La séquence du spectateur - TOPIC CINEMA

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Modérateurs: Garion, Silverwitch

Messagede Shunt le 19 Nov 2003, 12:32

Lucky a écrit:Personnellement, je trouve Pulp Fiction très complaisant, au contraire. Je ne connais pas les films dont vous parlez, parce que c'est vraiment le genre de truc que je fuis à toutes jambes. :lol: J'ai pas besoin de voir des trucs atroces pour avoir horreur de la violence...

Et puis en plus, il faut toujours faire pire, plus affreux, plus sanglant... J'ai été voir le dernier Bruce Willis avec ma cousine, j'ai pleuré pendant tout le film.


Non il y a une différence fondamentale entre Tarantino et les films de Willis.

Dans les films de Willis, les scènes les plus violentes sont souvent destinées à justifier l'esprit de vengeance qui va animer l'esprit du gentil héros (qui bien souvent ne fait qu'appliquer les principes de l'autodéfense) ou pour accompagner avec grandiloquence la mission "punitrice" de ce dernier. Bref, c'est profondément glauque et malsain, car ce genre de cinéma ne dénonce en rien la violence, mais la cautionne...

...a contrario, je ne vois rien, dans les films de Tarantino qui cautionne la violence, bien au contraire. Chez les deux tueurs à gage, l'un (Jackson) comprend que sa soif de pouvoir (cf. la citation qu'il fait de la bible en se prenant pour le Dieu punisseur) le mène à une impasse, là où l'autre (Travolta) ne pige rien à rien et se fait butter comme un con dans les chiottes. La seule faiblesse que je vois dans la manière qu'a Tarantino d'aborder la violence, c'est qu'il l'analyse de manière superficielle : les gens sont violents parce qu'ils sont cons et/ou cupides et/ou veulent le pouvoir.
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Messagede F1GT le 19 Nov 2003, 12:32

Bob Cramer a écrit:Xave, il faut comprendre que ce n'est pas parce que tu t'es fait chier que le film est mauvais, enfin :D

Par contre, tu peux très bien t'amuser avec de très mauvais films.

Sisi ;)

Sri Lankais ou Javanais ?
Adieu
Patrice B F1GT@aol.com
Adieu à tous. J'ai été très heureux d'oeuvré pour vous avec vous, malgré quelques couacs. Malgré ce coup de pute.
J'espère vous retrouver ailleurs un jour, internet est très petit ;)
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Messagede B.Verkiler le 19 Nov 2003, 12:33

silverwitch a écrit:
Quant à Chinatown, c'est un de mes films favoris. Alors tu n'as pas le choix. Tu te dois de revoir les films de Roman Polanski!

Silverwitch (11è commandement: Les films de Roman Polanski tu verras)


:lol:
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Messagede oz.1 le 19 Nov 2003, 13:41

J'attends l'analyse de Shunt sur les Indiana Jones comme critiques acerbes de l'Amérique d'entre guerres ou des y a t-il un flic...comme des panflets envers la police. :D
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Messagede Shunt le 19 Nov 2003, 14:59

oz.1 a écrit:J'attends l'analyse de Shunt sur les Indiana Jones comme critiques acerbes de l'Amérique d'entre guerres ou des y a t-il un flic...comme des panflets envers la police. :D


Parce que pour toi, "The Big Lebowski", c'est juste un délire des frères Coen qui voulait voir Bridges en hippie... et "Orange Mécanique", une histoire de mecs rigolos en slip qui chantent "Singing in the rain"...

...tu connais le proverbe Chinois : "Quand le sage désigne la lune, l'imbécile regarde le doigt" ;)
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Messagede cétérouge le 19 Nov 2003, 15:49

Pour moi, le final le plus positif de Kubrick, s'est quand-même Nicole Kindman qui dit au spectateur "Let's Fuck" dans Eyes Wide Shut...remarque cela a peut-être un rapport avec le foetus astral...
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Messagede Silverwitch le 19 Nov 2003, 15:55

cétérouge a écrit:Pour moi, le final le plus positif de Kubrick, s'est quand-même Nicole Kindman qui dit au spectateur "Let's Fuck" dans Eyes Wide Shut...remarque cela a peut-être un rapport avec le foetus astral...


Cétérouge,

Si ma mémoire est bonne, Alice ne dit pas: "Let's fuck", mais simplement "Fuck". Ce qui est plus amusant et plus troublant à la fois.

