Modérateurs: Garion, Silverwitch
Ouais_supère a écrit:Stef, t'es chiant
L’un des faits marquants de la campagne pour les « primaires » de la Droite et du Centre, dont le premier tour se déroulait le dimanche 20 novembre a été la spectaculaire remontée de François Fillon. Cette remontée s’est soldé par un résultat imprévu : François Fillon enregistre plus de 44% des 4 millions d’électeurs qui se sont déplacés pour cette primaire, devançant de loin Alain Juppé (28%) et Nicolas Sarkozy (environ 20%).
L’une des raisons qui explique ce résultat est certainement la volonté de nombreux électeurs de droite d’échapper à l’alternative Juppé-Sarkozy. Il est vrai qu’entre la momie, transformé par la presse en clone de François Hollande, et l’Excité-Chef, le choix ne soit guère appétissant. En un sens, la victoire au premier tour de François Fillon est aussi une défaite de la presse et de la tentative d’imposer un candidat des médias.
Une autre raison a pu être le programme de François Fillon. Ce candidat a produit un véritable programme, fort détaillé. C’est un de ses points forts, comparé au vide intersidéral de personnes comme Copé, Le Maire ou « NKM » ; mais c’est aussi un point faible car la précision même du programme attire logiquement un œil critique. Et, si l’on peut partager certaines des propositions de François Fillon, d’autres sont incontestablement inquiétantes.
L’homme d’un programme
François Fillon a dit et écrit des choses assez justes sur plusieurs thématiques. Qu’il s’agisse de l’éducation, où il entend faire la chasse aux « pédagogistes », ou sur la sécurité publique, ou il dit fort justement que les lois et règlements permettant d’assurer la sécurité des français face au terrorismes existent déjà et que la véritable question posée est celle de la volonté de l’Etat à appliquer ses lois, on ne peut être que d’accord. Rien n’est pire pour l’autorité de l’Etat que la multiplication de lois et de mesures qui ne sont pas appliquées. On peut penser que les prestations de François Fillon sur le terrorisme, en particulier son débat avec le juge Trevidic sur France-2, n’ont pas été étrangères à sa percée spectaculaire lors du premier tour de la primaire de la Droite et du Centre.
De même, en politique étrangère, il entend rééquilibrer la position de la France, en particulier au Moyen-Orient, et rouvrir le dialogue avec la Russie. Ces mesures s’imposent à l’évidence. Le fait que dans sa tournée d’adieux le Président des Etats-Unis, M. Barack Obama, n’ait pas souhaité se rendre à Paris, alors qu’il fit un voyage remarqué à Berlin et à Athènes (quoi que pas pour les mêmes raisons) devraient faire réfléchir tous ceux qui pensent que la politique étrangère est chose importante. La France est, provisoirement, sortie de l’Histoire du fait de son alignement inconditionnel sur l’Allemagne et les Etats-Unis. Barack Obama, en homme occupé, n‘avait pas de temps à perdre. Il a « zappé » Paris et son insignifiant Président.
Mais, ces choses justes ne sont pas suffisantes. François Fillon se présente à nos yeux comme un homme neuf. Nous n’oublions pas cependant qu’il fut pendant cinq ans le Premier-ministre de Nicolas Sarkozy et qu’à ce titre il doit en embrasser le bilan. Nous n’oublions pas que des mesures désastreuses, comme l’implication de la France dans le drame libyen et la conversion de la politique française à l’atlantisme et à l’idéologie « néoconservatrice », ou la fameuse réforme Chatel, du nom de cet ancien DRH de L’Oréal passé à l’Education National, qui entendait supprimer l’enseignement de l’Histoire en classes de terminales scientifiques furent prises alors qu’il était Premier-ministre. Il est bien temps aujourd’hui de dire que la politique étrangère de la France est désastreuse ou qu’il faut reconstruire un récit (et non un « roman ») national ; quelle crédibilité peut-on avoir quand on n’a pas fait une profonde autocritique sur son action passée ? Mais surtout, on ne peut oublier que François Fillon fut à l’origine, par sa politique, de la forte hausse du chômage que la France a connue à partir de l’été 2011.
Graphique 1
Le chômage et la politique de François Fillon
(nombre de demandeurs d’emploi des catégories A, B et D de la Dares)
a-01-gr1-aout16
SOURCE: CHIFFRES DE LA DARES
Le père du chômage ?
C’est donc sur le versant économique que le projet politique de François Fillon pêche le plus. Il n’y a eu aucune autocritique sur les politiques qu’il a conduites en tant que Premier-ministre, si ce n’est pour exprimer des regrets de ne pas avoir fait plus d’austérité. Pire, son programme nous annonce un renforcement de ces mesures néfastes. Prenons ainsi les 5 premières mesures de son programme :
100 milliards d’euros d’économies en 5 ans sur les dépenses publiques.
40 milliards de baisse des charges pour les entreprises et 10 milliards d’allégements sociaux et fiscaux pour les ménages.
Fin des 35 heures dans le secteur privé et retour aux 39 heures dans la fonction publique.
Suppression de l’ISF pour aider au financement des entreprises,
Recul de l’âge de la retraite à 65 ans et unifier tous les régimes de retraite pour maintenir le pouvoir d’achat des retraites
La première de ces mesures pose la question de la croissance. De telles réductions des dépenses publiques, environ 1% du PIB par an en moyenne, cela est maintenant admis par une majorité des économistes, y compris les économistes du Fond Monétaire International[1], auront un impact très négatif sur la croissance, et donc sur l’emploi. On ne demande certes pas à un homme politique de lire des travaux d’économistes. Mais, à tout le moins, ceci prouve qu’il est fort mal conseillé, et surtout qu’il n’a tiré nulle leçon de sa précédente expérience du pouvoir. D’ailleurs, le programme de François Fillon est en complet décalage avec ce que proposent les conservateurs anglais avec Mme Theresa May, ou ce que promet Donald Trump. Et cela, pour le coup, on est bien fondé à le lui reprocher. Non qu’il ne faille réviser l’orientation des dépenses. Le budget de l’Etat délaisse l’investissement de compétitivité du territoire au profit de dépenses clientélistes. Il faut donc réallouer une partie des dépenses publiques et non supprimer.
