qu'il choisit".


j'ai pas dit qu'elle était De Gaulle non plus, je dis que pour une candidate c'est moins une gaffe que pour un gouvernant ;)

et je me souvenais plus du résultat du référendum ;)


Nous avons perdu par quelques 30000 voix.

Mais il ne faut pas oublier que le camp du non a bafoué les lois électoral Québecoise entre autre à ce qui a trait au financement.

De plus, plusieurs dizaine de milliers de citoyenneté on été donner avant le temps normal d'attente aux immigrés Québecois. Avec un "Bienvenue au canada, vous savez maintenant de quel bord voter" :roll:

Bon, il ne faut pas mettre le blâme juste la dessus. Il y a aussi la molesse général et le manque de colonne de beaucoup de Québecois de "souche"
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Messagede alclaz le 23 Jan 2007, 18:06

Green Hornet a écrit:une gaffe? De Gaulle l'avait fait avant elle, elle le fait quelques années après un référendum durant lequel les québécois voulait clairement (si je me souviens bien) l'indépendance donc quelle gaffe en dehors de celle d'une future relation entre 2 possibles dirigeants de pays? si c'est une gaffe fallait il qu'elle l'a fasse avant ou aprés sa possible élection?


De Gaulle l'avait fait un peu en réaction à la position atlantiste de certains pays européens à la suite de l'échec du plan Fouchet. C'était vraiment à l'époque l'affirmation d'une politique étrangère de la France indépendante de l'axe atlantiste. C'était donc davantage une stratégie politique planifiée qu'une gaffe diplomatique!
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Messagede Madcad le 23 Jan 2007, 19:00

alclaz a écrit:
Green Hornet a écrit:une gaffe? De Gaulle l'avait fait avant elle, elle le fait quelques années après un référendum durant lequel les québécois voulait clairement (si je me souviens bien) l'indépendance donc quelle gaffe en dehors de celle d'une future relation entre 2 possibles dirigeants de pays? si c'est une gaffe fallait il qu'elle l'a fasse avant ou aprés sa possible élection?


De Gaulle l'avait fait un peu en réaction à la position atlantiste de certains pays européens à la suite de l'échec du plan Fouchet. C'était vraiment à l'époque l'affirmation d'une politique étrangère de la France indépendante de l'axe atlantiste. C'était donc davantage une stratégie politique planifiée qu'une gaffe diplomatique!

J'ai lu "C'était De Gaulle" d'Alain Peyrefitte, il y a un p'tit bout de temps et ce qui ressortait de son analyse de l'incident, il me semble en tout cas, c'est l'ampleur de la réaction et la surprise du conseil des ministres français. Si c'était une stratégie politique de De Gaulle, il l'avait peut-être planifié mais seul dans son coin. C'est du moins le souvenir que j'en garde.
Quelle est ta source Alclaz ¸?
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Messagede runaway le 23 Jan 2007, 19:03

En tout cas, la Sego fait du bien a son pays.
Et apres je m'etonne de notre image. :roll:
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Messagede martinb le 23 Jan 2007, 19:30

Le parcours de l'immigrant

Pierre Foglia

La Presse


Depuis quelques semaines, je nous entends parler des immigrants, nous interroger sur la qualité de l'accueil que nous leur réservons, un autre débat à ras les pâquerettes, pas de remise en question du modèle d'intégration, l'accueil au sens premier, bonjour, bienvenue au Québec. C'est quoi votre accent? Ou alors : si t'es pas content, r'tourne d'où tu viens.

Si vous saviez comme l'immigrant n'entend rien de ce que vous lui dites, si vous saviez comme son monde est loin du nôtre, les premières années du moins. Si vous saviez comme « société ouverte « ou «modèle d'intégration» sont des concepts qui ne lui disent rien. Si vous saviez. Mais de toute évidence vous ne savez pas. Tiens, juste pour le fun, c'est quoi un immigrant?

Je savais que vous alliez dire ça. Non, ce n'est pas quelqu'un d'un autre pays qui vient s'installer ici.

Un immigrant est d'abord un émigrant. En dépit des apparences, il n'arrive pas. Il QUITTE. Et il va rester dans cet état «de partance» pendant plusieurs années. Vous ne pouvez pas l'aider. Le temps qu'il mettra à s'intégrer ne dépend pas du «ici», mais du «là-bas», ce là-bas qu'il pensait quitter, mais qui l'a suivi.