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Messagede cétérouge le 19 Nov 2003, 16:00

bufo a écrit:J'ai vu 2 films ce week-end.

FRANCE BOUTIQUE : je me suis bien ennuyé malgré F. Cluzet et K. Viard. C'était franchement pas terrible et très inégal, bof bof...

LES SENTIMENTS : alors là, j'ai adoré. JP Bachri, N. Baye, I. Carré et M. Poupot sont tous excellents. Isabelle Carré est magnifique :eek: . Franchement, allez-y sans attendre, ça vaut le coup.


Isabelle Carré dans le prochain film s'appelle "les Kubricks", on ne s'en sort pas
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Messagede bufo_72 le 19 Nov 2003, 16:02

cétérouge a écrit:
bufo a écrit:J'ai vu 2 films ce week-end.

FRANCE BOUTIQUE : je me suis bien ennuyé malgré F. Cluzet et K. Viard. C'était franchement pas terrible et très inégal, bof bof...

LES SENTIMENTS : alors là, j'ai adoré. JP Bachri, N. Baye, I. Carré et M. Poupot sont tous excellents. Isabelle Carré est magnifique :eek: . Franchement, allez-y sans attendre, ça vaut le coup.


Isabelle Carré dans le prochain film s'appelle "les Kubricks", on ne s'en sort pas


Merci d'avoir vu mon post :o

J'aime beaucoup cette actrice, elle choisit toujours des beaux rôles, en plus elle est belle comme un coeur. Dans "Se rappeler des belles choses", elle était aussi parfaite.
La Nature n'admet pas la plaisanterie ; elle est toujours vraie, toujours sérieuse, toujours sévère ; elle a toujours raison.
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Messagede oz.1 le 19 Nov 2003, 16:10

Shunt a écrit:
oz.1 a écrit:J'attends l'analyse de Shunt sur les Indiana Jones comme critiques acerbes de l'Amérique d'entre guerres ou des y a t-il un flic...comme des panflets envers la police. :D


Parce que pour toi, "The Big Lebowski", c'est juste un délire des frères Coen qui voulait voir Bridges en hippie... et "Orange Mécanique", une histoire de mecs rigolos en slip qui chantent "Singing in the rain"...

...tu connais le proverbe Chinois : "Quand le sage désigne la lune, l'imbécile regarde le doigt" ;)



Non, t'as raison, The Big Lebowski, LSDA, Pulp Fiction sont des films à message social et politique, des réflexions philosophiques de haut vol.

Bravo bravo.


Bon arrete de déconner, ces films se basent effectivement sur les sujets que tu décris mais ils n'en tirent aucune réflexion particulière. C'est basique de chez basique et la seule réflexion que tu en tires vient de toi. Donc bravo à toi de savoir réfléchir plus loin que ce qu'on te montre.
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Messagede cétérouge le 19 Nov 2003, 16:19

The big Lebovsky c'est le film définitif sur le poids du traumatisme du Viet-Nm dans la conscience américaine, la supercherie intelellectuelle que représente l'art abstrait, la corruption de l'adolescence par le mercantilisme consumiérsme, la mort des idéaux fondateurs américains (le cow boy qui fait la narration)...

le ballet où Jeff Bridges danse dans des quilles de bowling avec Saddam Hussein est un grand moment de critique sociologique de l'imaginaire de l'américain moyen...

Tout est pompé sur d'autres films dans ce truc, le ballet est une reprise des films de Busby Berkeley (sans que je n'aie jamais compris ce qui pouvait justifier la raison d'un tel morceau de bravoure dans le film) même l'histoire du doigt de pieds rappelle Blue Velvet, il ya pas une seule séquence qui ne soit une citation maniériste d'un autre film...Les frères Coen ne font qu'adapter au cinéma une technique de narration par collage et court-circuit, où même les figures de l'histoire et l'actualité sont retourné en icone, l'on trouve dans la littérature depuis 40 ans (la Foire aux Atrocités de Balalrd), ils n'inventent strictement rien...



Shunt, je t'offre une intégrale Bresson en DVD si tu me montres une seule scène qui a un rapport direct avec la précédente dans ce film...
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Messagede oz.1 le 19 Nov 2003, 16:44

bufo a écrit:
cétérouge a écrit:
bufo a écrit:J'ai vu 2 films ce week-end.

FRANCE BOUTIQUE : je me suis bien ennuyé malgré F. Cluzet et K. Viard. C'était franchement pas terrible et très inégal, bof bof...