La « baisse des charges », qui est la deuxième mesure, est en réalité une baisse des cotisations. Il faudra donc baisser d’un même chiffre les prestations sociales OU faire payer aux salariés (ou aux contribuables) ce qui ne le sera plus par les entreprises. Ce qui exercera, là encore, un effet profondément dépressif sur la croissance et l’emploi. L’effet dépressif de ce choc fiscal, que François Fillon veut faire passer par la TVA, l’emportera sur les aspects positifs d’une baisse de la contribution des entreprises. Ici encore, c’est l’investissement qui sera la première victime, car les entreprises, pour construire leurs prévisions d’investissements, se fondent sur les perspectives de la consommation.
La troisième mesure est la fin des 35 heures, ce qui représente une des « vaches sacrées » de la Droite en France. Mais, faire travailler à 39h dans toutes les professions, cela se traduira par une diminution des heures supplémentaires et donc une baisse du revenu des ménages, avec par conséquence une baisse de la croissance et de l’emploi.
La quatrième mesure, la suppression de l’ISF, est elle aussi une des « vaches sacrées » de la Droite. Non que ce dernier impôt soit parfait. Il est évident qu’il nécessite des modifications. Mais, là aussi, Fillon jette le bébé avec l’eau du bain.
Quant à la cinquième mesure, elle porte non seulement sur le recul de l’âge de la retraite à 65 ans mais aussi sur l’unification des régimes de retraites, et donc la fin des régimes spéciaux. Cette dernière mesure à l’apparence de la « justice » pour elle ; mais l’apparence seulement. En effet, dans les régimes spéciaux, on a des fonctionnaires dont les conditions de travail se sont profondément aggravées depuis une vingtaine d’années, et en particulier les fonctionnaires qui sont « au contact du public » comme on dit, et qui sont constamment en buttes aux incivilités, quand ce n’est pire. Retirer les droits particuliers dont ils bénéficient aujourd’hui ne peut que conduire à une profonde démotivation de ces fonctionnaires, que ce soit les policiers, les personnels de santé ou les enseignants, au moment même où ces fonctionnaires donnent des signes inquiétants d’épuisement. Soit on remontera de manière très significative (au moins 30%) leurs rémunérations, et l’on s’engagera à embaucher plus dans ces secteurs, soit il faut s’attendre à un effondrement de ces services fondamentaux, sur lesquels l’Etat et la République s’appuient. Ces mesures, en apparence dictée par la « justice » contiennent en réalité une injustice si criante qu’elles pourraient bien aboutir à une crise majeure de l’Etat. François Fillon prend ici, et l’on pèse ces mots, le risque d’être – s’il est en mesure d’appliquer son programme – l’homme qui aura détruit la République et l’Etat.
Un européisme fondamental
Fondamentalement, François Fillon est conscient du déficit de compétitivité qui s’est établi entre la France et ses principaux partenaires. Mais il raisonne « comme si » on pouvait parler de cette question sans aborder le problème des parités de change, c’est à dire le problème de l’Euro. La cécité dont il fait preuve à cet égard est assez étonnante. Il le fait parce qu’il ne veut sous aucun prétexte remettre en cause la monnaie unique. Or, l’existence d’un écart lié à la fois à la sous-évaluation de la monnaie allemande dans le cadre de l’Euro et à la surévaluation de la monnaie française est indéniable. Une étude du FMI, encore lui, l’évalue à 21%[2]. On peut considérer cette évaluation comme juste, tout comme on peut considérer qu’elle tend à sous-estimer l’ampleur du problème.
En fait, sans un écart du taux de change d’au moins 25% entre l’Allemagne et la France (et sans doute plus, de l’ordre de 30%), la France n’est pas compétitive. Mais, comment peut on obtenir un tel écart dans un régime qui fixe les parités monétaires, tout comme l’étalon-Or des années vingt et trente du vingtième siècle le faisait ?
Alors cet écart peut, bien sûr, être obtenu en faisant baisser les salaires en France et en espérant que ces mêmes salaires augmentent en Allemagne. Mais, même en espérant, ce qui est en réalité illusoire, une hausse réelle de 10% en Allemagne, cela implique une baisse de 15% en France, avec les effets dévastateurs qu’aura une telle politique sur l’économie française, et ce d’autant plus que nous sommes, et selon les propres mots de François Fillon, dans une situation grave, avec un très fort chômage et une baisse de l’investissement.
L’autre solution, qui serait non seulement incontestablement moins coûteuse, mais aussi dont la garantie de succès est considérablement plus élevée, consisterait à sortir de l’Euro, à laisser le « nouveau » Franc se déprécier d’environ 10% tandis que l’Euro allemand (et plus certainement encore le DM, car une sortie de la France ferait exploser la zone Euro) se réapprécierait d’environ 20%. Cette solution est en réalité la seule qui permette à la fois de résorber une partie du chômage de masse que nous connaissons (entre 1,5 et 2,0 millions à court terme), et de rééquilibrer nos comptes sociaux (moins de chômage signifiant plus de cotisations et moins de prestations) mais aussi nos comptes publics.
On a donc le sentiment que François Fillon promet à la France une politique qui va s’avérer extrêmement douloureuse et ceci sans aucune garantie de succès, alors qu’il pourrait proposer une autre politique dont le succès, lui, est garanti. On est bien ici en présence d’un aveuglement idéologique, d’une clôture autistique, qu’il partage – il faut l’ajouter – avec ses adversaires de la primaire de la Droite et du Centre, mais aussi avec les candidats potentiels de la gauche traditionnelles.
François Fillon, de Gaulle et Jean Monnet
La raison en est que François Fillon n’arrive pas à couper les ponts avec l’européisme, qu’il a pourtant critiqué que ce soit aujourd’hui ou dans le passé. Il reste soumis à cette idéologie et incapable de voir qu’elle détruit non seulement la France mais aussi l’Europe toute entière. L’aveuglement de François Fillon sur ce point a des conséquences extrêmement profondes et graves sur le reste de son programme. Il ôte toute cohérence à l’effort qu’il veut faire pour restaurer la souveraineté de la France, et assurer les conditions de sa véritable indépendance. François Fillon prétend parler comme de Gaulle, mais il pense comme Jean Monnet.
Derrière le discours gaullien qu’il affectionne et derrière la posture d’héritier qu’il se donne, il faut reconnaître la réalité de la soumission aux règles européennes, une soumission qui, en définitive, détruira ce que la coopération avec les autres nations a pu construire de positif. Car, la coopération ne se construit jamais dans la soumission, et cette vérité historique, François Fillon semble l’avoir décidément oubliée.
PAR JACQUES SAPIR | 21 NOVEMBRE 2016
Shoemaker a écrit:Bon, revenons à des choses plus "sérieuses"...![]()