Il a satisfait à toutes les demandes, il a passé la dernière visite médicale, il est enfin reçu, élu serait plus juste, il fait ses adieux, adieu parents, adieu amis, adieu pauvre vieux pays... Il s'en va vers la modernité. Il s'en va vers son avenir. Il s'en va au Canada.

Il arrive. S'installe. Et découvre quoi au bout de six mois? Que la réalité n'est pas tout à fait comme dans son rêve? Oui, mais ça il s'y attendait, il n'est pas si nono. Ce à quoi il ne s'attendait pas, par contre, ce qu'il découvre, stupéfait, c'est que ce pays qu'il pensait avoir quitté, la Russie, le Liban, la France, le Maroc, le Sri Lanka, ce pays l'a suivi au Canada. Un an, deux ans, trois ans plus tard, il n'est toujours pas d'ici. Dans le plus banal des gestes du quotidien, quand il mange, quand il écoute le téléjournal et se demande où est La Tuque, quand il n'en a rien à foutre que le Canadien ait gagné 4 à 2, il est encore de là-bas. Que vous soyez gentils avec lui ou pas ne l'empêchera pas de vous haïr parfois, de trouver que vous mangez mal, que vous élevez vos enfants tout croche et que vous êtes racistes : il était ingénieur là-bas, ici il conduit un taxi.

Cela lui prendra des années pour muer, pour sortir de sa vieille peau de Russe, de Libanais, de Français, de Marocain. Vous n'y pouvez rien. Pouvez caresser une chenille du bout du doigt, lui dire t'es laide, lui dire t'es fine, cela ne la fera pas devenir papillon plus vite.

Un matin, longtemps, longtemps après son arrivée à l'aéroport, l'immigrant débarque enfin. Bienvenue! S'en suit souvent une période de grande exaltation, tout ce qui l'horripilait le ravit, il se met à la poutine, achète sa première paire de raquettes, va en vacances au Nouveau-Brunswick, et dans certains cas extrêmes écoute Virginie. Cette phase gaga-Canada ne dure pas très longtemps. Un autre matin, il se réveille en sacrant, fuck! Moins 25, quel pays de merde. Il est désormais comme vous et moi, mais surtout comme moi, à cause de l'accent.

Vous êtes le journaliste qui écrit dans La Presse?

Oui.

Ah ! tiens, je vous imaginais avec une autre voix.

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Messagede Lo le 23 Jan 2007, 20:36

Caboum a écrit:moi j'aime bien les tetes a claque


Ah moi aussi.
C'est sur que vu d'ici l'accent est une part non négligeable du comique de ces sketches, et que pour vous ça n'est pas forcémment le cas, mais ça fait rire beaucoup de monde en France. Les gars qui font ça ont un talent certain.
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Messagede alclaz le 23 Jan 2007, 20:50

Madcad a écrit:
alclaz a écrit:
Green Hornet a écrit:une gaffe? De Gaulle l'avait fait avant elle, elle le fait quelques années après un référendum durant lequel les québécois voulait clairement (si je me souviens bien) l'indépendance donc quelle gaffe en dehors de celle d'une future relation entre 2 possibles dirigeants de pays? si c'est une gaffe fallait il qu'elle l'a fasse avant ou aprés sa possible élection?


De Gaulle l'avait fait un peu en réaction à la position atlantiste de certains pays européens à la suite de l'échec du plan Fouchet. C'était vraiment à l'époque l'affirmation d'une politique étrangère de la France indépendante de l'axe atlantiste. C'était donc davantage une stratégie politique planifiée qu'une gaffe diplomatique!

J'ai lu "C'était De Gaulle" d'Alain Peyrefitte, il y a un p'tit bout de temps et ce qui ressortait de son analyse de l'incident, il me semble en tout cas, c'est l'ampleur de la réaction et la surprise du conseil des ministres français. Si c'était une stratégie politique de De Gaulle, il l'avait peut-être planifié mais seul dans son coin. C'est du moins le souvenir que j'en garde.
Quelle est ta source Alclaz ¸?


