Conflit israelo-palestinien 4: so you’re back, from outer space

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Messagede Garion le 08 Juil 2026, 19:41

Ghinzani a écrit:
Maverick a écrit:Non mais on a compris, tous les Palestiniens sont des terroristes donc qu'ils peuvent être tués sans autre forme de procès.

À eux de prouver le contraire….

Là, c'est très grave ce que tu dis, c'est même honteux. On est présumé par défaut innocent. C'est à l'accusation de faire le boulot.
Sinon, je t'accuse de n'importe quoi et tu devras passer le reste de ta vie à défendre ta position.
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Messagede Feyd le 08 Juil 2026, 19:49

Je ne suis pas légiste, mais j'ai l'impression que la présomption d'innocence est une notion très française comme le principe de précaution.
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Re: Conflit israelo-palestinien 4: so you’re back, from outer sp

Messagede Ghinzani le 09 Juil 2026, 08:29

Garion a écrit:
Ghinzani a écrit:
Maverick a écrit:Non mais on a compris, tous les Palestiniens sont des terroristes donc qu'ils peuvent être tués sans autre forme de procès.

À eux de prouver le contraire….

Là, c'est très grave ce que tu dis, c'est même honteux. On est présumé par défaut innocent. C'est à l'accusation de faire le boulot.
Sinon, je t'accuse de n'importe quoi et tu devras passer le reste de ta vie à défendre ta position.

Ce n'est pas au sens juridique que ma phrase fait allusion mais, au contraire de l'Iran, je ne vois à gaza aucun mouvement d'opposition au hamas.
Je n'espère qu'une chose : me tromper. :wink:
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Re: Conflit israelo-palestinien 4: so you’re back, from outer sp

Messagede Maverick le 09 Juil 2026, 10:32

Peu importe, tu n'as toujours pas prouvé que les enfants tués par des snipers israéliens étaient des membres du hamas et qu'ils étaient une menace imminente. C'est à toi d'apporter cette preuve, pas aux Palestiniens de prouver que les enfants n'étaient pas membres du hamas et qu'ils n'étaient pas une menace.

Dans les vidéos dans lesquelles on peut voir ce genre de choses, aucun enfant ne portait une arme...
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Verstappen, champion du monde FIA/Masi 2021

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Messagede Feyd le 09 Juil 2026, 11:32

C'est Minority Report. Ils savaient qu'ils allaient devenir des terroristes plus tard, donc : principe de précaution. glissant:
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Messagede Ghinzani le 09 Juil 2026, 13:51

Maverick a écrit:Peu importe, tu n'as toujours pas prouvé que les enfants tués par des snipers israéliens étaient des membres du hamas et qu'ils étaient une menace imminente. C'est à toi d'apporter cette preuve, pas aux Palestiniens de prouver que les enfants n'étaient pas membres du hamas et qu'ils n'étaient pas une menace.

Dans les vidéos dans lesquelles on peut voir ce genre de choses, aucun enfant ne portait une arme...

J étais pas sur place… :lol: :lol: :lol:
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Messagede Maverick le 09 Juil 2026, 14:47

Alors ne dis pas qu'ils étaient du hamas pour justifier leurs meurtres.
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Messagede Feyd le 20 Juil 2026, 19:51

Sinon, il est drôle le maire de New York qui affirme qu'il fera arrêter Bibi si celui-ci vient dans sa ville en septembre pour l'assemblée générale de l'ONU. :splat:

Trump l'a renvoyé dans les cordes.

Depuis qd un maire de quelque ville qui soit, s'arroge de droit d'arrêter un dirigeant étranger aussi maléfique soit-il ?

Seul le président a le pouvoir d'une telle décision. Mamdani a pris un melon énorme.



De toute façon, c'est un melon. :jesors:
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Messagede kat le 21 Juil 2026, 18:01

Feyd a écrit:Sinon, il est drôle le maire de New York qui affirme qu'il fera arrêter Bibi si celui-ci vient dans sa ville en septembre pour l'assemblée générale de l'ONU. :splat:

Trump l'a renvoyé dans les cordes.