Un petit résumé sur le cas Fillon, par J. Sapir
http://russeurope.hypotheses.org/5440L’un des faits marquants de la campagne pour les « primaires » de la Droite et du Centre, dont le premier tour se déroulait le dimanche 20 novembre a été la spectaculaire remontée de François Fillon. Cette remontée s’est soldé par un résultat imprévu : François Fillon enregistre plus de 44% des 4 millions d’électeurs qui se sont déplacés pour cette primaire, devançant de loin Alain Juppé (28%) et Nicolas Sarkozy (environ 20%).
L’une des raisons qui explique ce résultat est certainement la volonté de nombreux électeurs de droite d’échapper à l’alternative Juppé-Sarkozy. Il est vrai qu’entre la momie, transformé par la presse en clone de François Hollande, et l’Excité-Chef, le choix ne soit guère appétissant. En un sens, la victoire au premier tour de François Fillon est aussi une défaite de la presse et de la tentative d’imposer un candidat des médias.
Une autre raison a pu être le programme de François Fillon. Ce candidat a produit un véritable programme, fort détaillé. C’est un de ses points forts, comparé au vide intersidéral de personnes comme Copé, Le Maire ou « NKM » ; mais c’est aussi un point faible car la précision même du programme attire logiquement un œil critique. Et, si l’on peut partager certaines des propositions de François Fillon, d’autres sont incontestablement inquiétantes.
L’homme d’un programme
François Fillon a dit et écrit des choses assez justes sur plusieurs thématiques. Qu’il s’agisse de l’éducation, où il entend faire la chasse aux « pédagogistes », ou sur la sécurité publique, ou il dit fort justement que les lois et règlements permettant d’assurer la sécurité des français face au terrorismes existent déjà et que la véritable question posée est celle de la volonté de l’Etat à appliquer ses lois, on ne peut être que d’accord. Rien n’est pire pour l’autorité de l’Etat que la multiplication de lois et de mesures qui ne sont pas appliquées. On peut penser que les prestations de François Fillon sur le terrorisme, en particulier son débat avec le juge Trevidic sur France-2, n’ont pas été étrangères à sa percée spectaculaire lors du premier tour de la primaire de la Droite et du Centre.
De même, en politique étrangère, il entend rééquilibrer la position de la France, en particulier au Moyen-Orient, et rouvrir le dialogue avec la Russie. Ces mesures s’imposent à l’évidence. Le fait que dans sa tournée d’adieux le Président des Etats-Unis, M. Barack Obama, n’ait pas souhaité se rendre à Paris, alors qu’il fit un voyage remarqué à Berlin et à Athènes (quoi que pas pour les mêmes raisons) devraient faire réfléchir tous ceux qui pensent que la politique étrangère est chose importante. La France est, provisoirement, sortie de l’Histoire du fait de son alignement inconditionnel sur l’Allemagne et les Etats-Unis. Barack Obama, en homme occupé, n‘avait pas de temps à perdre. Il a « zappé » Paris et son insignifiant Président.
Mais, ces choses justes ne sont pas suffisantes. François Fillon se présente à nos yeux comme un homme neuf. Nous n’oublions pas cependant qu’il fut pendant cinq ans le Premier-ministre de Nicolas Sarkozy et qu’à ce titre il doit en embrasser le bilan. Nous n’oublions pas que des mesures désastreuses, comme l’implication de la France dans le drame libyen et la conversion de la politique française à l’atlantisme et à l’idéologie « néoconservatrice », ou la fameuse réforme Chatel, du nom de cet ancien DRH de L’Oréal passé à l’Education National, qui entendait supprimer l’enseignement de l’Histoire en classes de terminales scientifiques furent prises alors qu’il était Premier-ministre. Il est bien temps aujourd’hui de dire que la politique étrangère de la France est désastreuse ou qu’il faut reconstruire un récit (et non un « roman ») national ; quelle crédibilité peut-on avoir quand on n’a pas fait une profonde autocritique sur son action passée ? Mais surtout, on ne peut oublier que François Fillon fut à l’origine, par sa politique, de la forte hausse du chômage que la France a connue à partir de l’été 2011.
Graphique 1
Le chômage et la politique de François Fillon
(nombre de demandeurs d’emploi des catégories A, B et D de la Dares)
a-01-gr1-aout16
SOURCE: CHIFFRES DE LA DARES
Le père du chômage ?
C’est donc sur le versant économique que le projet politique de François Fillon pêche le plus. Il n’y a eu aucune autocritique sur les politiques qu’il a conduites en tant que Premier-ministre, si ce n’est pour exprimer des regrets de ne pas avoir fait plus d’austérité. Pire, son programme nous annonce un renforcement de ces mesures néfastes. Prenons ainsi les 5 premières mesures de son programme :
100 milliards d’euros d’économies en 5 ans sur les dépenses publiques.
40 milliards de baisse des charges pour les entreprises et 10 milliards d’allégements sociaux et fiscaux pour les ménages.
Fin des 35 heures dans le secteur privé et retour aux 39 heures dans la fonction publique.
Suppression de l’ISF pour aider au financement des entreprises,
Recul de l’âge de la retraite à 65 ans et unifier tous les régimes de retraite pour maintenir le pouvoir d’achat des retraites
La première de ces mesures pose la question de la croissance. De telles réductions des dépenses publiques, environ 1% du PIB par an en moyenne, cela est maintenant admis par une majorité des économistes, y compris les économistes du Fond Monétaire International[1], auront un impact très négatif sur la croissance, et donc sur l’emploi. On ne demande certes pas à un homme politique de lire des travaux d’économistes. Mais, à tout le moins, ceci prouve qu’il est fort mal conseillé, et surtout qu’il n’a tiré nulle leçon de sa précédente expérience du pouvoir. D’ailleurs, le programme de François Fillon est en complet décalage avec ce que proposent les conservateurs anglais avec Mme Theresa May, ou ce que promet Donald Trump. Et cela, pour le coup, on est bien fondé à le lui reprocher. Non qu’il ne faille réviser l’orientation des dépenses. Le budget de l’Etat délaisse l’investissement de compétitivité du territoire au profit de dépenses clientélistes. Il faut donc réallouer une partie des dépenses publiques et non supprimer.
