Marlaga a écrit:La Déclaration des droits de l'Homme marque le début de la décadence de la France. Jean-Marie Le Pen
D'où vient cette Déclaration ? Elle est hors-sol ? C'est le produit de la France et de son histoire, elle est critiquable, pas plus que toute l'histoire de France et tous ses principes, et plutôt moins si l'on considère son caractère légal, sa valeur spécifique dans notre République. À moins de se revendiquer anti-républicain, mais alors si la loi n'a aucune valeur, pourquoi la respecter et pourquoi la défendre dans toute sa rigueur pour les uns et pas pour les autres ?
Marlaga a écrit:Je suis d'accord avec ça car cette déclaration qui est devenue sacro-sainte et intouchable comporte des erreurs et des lacunes flagrantes à l'aube de l'époque actuelle.
J'aimerais bien les connaître les "erreurs flagrantes". Ça m'intéresse beaucoup sur le plan conceptuel.
Différents pays dans le monde n'ont pas cette conception. Regarde les droits des travailleurs étrangers au Qatar, un pays qui doit te plaire puisqu'il est bien musulman comme tu aimes.
Si tu défends comme moi l'idée que chaque pays a ses principes propres qui correspondent à son histoire, à ses valeurs, rien n'empêche de relever que les autres pays ne sont pas la France et que ces autres pays n'ont pas encore eu l'occasion de découvrir le caractère politique de la Nation, et qu'à ces États manque la République.
Quant aux soins, je n'ai rien contre le fait qu'on soigne un étranger, du moment qu'il paye ses soins. Pour l'école, il n'y a pas à inclure des enfants sans papier à l'école, c'est une erreur grossière. On installe ainsi des familles qui n'ont rien à faire sur le territoire.
En ce qui concerne les soins médicaux, il s'agit d'un pilier de la médecine qui s'impose à tous les médecins français: les indigents ont droit aux soins, comme d'une politique de santé publique conforme à une gestion prudente, mieux vaut soigner des malades d'où qu'ils viennent plutôt que de risquer des conséquences potentiellement désastreuses en termes de santé publique. Je suis certaine que tu es conscient que les épidémies ne distinguent pas entre nationaux et étrangers. Si tu préfères la recrudescence de la tuberculose, de la gale plutôt que de soigner des malades indigents ou sans-papiers, tu es un piètre défenseur de l'intérêt général. Quant à la question du coût et de l'attractivité supposée de ces mesures, elle ne résiste pas à l'examen.
Pour l'école, la question est plus complexe. D'abord parce que les enfants n'ont pas de titre de séjour, et s'il est vrai que l'on peut contester l'impératif d'instruction en tant que principe, il semble délicat de lui opposer
l'ensauvagement. J'écrirai simplement qu'il s'agit d'un principe faisant consensus au niveau international en tant que droit humain, droit de l'homme en tant qu'homme si tu préfères, et que la France est engagée en ce sens non seulement par ses principes politiques historiques (et à ce titre, l'instruction publique est une valeur républicaine supérieure) mais également par des traités internationaux.
Car enfin si la France n'était qu'aux Français, seuls les Français seraient tenus de respecter les lois françaises. Or si la loi s'applique à tous elle doit être la même pour tous.
Marlaga a écrit:Je ne vois pas le rapport. Je ne demande pas qu'on abatte l'apprenti sur place, mais qu'on l'expulse comme la loi le stipule. Au lieu de ça, non seulement, on l'a gardé sur le territoire sans rien faire mais on lui donne une médaille ? De qui se moque-t-on ?
Parce que la médaille décernée n'a pas de rapport avec la présence légitime ou non de cet apprenti. Au plan légal, s'il y a un recours suspensif et une autorisation de séjour provisoire, je ne vois pas ce que l'on pourrait trouver à redire. La loi est la loi, elle s'applique, et la reconnaissance du travail ou des mérites d'un apprenti n'a rien à y voir. À moins que la loi ne doive être observée que quand ça t'arrange ?