Depuis qd un maire de quelque ville qui soit, s'arroge de droit d'arrêter un dirigeant étranger aussi maléfique soit-il ?

Seul le président a le pouvoir d'une telle décision. Mamdani a pris un melon énorme.
Comme Bally à Saint Denis



De toute façon, c'est un melon. :jesors:
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Messagede Feyd le 22 Juil 2026, 13:26

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Messagede Ghinzani le 23 Juil 2026, 10:05


Il n' a été élui que par dégoût de Trump mais je ne comprends vraiment pas les démocrates n'ayant pas perçu que ce suppo de Satan n' a que la haine de l'Amérique et de l'Occident.
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Messagede Nicklaus le 23 Juil 2026, 11:37

Il se prendra bientôt une balle et ça md fera bien rire
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Messagede Ghinzani le 24 Juil 2026, 09:00

Nicklaus a écrit:Il se prendra bientôt une balle et ça md fera bien rire

Moi aussi... :D
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Messagede Feyd le 05 Aoû 2026, 21:42

Pour une fois qu'un artiste ne baisse pas son froc et assume une opinion différente de la doxa du "camp du bien".

https://www.lepoint.fr/culture/we-will-dance-again-boy-george-en-pleine-tempete-apres-une-chanson-sur-le-7-octobre-HJSPZVEEGNDHVCMEG4NGBNTAFU/
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Messagede Ghinzani le 07 Aoû 2026, 16:46

Feyd a écrit:Pour une fois qu'un artiste ne baisse pas son froc et assume une opinion différente de la doxa du "camp du bien".

https://www.lepoint.fr/culture/we-will-dance-again-boy-george-en-pleine-tempete-apres-une-chanson-sur-le-7-octobre-HJSPZVEEGNDHVCMEG4NGBNTAFU/

:good
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Messagede Nicklaus le 23 Aoû 2026, 14:05

Mollahchon sera crevé depuis longtemps ( il a un cancer de la prostate à un stade avancé) avant que vos délires de mandat d'arrêt se concrétisent :lol:
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Messagede Feyd le 23 Aoû 2026, 16:37

Nicklaus a écrit:Mollahchon sera crevé depuis longtemps ( il a un cancer de la prostate à un stade avancé) avant que vos délires de mandat d'arrêt se concrétisent :lol:


:??:
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Messagede Nicklaus le 23 Aoû 2026, 17:15

On en reparle dans quelques mois
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Messagede Feyd le 24 Aoû 2026, 09:31

Pas au courant... (en même temps je m'en fous de sa vie).
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Messagede Feyd le 27 Aoû 2026, 08:56

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Messagede Nicklaus le 27 Aoû 2026, 11:32

Bah....on avait bien ici rozz et maverick qui, comme des bons toutous, accusaient de complicité comme leurs maîtres lfi.
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Messagede Feyd le 27 Aoû 2026, 14:55

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Re: Conflit israelo-palestinien 4: so you’re back, from outer sp

Messagede Feyd le 06 Oct 2026, 12:02

Dernière édition par Feyd le 06 Oct 2026, 16:22, édité 1 fois.
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Re: Conflit israelo-palestinien 4: so you’re back, from outer sp

Messagede Feyd le 06 Oct 2026, 13:48

Tiens tiens... Article pour abonnés par contre.

La presse toujours silencieuse sur les journalistes-combattants du Hamas

GAZA, FAILLES MÉDIATIQUES (1/3). Des dizaines de journalistes tués à Gaza étaient aussi des combattants du Hamas ou du Jihad islamique. Les organisations de défense de la presse commencent, discrètement, à revoir leurs listes.

Le 7 octobre 2023, il est l’un des premiers « journalistes » à tomber, victime de la guerre. L’hommage est planétaire. Mohammad Jarghoun, 28 ans, « couvrait les combats » pour une agence locale, annonce la Fédération internationale des journalistes (FIJ). Son nom entre aussitôt dans les listes du Comité pour la protection des journalistes (CPJ) et de Reporters sans frontières (RSF), que reprennent les rédactions du monde entier.