La « baisse des charges », qui est la deuxième mesure, est en réalité une baisse des cotisations. Il faudra donc baisser d’un même chiffre les prestations sociales OU faire payer aux salariés (ou aux contribuables) ce qui ne le sera plus par les entreprises. Ce qui exercera, là encore, un effet profondément dépressif sur la croissance et l’emploi. L’effet dépressif de ce choc fiscal, que François Fillon veut faire passer par la TVA, l’emportera sur les aspects positifs d’une baisse de la contribution des entreprises. Ici encore, c’est l’investissement qui sera la première victime, car les entreprises, pour construire leurs prévisions d’investissements, se fondent sur les perspectives de la consommation.
La troisième mesure est la fin des 35 heures, ce qui représente une des « vaches sacrées » de la Droite en France. Mais, faire travailler à 39h dans toutes les professions, cela se traduira par une diminution des heures supplémentaires et donc une baisse du revenu des ménages, avec par conséquence une baisse de la croissance et de l’emploi.
La quatrième mesure, la suppression de l’ISF, est elle aussi une des « vaches sacrées » de la Droite. Non que ce dernier impôt soit parfait. Il est évident qu’il nécessite des modifications. Mais, là aussi, Fillon jette le bébé avec l’eau du bain.
Quant à la cinquième mesure, elle porte non seulement sur le recul de l’âge de la retraite à 65 ans mais aussi sur l’unification des régimes de retraites, et donc la fin des régimes spéciaux. Cette dernière mesure à l’apparence de la « justice » pour elle ; mais l’apparence seulement. En effet, dans les régimes spéciaux, on a des fonctionnaires dont les conditions de travail se sont profondément aggravées depuis une vingtaine d’années, et en particulier les fonctionnaires qui sont « au contact du public » comme on dit, et qui sont constamment en buttes aux incivilités, quand ce n’est pire. Retirer les droits particuliers dont ils bénéficient aujourd’hui ne peut que conduire à une profonde démotivation de ces fonctionnaires, que ce soit les policiers, les personnels de santé ou les enseignants, au moment même où ces fonctionnaires donnent des signes inquiétants d’épuisement. Soit on remontera de manière très significative (au moins 30%) leurs rémunérations, et l’on s’engagera à embaucher plus dans ces secteurs, soit il faut s’attendre à un effondrement de ces services fondamentaux, sur lesquels l’Etat et la République s’appuient. Ces mesures, en apparence dictée par la « justice » contiennent en réalité une injustice si criante qu’elles pourraient bien aboutir à une crise majeure de l’Etat. François Fillon prend ici, et l’on pèse ces mots, le risque d’être – s’il est en mesure d’appliquer son programme – l’homme qui aura détruit la République et l’Etat.
Un européisme fondamental
Fondamentalement, François Fillon est conscient du déficit de compétitivité qui s’est établi entre la France et ses principaux partenaires. Mais il raisonne « comme si » on pouvait parler de cette question sans aborder le problème des parités de change, c’est à dire le problème de l’Euro. La cécité dont il fait preuve à cet égard est assez étonnante. Il le fait parce qu’il ne veut sous aucun prétexte remettre en cause la monnaie unique. Or, l’existence d’un écart lié à la fois à la sous-évaluation de la monnaie allemande dans le cadre de l’Euro et à la surévaluation de la monnaie française est indéniable. Une étude du FMI, encore lui, l’évalue à 21%[2]. On peut considérer cette évaluation comme juste, tout comme on peut considérer qu’elle tend à sous-estimer l’ampleur du problème.
En fait, sans un écart du taux de change d’au moins 25% entre l’Allemagne et la France (et sans doute plus, de l’ordre de 30%), la France n’est pas compétitive. Mais, comment peut on obtenir un tel écart dans un régime qui fixe les parités monétaires, tout comme l’étalon-Or des années vingt et trente du vingtième siècle le faisait ?
Alors cet écart peut, bien sûr, être obtenu en faisant baisser les salaires en France et en espérant que ces mêmes salaires augmentent en Allemagne. Mais, même en espérant, ce qui est en réalité illusoire, une hausse réelle de 10% en Allemagne, cela implique une baisse de 15% en France, avec les effets dévastateurs qu’aura une telle politique sur l’économie française, et ce d’autant plus que nous sommes, et selon les propres mots de François Fillon, dans une situation grave, avec un très fort chômage et une baisse de l’investissement.
L’autre solution, qui serait non seulement incontestablement moins coûteuse, mais aussi dont la garantie de succès est considérablement plus élevée, consisterait à sortir de l’Euro, à laisser le « nouveau » Franc se déprécier d’environ 10% tandis que l’Euro allemand (et plus certainement encore le DM, car une sortie de la France ferait exploser la zone Euro) se réapprécierait d’environ 20%. Cette solution est en réalité la seule qui permette à la fois de résorber une partie du chômage de masse que nous connaissons (entre 1,5 et 2,0 millions à court terme), et de rééquilibrer nos comptes sociaux (moins de chômage signifiant plus de cotisations et moins de prestations) mais aussi nos comptes publics.
On a donc le sentiment que François Fillon promet à la France une politique qui va s’avérer extrêmement douloureuse et ceci sans aucune garantie de succès, alors qu’il pourrait proposer une autre politique dont le succès, lui, est garanti. On est bien ici en présence d’un aveuglement idéologique, d’une clôture autistique, qu’il partage – il faut l’ajouter – avec ses adversaires de la primaire de la Droite et du Centre, mais aussi avec les candidats potentiels de la gauche traditionnelles.
François Fillon, de Gaulle et Jean Monnet
La raison en est que François Fillon n’arrive pas à couper les ponts avec l’européisme, qu’il a pourtant critiqué que ce soit aujourd’hui ou dans le passé. Il reste soumis à cette idéologie et incapable de voir qu’elle détruit non seulement la France mais aussi l’Europe toute entière. L’aveuglement de François Fillon sur ce point a des conséquences extrêmement profondes et graves sur le reste de son programme. Il ôte toute cohérence à l’effort qu’il veut faire pour restaurer la souveraineté de la France, et assurer les conditions de sa véritable indépendance. François Fillon prétend parler comme de Gaulle, mais il pense comme Jean Monnet.
Derrière le discours gaullien qu’il affectionne et derrière la posture d’héritier qu’il se donne, il faut reconnaître la réalité de la soumission aux règles européennes, une soumission qui, en définitive, détruira ce que la coopération avec les autres nations a pu construire de positif. Car, la coopération ne se construit jamais dans la soumission, et cette vérité historique, François Fillon semble l’avoir décidément oubliée.
PAR JACQUES SAPIR | 21 NOVEMBRE 2016