Dans un bouquin du Professeur Michel Clapié intitulé "Manuel d'institutions européennes". Je ne me souviens plus de la page exacte, je l'ai lu il y a quelques temps déjà! En fait, peut-être que de parler de stratégie politique est de lui prêter des intentions. Toutefois, ce que je veux dire, c'Est que cette réaction de De Gaulle s'inscrivait dans l'affirmation d'une politique étrangère indépendante de celle de GB ou des USA, notamment comme autre exemple, la visite d'État en URSS ou la reconnaissance diplomatique de la chine populaire. Bref, on était loin d'une "gaffe" comme celle de Ségolène Royale ou si c'était une "gaffe", elle était rattrapable dans le contexte.
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Messagede martinb le 23 Jan 2007, 20:57

alclaz a écrit:
Madcad a écrit:
alclaz a écrit:
Green Hornet a écrit:une gaffe? De Gaulle l'avait fait avant elle, elle le fait quelques années après un référendum durant lequel les québécois voulait clairement (si je me souviens bien) l'indépendance donc quelle gaffe en dehors de celle d'une future relation entre 2 possibles dirigeants de pays? si c'est une gaffe fallait il qu'elle l'a fasse avant ou aprés sa possible élection?


De Gaulle l'avait fait un peu en réaction à la position atlantiste de certains pays européens à la suite de l'échec du plan Fouchet. C'était vraiment à l'époque l'affirmation d'une politique étrangère de la France indépendante de l'axe atlantiste. C'était donc davantage une stratégie politique planifiée qu'une gaffe diplomatique!

J'ai lu "C'était De Gaulle" d'Alain Peyrefitte, il y a un p'tit bout de temps et ce qui ressortait de son analyse de l'incident, il me semble en tout cas, c'est l'ampleur de la réaction et la surprise du conseil des ministres français. Si c'était une stratégie politique de De Gaulle, il l'avait peut-être planifié mais seul dans son coin. C'est du moins le souvenir que j'en garde.
Quelle est ta source Alclaz ¸?


Dans un bouquin du Professeur Michel Clapié intitulé "Manuel d'institutions européennes". Je ne me souviens plus de la page exacte, je l'ai lu il y a quelques temps déjà! En fait, peut-être que de parler de stratégie politique est de lui prêter des intentions. Toutefois, ce que je veux dire, c'Est que cette réaction de De Gaulle s'inscrivait dans l'affirmation d'une politique étrangère indépendante de celle de GB ou des USA, notamment comme autre exemple, la visite d'État en URSS ou la reconnaissance diplomatique de la chine populaire. Bref, on était loin d'une "gaffe" comme celle de Ségolène Royale ou si c'était une "gaffe", elle était rattrapable dans le contexte.


J'espère bien que tu ne te souviens plus des pages de chacun des bouquins que tu lis!!! Si c'étais le cas, je serais vraiment impressionné! :wink:
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ca se passe au Québec..

Messagede puriste-express le 23 Jan 2007, 23:15

journée historique au Québec, aujourd’hui, j’arbore une non moins élégante chenille :twisted: , vestige d’une lointaine époque : voilà au moins 15 ans que je n’avais pas adopté cette configuration pileuse...
mes lames de razoir étaient fatiguées hier soir, ainsi fallait-il que je fasse un mononcle de moi-même aujourd'hui.. :twisted: :twisted: :twisted:

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Messagede runaway le 24 Jan 2007, 02:00

martinb a écrit:Le parcours de l'immigrant

Pierre Foglia

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Depuis quelques semaines, je nous entends parler des immigrants, nous interroger sur la qualité de l'accueil que nous leur réservons, un autre débat à ras les pâquerettes, pas de remise en question du modèle d'intégration, l'accueil au sens premier, bonjour, bienvenue au Québec. C'est quoi votre accent? Ou alors : si t'es pas content, r'tourne d'où tu viens.

Si vous saviez comme l'immigrant n'entend rien de ce que vous lui dites, si vous saviez comme son monde est loin du nôtre, les premières années du moins. Si vous saviez comme « société ouverte « ou «modèle d'intégration» sont des concepts qui ne lui disent rien. Si vous saviez. Mais de toute évidence vous ne savez pas. Tiens, juste pour le fun, c'est quoi un immigrant?

Je savais que vous alliez dire ça. Non, ce n'est pas quelqu'un d'un autre pays qui vient s'installer ici.

Un immigrant est d'abord un émigrant. En dépit des apparences, il n'arrive pas. Il QUITTE. Et il va rester dans cet état «de partance» pendant plusieurs années. Vous ne pouvez pas l'aider. Le temps qu'il mettra à s'intégrer ne dépend pas du «ici», mais du «là-bas», ce là-bas qu'il pensait quitter, mais qui l'a suivi.

Il a satisfait à toutes les demandes, il a passé la dernière visite médicale, il est enfin reçu, élu serait plus juste, il fait ses adieux, adieu parents, adieu amis, adieu pauvre vieux pays... Il s'en va vers la modernité. Il s'en va vers son avenir. Il s'en va au Canada.