Le 22 juin 2026 pourtant, son visage réapparaît sur un canal Telegram des brigades Al-Qassam, qui rendent hommage à ce « martyr moudjahid ». Les photos le montrent en treillis, le front ceint d’un bandeau vert, une arme à l’épaule. Un jour à l’exercice, un autre dans un tunnel… Mohammed Jarghoun appartenait en réalité à un bataillon de la brigade de Rafah. Au mois d’août, RSF le retire discrètement de sa liste, suivi fin septembre par le CPJ.


https://www.lepoint.fr/societe/quand-le-hamas-honore-ses-journalistes-D4PDDJFQQZHD5PQ4QHL2FSLZZM/

Ho bah ça alors, les israéliens auraient alors raison de flinguer ces vrais faux journaleux ? #euh
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Re: Conflit israelo-palestinien 4: so you’re back, from outer sp

Messagede Nicklaus le 06 Oct 2026, 14:00


Oui mais au CP, Bardella n’a pas partagé son sandwich au jambon avec Youssef. Ca c’est révoltant...les facéties de la pute des mollah, c’est du pipi de chat.
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Re: Conflit israelo-palestinien 4: so you’re back, from outer sp

Messagede Feyd le 07 Oct 2026, 08:25

Il est fou lui ! :D

https://www.lepoint.fr/societe/le-confl ... XYS2UCKJE/

« Le conflit à Gaza ne remplit aucun des critères qui définissent un génocide »

ENTRETIEN. Alors que la population de Gaza ne s’est pas effondrée, le discours sur le génocide a prospéré. Comment expliquer un tel hiatus ? Joël Kotek, professeur à l’Université libre de Bruxelles, creuse la question dans son dernier livre.

Il publie le 7 octobre aux éditions Hermann Le génocide à l’épreuve de Gaza, essai sur un mot dévoyé. Historien spécialiste de la Shoah, Joël Kotek part des faits et des chiffres. Même selon les données du Hamas, à prendre avec les précautions requises, les combats effroyables dans la bande de Gaza ne l’ont pas vidée de sa population.

La mortalité est très élevée, mais elle reste sans commune mesure avec celles des génocides du XXe siècle, de l’Arménie au Rwanda en passant par le massacre des Juifs pendant la Seconde Guerre mondiale. L’armée israélienne aurait-elle raté son objectif ? Non, considère l’historien. Elle n’a tout simplement jamais eu d’intention génocidaire. Entretien.

Le Point : pourquoi refusez-vous de parler de génocide à Gaza ?

Joël Kotek : Parce qu’aujourd’hui, on emploie « génocide » comme synonyme de « massacre ». Or ce n’est pas la même chose. Il y a une véritable passion mondiale pour ce mot, et François Zimeray l’a bien relevé. Comme l’écrit Bernard Bruneteau, professeur d’histoire contemporaine à l’université de Rennes, le génocide est devenu un concept à la « charge quasi théologique » : il sert à désigner le mal absolu. Le problème, c’est qu’un concept qui veut tout dire ne veut plus rien dire. Et le conflit entre Israël et le Hamas ne répond pas aux critères qui définissent ce crime.

Quels sont ces critères ?

Le droit en retient cinq. D’abord, la nature de l’acte : le génocide est un homicide de masse. On parle de l’élimination physique, biologique, d’un groupe, pas de destructions matérielles. Ensuite, la victime : un groupe humain désarmé, défini comme tel par son persécuteur, souvent selon des critères raciaux arbitraires. Troisième critère, l’ampleur. La Convention de 1948 parle de détruire un groupe « en tout ou en partie ».