Shoemaker a écrit:Tu veux te placer dans une position haute, hors d'atteinte, celle du sniper : "personne ne sais ce que je pense subtilement, mais je tire sur tous ceux qui ont le malheur de "s'exposer" naïvement".
Moi j'ai du mal, à débattre sur tes opinions en l'occurrence. Alors expose les clairement, et voilà. Si tu n'es ni pour l'un ni pour l'autre, soit. Mais alors tape autant sur l'un que sur l'autre. Et ne tape pas QUE sur ceux qui plus ou moins, disent un peu ou beaucoup de bien sur Fillon, par rapport à Juppé.
Hugues a écrit:Shoemaker, comme Silverwitch, je n'en ai rien à faire prendre parti pour tel ou tel en ces primaires ou même des primaires en général, de jouer à l'apothicaire qui se réjouirait de voir que la composition de la potion amère ou du poison contient quand même 0,2% d'essence de coquelicot (chouette) !
Je poste quelque chose sur Fillon parce que j'avais vu l'info.
J'en aurais eu une similaire sur Juppé, Le Pen, Macron, Mélenchon, Hollande ou je ne sais qui elle serait en ligne (il existe d'ailleurs quelque chose de similaire sur Juppé, venant d'un militant fillonniste, si vous cherchez mais la salle, beaucoup plus petite semble en train de se remplir, donc [je la connais bien cette salle toulousaine d'ailleurs, et il me semble improbable vu sa petite taille que la salle n'ait pas pu être remplie], ...)
Tout est analysé sur chaque topic électoral de manière partisane, c'est fou.
Je posterais parce que j'aurais un dessein partisan...
Il faut vraiment sortir de ce schéma, on ne s'en sort plus autrement (en même temps c'est sur que si on sort pas on en sort plus)
Hugues