LES SENTIMENTS : alors là, j'ai adoré. JP Bachri, N. Baye, I. Carré et M. Poupot sont tous excellents. Isabelle Carré est magnifique :eek: . Franchement, allez-y sans attendre, ça vaut le coup.


Isabelle Carré dans le prochain film s'appelle "les Kubricks", on ne s'en sort pas


Merci d'avoir vu mon post :o

J'aime beaucoup cette actrice, elle choisit toujours des beaux rôles, en plus elle est belle comme un coeur. Dans "Se rappeler des belles choses", elle était aussi parfaite.


Je l'avais vu aussi ton post mais j'avais pas trouvé ça assez intéressant pour y répondre :P :D
Non sérieusement, France Boutique, ça se sent à 3 kms que c'est un navet. Les sentiments, ça a l'air correct mais le genre de films que tu oublies 2 min après l'avoir vu tellement c'est banal.
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Messagede Shunt le 19 Nov 2003, 16:58

cétérouge a écrit:Shunt, je t'offre une intégrale Bresson en DVD si tu me montres une seule scène qui a un rapport direct avec la précédente dans ce film...


Je te laisse l'intégrale de Bresson. Sincèrement :lol:
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Messagede Shunt le 19 Nov 2003, 17:01

cétérouge a écrit:The big Lebovsky c'est le film définitif sur le poids du traumatisme du Viet-Nm dans la conscience américaine, la supercherie intelellectuelle que représente l'art abstrait, la corruption de l'adolescence par le mercantilisme consumiérsme, la mort des idéaux fondateurs américains (le cow boy qui fait la narration)...

le ballet où Jeff Bridges danse dans des quilles de bowling avec Saddam Hussein est un grand moment de critique sociologique de l'imaginaire de l'américain moyen...

Tout est pompé sur d'autres films dans ce truc, le ballet est une reprise des films de Busby Berkeley (sans que je n'aie jamais compris ce qui pouvait justifier la raison d'un tel morceau de bravoure dans le film) même l'histoire du doigt de pieds rappelle Blue Velvet, il ya pas une seule séquence qui ne soit une citation maniériste d'un autre film...Les frères Coen ne font qu'adapter au cinéma une technique de narration par collage et court-circuit, où même les figures de l'histoire et l'actualité sont retourné en icone, l'on trouve dans la littérature depuis 40 ans (la Foire aux Atrocités de Balalrd), ils n'inventent strictement rien...


Est-ce que c'est l'originalité qui fait la qualité d'une oeuvre cinématographique ? L'art se nourrit de lui-même, pas seulement en cinéma.
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Messagede bufo_72 le 19 Nov 2003, 17:09

oz.1 a écrit:... Les sentiments, ça a l'air correct mais le genre de films que tu oublies 2 min après l'avoir vu tellement c'est banal.


Ben non. Je dois aussi avouer que j'y suis plus allé plus faire plaisir à ma femme mais je n'ai pas du tout regretter. Franchement, c'est très bien, juste comme il faut, pas trop long, pas trop court, pas trop caricatural, bref, très bien.
J'aimerais d'ailleurs que ceux qui sont plus cinéphiles que moi me donnent leur avis pour voir si mon avis est dans la moyenne.
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Messagede Shunt le 19 Nov 2003, 17:22

oz.1 a écrit:Non, t'as raison, The Big Lebowski, LSDA, Pulp Fiction sont des films à message social et politique, des réflexions philosophiques de haut vol.


Pour Pulp Fiction, c'est très imparfait, mais il y a des choses intéressantes à capter qui n'ont rien d'anodin (notamment à la fin lorsque Samuel L.Jackson revient en monologue sur la citation du livre d'Ezechiel dans la Bible). C'est amusant d'ailleurs de noter les références constantes que fait Tarantino à la bible et à la religion chrétienne (Dieu/Marcelus Wallace ; la femme, la tentation et le pêché ; l'intervention des anges protecteurs - Eric Stolz et Harvey Keitel ), le tout reboutiqué à la sauce ketchup avec les codes de la subculture US.

Pour The Big Lebowski, tend un peu l'oreil sur la séquence où Jeff Bridges est au pieu avec Julian Moore et s'attarde sur ses souvenirs d'étudiants gaucho engagé (c'est d'ailleurs le moment où il est le plus prolixe mais aussi le plus grave de tout le film)... mais comme l'a dit cétérouge, ce n'est pas seulement un film sur le rêve brisé de la génération du "baby boom", c'est un film sur la mort du rêve américain (d'ailleurs le fait de replacer le film au début des années 90, au moment de la Guerre du Golfe, n'est pas innocent).