Il doit s’agir, comme le disait déjà Raphael Lemkin, d’une « part substantielle » du groupe, assez importante pour menacer sa survie. Quatrième critère : les victimes sont visées « comme telles », c’est-à-dire parce qu’elles appartiennent au groupe, quels que soient leur âge ou leur sexe. Enfin, l’intention. C’est le plus difficile à prouver : il faut établir la volonté spécifique de détruire le groupe, ce que les juristes appellent le dolus specialis.

Et Gaza ne remplit pas ces conditions ?

Non. La guerre menée par Israël ne vise pas la population palestinienne en tant que telle. Elle vise un groupe armé terroriste, le Hamas, responsable de la séquence génocidaire du 7 Octobre.

Vous ajoutez un sixième critère, celui de l’historien.

Oui, et pour moi il est crucial : la décision. Quand un génocide est décidé, cela se voit dans les chiffres. La population civile désarmée disparaît presque immédiatement. Les génocides, ce sont des massacres à froid, systématiques, d’une intensité inouïe. Une fois la décision prise, le nombre de victimes explose. Et ce sont toujours des civils sans défense, de la Namibie au Rwanda.

Faisons une arithmétique simple. Le génocide des Arméniens, c’est 3 000 civils assassinés chaque jour pendant quinze mois. Celui des Juifs, 4 400 civils assassinés chaque jour de 1941 à 1945. Celui des Tutsis, 8 000 civils assassinés chaque jour pendant cent jours. Gaza, c’est 74 000 morts en trois ans, 70 par jour, dont au moins 17 000 combattants. Ce ne sont pas les mêmes ordres de grandeur.

D’où vient alors ce succès du mot ?

Il y a trente ans déjà, l’historien belge Maxime Steinberg disait que « génocide » est un mot malade. C’est encore plus vrai aujourd’hui, vu les usages intempestifs qu’on en fait. Le mot est devenu un fétiche, un totem qu’on brandit pour désigner des réalités qui n’ont rien à voir entre elles.

Le 7 Octobre, en revanche, relève selon vous du génocide.

Oui. Le 7 Octobre est une journée, une séquence génocidaire. Sa signature, c’est la volonté d’extermination systématique. Ce fut un massacre à chaud et à froid : volontaire, prémédité, systématique. Hors la centaine d’otages, toutes les personnes à portée de balle, y compris musulmanes et asiatiques, ont été assassinées. En droit pénal, c’est l’équivalent de l’assassinat, par opposition au meurtre.

N’est-ce pas minimiser la souffrance des Palestiniens ?

Pas du tout. Il ne s’agit évidemment pas de nier la gravité de la guerre à Gaza, ni la souffrance bien réelle des Palestiniens. Mais on doit s’interroger sur l’usage obsessionnel du mot « génocide » dès qu’il s’agit d’Israël. Car cette accusation n’est jamais neutre lorsqu’elle vise l’État juif.

Que voulez-vous dire ?

Cette obsession s’inscrit à mon avis dans la longue histoire des représentations antijuives. Elle en réactive de vieux motifs sous une forme laïque, juridique, humanitaire. La guerre entre Israël et le Hamas offre aux vieux imaginaires antisémites, réactionnaires comme progressistes, chrétiens comme musulmans, l’occasion de se reformuler dans le langage des droits humains. Sous couvert de défendre la Palestine, on libère des passions longtemps retenues par la mémoire de la Shoah.

Ce qui frappe, c’est que cette haine ne se présente presque jamais comme haine des Juifs. Elle se donne pour vertu morale, pour indignation légitime, pour solidarité avec des victimes. L’antisémitisme n’avait pas disparu ; il était en sommeil, tenu en respect par le souvenir d’Auschwitz. Il attendait une nouvelle grammaire morale pour redevenir acceptable. Cette grammaire existe désormais.

Laquelle ?

Le Juif déicide, le Juif empoisonneur, le Juif tueur d’enfants, le Juif conspirateur ont simplement été traduits dans la langue politique d’aujourd’hui. Israël serait l’État meurtrier, l’État colonial, l’État nazi, l’État génocidaire par excellence. Ce qui se disait hier dans le langage de la théologie, de la question sociale ou de la race se dit aujourd’hui dans celui de l’antiracisme, de l’anticolonialisme et du droit international.

