
Modérateurs: Garion, Silverwitch

oz.1 a écrit:Une offre d'emploi pour nous remonter le moral :
http://annonces-emploi.vivastreet.fr/annonces-emploi+ile-de-france/avocat-cherche-assistante2

J. Lahérrere est un géologue pétrolier français, fondateur de l'Aspo. Il vient de publier le texte de la présentation qu'il fera au congrès de l'association à Lisbonne (19-20 mai 2005).
Dans ce texte, il précise la date du peakoil à 2008-2010, donc plus proche que lors de ses précédentes analyses (entre 2010-2020 dans le livre déjà cité de J. Wingert "La vie après le pétrole"). Il se rapproche en cela des autres analystes "pessimistes" (Campbell, Simmons, Bakhtiari, Skrebowski, etc...) qui utilisent des méthodes de prévision différentes.
Attention le texte de J. Lahérrere est relativement technique et nécessite une bonne connaissance des mécanismes de la déplétion pour sa compréhension.
Bill Bonner, co-fondateur de La Chronique Agora, à Londres
*** L'ENSEMBLE DU TABLEAU
** Micro ou macro ? La petite info révélatrice... ou l'ensemble du tableau ?
* On ne sait jamais ce qui vaut la peine d'être pris en compte. La plupart des "nouvelles" ne sont que du bruit. De la distraction ; c'est amusant... une forme de distraction. En général, une perte de temps. Les marchés grimpent. Les marchés baissent. Les mises en chantier augmentent... ou diminuent. Il y a tant de faits dans les nouvelles quotidiennes ; il est presque impossible de voir l'ensemble.
* Tout de même, on ne sait jamais ce qu'on peut trouver. En Californie, les maisons augmentent encore de 15% par an -- un rythme cinq fois plus rapide que les prix à la consommation. Cette tendance finira par prendre fin -- mais ça n'a pas été le cas hier.
* Pendant ce temps, les banques centrales étrangères ont été vendeuses nettes de bons du Trésor US en mars -- pour la première fois en 19 mois. En février, elles en ont acheté pour 84,1 milliards de dollars. En mars, cette somme a été quasiment divisée par deux, à 45,7 milliards de dollars. Hmm... voilà une tendance sur laquelle il vaut qu'on garde un oeil. Peut-être est-ce le début de la fin d'une tendance...
* Mais pour donner un sens à tout cela, nous devons prendre du recul et regarder tout le tableau. Ledit tableau nous dépeint des finances impériales. Pourquoi les Etats-Unis ont-ils des troupes stationnées dans le reste du monde ? Pourquoi dépensent-ils plus que tous les autres pays réunis... à un moment où ils n'ont pas d'ennemis dignes de ce nom ? Pourquoi dépendent-ils des étrangers pour financer leurs dépenses et subvenir aux besoins quotidiens de leurs citoyens ? Pourquoi négligent-ils leurs propres industries... et ignorent-ils leur propre Constitution ?
* L'Empire américain est bien différent de la république américaine. Les Américains pensent encore à leur pays et à leur gouvernement selon les termes en vigueur au 19ème siècle. Nous aussi avons eu du mal à nous faire à l'idée. Nous avions un attachement sentimental à la vieille république de Jefferson, Fillmore et Harding. Comme lorsqu'on se remet d'une rupture sentimentale, il nous a fallu du temps avant d'être prêt pour une nouvelle histoire. Mais aujourd'hui, après un intervalle raisonnable, nous en sommes venu à apprécier les courbes et les caprices du nouvel empire.
* Non qu'il rende les Américains plus riches ou les mette plus en sécurité. Au contraire, c'est exactement l'inverse. Mais tout cela déborde tant de bluff, de vanité et d'absurdité que c'est bien plus amusant. Avant même d'avoir bu notre café du matin, nous lisons notre journal et y trouvons mille raisons d'être choqué, effaré et hilare.
** Hier dans le International Herald Tribune, on apprenait que les Etats-Unis en avaient assez de la "manipulation" de la devise chinoise. En quoi les Chinois manipulent-ils le yuan ? En le liant à la devise impériale. Oh... voilà qui est rusé... roublard... diabolique, n'est-ce pas, cher lecteur ? Les Chinois maintiennent leur politique vieille de 10 ans consistant à lier le yuan au dollar. De la sorte, ils court-circuitent la méthode impériale de récolte des tributs. Les Etats-Unis comptent sur une dévaluation régulière de leur devise. Ils achètent à l'étranger et paient en dollars. Ensuite, dans les fait, ils impriment plus de dollars pour remplacer ceux qu'ils ont expédiés à l'étranger. L'"inflation" de la devise qui en résulte... reflétée dans l'augmentation des prix du pétrole, de l'or et autres biens échangés à l'international... est une forme de tribut impérial. C'est la manière américaine de faire en sorte que l'empire rapporte de l'argent. A mesure que le dollar baisse, les milliers de milliards de dollars détenus à l'étranger perdent de leur valeur.
* Mais les Chinois refusent de jouer le jeu. Lorsque le dollar baisse, le yuan en fait autant. Au lieu de voir augmenter les prix des biens chinois et baisser la valeur des détentions chinoises de dollars par rapport au yuan, tout reste égal. Les Chinois ne paient pas leur tribut.
* Les Américains sont indignés. Un comité du sénat a déclaré vouloir réécrire la loi de sorte que ce que font les Chinois soit qualifié de "manipulation" monétaire. Les officiels de l'administration Bush déclarent qu'ils vont fixer un délai aux Chinois pour rentrer dans les rangs.
** Pendant ce temps, ailleurs dans l'empire, on apprend que les Irakiens ne coopèrent pas non plus. La guerre contre l'Irak semblait un tel succès, il y a quelques mois de ça. "Le sang sèche vite", a dit Charles de Gaulle. Le sang d'une centaine de milliers de personnes tuées durant la guerre semblait avoir séché et s'être désintégré au début de l'année. Les gens faisaient la queue pour voter. Tout l'exercice -- envahir le pays, faire exploser des choses, imposer un nouveau mode de gouvernement aux peuples du désert -- semblait presque avoir un sens, au moins selon la logique impériale.
* Mais voilà que les tribus semblent s'être associées contre un ennemi commun -- les Américains. Il y a du sang frais dans les rues. Et dans la mère-patrie, les experts commencent à gémir et se plaindre.