Shoemaker a écrit:Mais quoi ! On discute, on palabre, on tâte, on voit venir, et on verra bien !
Il serait plus simple par contre, de dire simplement "ton opinion". Après, on peut discuter. Tu veux te placer dans une position haute, hors d'atteinte, celle du sniper : "personne ne sais ce que je pense subtilement, mais je tire sur tous ceux qui ont le malheur de "s'exposer" naïvement".
Moi j'ai du mal, à débattre sur tes opinions en l'occurrence. Alors expose les clairement, et voilà. Si tu n'es ni pour l'un ni pour l'autre, soit. Mais alors tape autant sur l'un que sur l'autre. Et ne tape pas QUE sur ceux qui plus ou moins, disent un peu ou beaucoup de bien sur Fillon, par rapport à Juppé.

Hugues a écrit:Puisque ce poison a été cultivé sur certains sujets depuis quelques mois, au point que un message anodin soit interprété de façon délirante comme partisane, je n'y participerai probablement plus.
Hugues

Je suis désolé, mais tu cherches à donner du sens à ce qui n'en n'a pas. Comme le dit Shoemaker, on voit très bien que dans la photo de la salle vide (qui n'est pas un contrechamp, il me semble, mais un plan élargi vue la position de la caméra/appareil photo par rapport à la première, mais je peux me tromper), il s'agit d'un moment de pause (personne en tribune, salle éclairée) sans indication de temps. EXIF de la photo please (avec heure et date). Donc ces photos n'ont aucun rapport entre elles. Elles en auraient s'il s'était agi d'un zoom/dézoom de la même scène à l'instant T et T + 1 ou 2 secondes. C'est une manipulation grossière, pour n'importe qui connaissant la prise de vue dans ce genre d'évènement (oui, je sais, je n'ai couvert que le salon de l'agriculture, des manches de championnat du monde de pizza -Hugues a écrit:L'heure sur BFMTV ne correspond pas à un direct mais à un JT. A 21h03 le meeting est terminé je crois (ou pas loin)
L'heure du tweet repris dans la seconde parti du montage est 21h02. mais là aussi les photos sont plus anciennes. Apparemment les photos ont été prises entre les discours de Lemaire et Wauquiez et l'enrtée de Fillon (c'est pour cela que la salle est debout et levée pour apercevoir Fillon alors qu'elle était plutôt sage et assise jusque là), vers 20h10.
En même temps c'est normal elle est pas si facile à remplir la salle:
C'est honteux on a payé des gens pour les faire enlever des chaises devant la photo !
Ah non c'est la dame journaliste qui nous manipule alors...? J'ai bon ?
Le problème c'est que, toujours posté à peu près au même moment (et sur la photo on voit Wauquiez, ça veut dire 20h/20h10
Bon j'ai compris en fait ils se sont entendus tous les deux, pour nous manipuler à la même heure #complot
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Hugues (Salam! )
- ou la foire à la saucisse de Trifouillis-Les-Oies - 