Quant au Seigneur des Anneaux, le dilemme qui tiraille quasiment chaque personnage (action/résignation) est suffisamment explicite pour comprendre l'idée force du film qui est aussi celle du bouquin. Maintenant je n'ai pas dit que c'était non plus ce qu'il y avait de plus transcendant en matière de pensée et de réflexion, mais on est quand même à cent lieues du film d'action tout bébête... surement moins foireux et pompeux en tout cas que le blabla mystico "new age" dont sont enrobés Matrix et ses suites.
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Messagede Garion le 19 Nov 2003, 18:04

Au fait, vous pensez quoi de la musique du Seigneur des Anneaux ?

Je trouve que c'est le gros point faible du film. Elle est d'une banalité navrante.
Quand on voit comment cela peut plonger dans l'ambiance, on regrette des films comme Excalibur ou même Conan le Barbare où la musique participe grandement à l'ambiance.
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Messagede Shunt le 19 Nov 2003, 18:12

Garion a écrit:Au fait, vous pensez quoi de la musique du Seigneur des Anneaux ?

Je trouve que c'est le gros point faible du film. Elle est d'une banalité navrante.
Quand on voit comment cela peut plonger dans l'ambiance, on regrette des films comme Excalibur ou même Conan le Barbare où la musique participe grandement à l'ambiance.


C'est vrai qu'elle est très répétitive en plus... le thème "celtisant" du Rohan est sympa, mais au bout de la 10e fois :lol::lol::lol:
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Messagede Caboum le 19 Nov 2003, 18:15

Garion a écrit:Au fait, vous pensez quoi de la musique du Seigneur des Anneaux ?

Je trouve que c'est le gros point faible du film. Elle est d'une banalité navrante.
Quand on voit comment cela peut plonger dans l'ambiance, on regrette des films comme Excalibur ou même Conan le Barbare où la musique participe grandement à l'ambiance.


Effectivement, elle pourrait être mieux la iq du Seigneur, surtout la chanson d'Enya.

Mais svp, ne compare pas le SDA [c'est John Williams je pense) à Excalibur où c'est Carl Orff et Richard Wagner. Quand tu inclus Gotterdammerung dans ton film, tu t'assures d'avoir une ecellente musique.
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Messagede oz.1 le 19 Nov 2003, 18:20

Shunt a écrit:
oz.1 a écrit:Non, t'as raison, The Big Lebowski, LSDA, Pulp Fiction sont des films à message social et politique, des réflexions philosophiques de haut vol.


Pour Pulp Fiction, c'est très imparfait, mais il y a des choses intéressantes à capter qui n'ont rien d'anodin (notamment à la fin lorsque Samuel L.Jackson revient en monologue sur la citation du livre d'Ezechiel dans la Bible). C'est amusant d'ailleurs de noter les références constantes que fait Tarantino à la bible et à la religion chrétienne (Dieu/Marcelus Wallace ; la femme, la tentation et le pêché ; l'intervention des anges protecteurs - Eric Stolz et Harvey Keitel ), le tout reboutiqué à la sauce ketchup avec les codes de la subculture US.

Pour The Big Lebowski, tend un peu l'oreil sur la séquence où Jeff Bridges est au pieu avec Julian Moore et s'attarde sur ses souvenirs d'étudiants gaucho engagé (c'est d'ailleurs le moment où il est le plus prolixe mais aussi le plus grave de tout le film)... mais comme l'a dit cétérouge, ce n'est pas seulement un film sur le rêve brisé de la génération du "baby boom", c'est un film sur la mort du rêve américain (d'ailleurs le fait de replacer le film au début des années 90, au moment de la Guerre du Golfe, n'est pas innocent).

Quant au Seigneur des Anneaux, le dilemme qui tiraille quasiment chaque personnage (action/résignation) est suffisamment explicite pour comprendre l'idée force du film qui est aussi celle du bouquin. Maintenant je n'ai pas dit que c'était non plus ce qu'il y avait de plus transcendant en matière de pensée et de réflexion, mais on est quand même à cent lieues du film d'action tout bébête... surement moins foireux et pompeux en tout cas que le blabla mystico "new age" dont sont enrobés Matrix et ses suites.


