silverwitch a écrit:von Rauffenstein a écrit: Si je peux me permettre, je crois que c'est pourtant clair. Les flics rosbeefs sont confrontés pour la première fois à ce type de pression et ont demandé des conseils avisés à des pays en crise grave depuis des décennies, habitués aux attentats suicides. Les Israéliens et les kamikazes palestiniens et les Sri Lankais avec des séparatistes à la mord moi le noeud. Sauf que la fréquence des attentats dans ces derniers pays a conduit leurs forces de l'ordre à se comporter de la façon la plus pragmatique possible. On ne tire pas pour blesser ou incapaciter, au risque soit de voir le blessé pouvoir amorcer sa charge, soit la faire sauter en tirant dessus, au niveau de l'abdomen où ils la planquent. Mais direct dans la tête, d'un beau head shot à la counter strike, et sans cheater.
Je pense aussi que les rosbeefs ont un peu paniqué parce qu'ils n'ont pas l'habitude encore.
Ton explication est certainement logique, mais ma position n'est pas de défendre ou pas le pragmatisme britannique. Je pose la question du dilemme moral, et je réprouve l'option défendue par l'état anglais.
La sécurité vaut-elle la mort d'innocents ? Je crois absolument le contraire au nom des principes qui fondent les nations comme la nation anglaise ou française. Quand on déroge aux principes qui nous tiennent debout, il y a de quoi s'inquiéter.
Silverwitch
Le problème du dilemme moral, c'est une question de choix personnel. Maintenant, quand t'es responsable devant une population par rapport à des attentats massifs et aveugles (c'est pas la sous préfecture de haute corse qu'on fait sauter après avoir prévenu tout le monde et s'être assuré qu'il n'y avait personne dans les locaux), tu fais un choix global.
Pour moi, comme pour toi, c'est que de la théorie. Bien qu'en ce qui me concerne, je profite de l'expérience qui m'a été transmise par mon father, officier à plumet blanc et rouge qui a fait la guerre d'Algérie. Face à une situation donnée, il a fait un choix. Celui que lui dictait ce qui présidait à l'idée qu'il se faisait de la nation. En gros, à peu près la tienne sur ce sujet. Maintenant, il a aussi vécu les conséquences de ce choix qui l'ont porté à ne pas agir.
Et là, le dilemme, il est pour toi et pour personne d'autre.