* Ce que les critiques ne semblent pas comprendre, c'est qu'un empire est une chose naturelle et inévitable. La nature a horreur du vide... elle comble donc les trous de la politique mondiale avec un empire. C'est au tour des Etats-Unis de remplir ce rôle, qu'ils le veuillent ou non. Mais la Nature est une maîtresse volage. Elle a horreur du vide, mais elle hait les monopoles. Dès que le pouvoir impérial atteint un monopole sur la force -- c'est-à-dire dès qu'il devient la seule super-puissance au monde --, elle se met à trouver des moyens de le détruire. L'invasion irakienne et les déficits jumeaux ne sont que la méthode employée par la nature pour ruiner les Etats-Unis.
* Voilà. C'est l'ensemble du tableau...
"Les Américains se sont lentement habitués à l'idée que les gens qui assurent des services à la clientèle ou d'aide en ligne se trouvent de l'autre côté de la planète", note The Christian Science Monitor. "Désormais, certains étudiants peuvent prendre des cours particuliers avec des enseignants du bout du monde", ajoute le quotidien américain. A cet égard, l'Inde joue une fois de plus le rôle de précurseur, "grâce à l'abondance de diplômés en mathématiques et en sciences". Les entreprises américaines de soutien scolaire puisent sur le sous-continent des ressources humaines particulièrement avantageuses d'un point de vue financier. Le tout rendu possible par les nouvelles technologies et notamment Internet.
Pour certains, cela représente le "triomphe de la technologie, une chance pour les étudiants américains férus de science et une preuve supplémentaire que la mondialisation est bénéfique pour tous, surtout quand il s'agit de capital intellectuel", cite The Christian Science Monitor. Néanmoins, d'autres s'inquiètent du manque de contrôle, de l'absence de standards identiques d'enseignement, voire du fossé culturel. Par ailleurs, ceux-là critiquent le fait que de tels enseignants puissent bénéficier des fonds du programme éducatif fédéral américain, le No Child Left Behind (NCLB) mis en place par l'administration Bush.
D'après un responsable indien d'une entreprise de soutien scolaire, "les tuteurs indiens travaillent avec près de 20 000 étudiants américains, et le marché va s'étendre avec l'amélioration des technologies et l'augmentation de la demande aux Etats-Unis en vertu du NCLB".
dernier événement caricatural des délocalisations et ce coup ci en europe,l'info tombée hier et selon laquelle Lycos délocalisait certains de ses bureaux de développement francais pour se recentrer sur l'allemagne et..... l'arménie,et proposait a ses développeurs francais (qui jusque la touchaient un salaire mensuel entre 2000 et 2500 euros) d'aller travailler en arménie pour un salaire mensuel de 350 euros..................
L'annonce par IBM de la suppression de 13 000 postes (alors que l'industriel affiche des résultats plus que convenables) n'est certes pas une bonne nouvelle pour ses salariés; elle est désastreuse pour l'Europe. Non seulement le Vieux Continent est le plus touché par la cure d'austérité de Big Blue, mais, côté français, c'est la poursuite du massacre: en dix ans, le nombre de salariés y a presque fondu de moitié. Cette fois-ci, en prime, Paris perd son siège européen, au profit d'une direction bicéphale partagée entre Zurich et Madrid. La même semaine, le géant de la puce STMicroelectronics supprimait plusieurs centaines d'emplois en France, avec l'intention affichée d'ouvrir des bureaux en Asie…
Il ne manquait plus que la décision de Lycos: le portail Internet ne possédait pourtant qu'une petite équipe de 109 personnes en France; celle-ci, réduite des deux tiers, verra désormais une partie de ses tâches effectuées en Arménie… S'il ne faut pas noircir le tableau - Microsoft vient de signer avec l'Inria un accord exemplaire de coopération qui mobilisera 30 chercheurs à Paris autour des logiciels de sécurité - cette désertion a tout de même de quoi inquiéter. Pas franchement nouvelle par son ampleur, celle-ci l'est plus par sa motivation. Jusqu'ici, on expliquait que les jobs high-tech qui partaient de l'Hexagone se limitaient à l'assemblage, les fonctions de recherche étant épargnées. C'est révolu: dans le cas d'IBM, c'est la division de services, toujours au fait des dernières innovations, qui est touchée, laissant sur le carreau des cadres et ingénieurs. Il faudra s'y habituer. «La moitié des labos de recherche se trouvent désormais en Chine», évalue le patron français d'une entreprise de logiciels. Ce retournement ne s'explique pas uniquement par des salaires moins élevés à l'étranger: le constructeur d'ordinateurs Lenovo vient ainsi de créer un centre de recherche aux Etats-Unis. Mais c'est l'environnement hexagonal qui plaît de moins en moins aux champions du high-tech. «L'Europe continentale, particulièrement les pays méditerranéens, est moins attractive pour les activités innovantes d'aujourd'hui», explique un rapport du Cercle des économistes. En cause, «un problème de mentalité et de culture lié à des schémas d'organisation centralisés et hiérarchisés, hérités des siècles passés». Mais aussi une frilosité de financement: ainsi, au second semestre 2004, les fonds de capital-risque n'ont pas plus investi qu'à la même période en 1999, note l'indicateur Chausson Finances. Comme si, alors que l'évolution technologique s'accélère, les nouveaux projets n'avaient pas besoin de davantage d'argent frais.
f1pronostics a écrit:Lu ailleurs (entendu à la radio aussi) mais pas le temps de rechercher un source écrit online.dernier événement caricatural des délocalisations et ce coup ci en europe,l'info tombée hier et selon laquelle Lycos délocalisait certains de ses bureaux de développement francais pour se recentrer sur l'allemagne et..... l'arménie,et proposait a ses développeurs francais (qui jusque la touchaient un salaire mensuel entre 2000 et 2500 euros) d'aller travailler en arménie pour un salaire mensuel de 350 euros..................