Ok avec toi alors sauf que Matrix, c'est de la SF, ça n'a rien à voir et ils ont été bien plus réfléchis que la majorité des films d'action...
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Messagede Silverwitch le 19 Nov 2003, 18:20

Shunt a écrit:Est-ce que c'est l'originalité qui fait la qualité d'une oeuvre cinématographique ? L'art se nourrit de lui-même, pas seulement en cinéma.


Shunt,

Pour une large part, je crois que oui. Il ne s'agit pas tant d'inventer des formes que de découvrir comment représenter des territoires. C'est une exploration que fait l'oeuvre d'art. C'est même la seule morale de l'art, je crois: découvrir de nouveaux territoires. L'histoire peut avoir le mauvais goût de se répéter, pas l'histoire de l'art.

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Messagede von Rauffenstein le 19 Nov 2003, 19:08

Et le chiotte de Duchamps ?
Le fascisme au fait, c'était pas déjà l'histoire d'un mec en marche qui fascinait les foules avec son culte de la personnalité ?
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Messagede Cortese le 19 Nov 2003, 20:19

Panzerchoumi a écrit:Et le chiotte de Duchamps ?


Eh bien je l'aime bien moi, Duchamps. Lui au moins assumait ses provocations, et puis il mérite que son nom passe à la postérité : il a mis un point final aux arts plastiques. Quel créateur ne rêve pas d'être celui après qui on ne pourra plus rien faire ? Le fossoyeur de son art.
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Messagede oz.1 le 19 Nov 2003, 21:01

Superbe ton nouvel avatar silverwitch :D
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Messagede Caboum le 19 Nov 2003, 21:02

oz.1 a écrit:Superbe ton nouvel avatar silverwitch :D


Il est horrible :cry: :cry:
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Messagede Silverwitch le 19 Nov 2003, 21:03

oz.1 a écrit:Superbe ton nouvel avatar silverwitch :D


:P

Silverwitch (provisoirement wonder-woman, quelle idée de faire des paris idiots)
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Messagede Cortese le 19 Nov 2003, 21:11

silverwitch a écrit:
oz.1 a écrit:Superbe ton nouvel avatar silverwitch :D


:P

Silverwitch (provisoirement wonder-woman, quelle idée de faire des paris idiots)


Peut être en version plus sobre mais non moins parlante ?

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Messagede JMA le 19 Nov 2003, 21:11

Et Michel Vaillant ? Quelqu'un est allé le voir aujourd'hui ?

Finalement, il n'a pas l'air plus nul que Driven (que je n'ai même pas vu), c'est déjà ça... J'ai lu la critique du Figaro, il n'est même pas déscendu, au contraire, il s'en sort plutot bien...

Du coté des spectateurs, les avis ont l'air unanimes :
- les scènes de voitures valent le coup d'être vues,
- et le sénario est très "BD" (le gentil Michel qui se sort toujours des situations abracadabrantesques...), c'est là que ça passe ou que ça casse, certains ont eu l'air d'apprécier, d'autres pas du tout...



J'irais surement le voir ce weekend !
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Messagede Silverwitch le 19 Nov 2003, 21:14

Cortese a écrit:
silverwitch a écrit:
oz.1 a écrit:Superbe ton nouvel avatar silverwitch :D


:P

Silverwitch (provisoirement wonder-woman, quelle idée de faire des paris idiots)


Peut être en version plus sobre mais non moins parlante ?

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Cortese,

:good

Curieusement, je ne suis pas la seule à arborer un nouvel avatar et un nouveau titre aujourd'hui. Pourtant dans l'autre cas d'un forumiste que je ne citerai pas, personne ne se moque (alors qu'il y a de quoi). C'est trop injuste.

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Messagede Silverwitch le 19 Nov 2003, 21:15

JMA a écrit:Et Michel Vaillant ? Quelqu'un est allé le voir aujourd'hui ?

Finalement, il n'a pas l'air plus nul que Driven (que je n'ai même pas vu), c'est déjà ça... J'ai lu la critique du Figaro, il n'est même pas déscendu, au contraire, il s'en sort plutot bien...

Du coté des spectateurs, les avis ont l'air unanimes :
- les scènes de voitures valent le coup d'être vues,
- et le sénario est très "BD" (le gentil Michel qui se sort toujours des situations abracadabrantesques...), c'est là que ça passe ou que ça casse, certains ont eu l'air d'apprécier, d'autres pas du tout...



J'irais surement le voir ce weekend !


JMA,

Alors tu partageras ton avis sur le forum!