Il arrive. S'installe. Et découvre quoi au bout de six mois? Que la réalité n'est pas tout à fait comme dans son rêve? Oui, mais ça il s'y attendait, il n'est pas si nono. Ce à quoi il ne s'attendait pas, par contre, ce qu'il découvre, stupéfait, c'est que ce pays qu'il pensait avoir quitté, la Russie, le Liban, la France, le Maroc, le Sri Lanka, ce pays l'a suivi au Canada. Un an, deux ans, trois ans plus tard, il n'est toujours pas d'ici. Dans le plus banal des gestes du quotidien, quand il mange, quand il écoute le téléjournal et se demande où est La Tuque, quand il n'en a rien à foutre que le Canadien ait gagné 4 à 2, il est encore de là-bas. Que vous soyez gentils avec lui ou pas ne l'empêchera pas de vous haïr parfois, de trouver que vous mangez mal, que vous élevez vos enfants tout croche et que vous êtes racistes : il était ingénieur là-bas, ici il conduit un taxi.

Cela lui prendra des années pour muer, pour sortir de sa vieille peau de Russe, de Libanais, de Français, de Marocain. Vous n'y pouvez rien. Pouvez caresser une chenille du bout du doigt, lui dire t'es laide, lui dire t'es fine, cela ne la fera pas devenir papillon plus vite.

Un matin, longtemps, longtemps après son arrivée à l'aéroport, l'immigrant débarque enfin. Bienvenue! S'en suit souvent une période de grande exaltation, tout ce qui l'horripilait le ravit, il se met à la poutine, achète sa première paire de raquettes, va en vacances au Nouveau-Brunswick, et dans certains cas extrêmes écoute Virginie. Cette phase gaga-Canada ne dure pas très longtemps. Un autre matin, il se réveille en sacrant, fuck! Moins 25, quel pays de merde. Il est désormais comme vous et moi, mais surtout comme moi, à cause de l'accent.

Vous êtes le journaliste qui écrit dans La Presse?

Oui.

Ah ! tiens, je vous imaginais avec une autre voix.

Quarante-six ans plus tard c'est fatigant, mais c'est pas du racisme.


Interressant.

Il faudrait aussi veiller a ne pas placer tous les immigrants dans le meme sac. c'est fou cette propention a vouloir cataloguer, ranger, mettre dans des tiroirs.
Un congolais qui fuit les tueries ne peut etre mis a cote d'un francais qui vient pour du fric, un Chinois qui fuit la dictature ne peut etre mis a cote d'un Allemand qui vient pour payer moins d'impots.

Ce qui est plus vrai est que malgre tous les effort, ce n'est pas aux accueuillant d'integrer mais a l'accueilli de s'integrer. Il est vrai que si l'on fuit quelquechose de particulier, on ne fuit pas le reste. Il est vrai que,n'importe quel raisson vous ammene ici ou ailleurs, des choses restent et resteront, il est vrai qu'il faut avoir envie.

Et il est vrai qu'un Libanais, Francais, Marocain ou Phillipin restera un Libanais, Francais, Marocain ou Phillipin...

Et il est aussi vrai que certaines remarque, aussi anodine quelle puisse paraitre pour un ''pur souche'', peut quelquefois faire mal. Et ca c'est bien plus terrible qu'une defaillance quelconque dans un systeme d'integration.
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Re: ca se passe au Québec..

Messagede Maverick le 24 Jan 2007, 09:03

puriste-express a écrit:journée historique au Québec, aujourd’hui, j’arbore une non moins élégante chenille :twisted: , vestige d’une lointaine époque : voilà au moins 15 ans que je n’avais pas adopté cette configuration pileuse...
mes lames de razoir étaient fatiguées hier soir, ainsi fallait-il que je fasse un mononcle de moi-même aujourd'hui.. :twisted: :twisted: :twisted:

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Messagede Dr Renard le 24 Jan 2007, 11:09

martinb a écrit:Elle peut bien personnellement se déclarer partisane de la souveraineté du Québec, mais c'est quelque chose qu'elle devrait garder pour elle ou à tout le moins en privé avec les gens concerné. Car, jusqu'à preuve du contraire, le Québec, qu'on soit pour ou contre, est une province et la France un pays. Et le vis-à-vis politique de la France internationnalement, c'est le Canada. Faire une telle gaffe, c'est d'une connerie munumentale. De quoi va avoir la France si Royal devient présidente lorsqu'elle rencontrera le premier-ministre canadien?