Personnellement ma réponse à cette question est tranchée et sans équivoque. "Ya un moment ou faut arrêter les conneries" comme disais mon grand-père.Luke a écrit:Si avec 350 € sur place on a une qualité de vie 2 fois supérieure à celle que l'on a ici avec 2000 € où est le mal ?f1pronostics a écrit:Lu ailleurs (entendu à la radio aussi) mais pas le temps de rechercher un source écrit online.dernier événement caricatural des délocalisations et ce coup ci en europe,l'info tombée hier et selon laquelle Lycos délocalisait certains de ses bureaux de développement francais pour se recentrer sur l'allemagne et..... l'arménie,et proposait a ses développeurs francais (qui jusque la touchaient un salaire mensuel entre 2000 et 2500 euros) d'aller travailler en arménie pour un salaire mensuel de 350 euros..................
C'est juste une réflexion, pas une attaque, je me pose la question aussi à moi-même
Luke a écrit:f1pronostics a écrit:Lu ailleurs (entendu à la radio aussi) mais pas le temps de rechercher un source écrit online.dernier événement caricatural des délocalisations et ce coup ci en europe,l'info tombée hier et selon laquelle Lycos délocalisait certains de ses bureaux de développement francais pour se recentrer sur l'allemagne et..... l'arménie,et proposait a ses développeurs francais (qui jusque la touchaient un salaire mensuel entre 2000 et 2500 euros) d'aller travailler en arménie pour un salaire mensuel de 350 euros..................
Si avec 350 € sur place on a une qualité de vie 2 fois supérieure à celle que l'on a ici avec 2000 € où est le mal ?
C'est juste une réflexion, pas une attaque, je me pose la question aussi à moi-même

