silverwitch a écrit:oz.1 a écrit:Et pourquoi TU décrèterais dans quelles conditions un film doit être regardé ou pas ?
Si Garion se sent plus à l'aise pour regarder un film chez lui, qu'il est plus tranquille et plus attentif au film sans être dérangé par d'autres personnes mangeant du pop corn ou des bonbons ou discutant pendant le film ? C'est son droit et c'est du cinéma aussi. Le cinéma, c'est pas la projection qui le fait, c'est le tournage, le montage,...
Le tournage, le montage sont des composantes d'un "film". Ce qui fait historiquement le cinéma c'est la projection de la pellicule sur un écran. Je ne le décrète pas, c'est la réalité historique de ce médium. À ce sujet lire le meilleur livre de théorie sur le cinéma de l'essayiste américain Stanley Cavell "La Projection du Monde". Tiens d'ailleurs, Terrence Malick a collaboré avec Cavell quand il enseignait et Cavelle le remercie pour son aide.
Merci d'inclure la bibliographie à ton cours magistral, mais je n'ai (pour l'instant) aucune intention de lire ce bouquin pour la bonne raison que je ne me sens pas concerné par un livre sur la théorie du cinéma.
Evidemment qu'historiquement, un cinéma, c'est une salle où on projète une pellicule sur un écran. Mais je ne vois pas en quoi projeter une image provenant d'un DVD sur un écran plus petit et dans un cadre plus intime déformerait les films et perdrait le sens du cinéma.
T'as pas une install avec projecteur et son THX chez toi ?
oz.1 a écrit:Pourquoi le cinéma georgien n'a-t-il pas sa chance en France ? Il y a des distributeurs qui se disent qu'ils n'ont pas envie de faire de l'argent en distribuant les meilleurs films du monde en France ou ils savent que ça ne marchera pas parce que ça fera chier tout le monde ?
Sois honnete. Les films asiatiques percent en France alors qu'ils ont une approche très différente de celle auquelle est habitué le public français.
Tu sais bien que ce n'est pas si simple. Il y a une équation connue entre la qualité artistique d'un film et son succès? Non.
Malheureusement si, Disney a commandé et reçu le résultat d'une étude scientifique calculant le mélange parfait de scènes d'action, d'émotion, de comédies pour que le public le plus large l'apprécie...bref, une équation qui finirait par être une uniformisation encore plus artificielle des films...
Les films géorgiens sont parfois distribués en France, mais c'est quasi clandestinement. Comment veux-tu qu'ils puissent avoir une place alors que la place se réduit à néant? Les films iraniens sont parfois distribués en France également...Et alors? Il ne suffit pas qu'un film soit projeté pour que l'on considère qu'il a eu sa chance. Le cinéma asiatique dont tu parles...Quelle est sa réalité? Un gros succès pour Wong Kar Wai qui vire à un équivalent asiatique de JP Jeunet, mais quel public pour le cinéma d'Hu Hsiao Hsien? Non les films ne sont pas égaux du tout. Va voir l'état du cinéma de Hong Kong, détruit par les américains, l'état du cinéma de Taiwan...Eux sont presque favorisés...Mais que faire quand sort un grand film du Sri Lanka comme "Le Domaine" de Lester James Peries? Le monde rend leur cinéma impossible, multiplie les contraintes, les baillonne. Ils font leur cinéma et un film en entier pour moins cher qu'une journée de tournage d'un film hollywoodien. Jamais personne ne les fera aimer. Ce n'est pas commercialement rentable. Mieux vaut créer des ghettos pour les cinémas nationaux. Ou des zoos. Pour pouvoir dire comme pour les animaux: regardez les enfants, le cinéma existe aussi là bas!
Silverwitch
Ici, non seulement je ne connais pas les références auxquelles tu fais allusion, mais je ne sais pas de quoi tu parles. Qui étouffe les cinémas nationaux de chaque pays et dans quel but ? Les américains pour gagner de l'argent ? C'est pas un peu facile et réducteur de dire ça ?
Tu crois qu'Hollywood a tellement d'influence qu'ils peuvent empécher des films georgiens d'être connus du grand public en France pour ne pas détourner leur argent ? Je crois que c'est beaucoup moins machiavélique que cela et que les distributeurs n'ont pas envie de parier sur un bourricot qu'ils savent perdant d'avance. Là où en musique, un groupe peut assez facilement s'auto-produire et diffuser sa musique, en cinéma, c'est impossible, il y a un investissement minimum élevé et donc un besoin de retour sur investissement.