D'accord.
Surtout que cette question m'apparait plus complexe que d'être simplement pour ou contre.
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Messagede Albator le 24 Jan 2007, 14:08

runaway a écrit:Je l'ai entendu cette AM cette declaration...

My God, quelle mauvaise image! Des phrases a peine construite, bref, on dirait quelqu'un qui n'a rien a dire mais qui s'exprime quand meme sur un sujet qu'elle ne maitrise pas.

C'etait brouillon et hesitant.


Pas surprenant que Boisclair ait été la voir. Qui se ressemble s'assemble. Mise à part sa rangée de dents qui ressemble à une grille de voiture, ce type est complètement vide ou presque. ;)
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Messagede martinb le 24 Jan 2007, 14:17

Albator a écrit:
runaway a écrit:Je l'ai entendu cette AM cette declaration...

My God, quelle mauvaise image! Des phrases a peine construite, bref, on dirait quelqu'un qui n'a rien a dire mais qui s'exprime quand meme sur un sujet qu'elle ne maitrise pas.

C'etait brouillon et hesitant.


Pas surprenant que Boisclair ait été la voir. Qui se ressemble s'assemble. Mise à part sa rangée de dents qui ressemble à une grille de voiture, ce type est complètement vide ou presque. ;)


ça dépend s'il est actif ou passif! :oops:
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Messagede Shunt le 24 Jan 2007, 15:46

Dr Renard a écrit:
martinb a écrit:Elle peut bien personnellement se déclarer partisane de la souveraineté du Québec, mais c'est quelque chose qu'elle devrait garder pour elle ou à tout le moins en privé avec les gens concerné. Car, jusqu'à preuve du contraire, le Québec, qu'on soit pour ou contre, est une province et la France un pays. Et le vis-à-vis politique de la France internationnalement, c'est le Canada. Faire une telle gaffe, c'est d'une connerie munumentale. De quoi va avoir la France si Royal devient présidente lorsqu'elle rencontrera le premier-ministre canadien?

D'accord.
Surtout que cette question m'apparait plus complexe que d'être simplement pour ou contre.


Je trouve personnellement qu'on en fait un peu beaucoup sur cette déclaration de Royal... je ne vois pas dans ses propos une quelconque forme d'ingérence dans les affaires inférieures canadiennes. Elle n'a pas dit qu'une fois élue elle ferait pression sur le Canada pour obtenir l'indépendance du Québec. Elle n'a fait que répondre à un journaliste qui lui a demandé si elle avait de la sympathie pour la cause souverainiste québécoise, ce à quoi elle a répondu oui, comme d'ailleurs beaucoup de Français auraient répondu. Pas de quoi délencher un tollé.

Je crois que ce pseudo-scandale est en fait savamment orchestré par l'UMP et ses relais canadiens. Sarkozy est en effet un ami intime de l'homme d'affaire Paul Desmarais Jr (il a séjourné dans son domaine de Charlevoix en 2004) qui possède, si je ne m'abuse, un groupe de presse très important, et qui est aussi l'un des plus importants soutiens financiers du Parti Libéral... un parti dont le leader, Stéphane Dion, s'est montré particulièrement virulent à l'égard de Ségolène Royal : "Ça nuit à sa crédibilité, elle ne comprend pas, je pense. On ne s'ingère pas dans les affaires d'un pays ami, on ne souhaite pas le démantèlement d'un pays ami".
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Messagede Dr Renard le 24 Jan 2007, 15:56

Shunt a écrit:Elle n'a fait que répondre à un journaliste qui lui a demandé si elle avait de la sympathie pour la cause souverainiste québécoise, ce à quoi elle a répondu oui, comme d'ailleurs beaucoup de Français auraient répondu.

N'a t'elle pas dit qu'elle était favorable à la souveraineté du Québec? Parce que ce n'est pas la même chose que d'avoir de la sympathie pour la cause.
De plus j'apprécie lorsqu'une réponse est argumentée.

Je crois que ce pseudo-scandale est en fait savamment orchestré par l'UMP et ses relais canadiens. Sarkozy est en effet un ami intime de l'homme d'affaire Paul Desmarais Jr (il a séjourné dans son domaine de Charlevoix en 2004) qui possède, si je ne m'abuse, un groupe de presse très important, et qui est aussi l'un des plus importants soutiens financiers du Parti Libéral... un parti dont le leader, Stéphane Dion, s'est montré particulièrement virulent à l'égard de Ségolène Royal : "Ça nuit à sa crédibilité, elle ne comprend pas, je pense. On ne s'ingère pas dans les affaires d'un pays ami, on ne souhaite pas le démantèlement d'un pays ami".