Luke a écrit:
Si avec 350 € sur place on a une qualité de vie 2 fois supérieure à celle que l'on a ici avec 2000 € où est le mal ?
C'est juste une réflexion, pas une attaque, je me pose la question aussi à moi-même
oz.1 a écrit:Luke a écrit:f1pronostics a écrit:Lu ailleurs (entendu à la radio aussi) mais pas le temps de rechercher un source écrit online.dernier événement caricatural des délocalisations et ce coup ci en europe,l'info tombée hier et selon laquelle Lycos délocalisait certains de ses bureaux de développement francais pour se recentrer sur l'allemagne et..... l'arménie,et proposait a ses développeurs francais (qui jusque la touchaient un salaire mensuel entre 2000 et 2500 euros) d'aller travailler en arménie pour un salaire mensuel de 350 euros..................
Si avec 350 € sur place on a une qualité de vie 2 fois supérieure à celle que l'on a ici avec 2000 € où est le mal ?
C'est juste une réflexion, pas une attaque, je me pose la question aussi à moi-même
Tu auras beau avoir un pouvoir d'achat 2 fois supérieur, la qualité de vie ne sera pas la même. Ne pas confondre les 2 notions.
Europe : les niveaux de salaire
Le salaire brut moyen européen est de 29.540 euros par an. La France se situe sous cette valeur avec un salaire moyen de 28.068 euros. (08/06/2005)
Comparaison du salaire annuel brut moyen en Europe (source Eurostat, 2003)
Ils de réformes sans croissance, pas de croissance sans réformes : la France, l'Allemagne, l'Italie se sont enfermées dans un piège. Les hommes politiques refusent d'engager des réformes douloureuses sans le minimum de liant qu'apporte la croissance. Elle seule permet de dédommager les perdants et de ne pas se rendre (trop) impopulaire. Mais les économistes inversent les facteurs et disent : sans les réformes qui augmentent la compétitivité du pays, vous n'aurez plus jamais de croissance forte et vous serez soumis à tous les chocs conjoncturels. Il vous faut agir.
Attendre, fut la réponse de Jacques Chirac. Il avait bâti son programme sur un taux de croissance annuelle de 3 % durant son quinquennat. Comme la conjoncture s'est retournée après l'explosion de la bulle Internet aux Etats-Unis, l'expansion s'est réduite à 1,1 % en 2002, puis 0,5 % en 2003, avant de remonter un peu en 2004, à 2,3 %, et de repiquer du nez cette année à 1,4 % (prévision de l'OCDE). En 2006, elle ne serait que de 2 %. Bref, le 3 % qu'attendait le président français pour faciliter les réformes semble devenu inatteignable.
Pourquoi ? Comme on parle de la "trappe de la pauvreté" qui enferme les RMIstes dans l'inactivité parce que la reprise d'un travail peu payé serait désavantageuse par rapport à leur situation d'assisté, on peut dire que les gouvernements d'Europe continentale sont dans "une trappe des réformes" : pour n'avoir pas engagé les changements nécessaires, ils ont affaibli le dynamisme de l'économie européenne qui, désormais, rate tous les trains de la reprise mondiale. La croissance, qu'ils espéraient pour agir, ne viendra sans doute plus...
Dans ce contexte où chaque pays souffre à la fois de ses propres faiblesses et de celles des autres, l'avenir s'annonce mal. Le chômage pèse sur le moral et fait pression sur les salaires, qui sont à la baisse depuis un an en Allemagne et en Italie.
Nous sommes entrés dans une spirale négative avec un risque non négligeable que la crise constitutionnelle encourage encore l'épargne et assèche l'investissement. En outre, si le dollar a repris un peu de couleur, une chute brutale paraît tous les jours plus probable puisque les Etats-Unis ne font rien pour ralentir leur train de vie et que leur déficit extérieur continue de se creuser. En cas de krach du billet vert, toute la zone euro partirait sans doute dans la récession.
Et voilà la politique macroéconomique européenne plongée dans un drame : comment engager aujourd'hui des réformes de l'offre (agir sur le dynamisme) quand l'Europe commence à souffrir d'une demande insuffisante (les salaires et la consommation) ? La trappe des réformes s'est refermée.
La plus grave conséquence de l'immobilisme européen est qu'avec une croissance potentielle tombée de 2,25 % il y a dix ans autour de 1,5 % aujourd'hui, les pays de la zone euro ne seront plus capables de financer leur système social du fait du simple vieillissement de la population, qui va augmenter les retraites et les dépenses de santé. La date est calculable : tout va exploser vers 2015.
f1pronostics a écrit:Ils de réformes sans croissance, pas de croissance sans réformes : la France, l'Allemagne, l'Italie se sont enfermées dans un piège. Les hommes politiques refusent d'engager des réformes douloureuses sans le minimum de liant qu'apporte la croissance. Elle seule permet de dédommager les perdants et de ne pas se rendre (trop) impopulaire. Mais les économistes inversent les facteurs et disent : sans les réformes qui augmentent la compétitivité du pays, vous n'aurez plus jamais de croissance forte et vous serez soumis à tous les chocs conjoncturels. Il vous faut agir.
Attendre, fut la réponse de Jacques Chirac. Il avait bâti son programme sur un taux de croissance annuelle de 3 % durant son quinquennat. Comme la conjoncture s'est retournée après l'explosion de la bulle Internet aux Etats-Unis, l'expansion s'est réduite à 1,1 % en 2002, puis 0,5 % en 2003, avant de remonter un peu en 2004, à 2,3 %, et de repiquer du nez cette année à 1,4 % (prévision de l'OCDE). En 2006, elle ne serait que de 2 %. Bref, le 3 % qu'attendait le président français pour faciliter les réformes semble devenu inatteignable.
Pourquoi ? Comme on parle de la "trappe de la pauvreté" qui enferme les RMIstes dans l'inactivité parce que la reprise d'un travail peu payé serait désavantageuse par rapport à leur situation d'assisté, on peut dire que les gouvernements d'Europe continentale sont dans "une trappe des réformes" : pour n'avoir pas engagé les changements nécessaires, ils ont affaibli le dynamisme de l'économie européenne qui, désormais, rate tous les trains de la reprise mondiale. La croissance, qu'ils espéraient pour agir, ne viendra sans doute plus...
Dans ce contexte où chaque pays souffre à la fois de ses propres faiblesses et de celles des autres, l'avenir s'annonce mal. Le chômage pèse sur le moral et fait pression sur les salaires, qui sont à la baisse depuis un an en Allemagne et en Italie.
Nous sommes entrés dans une spirale négative avec un risque non négligeable que la crise constitutionnelle encourage encore l'épargne et assèche l'investissement. En outre, si le dollar a repris un peu de couleur, une chute brutale paraît tous les jours plus probable puisque les Etats-Unis ne font rien pour ralentir leur train de vie et que leur déficit extérieur continue de se creuser. En cas de krach du billet vert, toute la zone euro partirait sans doute dans la récession.
Et voilà la politique macroéconomique européenne plongée dans un drame : comment engager aujourd'hui des réformes de l'offre (agir sur le dynamisme) quand l'Europe commence à souffrir d'une demande insuffisante (les salaires et la consommation) ? La trappe des réformes s'est refermée.
La plus grave conséquence de l'immobilisme européen est qu'avec une croissance potentielle tombée de 2,25 % il y a dix ans autour de 1,5 % aujourd'hui, les pays de la zone euro ne seront plus capables de financer leur système social du fait du simple vieillissement de la population, qui va augmenter les retraites et les dépenses de santé. La date est calculable : tout va exploser vers 2015.

C'est pas du vent. C'est basé sur une interprtation de chiffres bien réels. (mais sont-ils complets et font-ils le tour de tous les aspects du problème ? C'est la question. Parce que plus de gens à la retraite d'un coup... C'est aussi moins de chômeurs d'un coup quand on remplace les vieilles générations. Donc niveau dépense... Ça se vaut)silverwitch a écrit:f1pronostics a écrit:Ils de réformes sans croissance, pas de croissance sans réformes : la France, l'Allemagne, l'Italie se sont enfermées dans un piège. Les hommes politiques refusent d'engager des réformes douloureuses sans le minimum de liant qu'apporte la croissance. Elle seule permet de dédommager les perdants et de ne pas se rendre (trop) impopulaire. Mais les économistes inversent les facteurs et disent : sans les réformes qui augmentent la compétitivité du pays, vous n'aurez plus jamais de croissance forte et vous serez soumis à tous les chocs conjoncturels. Il vous faut agir.
Attendre, fut la réponse de Jacques Chirac. Il avait bâti son programme sur un taux de croissance annuelle de 3 % durant son quinquennat. Comme la conjoncture s'est retournée après l'explosion de la bulle Internet aux Etats-Unis, l'expansion s'est réduite à 1,1 % en 2002, puis 0,5 % en 2003, avant de remonter un peu en 2004, à 2,3 %, et de repiquer du nez cette année à 1,4 % (prévision de l'OCDE). En 2006, elle ne serait que de 2 %. Bref, le 3 % qu'attendait le président français pour faciliter les réformes semble devenu inatteignable.
Pourquoi ? Comme on parle de la "trappe de la pauvreté" qui enferme les RMIstes dans l'inactivité parce que la reprise d'un travail peu payé serait désavantageuse par rapport à leur situation d'assisté, on peut dire que les gouvernements d'Europe continentale sont dans "une trappe des réformes" : pour n'avoir pas engagé les changements nécessaires, ils ont affaibli le dynamisme de l'économie européenne qui, désormais, rate tous les trains de la reprise mondiale. La croissance, qu'ils espéraient pour agir, ne viendra sans doute plus...
Dans ce contexte où chaque pays souffre à la fois de ses propres faiblesses et de celles des autres, l'avenir s'annonce mal. Le chômage pèse sur le moral et fait pression sur les salaires, qui sont à la baisse depuis un an en Allemagne et en Italie.
Nous sommes entrés dans une spirale négative avec un risque non négligeable que la crise constitutionnelle encourage encore l'épargne et assèche l'investissement. En outre, si le dollar a repris un peu de couleur, une chute brutale paraît tous les jours plus probable puisque les Etats-Unis ne font rien pour ralentir leur train de vie et que leur déficit extérieur continue de se creuser. En cas de krach du billet vert, toute la zone euro partirait sans doute dans la récession.
Et voilà la politique macroéconomique européenne plongée dans un drame : comment engager aujourd'hui des réformes de l'offre (agir sur le dynamisme) quand l'Europe commence à souffrir d'une demande insuffisante (les salaires et la consommation) ? La trappe des réformes s'est refermée.
La plus grave conséquence de l'immobilisme européen est qu'avec une croissance potentielle tombée de 2,25 % il y a dix ans autour de 1,5 % aujourd'hui, les pays de la zone euro ne seront plus capables de financer leur système social du fait du simple vieillissement de la population, qui va augmenter les retraites et les dépenses de santé. La date est calculable : tout va exploser vers 2015.
Si je puis me permettre, cet article c'est du vent, c'est Madame Irma qui parle d'économie. Ah les prévisions, que ne leur fait-on dire !
Ah, mais c'est le bien nommé Eric Le Boucher, l'un des plumitifs les plus insignifiants que l'on puisse lire dans Le Monde (qui pourtant les engendre à grand échelle). Tout s'explique.
Silverwitch