Vous parlez aussi de « palestinisme ».

C’est le terme de Pierre-André Taguieff. Il ne désigne pas la défense légitime des droits des Palestiniens, mais la sacralisation idéologique et émotionnelle de leur cause. Le palestinisme fonctionne comme une religion civile. Il rassemble des colères très différentes, donne un langage commun à des frustrations sociales, culturelles et identitaires, et soude des groupes qui n’ont rien en commun autour d’un même objet de rejet : Israël. La force de l’antisémitisme, c’est d’agréger des haines contraires.

Concrètement, à qui profite l’accusation de génocide ?

À beaucoup de monde, et c’est ce qui fait sa force. Elle permet aux antisémites traditionnels de reformuler leur haine dans un langage moral. Elle permet aux héritiers des sociétés compromises dans la Shoah de retourner l’accusation. Elle permet à la gauche radicale de replacer les Juifs du côté des dominants. Elle permet aussi à certains Juifs antisionistes de justifier une hostilité ancienne au sionisme. Les marxistes juifs y étaient opposés par principe, bien avant le conflit israélo-palestinien.

Salir Israël leur permet d’oublier les compromissions des communistes juifs avec l’URSS, y compris quand Moscou menait des campagnes antisémites sous couvert d’antisionisme, sans même parler du pacte germano-soviétique. Les trotskistes, eux, peuvent faire oublier qu’ils ont refusé de prendre les armes contre les nazis, contrairement aux sionistes et aux communistes, il est vrai après avril 1941.

Le même refoulement opère dans le monde arabe. On a totalement effacé des mémoires le Grand Mufti de Jérusalem, Hadj Amin al-Husseini, allié de Hitler. Là aussi, nazifier Israël permet de solder l’histoire à bon compte : ceux qui furent tentés par l’alliance avec les nazis nazifient Israël.

Vous faites un lien avec le vieux « crime rituel ».

Oui. L’accusation de génocide prolonge, sous une forme modernisée, deux figures anciennes de l’antijudaïsme : le déicide et l’infanticide. Pendant des siècles, on a accusé les Juifs d’avoir tué le Christ et de verser le sang des enfants chrétiens. Le langage change, mais la mécanique symbolique reste la même.

Hier, le Juif versait le sang chrétien ; aujourd’hui, Israël verserait le sang palestinien avec une intention exterminatrice. C’est en ce sens que le « libelle de génocide » fonctionne comme une version contemporaine du libelle de sang. On n’impute plus aux Juifs un crime rituel imaginaire, mais le crime suprême du droit international, sans trop se soucier des preuves qu’il exige.

À la culpabilité de la Shoah s’ajoute une culpabilité coloniale. Depuis les années 1990, la théorie du « colonialisme de peuplement » présente Israël non plus comme le refuge d’un peuple persécuté, mais comme le dernier avatar du colonialisme occidental. Le Juif cesse d’être le survivant ; il devient le colon. Il n’est plus le paria de l’Europe, il en serait l’avant-garde impériale au Proche-Orient.

C’est une inversion historique absurde. Israël est né aussi d’une lutte de libération nationale contre l’Empire britannique, et de la décolonisation des Juifs d’Europe et d’Orient. Réduire son histoire à une entreprise coloniale, c’est effacer à la fois la Shoah, l’exil forcé des Juifs des pays arabes et la dimension émancipatrice, décoloniale, du sionisme. Mais l’intérêt symbolique est évident : l’Europe transfère sur Israël sa propre culpabilité coloniale. Sous prétexte de solidarité avec les Palestiniens, l’Europe parle moins de la Palestine que d’elle-même : de ses crimes, de ses refoulements, de ses dettes historiques.

Au fond, que produit cette accusation ?