Ca y est, tu tombes dans la théorie du complot toi aussi :P
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Messagede Albator le 24 Jan 2007, 16:09

Shunt, dis-toi que les séparatistes au québec sont en panique car ils sont menaçés de disparition. Le mouvement séparatiste est en perte de vitesse. Ce ne sont pas eux qui vont se passer de la moindre parcelle de sympathie... surtout lorsqu'elle vient d'une pseudo-politicienne 'Française'. Je ne comprend toujours pas d'ailleurs pourquoi on donne autant d'importance à la France dans notre quotidien. Notre situation géo-politique et économique, n'a rien à voir avec l'Europe.

Les médias québécois syndiqués sont majoritairement gauchiste et séparatiste. Ils ont sautés sur l'occasion pour nous passer ce 'non-événement' en loop aux cinq minutes sur les canaux de nouvelles.

C'est la manère québécoise de diriger. On influence...
D'ailleurs, les médias sont de plus en plus décriés au québec !

Et moi aussi je trouve que l'on a fait une nouvelle avec rien !!!!
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Messagede martinb le 24 Jan 2007, 16:22

Shunt a écrit:
Dr Renard a écrit:
martinb a écrit:Elle peut bien personnellement se déclarer partisane de la souveraineté du Québec, mais c'est quelque chose qu'elle devrait garder pour elle ou à tout le moins en privé avec les gens concerné. Car, jusqu'à preuve du contraire, le Québec, qu'on soit pour ou contre, est une province et la France un pays. Et le vis-à-vis politique de la France internationnalement, c'est le Canada. Faire une telle gaffe, c'est d'une connerie munumentale. De quoi va avoir la France si Royal devient présidente lorsqu'elle rencontrera le premier-ministre canadien?

D'accord.
Surtout que cette question m'apparait plus complexe que d'être simplement pour ou contre.


Je trouve personnellement qu'on en fait un peu beaucoup sur cette déclaration de Royal... je ne vois pas dans ses propos une quelconque forme d'ingérence dans les affaires inférieures canadiennes. Elle n'a pas dit qu'une fois élue elle ferait pression sur le Canada pour obtenir l'indépendance du Québec. Elle n'a fait que répondre à un journaliste qui lui a demandé si elle avait de la sympathie pour la cause souverainiste québécoise, ce à quoi elle a répondu oui, comme d'ailleurs beaucoup de Français auraient répondu. Pas de quoi délencher un tollé.

La question nationale ici est un sujet très délicat. Moi, perso, m'en fouts pas mal de ce que Mme Royal a pu dire, mais ses conseillers (en a-t-elle et est-ce qu'elle les écoute?) devraient lui dire de ne jamais en parler. Sans déclancher un tollé, elle ne devrait pas prendre parti. C'est comme si un premier ministre canadien se déclarait sympathique à l'indépendance de la Corse. Pas sûr que le président français apprécierait.

Je crois que ce pseudo-scandale est en fait savamment orchestré par l'UMP et ses relais canadiens. Sarkozy est en effet un ami intime de l'homme d'affaire Paul Desmarais Jr (il a séjourné dans son domaine de Charlevoix en 2004) qui possède, si je ne m'abuse, un groupe de presse très important, et qui est aussi l'un des plus importants soutiens financiers du Parti Libéral... un parti dont le leader, Stéphane Dion, s'est montré particulièrement virulent à l'égard de Ségolène Royal : "Ça nuit à sa crédibilité, elle ne comprend pas, je pense. On ne s'ingère pas dans les affaires d'un pays ami, on ne souhaite pas le démantèlement d'un pays ami".


On parle ici du groupe Power Corporation, un empire financier, ayant des intérêts dans le groupe de presse Gesca (les journaux La Presse de Montréal, le Soleil de Québec, le Droit d'Ottawa et quelques autres), dans le Groupe Bruxelle Lambert, les cies d'assurance Great-West et London Life, Investors Group. Ils ont des intérêts importants dans Lafarge et Total. En tout c'est 113 milliards $ d'actifs consolidés et 7 milliards de valeur boursière.

Et en effet, c'est de notioriété publique que Power Corporation et surtout le père fondateur, Paul Desmarais sont très près du parti libéral.
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