Une mauvaise nouvelle (en titre)
Mais plein de bonnes dans le texte (en bref, même la médiocratie envisage qu'il se plante, ce qui serait une bonne nouvelle)..
Bon pour une fois je ne fais pas d'effort pour la présentation (on va pas le mettre en gros quand même)..
Le Monde a écrit:Macron sur le point d’annoncer sa candidature à la présidentielle
L’ancien ministre de l’économie doit faire une déclaration mercredi matin lors d’une visite à un centre d’apprentissage de Bobigny (Seine-Saint-Denis).
LE MONDE | 15.11.2016 à 11h16 • Mis à jour le 15.11.2016 à 17h29 | Par Cédric Pietralunga
Après des mois de valse-hésitation, Emmanuel Macron annoncera, mercredi 16 novembre, sa candidature à l’élection présidentielle, comme l’avait révélé Les Echos il y a une semaine. L’ancien ministre de l’économie fera une déclaration à la presse à 10 h 30 au cours d’une visite à un centre d’apprentissage de Bobigny (Seine-Saint-Denis).
Selon nos informations, les principaux soutiens d’En marche !, le mouvement lancé en avril par M. Macron, ont été invités ce jour-là à déjeuner avec leur champion. Officiellement pour inaugurer leur nouveau QG de campagne, transféré de la tour Montparnasse vers des bureaux trois fois plus grand du 15e arrondissement de Paris. Officieusement pour les informer de sa décision.
Preuve d’une accélération des horloges, le natif d’Amiens sera le lendemain et vendredi en déplacement à Marseille, ville où il se murmure qu’il pourrait briguer une circonscription lors des législatives. « Il y aura du monde », prévient son entourage. Ces derniers jours, des élus proches évoquaient pourtant un Macron encore hésitant. « La décision n’est pas totalement arrêtée », assurait son entourage ce week-end. La faute au livre entamé depuis deux ans, auquel l’ex-étudiant en philosophie a du mal à mettre un point final. La faute surtout au pas de deux entamé entre François Hollande et Manuel Valls pour savoir lequel représentera la gauche de gouvernement à la primaire.
Griller la politesse à François Hollande
« Ce n’est pas la même chose pour Macron d’affronter un président qu’il respecte ou un premier ministre qu’il méprise », croit savoir un parlementaire. Preuve de la confusion, certains assurent à l’Elysée que le haut fonctionnaire réfléchit encore à se présenter à la primaire, hypothèse pourtant évacuée avec constance par l’intéressé.
Selon un sondage BVA publié mardi 15 novembre, Macron serait d’ailleurs perdant à tous les coups s’il participait au scrutin des 22 et 29 janvier : de peu face à François Hollande, avec 49,5 % des voix au second tour ; nettement plus face à Manuel Valls, qui l’emporterait avec 58 % des suffrages.
Alors, pourquoi se lancer maintenant ? Parce que l’aspirant président a plus à y gagner. En se déclarant avant le premier tour de la primaire de la droite, dimanche 20 novembre, il peut espérer peser sur le scrutin. « Macron candidat, certains électeurs pro-Juppé pourraient rester chez eux et favoriser une victoire de Sarkozy, ce qui lui ouvrirait un boulevard au centre », décrypte un élu, même si François Bayrou se lancerait sans doute aussi.
De même, griller la politesse à François Hollande, qui refuse d’avancer la date de sa candidature, fixée à début décembre, accentue la pression sur le chef de l’Etat, qui a déjà du mal à repousser Manuel Valls. « Imaginez que les premiers sondages donnent Hollande battu par Macron au premier tour, cela risque de tanguer même chez les hollandais », anticipe un connaisseur du Parti socialiste. Or, Macron veut à tout prix éviter un face-à-face avec son ancien mentor et l’étiquette de Brutus qui va avec.