Elle n’est fondée ni juridiquement ni historiquement. Elle n’est donc plus un outil d’analyse, mais un instrument de délégitimation. Elle ne décrit pas des faits ; elle produit un verdict moral total. Une fois Israël rangé dans la catégorie des génocidaires, il n’y a plus de débat possible : il n’y a plus qu’un État à faire disparaître de la surface de la terre.
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Re: Conflit israelo-palestinien 4: so you’re back, from outer sp

Messagede Ghinzani le 09 Oct 2026, 10:10

Feyd a écrit:Il est fou lui ! :D

https://www.lepoint.fr/societe/le-confl ... XYS2UCKJE/

« Le conflit à Gaza ne remplit aucun des critères qui définissent un génocide »

ENTRETIEN. Alors que la population de Gaza ne s’est pas effondrée, le discours sur le génocide a prospéré. Comment expliquer un tel hiatus ? Joël Kotek, professeur à l’Université libre de Bruxelles, creuse la question dans son dernier livre.

Il publie le 7 octobre aux éditions Hermann Le génocide à l’épreuve de Gaza, essai sur un mot dévoyé. Historien spécialiste de la Shoah, Joël Kotek part des faits et des chiffres. Même selon les données du Hamas, à prendre avec les précautions requises, les combats effroyables dans la bande de Gaza ne l’ont pas vidée de sa population.

La mortalité est très élevée, mais elle reste sans commune mesure avec celles des génocides du XXe siècle, de l’Arménie au Rwanda en passant par le massacre des Juifs pendant la Seconde Guerre mondiale. L’armée israélienne aurait-elle raté son objectif ? Non, considère l’historien. Elle n’a tout simplement jamais eu d’intention génocidaire. Entretien.

Le Point : pourquoi refusez-vous de parler de génocide à Gaza ?

Joël Kotek : Parce qu’aujourd’hui, on emploie « génocide » comme synonyme de « massacre ». Or ce n’est pas la même chose. Il y a une véritable passion mondiale pour ce mot, et François Zimeray l’a bien relevé. Comme l’écrit Bernard Bruneteau, professeur d’histoire contemporaine à l’université de Rennes, le génocide est devenu un concept à la « charge quasi théologique » : il sert à désigner le mal absolu. Le problème, c’est qu’un concept qui veut tout dire ne veut plus rien dire. Et le conflit entre Israël et le Hamas ne répond pas aux critères qui définissent ce crime.

Quels sont ces critères ?

Le droit en retient cinq. D’abord, la nature de l’acte : le génocide est un homicide de masse. On parle de l’élimination physique, biologique, d’un groupe, pas de destructions matérielles. Ensuite, la victime : un groupe humain désarmé, défini comme tel par son persécuteur, souvent selon des critères raciaux arbitraires. Troisième critère, l’ampleur. La Convention de 1948 parle de détruire un groupe « en tout ou en partie ».

Il doit s’agir, comme le disait déjà Raphael Lemkin, d’une « part substantielle » du groupe, assez importante pour menacer sa survie. Quatrième critère : les victimes sont visées « comme telles », c’est-à-dire parce qu’elles appartiennent au groupe, quels que soient leur âge ou leur sexe. Enfin, l’intention. C’est le plus difficile à prouver : il faut établir la volonté spécifique de détruire le groupe, ce que les juristes appellent le dolus specialis.

Et Gaza ne remplit pas ces conditions ?

Non. La guerre menée par Israël ne vise pas la population palestinienne en tant que telle. Elle vise un groupe armé terroriste, le Hamas, responsable de la séquence génocidaire du 7 Octobre.

Vous ajoutez un sixième critère, celui de l’historien.

Oui, et pour moi il est crucial : la décision. Quand un génocide est décidé, cela se voit dans les chiffres. La population civile désarmée disparaît presque immédiatement. Les génocides, ce sont des massacres à froid, systématiques, d’une intensité inouïe. Une fois la décision prise, le nombre de victimes explose. Et ce sont toujours des civils sans défense, de la Namibie au Rwanda.