von Rauffenstein a écrit:C'est pas du vent. C'est basé sur une interprtation de chiffres bien réels. (mais sont-ils complets et font-ils le tour de tous les aspects du problème ? C'est la question. Parce que plus de gens à la retraite d'un coup... C'est aussi moins de chômeurs d'un coup quand on remplace les vieilles générations. Donc niveau dépense... Ça se vaut)

Nuvolari a écrit:von Rauffenstein a écrit:C'est pas du vent. C'est basé sur une interprtation de chiffres bien réels. (mais sont-ils complets et font-ils le tour de tous les aspects du problème ? C'est la question. Parce que plus de gens à la retraite d'un coup... C'est aussi moins de chômeurs d'un coup quand on remplace les vieilles générations. Donc niveau dépense... Ça se vaut)
S'ils sont remplacés !
Quand on sait que Bercy compte 5 fois plus de fonctionnaire pour l'impot sur le revenu que les USA, qui ont pourtant 6 fois plus de contribuable à gérer... C'est çà la bonne productivité française au travail ?
Les départs en retraite ne sont déjà plus remplacé à 50% dans l'administration...
SoLaL a écrit:Nuvolari a écrit:von Rauffenstein a écrit:C'est pas du vent. C'est basé sur une interprtation de chiffres bien réels. (mais sont-ils complets et font-ils le tour de tous les aspects du problème ? C'est la question. Parce que plus de gens à la retraite d'un coup... C'est aussi moins de chômeurs d'un coup quand on remplace les vieilles générations. Donc niveau dépense... Ça se vaut)
S'ils sont remplacés !
Quand on sait que Bercy compte 5 fois plus de fonctionnaire pour l'impot sur le revenu que les USA, qui ont pourtant 6 fois plus de contribuable à gérer... C'est çà la bonne productivité française au travail ?
Les départs en retraite ne sont déjà plus remplacé à 50% dans l'administration...
On dirait du Madelin ou du Marseille

Peut-être.silverwitch a écrit:Si je puis me permettre, cet article c'est du vent, c'est Madame Irma qui parle d'économie. Ah les prévisions, que ne leur fait-on dire !
von Rauffenstein a écrit:C'est pas du vent. C'est basé sur une interprtation de chiffres bien réels. (mais sont-ils complets et font-ils le tour de tous les aspects du problème ? C'est la question. Parce que plus de gens à la retraite d'un coup... C'est aussi moins de chômeurs d'un coup quand on remplace les vieilles générations. Donc niveau dépense... Ça se vaut)

silverwitch a écrit:von Rauffenstein a écrit:C'est pas du vent. C'est basé sur une interprtation de chiffres bien réels. (mais sont-ils complets et font-ils le tour de tous les aspects du problème ? C'est la question. Parce que plus de gens à la retraite d'un coup... C'est aussi moins de chômeurs d'un coup quand on remplace les vieilles générations. Donc niveau dépense... Ça se vaut)
Quels chiffres ? Des prévisions de croissance sur dix ans. Or tout le monde sait qu'une prévision de croissance est déjà délicate sur un an. Cet article est inconséquent (notamment sur la question des retraites où je montrais il y a quelques temps à quel point le raisonnement est stupide).
Enfin j'ajoute que tu as raison et tort à la fois sur la retraite des générations du baby-boom. Le problème n'est pas que les postes soient tous remplacés, mais quels sont les gains de productivité et à l'arrivée quelle est la richesse que l'on peut utiliser pour payer des retraites. Simplement tu as déjà plus de bon sens que l'auteur de cet article.
Silverwitch
SoLaL a écrit:Tu vois où une prevision de croissance sur 10 ans ? Moi je lis une prevision pour 2006 par l'OCDE, et le constat d'une baisse de la croissance potentielle depuis 10 ans.
Aprés l'interprétation c'est une autre histoire.

