Modérateurs: Garion, Silverwitch






sheon a écrit:Je ne crois pas que le Monde ait jamais soutenu Sarkozy.

Nicklaus a écrit:beau bordel entre les communistes et mélenchon.

sheon a écrit:À propos des débats de la primaire de la droite "et du centre".
Les journalistes ne savent-ils poser que des questions de droite ?


sheon a écrit:Le pire, là-dedans, n'étant pas tant qu'ils posent des questions de droite que de pousser les candidats à aller encore plus loin à droite. Aucun sens de la mesure, aucun contrepoint.



Damien a écrit:fin, je me répète mais tant pis, c'est les primaires de la droite.
quel intérêt d'interroger des candidats à la candidature de la droite sur des sujets qui ne sont ni dans leurs programmes ni dans les attentes des électeurs de droite ?
dans le cadre d'un débat entre candidats à la présidentielle, la critique aurait un sens, mais là ?
sheon a écrit:Le pire, là-dedans, n'étant pas tant qu'ils posent des questions de droite que de pousser les candidats à aller encore plus loin à droite. Aucun sens de la mesure, aucun contrepoint.

Damien a écrit:fin, je me répète mais tant pis, c'est les primaires de la droite.
quel intérêt d'interroger des candidats à la candidature de la droite sur des sujets qui ne sont ni dans leurs programmes ni dans les attentes des électeurs de droite ?
dans le cadre d'un débat entre candidats à la présidentielle, la critique aurait un sens, mais là ?

Waddle a écrit:Damien, un journaliste même s'il participe à un débat de droite, reste un journaliste. Qui doit être neutre.
Demander: "Quand allez-vous ENFIN baisser les impôts?" ce n'est pas une question de journaliste même s'il interroge quelqu'un de droite.


Sylphus a écrit:Valls qui gagne subitement 10 points dans un sondage, comme par hasard...



Maverick a écrit:T'as raison ! Quand il sera au pouvoir, il va montrer de quoi il est capable !![]()
Oh wait !

Le Monde Diplomatique a écrit:Masochisme électoral
Singulier paradoxe, l’héritage de Margaret Thatcher est répudié dans son pays au moment où ses potions économiques les plus amères font école en France. Le 5 octobre dernier, la première ministre britannique Theresa May assénait aux militants de son parti un discours qui a dû en décontenancer quelques-uns. Dénonciation d’une société gangrenée par les privilèges des riches, défense du rôle de l’État « qui est là pour fournir ce que les individus, les communautés et les marchés ne peuvent pas apporter », mention insistante des « droits des travailleurs », éloge de l’impôt, « prix que nous payons pour vivre dans une société civilisée », panégyrique des services publics, notamment d’éducation et de santé, dont le personnel fut ovationné, relance des dépenses publiques dans les secteurs du logement et des transports : même verbal, un tel tête-à-queue programmatique a suscité un haut-le-cœur chez les amants inconsolables de la Dame de fer. L’un d’eux a d’ailleurs dénoncé une « contre-révolution antilibérale ».
Qu’il se rassure : son héroïne vient d’obtenir, à titre posthume, l’asile politique de l’autre côté de la Manche, où un pot-pourri de mesures néolibérales fait office de programme commun de la droite française. Signe de la volonté quasi unanime de se débarrasser de M. François Hollande l’année prochaine, mais aussi de l’état de décomposition dans lequel celui-ci laisse son parti, on annonce déjà la victoire de candidats conservateurs qui promettent aux électeurs le report de deux à trois ans de l’âge du départ à la retraite, quatre heures supplémentaires de travail hebdomadaire sans augmentation de salaire, la suppression de l’impôt sur la fortune — alors que la taxe sur la valeur ajoutée (TVA), qui frappe les revenus modestes, serait, elle, relevée —, la dégressivité des allocations chômage, la suppression de 300 000 à 500 000 postes de fonctionnaires… Dans un pays où l’invocation des sondages tient pourtant lieu de débat politique, le fait que les trois premières mesures suscitent un rejet profond est presque passé inaperçu.
Mais le plus stupéfiant reste à venir. Au lieu de se mobiliser contre une purge thatchérienne à laquelle même les conservateurs britanniques renoncent, certains électeurs de gauche, généreusement relayés par les médias, se préparent à participer ce mois-ci à la primaire de la droite. Au risque de conférer au candidat qui en sortira vainqueur une légitimité supplémentaire quand il appliquera son programme. En 2012, le « vote utile » avait conduit des adversaires du néolibéralisme à choisir M. Hollande dès le premier tour afin de garantir l’échec de M. Nicolas Sarkozy. On connaît le résultat : les grandes orientations du président battu furent confirmées par celui qui s’était fait élire contre lui, et le Front national est devenu le premier parti de France. Cette fois, toujours pour battre M. Sarkozy, il faudrait soutenir un de ses anciens ministres, M. Alain Juppé, qui, incidemment, fut l’artisan il y a trente ans du virage libéral de la droite française… Est-il devenu vraiment trop compliqué de réserver son énergie politique à la défense de ses idées ?
Serge Halimi