Faisons une arithmétique simple. Le génocide des Arméniens, c’est 3 000 civils assassinés chaque jour pendant quinze mois. Celui des Juifs, 4 400 civils assassinés chaque jour de 1941 à 1945. Celui des Tutsis, 8 000 civils assassinés chaque jour pendant cent jours. Gaza, c’est 74 000 morts en trois ans, 70 par jour, dont au moins 17 000 combattants. Ce ne sont pas les mêmes ordres de grandeur.

D’où vient alors ce succès du mot ?

Il y a trente ans déjà, l’historien belge Maxime Steinberg disait que « génocide » est un mot malade. C’est encore plus vrai aujourd’hui, vu les usages intempestifs qu’on en fait. Le mot est devenu un fétiche, un totem qu’on brandit pour désigner des réalités qui n’ont rien à voir entre elles.

Le 7 Octobre, en revanche, relève selon vous du génocide.

Oui. Le 7 Octobre est une journée, une séquence génocidaire. Sa signature, c’est la volonté d’extermination systématique. Ce fut un massacre à chaud et à froid : volontaire, prémédité, systématique. Hors la centaine d’otages, toutes les personnes à portée de balle, y compris musulmanes et asiatiques, ont été assassinées. En droit pénal, c’est l’équivalent de l’assassinat, par opposition au meurtre.

N’est-ce pas minimiser la souffrance des Palestiniens ?

Pas du tout. Il ne s’agit évidemment pas de nier la gravité de la guerre à Gaza, ni la souffrance bien réelle des Palestiniens. Mais on doit s’interroger sur l’usage obsessionnel du mot « génocide » dès qu’il s’agit d’Israël. Car cette accusation n’est jamais neutre lorsqu’elle vise l’État juif.

Que voulez-vous dire ?

Cette obsession s’inscrit à mon avis dans la longue histoire des représentations antijuives. Elle en réactive de vieux motifs sous une forme laïque, juridique, humanitaire. La guerre entre Israël et le Hamas offre aux vieux imaginaires antisémites, réactionnaires comme progressistes, chrétiens comme musulmans, l’occasion de se reformuler dans le langage des droits humains. Sous couvert de défendre la Palestine, on libère des passions longtemps retenues par la mémoire de la Shoah.

Ce qui frappe, c’est que cette haine ne se présente presque jamais comme haine des Juifs. Elle se donne pour vertu morale, pour indignation légitime, pour solidarité avec des victimes. L’antisémitisme n’avait pas disparu ; il était en sommeil, tenu en respect par le souvenir d’Auschwitz. Il attendait une nouvelle grammaire morale pour redevenir acceptable. Cette grammaire existe désormais.

Laquelle ?

Le Juif déicide, le Juif empoisonneur, le Juif tueur d’enfants, le Juif conspirateur ont simplement été traduits dans la langue politique d’aujourd’hui. Israël serait l’État meurtrier, l’État colonial, l’État nazi, l’État génocidaire par excellence. Ce qui se disait hier dans le langage de la théologie, de la question sociale ou de la race se dit aujourd’hui dans celui de l’antiracisme, de l’anticolonialisme et du droit international.

Vous parlez aussi de « palestinisme ».

C’est le terme de Pierre-André Taguieff. Il ne désigne pas la défense légitime des droits des Palestiniens, mais la sacralisation idéologique et émotionnelle de leur cause. Le palestinisme fonctionne comme une religion civile. Il rassemble des colères très différentes, donne un langage commun à des frustrations sociales, culturelles et identitaires, et soude des groupes qui n’ont rien en commun autour d’un même objet de rejet : Israël. La force de l’antisémitisme, c’est d’agréger des haines contraires.

Concrètement, à qui profite l’accusation de génocide ?