Je suis d'accord pour dire qu'il est difficile d'interpréter certains chiffres de prévisions économiques, mais on connait les théories des grands cycles de décroissance et de croissance depuis plus d'un siècle et on les a affiné depuis longtemps. L'auteur se base donc sur des perspectives chiffrées raisonnables. Maintenant, je suis d'accord pour dire aussi qu'il ne pose que les chiffres qui n'intéressent que sa théorie en en oubliant d'autres qui peuvent venir la modérer.silverwitch a écrit:von Rauffenstein a écrit:C'est pas du vent. C'est basé sur une interprtation de chiffres bien réels. (mais sont-ils complets et font-ils le tour de tous les aspects du problème ? C'est la question. Parce que plus de gens à la retraite d'un coup... C'est aussi moins de chômeurs d'un coup quand on remplace les vieilles générations. Donc niveau dépense... Ça se vaut)
Quels chiffres ? Des prévisions de croissance sur dix ans. Or tout le monde sait qu'une prévision de croissance est déjà délicate sur un an. Cet article est inconséquent (notamment sur la question des retraites où je montrais il y a quelques temps à quel point le raisonnement est stupide).
Enfin j'ajoute que tu as raison et tort à la fois sur la retraite des générations du baby-boom. Le problème n'est pas que les postes soient tous remplacés, mais quels sont les gains de productivité et à l'arrivée quelle est la richesse que l'on peut utiliser pour payer des retraites. Simplement tu as déjà plus de bon sens que l'auteur de cet article.
Silverwitch

silverwitch a écrit:SoLaL a écrit:Tu vois où une prevision de croissance sur 10 ans ? Moi je lis une prevision pour 2006 par l'OCDE, et le constat d'une baisse de la croissance potentielle depuis 10 ans.
Aprés l'interprétation c'est une autre histoire.
La plus grave conséquence de l'immobilisme européen est qu'avec une croissance potentielle tombée de 2,25 % il y a dix ans autour de 1,5 % aujourd'hui, les pays de la zone euro ne seront plus capables de financer leur système social du fait du simple vieillissement de la population, qui va augmenter les retraites et les dépenses de santé. La date est calculable : tout va exploser vers 2015.
Silverwitch
von Rauffenstein a écrit:Je suis d'accord pour dire qu'il est difficile d'interpréter certains chiffres de prévisions économiques, mais on connait les théories des grands cycles de décroissance et de croissance depuis plus d'un siècle et on les a affiné depuis longtemps. L'auteur se base donc sur des perspectives chiffrées raisonnables. Maintenant, je suis d'accord pour dire aussi qu'il ne pose que les chiffres qui n'intéressent que sa théorie en en oubliant d'autres qui peuvent venir la modérer.
von Rauffenstein a écrit:Et ce problème des retraites, va bien falloir l'affronter à un moment donné ou à un autre. D'une façon concrète, soit on les supprime, soit on essaie de les préserver par d'autres moyens que ceux actuels qui grêvent un équilibre économique. On fait quoi, quoi et autrement dit ?
Moi, je vais te dire ce que je pressens : on n'est pas encore allé assez loin dans la faillite du système pour se rendre compte de l'énormité du problème et pour tenter de trouver des solutions originales, pratiques, et efficaces susceptibles d'enlever la pression d'un avenir incertain sur les citoyens de ce pays.

SoLaL a écrit:silverwitch a écrit:
La plus grave conséquence de l'immobilisme européen est qu'avec une croissance potentielle tombée de 2,25 % il y a dix ans autour de 1,5 % aujourd'hui, les pays de la zone euro ne seront plus capables de financer leur système social du fait du simple vieillissement de la population, qui va augmenter les retraites et les dépenses de santé. La date est calculable : tout va exploser vers 2015.
Silverwitch
Il extrapole le constat sur les 10 ans passés d'une baisse de la croissance potentiel, c'est de l'interpretation. Mais les previsions de croissance données dans l'article ca ne dépasse pas 2006.