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Messagede von Rauffenstein le 19 Nov 2003, 21:15

Cortese a écrit:
Panzerchoumi a écrit:Et le chiotte de Duchamps ?


Eh bien je l'aime bien moi, Duchamps. Lui au moins assumait ses provocations, et puis il mérite que son nom passe à la postérité : il a mis un point final aux arts plastiques. Quel créateur ne rêve pas d'être celui après qui on ne pourra plus rien faire ? Le fossoyeur de son art.
Ouais... Fossoyeur de son art en prétendant en faire avec des spéculateurs avides autour d'élargir au maximum leurs possibilité de revente grâce à une signature. Tiens, ça me rapelle que j'avais fait un Hitler à la Warhol très réussi pour un forum photo... Et ça, c'était de l'art !
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Messagede Skapu le 19 Nov 2003, 21:19

JMA a écrit:Et Michel Vaillant ? Quelqu'un est allé le voir aujourd'hui ?

Finalement, il n'a pas l'air plus nul que Driven (que je n'ai même pas vu), c'est déjà ça... J'ai lu la critique du Figaro, il n'est même pas déscendu, au contraire, il s'en sort plutot bien...

Du coté des spectateurs, les avis ont l'air unanimes :
- les scènes de voitures valent le coup d'être vues,
- et le sénario est très "BD" (le gentil Michel qui se sort toujours des situations abracadabrantesques...), c'est là que ça passe ou que ça casse, certains ont eu l'air d'apprécier, d'autres pas du tout...



J'irais surement le voir ce weekend !


va faire un tour sur le forum du Live, franck et d'autres l'ont vu en avant-premiere, et les avis sont plutot unanimes.....dans le mauvais sens du terme :roll: :?

je comptait aller le voir, du coup j'hésite beaucoup, d'autant plus que c'est pas la joie financièrement en ce moment
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Messagede Silverwitch le 19 Nov 2003, 21:23

Cortese a écrit:
Panzerchoumi a écrit:Et le chiotte de Duchamps ?


Eh bien je l'aime bien moi, Duchamps. Lui au moins assumait ses provocations, et puis il mérite que son nom passe à la postérité : il a mis un point final aux arts plastiques. Quel créateur ne rêve pas d'être celui après qui on ne pourra plus rien faire ? Le fossoyeur de son art.


Cortese,

Bref: "Duchamps aux chiottes!" ou "Duchamps a fait descendre l'art aux toilettes et a tiré la chasse".

Disons que je comprends la démarche, surtout juste après la première guerre mondiale (voir le courant dadaïste), mais que j'y vois un gros problème esthétique. L'art sans oeuvre, c'est gênant. Au moins cela posait une question: "Qu'est-ce que l'art?". Et l'acte avait aussi une valeur politique, une interrogation sur la place de l'oeuvre, sur le rôle du musée, la place du "regardeur", etc...Depuis l'art plastique est effectivement le nez dans la cuvette (bon il y a eu quand même Balthus, Bacon ou de Staël).

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Messagede Cortese le 19 Nov 2003, 21:34

silverwitch a écrit:Silverwitch (R.Mutt)


C'est qui ce Herr Mutt ?
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Messagede JMA le 19 Nov 2003, 21:45

Skapucra a écrit:
JMA a écrit:Et Michel Vaillant ? Quelqu'un est allé le voir aujourd'hui ?

Finalement, il n'a pas l'air plus nul que Driven (que je n'ai même pas vu), c'est déjà ça... J'ai lu la critique du Figaro, il n'est même pas déscendu, au contraire, il s'en sort plutot bien...

Du coté des spectateurs, les avis ont l'air unanimes :
- les scènes de voitures valent le coup d'être vues,
- et le sénario est très "BD" (le gentil Michel qui se sort toujours des situations abracadabrantesques...), c'est là que ça passe ou que ça casse, certains ont eu l'air d'apprécier, d'autres pas du tout...



J'irais surement le voir ce weekend !


va faire un tour sur le forum du Live, franck et d'autres l'ont vu en avant-premiere, et les avis sont plutot unanimes.....dans le mauvais sens du terme :roll: :?

je comptait aller le voir, du coup j'hésite beaucoup, d'autant plus que c'est pas la joie financièrement en ce moment
J'viens d'aller lire ça, ça casse dur en effet... c'est dommage... après avoir lu la pas trop mauvaise critique du Figaro (voir ci dessous) , j'avais repris espoir d'un bon film...