Silverwitch a écrit:Hugues a écrit:Puisque ce poison a été cultivé sur certains sujets depuis quelques mois, au point que un message anodin soit interprété de façon délirante comme partisane, je n'y participerai probablement plus.
Hugues
Pas mieux. Je propose de scinder les sujets: un pour la primaire de droite, un pour la primaire du PS, et un pour l'élection présidentielle.

Nicklaus a écrit:la machine à casser du fillon tourne à plein régime en ce moment dans les médias. C'est fou.A croire que la claque Trump n'a pas servi de leçon à ces crétins imbus de leur personne.

L'ex-FN Chauprade soutient Fillon pour barrer la route à Marine Le Pen
Déçu de l'échec de Nicolas Sarkozy, Aymeric Chauprade a trouvé un autre champion en la personne de François Fillon
Ancien conseiller de Marine Le Pen sur les affaires internationales, Aymeric Chauprade offre ses services à l'équipe de François Fillon pour démonter l'argumentaire du Front national.
Ancien cadre du FN qui fut l'un des proches conseillers de Marine Le Pen avant de se voir écarté, l'eurodéputé Aymeric Chauprade connaît bien Marine Le Pen qu'il soutenait jusqu'à l'année dernière. Fâché d'avoir été mis au ban pour ses propos sur l'islam et déçu par la ligne qu'il juge trop «socialiste-nationaliste», ce spécialiste des questions internationales se fait désormais le pourfendeur du programme de Marine Le Pen. Début novembre, dans un entretien accordé à Valeurs Actuelles, Aymeric Chauprade envisageait de rejoindre le Parti populaire européen (PPE) avec en tête l'idée de se rapprocher de Nicolas Sarkozy dans le contexte de la primaire LR.
Interrogé par L'Express ce mardi, il annonce désormais son soutien à François Fillon. «Je suis allé voter au premier tour pour Nicolas Sarkozy parce que je pensais qu'il avait de meilleures chances pour l'emporter. Je me suis trompé sur ce point, mais je ne renie pas du tout mon vote», confie Aymeric Chauprade, qui fait donc partie des 20% de sarkozystes déçus dimanche soir. «Je salue aussi l'incroyable campagne qu'a faite François Fillon, partant d'assez bas et en s'accrochant jusqu'au bout», explique ce géopoliticien favorable, comme François Fillon, à l'axe Paris-Moscou. «Il y a une convergence totale entre mes analyses et ce que dit François Fillon sur la nécessité de travailler avec la Russie et de remettre sur la table nos relations avec les monarchies sunnites du Golfe à cause de leurs ambiguïtés vis-à-vis du totalitarisme islamique», tient-il d'ailleurs à faire valoir.
Fillon, champion de la «droite hors les murs»
Mais au-delà de leurs convergences, Aymeric Chauprade, qui s'est désormais fait une spécialité de dénoncer l'attrait que suscite le FN, voit dans l'ancien premier ministre l'autre rempart efficace contre Marine Le Pen, puisque Nicolas Sarkozy n'est plus de la partie. «François Fillon peut bloquer l'accès du second tour de la présidentielle à Marine Le Pen. Il est capable d'attirer à lui une partie des voix de droite qui votent aujourd'hui Front national par dépit et par déception des Républicains qui ne portaient pas une ligne assumée. Aujourd'hui, François Fillon a éteint l'espace politique de ce que l'on appelait la ‘droite hors les murs'. Il l'a comblé spontanément», juge Chauprade, qui se raccorde volontiers à cette école de pensée.
En attendant, l'eurodéputé ne cache pas sa disponibilité pour dynamiser l'opération de siphonage de l'électorat frontiste qu'il appelle de ses vœux. «À l'issue de la primaire, je pense qu'une fois leur camp rassemblé, ils auront besoin d'élargir et de mettre en avant des personnalités capables d'expliquer pourquoi le FN ne fonctionne pas. Je serai à ce moment-là en effet à la disposition de François Fillon», fait savoir le fondateur du mouvement Les Français libres (LFL). «Je peux être celui qui témoigne, qui explique pourquoi le FN, où je suis passé, n'a pas la capacité à gouverner».
Au sein de la «droite hors les murs», Chauprade n'est pas le seul à voir en Fillon un adversaire redoutable pour Marine Le Pen. «Si c'est Fillon qui gagne la primaire, ce ne sera pas facile pour elle. Elle ne peut pas gagner sans l'électorat conservateur, essentiellement catholique. C'est l'une des clés de son succès.» L'édile en est convaincu, «ce n'est pas la question sociale mais identitaire qui fera l'élection», relève dans L'Express Robert Ménard, maire apparenté FN de Béziers.

von Rauffenstein a écrit:Silverwitch a écrit:Pas mieux. Je propose de scinder les sujets: un pour la primaire de droite, un pour la primaire du PS, et un pour l'élection présidentielle.
Je ne suis pas d'accord. Il s'agit du topic des présidentielles 2017 dont la primaire de la droite est une étape et que tout le monde aura oublié lundi prochain où l'on parlera d'autre chose, comme la primaire de la gauche dite "belle alliance".

von Rauffenstein a écrit:Je suis désolé, mais tu cherches à donner du sens à ce qui n'en n'a pas. Comme le dit Shoemaker, on voit très bien que dans la photo de la salle vide (qui n'est pas un contrechamp, il me semble, mais un plan élargi vue la position de la caméra/appareil photo par rapport à la première, mais je peux me tromper), il s'agit d'un moment de pause (personne en tribune, salle éclairée) sans indication de temps. EXIF de la photo please (avec heure et date). Donc ces photos n'ont aucun rapport entre elles. Elles en auraient s'il s'était agi d'un zoom/dézoom de la même scène à l'instant T et T + 1 ou 2 secondes. C'est une manipulation grossière, pour n'importe qui connaissant la prise de vue dans ce genre d'évènement (oui, je sais, je n'ai couvert que le salon de l'agriculture, des manches de championnat du monde de pizza -
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Hugues (Salam! )- ou la foire à la saucisse de Trifouillis-Les-Oies -
, ou plus récemment, des forums de grande sentreprises dans de grandes salles parisiennes, qui ressemblent plus à ce genre de sujet, comme à la Mutualité, la salle Gaveau, le Cirque d'Hiver, à la Cité du Cinéma à Saint Denis ou au Palais des Congrès, mais le principe est le même).
Comme la manip' des chaises n'est pas explicite non plus et n'indique rien. Sinon que l'on manipule des chaises en fond de salle (qu'on en rajoute ? Que l'on en enlève pour les cadreurs qui vont arriver immortaliser un discours ? N'importe quelle déduction est possible. Et les miennes valent les tiennes ou celle de ton ami militant).
Donc désolé de venir te contredire sur ces photos là, particulières. Il n'y a pas unité de temps. Shoe a raison.

von Rauffenstein a écrit:Donc désolé de venir te contredire sur ces photos là, particulières. Il n'y a pas unité de temps. Shoe a raison.