Tu accordes fois à des chiffres et des cycles toi ?silverwitch a écrit:von Rauffenstein a écrit:Je suis d'accord pour dire qu'il est difficile d'interpréter certains chiffres de prévisions économiques, mais on connait les théories des grands cycles de décroissance et de croissance depuis plus d'un siècle et on les a affiné depuis longtemps. L'auteur se base donc sur des perspectives chiffrées raisonnables. Maintenant, je suis d'accord pour dire aussi qu'il ne pose que les chiffres qui n'intéressent que sa théorie en en oubliant d'autres qui peuvent venir la modérer.
Justement non. Les cycles de croissance c'est du vent. Il n'y a qu'après coup (après la fin éventuelle d'un cycle et le début d'un autre) que l'on peut les envisager.
ceci dit, le problème des retraites tele qu'il est géré aujourd'hui en France, c'est quelque chose de prévisible à court terme. Y'a des dépenses, y'a des recettes, y'a un solde qu'on peut donc projeter facilement à telle ou telle échéance.von Rauffenstein a écrit:Et ce problème des retraites, va bien falloir l'affronter à un moment donné ou à un autre. D'une façon concrète, soit on les supprime, soit on essaie de les préserver par d'autres moyens que ceux actuels qui grêvent un équilibre économique. On fait quoi, quoi et autrement dit ?
Moi, je vais te dire ce que je pressens : on n'est pas encore allé assez loin dans la faillite du système pour se rendre compte de l'énormité du problème et pour tenter de trouver des solutions originales, pratiques, et efficaces susceptibles d'enlever la pression d'un avenir incertain sur les citoyens de ce pays.
Pour ce qui concerne la question des retraites, j'ai fait une analyse en partant du rapport Charpin:
Il s'agit d'une "réforme" adoptée en force malgré l'opposition certaine d'une large majorité de la population et de nombreuses semaines de grèves, et cette volonté (maquillée par un discours "réaliste") révèle la décision d'approfondir l'emprise de l'économie sur la société, par le démantèlement programmé de toutes les protections héritées des compromis de l'après-guerre, en créeant de nouvelles sources de mise en valeur du capital (le financement des pensions de vieillesse et la santé).
La logique libérale est ici désarmante de simplicité: minimiser au maximum la part des salaires qui n'est pas la contrepartie directe du travail effectué pour l'entreprise, mais sert à financer la protection sociale (le salaire indirect). M'enfin peu importe. Regardons ensemble l'analyse faite par les experts libéraux (au service des gouvernements), dans le rapport Charpin:
"Le nombre de personnes à la charge de 10 actifs passera de 4 à 7 entre 2000 et 2040. Le système va exploser."
Oui, c'est absolument tout. Cela parait peut-être d'autant plus prophétique et inquiétant, je le reconnais. Si je prends au hasard un chiffre passé comparable, voilà l'analyse que j'aurais pu faire il y a quarante ans:
"Un agriculteur "nourrissait" 5,3 personnes en 1945. En l'an 2000 il devra assurer l'alimentation de 50 personnes. Nous allons tous mourir de faim."
La logique est rigoureusement identique. Aujourd'hui pourtant la France ne manque pas de vivres, n'est-ce pas? Qui plus est elle en exporte même. Que s'est-il passé? L'augmentation de la productivité agricole a permis cela. Continuons...Le rapport Charpin (le fameux) avance une croissance annuelle prévisionnelle de la productivité du travail de 1,7%. Ce chiffre suffirait (alors qu'il est moins élevé que lors des 30 dernières années et donc pessimiste) pour que la productivité par travailleur soit multipliée par deux d'ici 2040. Par conséquent, les 7 retraités à la charge de 10 salariés pèseraient alors comme aujourd'hui 3,5...Au lieu de 4. Non seulement il n'y a pas de risque d'explosion, mais qui plus est la situation va au contraire s'améliorer. Je t'invite à faire le calcul toi-même...
Si je reste sur l'hypothèse de croissance du rapport, on peut toujours penser que la durée de cotisations de 37,5 années n'est pas en danger. Avec la croissance économique (1,7%), la richesse produite par l'économie française chaque année peut être multipliée par deux d'ici 40 ans, donc pas de problème pour consacrer aux retraites 18,5% du revenu national, puisque le revenu national sera alors deux fois plus gros, quand aujourd'hui on consacre aux retraites 12,5% d'un revenu deux fois moindre. Au cas où ce serait un peu ardu, je fais encore plus simple. Le revenu national est un gâteau:
1945
PIB (le gâteau): 750 milliards
La part des retraites: 5%
2000
PIB: 1500 milliards
La part des retraites: 12%
2040
PIB: 3000 milliards
La part des retraites: 20%
Le simple bon sens permet de comprendre que de quarante ans en quarante ans, le doublement du PIB permet de consacrer de trois à cinq fois plus aux retraites, tout en doublant la richesse affectée aux actifs ou à l'investissement.
Les gouvernements et les économistes libéraux mentent. Ils mentent sur tout. Non pas que je sois d'accord sur le fond avec l'hypothèse de la bonne santé du capitalisme et de son avenir radieux, mais parce qu'il faut savoir dénoncer les gens qui se foutent impunément de votre gueule en vous obligeant à accepter toujours plus d'emprise libérale en vous prédisant autrement la fin du monde.
Silverwitch