Une fantaisie cascadante

La critique de Marie-Noëlle Tranchant
[19 novembre 2003]



Michel Vaillant, c'est toute une époque et tout un monde. Né dans le journal Tintin des années 60 sous la plume de Jean Graton, il a mené sa carrière de pilote automobile et de héros de BD à travers une cinquantaine de volumes, en portant haut les couleurs de l'écurie familiale et l'esprit du sport. Il a introduit dans la bande dessinée la frénésie des bolides de course, les rugissements de moteurs, l'atmosphère survoltée des grandes compétitions comme Le Mans. Et forcément, au milieu de tout cela, des histoires de rivalité, des luttes, des jalousies, des coups fourrés, des efforts, des déceptions, que Michel Vaillant affronte en héros positif, loyal, courageux, soutenu par une famille formidable qui est aussi son équipe.


Avec des acteurs vivants, le film réussit à garder cette saveur particulière de la BD, une forme de stylisation ingénue mais qui capte des énergies profondes. Sagamore Stévenin dessine un Michel Vaillant clair et calme (il ne lui manque que son petit accroche-coeur !), lancé dans des aventures inédites pleines de rebondissements, avec son copain Steve Warson (Peter Youngblood Hills). On les voit d'abord participer à un rallye dans le Grand Nord, sur une glace dangereusement friable. Puis, c'est le grand défi : l'inscription aux 24 Heures du Mans. Surtout que se présente un concurrent inattendu, l'écurie Leader, absente depuis plusieurs années. A sa tête, la méchante Ruth Wong (Lisa Barbuscia), décidée à venger la défaite de son père. Après divers mauvais coups pour empêcher les «Vaillantes» de participer à la course, elle finit par enlever le père de Michel et Jean-Pierre (Philippe Bas), Henri Vaillant (Jean-Pierre Cassel), pour faire chanter le pilote.


Sur un scénario inventif signé Luc Besson et Gilles Malencon, Louis-Pascal Couvelaire orchestre un film d'action divertissant et spectaculaire, avec de formidables cascades de Michel Julienne. La course finale, filmée pendant les véritables 24 Heures du Mans, est un morceau de bravoure étourdissant qui superpose à la tension obsédante de la compétition réelle un suspense fictif d'une fantaisie acrobatique et pleine d'humour. Du beau travail !
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Messagede Silverwitch le 19 Nov 2003, 22:37

Cortese a écrit:
silverwitch a écrit:Silverwitch (R.Mutt)


C'est qui ce Herr Mutt ?


Cortese,

C'est sous ce nom que Duchamps signa "Fountain", le fameux urinoir.

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Messagede Cortese le 19 Nov 2003, 22:39

silverwitch a écrit:
Cortese a écrit:
silverwitch a écrit:Silverwitch (R.Mutt)


C'est qui ce Herr Mutt ?


Cortese,

C'est sous ce nom que Duchamps signa "Fountain", le fameux urinoir.

Silverwitch


Il y a un calembour genre "Boronali" ?
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Messagede Silverwitch le 19 Nov 2003, 22:41

JMA a écrit:[J'viens d'aller lire ça, ça casse dur en effet... c'est dommage... après avoir lu la pas trop mauvaise critique du Figaro (voir ci dessous) , j'avais repris espoir d'un bon film...



[quote]Une fantaisie cascadante

La critique de Marie-Noëlle Tranchant
[19 novembre 2003]



Michel Vaillant, c'est toute une époque et tout un monde. Né dans le journal Tintin des années 60 sous la plume de Jean Graton, il a mené sa carrière de pilote automobile et de héros de BD à travers une cinquantaine de volumes, en portant haut les couleurs de l'écurie familiale et l'esprit du sport. Il a introduit dans la bande dessinée la frénésie des bolides de course, les rugissements de moteurs, l'atmosphère survoltée des grandes compétitions comme Le Mans. Et forcément, au milieu de tout cela, des histoires de rivalité, des luttes, des jalousies, des coups fourrés, des efforts, des déceptions, que Michel Vaillant affronte en héros positif, loyal, courageux, soutenu par une famille formidable qui est aussi son équipe.