Nicklaus a écrit:la machine à casser du fillon tourne à plein régime en ce moment dans les médias. C'est fou.A croire que la claque Trump n'a pas servi de leçon à ces crétins imbus de leur personne.
Aym a écrit:von Rauffenstein a écrit:Silverwitch a écrit:Pas mieux. Je propose de scinder les sujets: un pour la primaire de droite, un pour la primaire du PS, et un pour l'élection présidentielle.
Je ne suis pas d'accord. Il s'agit du topic des présidentielles 2017 dont la primaire de la droite est une étape et que tout le monde aura oublié lundi prochain où l'on parlera d'autre chose, comme la primaire de la gauche dite "belle alliance".
Je pense aussi qu'un seul topic pour parler des présidentielles, c'est pas mal. La primaire de la droite, lundi, c'est fini. On phagocytera aussi le sujet pendant la primaire de la gauche.
Si on multiplie les topics sur les présidentielles sur le salon, ceux qui cherchent à éviter les sujets politiques en auront 3 pour le prix d'un.
Après, si plusieurs personnes préfèrent qu'on sépare, on peut le faire. Mais tout cantonner sur le même sujet a ses avantages aussi.
Ouais_supère a écrit:Stef, t'es chiant

Je ne suis pas susceptible. Je te dis que c'est une manip' de militant sur un tweet. Voilà. Pas de quoi chier une pendule. Tu sais regarder une image. Regarde là donc.Hugues a écrit:von Rauffenstein a écrit:Donc désolé de venir te contredire sur ces photos là, particulières. Il n'y a pas unité de temps. Shoe a raison.
Et Wauquiez (dont le discours a précédé immédiatement celui dFillon) n'est pas sur une des dernières photos (Alain Auffray) ?
Ah on m'informe que des reportages télévisés ont montré hier soir (vous allez bien les trouver si je les ai trouvés, j'ai assez fait d'efforts en la matière, balayés chaque fois de la main) avec Fillon présent au même moment en tribune (et un traveilling de la tribune à la salle) la manière dont était emplie la salle (c'est à dire identiquement à ces photo).
Et franchement, je m'en fiche que ce soit à demi plein ou plein (à demi plein en l'occurrence). Ce qui m'intéressait c'était la dichotomie entre la réalisation partisane et la réalité. C'était juste pour transmettre l'info.
Et qu'est-ce que ça peut bien vous faire pour réagir à ce point comme si j'avais touché quelque chose de sensible.. Pourquoi ce recroquevillement sur des certitudes indéboulonnables. Si ce n'est au vu des réactions irrationnelles et épidermiques parce qu'on ne touche non plus à un débat d'idée, argumenté, mais visiblement à quelquechose qui est de la nature de la foi. Malheur à l'impie.
Mais puisque ça provoque tant de susceptibilité...
On va la fuir.
Hugues

Rainier a écrit:En Islande, en Allemagne ou dans un paradis socialiste comme la Suède, Juppé et Fillon passeraient pour des dangereux gauchistes :
http://www.cleiss.fr/docs/ages_retraite.html


Shoemaker a écrit:Tu as raison... Du coup, on comprend mieux sa subtile référence à la colonisation, de prime abord incongrue et anachronique.
Fort, le Sarthois !


Ouais_supère a écrit:Stef, t'es chiant
Stéphane a écrit:En temps normal, oui, mais une fois par an, ils font venir des hommes dans la force de l'âge en les appâtant avec une course automobile dans le but de diversifier leur génome.

Stéphane a écrit:En temps normal, oui, mais une fois par an, ils font venir des hommes dans la force de l'âge en les appâtant avec une course automobile dans le but de diversifier leur génome.

sheon a écrit:Sylphus pourrait d'ailleurs mettre ce proverbe en signature.

Rainier a écrit:Stéphane a écrit:En temps normal, oui, mais une fois par an, ils font venir des hommes dans la force de l'âge en les appâtant avec une course automobile dans le but de diversifier leur génome.
Mike Hawthorn en est un exemple (d'après l'histoire rapportée par Cortese)...
Marlaga a écrit:Après une campagne molle qui visait à draguer les centristes voire les gauchistes qui voulaient barrer la route à Sarkozy, le Juppé rassembleur, qui prenait de la hauteur du haut de sa stature d'homme d'Etat s'étant pris une branlée, on panique à fond dans sa cellule de com et on passe à la tactique Jean-Claude Dus "on oubli qu'on a aucune chance, on tente quand même et sur un malentendu, ça peut marcher". Autrement dit, on essaye tout et n'importe quoi en cherchant ce qui va sauver Juppé : polémique sur le soutien de l'extrême-droite envers Fillon, polémique sur l'amitié Fillon-Poutine, polémique sur Fillon et l'avortement, polémique sur Fillon qui refusait NKM comme ministre parce qu'elle était enceinte, on met Isabelle Juppé en scène en plein meeting pour qu'elle dresse les louanges de son mari,...
C'est tellement bordélique, con et navrant que les soutiens de Juppé commencent à s'inquiéter et demandent à ce qu'on arrête les conneries sinon d'ici la fin de la semaine, Juppé posera à poil dans Lui en traitant Fillon d'ordure communiste.
sheon a écrit:Parce que les Sarthois se reproduisent entre eux ?

Cortese a écrit:Rainier a écrit:Stéphane a écrit:En temps normal, oui, mais une fois par an, ils font venir des hommes dans la force de l'âge en les appâtant avec une course automobile dans le but de diversifier leur génome.
Mike Hawthorn en est un exemple (d'après l'histoire rapportée par Cortese)...
A Reims.
Nuvo a écrit:sheon a écrit:Parce que les Sarthois se reproduisent entre eux ?
Jusqu'à la moitié XXe oui.
Et même pour ceux qui "montaient" à Paris, y'avait des bals de sarthois...
Comme pour tous les autres provinciaux. Bretons, normands...

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