silverwitch a écrit:SoLaL a écrit:silverwitch a écrit:
La plus grave conséquence de l'immobilisme européen est qu'avec une croissance potentielle tombée de 2,25 % il y a dix ans autour de 1,5 % aujourd'hui, les pays de la zone euro ne seront plus capables de financer leur système social du fait du simple vieillissement de la population, qui va augmenter les retraites et les dépenses de santé. La date est calculable : tout va exploser vers 2015.
Silverwitch
Il extrapole le constat sur les 10 ans passés d'une baisse de la croissance potentiel, c'est de l'interpretation. Mais les previsions de croissance données dans l'article ca ne dépasse pas 2006.
Tu me contredis juste pour le plaisir ? Que fait-il d'autre qu'une prévision quand il utilise la croissance de cette année pour prédire l'explosion du système social français (de manière absolument fantaisiste qui plus est) ?
Il predit l'explosion du sytème social et non la croissance dans 10 ans, on est d'accord.
D'autres prévisions de mr Le Boucher:
Nous sommes entrés dans une spirale négative avec un risque non négligeable que la crise constitutionnelle encourage encore l'épargne et assèche l'investissement. En outre, si le dollar a repris un peu de couleur, une chute brutale paraît tous les jours plus probable puisque les Etats-Unis ne font rien pour ralentir leur train de vie et que leur déficit extérieur continue de se creuser. En cas de krach du billet vert, toute la zone euro partirait sans doute dans la récession.
La voyance appliquée à l'économie.
Silverwitch
Bill Bonner, co-fondateur de La Chronique Agora, à Londres
*** LA MONDIALISATION EST-ELLE CASSEE ?
** "La mondialisation est cassée", écrit Clyde Prestowitz dans le Boston Globe.
* "Telle qu'elle est structurée actuellement, elle sape la capacité productive des Etats-Unis et devient insoutenable", continue-t-il. Les pays étrangers -- ceux d'Asie en tête -- "suivent des politiques spécifiquement destinées à accumuler de vastes surplus commerciaux et de dollars, de manière à pouvoir à la fois stimuler la croissance des exportations et assurer la souveraineté économique nationale en évitant la dépendance à des prêteurs étrangers..."
* Les Etats-Unis mettent l'accent uniquement sur une croissance nourrie par la consommation. Les banques offrent des cartes de crédit à des étudiants n'ayant que des emplois à mi-temps. On utilise des prêts hypothécaires dont les paiements sont déductibles des impôts pour se payer des vacances. Non seulement la Maison-Blanche baisse les impôts en temps de guerre, mais elle indique également aux consommateurs qu'acheter est un devoir patriotique.
* Les Américains à tous les niveaux pensent vraiment que la dette et les déficits importent peu. "La confluence du consumérisme américain et des politiques de croissance stratégiques portant sur les exportations menées par de nombreux autres pays a produit un monde où l'on trouve un consommateur net, les Etats-Unis, qui consomment désormais annuellement environ 700 milliards de dollars de plus qu'il ne produisent. Toutes les autres grandes économies majeures sont vendeurs nets, dépendant directement ou indirectement des exportations à destination des USA pour tout ou partie de leur croissance. Parce que les Etats-Unis consomment plus qu'ils ne produisent, ils doivent emprunter à l'étranger pour financer leur excès de consommation. Dans une sorte de programme de financement, quelques banques centrales étrangères fournissent les fonds nécessaires en achetant des bons du Trésor US et autres actifs américains."
* "La mondialisation a ainsi évolué en une sorte de chaîne. Pour maintenir la croissance mondiale, les Etats-Unis doivent consommer et emprunter toujours plus, tandis que les banques étrangères achètent de plus en plus de titres américains pour que leurs producteurs puissent exporter plus."
* Prestowitz continue en expliquant pourquoi ce système est insoutenable, citant toutes les raisons que vous, cher lecteur, ne connaissez que trop. Il cherche ensuite la solution -- et la manque. "La seule manière d'éviter [une crise] est d'insister pour que le jeu de la mondialisation se joue de la même manière pour tous. Bien entendu, la Chine doit réévaluer sa monnaie, mais sans autres grands changements, la mondialisation telle que nous la connaissons sera sous assistance respiratoire."
** L'empire américain a mûri. Et dans la mesure où il a vieilli, il se trouve dans l'incapacité de bouger aussi rapidement qu'avant. Dans la course aux profits, l'industrie américaine se traîne à l'arrière, alourdie par les coûts des jeux et du pain dans la mère patrie -- et des guerres à la périphérie. Des Asiatiques plus jeunes et plus minces font la course en tête. Comme dit la semaine dernière, l'annonce de GM -- la suppression de 25 000 de ses emplois -- est arrivée le jour même où l'on apprenait que le constructeur automobile chinois Chery Automotive projetait d'importer 250 000 véhicules aux Etats-Unis. Aujourd'hui, un économiste du Michigan a noté que chaque emploi de GM soutenait sept autres postes dans divers secteurs de l'économie. Tous ces emplois ont l'air de se diriger vers l'Extrême-Orient.
* M. Prestowitz semble impliquer que le gouvernement américain devrait encourager les entreprises à produire des biens d'exportation. Quelle sorte d'encouragements faudrait-il, selon lui, pour correspondre à des coûts de main d'oeuvre de 2 dollars l'heure en Chine ? Ou bien suggère-t-il qu'il faudrait forcer les Asiatiques à consommer autant que les Américains ? M. Prestowitz a bien vu où allaient les choses, mais il a manqué l'essentiel. La mondialisation n'est pas cassée. Le problème, c'est qu'elle fonctionne trop bien -- elle lisse les coûts de main d'oeuvre entre les pays riches et les pays pauvres. Les salaires réels aux Etats-Unis ont augmenté d'un peu plus de 10% au cours des 25 dernières années. En Chine, ils augmentent d'autant chaque année.
* La mondialisation est un énorme succès. Et elle fonctionne de mieux en mieux. Les économistes américains peuvent bidouiller autant "d'encouragements" qu'ils le veulent ; la seule manière pour eux de mettre fin aux effets de la mondialisation, c'est de l'arrêter -- avec des barrières douanières, des impôts et des guerres. C'est la prochaine phase logique de l'absurde système de finance impériale des Etats-Unis. Qui veut l'envisager ? Personne. On préfère penser que certaines décisions politiques peuvent être imposées aux Asiatiques, ou que le Congrès pourrait approuver des lois mettant fin au progrès mondial.
* Hélas, quasiment toutes les pensées de l'empire ont été faussées par la vanité et les hallucinations impériales. Au début du 21ème siècle, les économistes américains sont devenus les "mannequins creux" dont Orwell nous avait avertis.
von Rauffenstein a écrit:Tu accordes fois à des chiffres et des cycles toi ?Je croayis que c'était de la foutaise. C'est tout ce que j'avais à dire.

SoLaL a écrit: Il predit l'explosion du sytème social et non la croissance dans 10 ans, on est d'accord.

Il n'est pas faux, mais peut-être faussé par idéologie. Après tout, le rapport charpin, ça vaut d'autres rapports. Bon, j'ai édité, mais j'ai aps trop le temps là.silverwitch a écrit:von Rauffenstein a écrit:Tu accordes fois à des chiffres et des cycles toi ?Je croayis que c'était de la foutaise. C'est tout ce que j'avais à dire.
Tu joues sur les mots. Mon analyse n'a rien à voir avec un cycle économique. Et je ne fais que reprendre les chiffres du rapport Charpin. Ce qui m'intéresse ce n'est pas la prévision économique, mais de montrer à quel point le raisonnement de départ est faux.
Silverwitch

Le rapport Charpin (le fameux) avance une croissance annuelle prévisionnelle de la productivité du travail de 1,7%. Ce chiffre suffirait (alors qu'il est moins élevé que lors des 30 dernières années et donc pessimiste) pour que la productivité par travailleur soit multipliée par deux d'ici 2040.
von Rauffenstein a écrit:Il n'est pas faux, mais peut-être faussé par idéologie.

ce qui est une reflexion qui peut aussi s'apliquer à d'autres théories, n'est-ce pas belle enfant ?silverwitch a écrit:von Rauffenstein a écrit:Il n'est pas faux, mais peut-être faussé par idéologie.
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Silverwitch

B.Verkiler a écrit:Je me demande ce que ça vaut ça comme prévision. La productivité ne va pas augmenter à l'infini quand même, surtout dans le tertiaire.

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