Avec des acteurs vivants, le film réussit à garder cette saveur particulière de la BD, une forme de stylisation ingénue mais qui capte des énergies profondes. Sagamore Stévenin dessine un Michel Vaillant clair et calme (il ne lui manque que son petit accroche-coeur !), lancé dans des aventures inédites pleines de rebondissements, avec son copain Steve Warson (Peter Youngblood Hills). On les voit d'abord participer à un rallye dans le Grand Nord, sur une glace dangereusement friable. Puis, c'est le grand défi : l'inscription aux 24 Heures du Mans. Surtout que se présente un concurrent inattendu, l'écurie Leader, absente depuis plusieurs années. A sa tête, la méchante Ruth Wong (Lisa Barbuscia), décidée à venger la défaite de son père. Après divers mauvais coups pour empêcher les «Vaillantes» de participer à la course, elle finit par enlever le père de Michel et Jean-Pierre (Philippe Bas), Henri Vaillant (Jean-Pierre Cassel), pour faire chanter le pilote.


Sur un scénario inventif signé Luc Besson et Gilles Malencon, Louis-Pascal Couvelaire orchestre un film d'action divertissant et spectaculaire, avec de formidables cascades de Michel Julienne. La course finale, filmée pendant les véritables 24 Heures du Mans, est un morceau de bravoure étourdissant qui superpose à la tension obsédante de la compétition réelle un suspense fictif d'une fantaisie acrobatique et pleine d'humour. Du beau travail !
[/quote]

JMA,

Tu as bien choisi les passages à surligner: c'est une parodie de critique! Bon si elle a été écrite par le service communication d'Europa, d'accord je m'incline. Enfin: c'est un scénario inventif, un film d'action divertissant et spectaculaire (vive le pléonasme!). Oui c'est du beau travail, merci au Figaro!

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Messagede Silverwitch le 19 Nov 2003, 22:43

Cortese a écrit:
silverwitch a écrit:C'est sous ce nom que Duchamps signa "Fountain", le fameux urinoir.

Silverwitch


Il y a un calembour genre "Boronali" ?


Cortese,

Je ne crois pas...M'enfin je ne suis pas une spécialiste de l'histoire du premier "ready-made".

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Messagede JMA le 19 Nov 2003, 23:05

silverwitch a écrit:
JMA,

Tu as bien choisi les passages à surligner: c'est une parodie de critique! Bon si elle a été écrite par le service communication d'Europa, d'accord je m'incline. Enfin: c'est un scénario inventif, un film d'action divertissant et spectaculaire (vive le pléonasme!). Oui c'est du beau travail, merci au Figaro!

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Je ne comprends pas pourquoi Le Figaro nous sort une telle critique pour un film qui est apparement une daube (cf les réactions de ceux qui l'ont vu sur f1-live)...

Ils disent que l'esprit BD est bien gardé, ça ok, on le sens d'ailleurs bien dans le reste de la critique... m'enfin bon, ils auraient quand même pu préciser que même si le pari de garder le même esprit était réussi (et encore, est ce un pari à tenter ?), le résulat n'est pas si folichon que ça...
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Messagede Tof le 19 Nov 2003, 23:13

JMA a écrit:Et Michel Vaillant ? Quelqu'un est allé le voir aujourd'hui ?

Finalement, il n'a pas l'air plus nul que Driven (que je n'ai même pas vu), c'est déjà ça... J'ai lu la critique du Figaro, il n'est même pas déscendu, au contraire, il s'en sort plutot bien...

Du coté des spectateurs, les avis ont l'air unanimes :
- les scènes de voitures valent le coup d'être vues,
- et le sénario est très "BD" (le gentil Michel qui se sort toujours des situations abracadabrantesques...), c'est là que ça passe ou que ça casse, certains ont eu l'air d'apprécier, d'autres pas du tout...



J'irais surement le voir ce weekend !


Ce film vaut sûrement la peine d'être vu ne serait-ce que par l'exploit qu'a necessité son tournage qui a été fait en direct pendant les 24h du Mans :eek:

Pour faire le film, il ont du monter une écurie, deux voitures répondant aux critères pour participer à la course, puis surtout, arriver à se qualifier!
Ensuite, participer à la course tout en tournant le film à plus de 300km/h. Et surtout, la fiabilité devait être au rendez-vous. Ce qui ne fut pas le cas pour la "leader" qui a cassé pendant le nuit (heureusement toutes les scènes ou elle devait apparaître étaient terminées). Il fallait alors que la "Vaillante" tienne le coup jusque l'arrivée pour les dernières scènes... et ce fut le cas!

Tout cela nous donne un film qui se déroule pour 1/3 de sa durée en direct du Mans. J'ai hâte d'aller le voir!
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