Maverick a écrit:T'as raison ! Quand il sera au pouvoir, il va montrer de quoi il est capable !![]()
Oh wait !
sheon a écrit:Le Monde Diplomatique a écrit:Masochisme électoral
Singulier paradoxe, l’héritage de Margaret Thatcher est répudié dans son pays au moment où ses potions économiques les plus amères font école en France. Le 5 octobre dernier, la première ministre britannique Theresa May assénait aux militants de son parti un discours qui a dû en décontenancer quelques-uns. Dénonciation d’une société gangrenée par les privilèges des riches, défense du rôle de l’État « qui est là pour fournir ce que les individus, les communautés et les marchés ne peuvent pas apporter », mention insistante des « droits des travailleurs », éloge de l’impôt, « prix que nous payons pour vivre dans une société civilisée », panégyrique des services publics, notamment d’éducation et de santé, dont le personnel fut ovationné, relance des dépenses publiques dans les secteurs du logement et des transports : même verbal, un tel tête-à-queue programmatique a suscité un haut-le-cœur chez les amants inconsolables de la Dame de fer. L’un d’eux a d’ailleurs dénoncé une « contre-révolution antilibérale ».
Qu’il se rassure : son héroïne vient d’obtenir, à titre posthume, l’asile politique de l’autre côté de la Manche, où un pot-pourri de mesures néolibérales fait office de programme commun de la droite française. Signe de la volonté quasi unanime de se débarrasser de M. François Hollande l’année prochaine, mais aussi de l’état de décomposition dans lequel celui-ci laisse son parti, on annonce déjà la victoire de candidats conservateurs qui promettent aux électeurs le report de deux à trois ans de l’âge du départ à la retraite, quatre heures supplémentaires de travail hebdomadaire sans augmentation de salaire, la suppression de l’impôt sur la fortune — alors que la taxe sur la valeur ajoutée (TVA), qui frappe les revenus modestes, serait, elle, relevée —, la dégressivité des allocations chômage, la suppression de 300 000 à 500 000 postes de fonctionnaires… Dans un pays où l’invocation des sondages tient pourtant lieu de débat politique, le fait que les trois premières mesures suscitent un rejet profond est presque passé inaperçu.
Mais le plus stupéfiant reste à venir. Au lieu de se mobiliser contre une purge thatchérienne à laquelle même les conservateurs britanniques renoncent, certains électeurs de gauche, généreusement relayés par les médias, se préparent à participer ce mois-ci à la primaire de la droite. Au risque de conférer au candidat qui en sortira vainqueur une légitimité supplémentaire quand il appliquera son programme. En 2012, le « vote utile » avait conduit des adversaires du néolibéralisme à choisir M. Hollande dès le premier tour afin de garantir l’échec de M. Nicolas Sarkozy. On connaît le résultat : les grandes orientations du président battu furent confirmées par celui qui s’était fait élire contre lui, et le Front national est devenu le premier parti de France. Cette fois, toujours pour battre M. Sarkozy, il faudrait soutenir un de ses anciens ministres, M. Alain Juppé, qui, incidemment, fut l’artisan il y a trente ans du virage libéral de la droite française… Est-il devenu vraiment trop compliqué de réserver son énergie politique à la défense de ses idées ?
Serge Halimi

Sylphus a écrit:Macron commence à dévoiler quelques pistes et elles sont très séduisantes !!!
http://tempsreel.nouvelobs.com/politiqu ... l-obs.html


Marlaga a écrit:Sylphus a écrit:Macron commence à dévoiler quelques pistes et elles sont très séduisantes !!!
http://tempsreel.nouvelobs.com/politiqu ... l-obs.html
Effectivement, je suis d'accord avec tout ça. Mais c'est encore loin de constituer un programme présidentielle, un projet complet pour le pays. Il aborde la présidentielle par le petit bout de la lorgnette et ça me semble très mauvais signe.


Garion a écrit:J'avais l'intention d'aller à la voter à la primaire de droite pour faire barrage à Sarkozy, mais je viens de découvrir qu'il faut payer 2 €.
Quelle arnaque ! Payer pour voter ! J'ai du mal à accepter de filer de l'argent à un parti de droite, je suis profondément de gauche moi.![]()
Y'en a d'autres dans le même cas que moi ?

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