À beaucoup de monde, et c’est ce qui fait sa force. Elle permet aux antisémites traditionnels de reformuler leur haine dans un langage moral. Elle permet aux héritiers des sociétés compromises dans la Shoah de retourner l’accusation. Elle permet à la gauche radicale de replacer les Juifs du côté des dominants. Elle permet aussi à certains Juifs antisionistes de justifier une hostilité ancienne au sionisme. Les marxistes juifs y étaient opposés par principe, bien avant le conflit israélo-palestinien.

Salir Israël leur permet d’oublier les compromissions des communistes juifs avec l’URSS, y compris quand Moscou menait des campagnes antisémites sous couvert d’antisionisme, sans même parler du pacte germano-soviétique. Les trotskistes, eux, peuvent faire oublier qu’ils ont refusé de prendre les armes contre les nazis, contrairement aux sionistes et aux communistes, il est vrai après avril 1941.

Le même refoulement opère dans le monde arabe. On a totalement effacé des mémoires le Grand Mufti de Jérusalem, Hadj Amin al-Husseini, allié de Hitler. Là aussi, nazifier Israël permet de solder l’histoire à bon compte : ceux qui furent tentés par l’alliance avec les nazis nazifient Israël.

Vous faites un lien avec le vieux « crime rituel ».

Oui. L’accusation de génocide prolonge, sous une forme modernisée, deux figures anciennes de l’antijudaïsme : le déicide et l’infanticide. Pendant des siècles, on a accusé les Juifs d’avoir tué le Christ et de verser le sang des enfants chrétiens. Le langage change, mais la mécanique symbolique reste la même.

Hier, le Juif versait le sang chrétien ; aujourd’hui, Israël verserait le sang palestinien avec une intention exterminatrice. C’est en ce sens que le « libelle de génocide » fonctionne comme une version contemporaine du libelle de sang. On n’impute plus aux Juifs un crime rituel imaginaire, mais le crime suprême du droit international, sans trop se soucier des preuves qu’il exige.

À la culpabilité de la Shoah s’ajoute une culpabilité coloniale. Depuis les années 1990, la théorie du « colonialisme de peuplement » présente Israël non plus comme le refuge d’un peuple persécuté, mais comme le dernier avatar du colonialisme occidental. Le Juif cesse d’être le survivant ; il devient le colon. Il n’est plus le paria de l’Europe, il en serait l’avant-garde impériale au Proche-Orient.

C’est une inversion historique absurde. Israël est né aussi d’une lutte de libération nationale contre l’Empire britannique, et de la décolonisation des Juifs d’Europe et d’Orient. Réduire son histoire à une entreprise coloniale, c’est effacer à la fois la Shoah, l’exil forcé des Juifs des pays arabes et la dimension émancipatrice, décoloniale, du sionisme. Mais l’intérêt symbolique est évident : l’Europe transfère sur Israël sa propre culpabilité coloniale. Sous prétexte de solidarité avec les Palestiniens, l’Europe parle moins de la Palestine que d’elle-même : de ses crimes, de ses refoulements, de ses dettes historiques.

Au fond, que produit cette accusation ?

Elle n’est fondée ni juridiquement ni historiquement. Elle n’est donc plus un outil d’analyse, mais un instrument de délégitimation. Elle ne décrit pas des faits ; elle produit un verdict moral total. Une fois Israël rangé dans la catégorie des génocidaires, il n’y a plus de débat possible : il n’y a plus qu’un État à faire disparaître de la surface de la terre.

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Re: Conflit israelo-palestinien 4: so you’re back, from outer sp

Messagede Feyd le 09 Oct 2026, 11:07

Parce qu'il contredit de façon détaillée le terme impropre de génocide employé par la propagande gauchiste. Et ça, ça doit pas faire plaisir à certains.
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Re: Conflit israelo-palestinien 4: so you’re back, from outer sp

Messagede Ghinzani le 09 Oct 2026, 12:00

Feyd a écrit:Parce qu'il contredit de façon détaillée le terme impropre de génocide employé par la propagande gauchiste. Et ça, ça doit pas faire plaisir à certains.

Ah ok , donc tu trouves son approche digne d'intérêt.. :D
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