Mais, malgré son enthousiasme et les presque 96 000 sympathisants d’En marche !, le champion des autocars est loin d’avoir partie gagnée. Dans les sondages, il plafonne pour le moment autour de 15 % à 18 % des intentions de vote au premier tour. Trop peu pour espérer peser : en 2007, François Bayrou avait rallié 18,6 % des suffrages mais le MoDem n’avait finalement obtenu que trois sièges à l’Assemblée – dont le sien – lors des législatives.
Surtout, l’électorat macroniste est marqué à droite, en tout cas pour le moment. Selon une étude du Cevipof publiée en avril, les soutiens de l’ex-banquier se recrutent « chez les personnes âgées, les retraités, les professions indépendantes, les ménages aux revenus élevés », autant d’électeurs qui risquent de ne pas le suivre une fois le candidat de droite identifié. Même si un tiers des Français disent ne plus avoir d’appartenance partisane. « Macron est le candidat de gauche dont la droite rêve », note le politologue Pascal Perrineau.
« On ne rallie pas 50 % des Français avec des start-uppeurs et des avocats d’affaires, estime un membre du gouvernement. En politique, c’est la demande qui fait l’offre et non l’inverse. Or, Macron ne rencontre pas d’écho dans la société, on parle de lui dans les dîners à Paris, pas sur les marchés. »
La victoire de Donald Trump jette aussi une ombre sur sa candidature. Macron a beau dire que c’est la preuve que « rien n’est jamais écrit à l’avance », son profil ne correspond pas à l’aspiration à plus d’autorité qui s’en dégage. « Ce qui s’est passé aux Etats-Unis ne sera pas neutre sur les choix des Français, estime Jérôme Fourquet, directeur du département opinion à l’IFOP. Désormais, on va comparer les candidats à Merkel mais aussi à Trump et à Poutine. Cela peut donner une prime à un certain profil psychologique. » Comprendre : à 38 ans, le novice de la politique pourrait en pâtir.
« Macron est à rebours de l’histoire, assure Marie-Noëlle Lienemann, sénatrice (PS) de Paris et candidate à la primaire. Aujourd’hui, le vote est antimondialisation, antilibéralisation, antiestablishment. Et le centrisme a toujours été faible en période de tension. »
Cohn-Bendit pourrait le soutenir
Calcul ou fébrilité, Macron rééquilibre en tout cas son discours depuis quelques semaines. Après la victoire de Trump, il a assuré entendre la « demande de protection et de respect du sentiment populaire ». Accusé d’être « antisocial », il martèle ne pas vouloir « la loi de la jungle ». Certes, il veut assouplir les 35 heures, mais il promet aussi de faire bénéficier de l’assurance chômage les salariés qui démissionnent ou de moduler à la carte l’âge de départ à la retraite.
Cela suffira-t-il à convaincre davantage d’élus de le suivre, élément essentiel pour faire campagne ? « Pour l’instant, j’ai du mal à voir ce qui est de gauche chez lui », a répondu Emmanuelle Cosse, lundi sur France Info, repoussant les avances de M. Macron aux écologistes. Seul Daniel Cohn-Bendit se dit prêt à le soutenir en cas de victoire de Sarkozy à la primaire.
De même, le centre le dédaigne. Macron a tenté de séduire François Bayrou lors d’une étape du Tour de France, à Pau, le 9 juillet, mais le vieux lion du centre n’entend pas partager son point d’eau avec un « hologramme » aux mains des « puissances de l’argent ». Quant aux socialistes, la plupart sont pour l’instant tétanisés à l’idée de perdre l’investiture du PS en cas de ralliement à En marche !. Sur la ligne de départ mais encore loin de l’arrivée, en somme.[/Quote]
Ah sinon chose "amusante"..
Dans les clips associatifs et politiques que diffuse parfois France Télévisions, j'ai vu ces derniers jours un clip on aurait dit que c'était un clip de Macron (bref que de la banque d'image, et du blabla libérons-libérons)
Mais à la fin il y avait écrit "Medef"
Hugues