Grhollande : Cazeneuve 1er ministre

Le salon francophone est dédié aux sujets n'ayant pas de lien avec la F1 ni autres sports mécaniques. C'est un salon pour se détendre en refaisant le monde.

Modérateurs: Garion, Silverwitch

Re: Grhollande : dictature soviétique made in France

Messagede Shoemaker le 28 Aoû 2014, 14:19

Seb a écrit:Servitude consentie par le peuple lui-même. Tu as beau dire qu'on l'a abruti de mensonges et de complexité, il l'a acceptée.

Non. Servitude consentie par les dirigeants, traîtres et menteurs à leurs peuples. Le petit plombier de banlieue, tu ne peux pas exiger de lui qu'il comprenne les tenants et aboutissants des enjeux ultra pseudo techniques de Maastrich, par exemple. On en a parlé ici, et moi, je me rappelle parfaitement que 90 % des gens pensaient naïvement que ça avait pour but principal, comme conséquence première, comme quasi seul avantage, de...... pouvoir voyager et commercer sans avoir à faire le "change" ! C'est dire la profondeur de l'ignorance parfaitement entretenue par les élites. Il y a eu tromperie manifeste. Et un contrat basé sur une tromperie, est tout simplement de fait, illégitime.
Ce qui n'a rien d'impossible. Il y a une tendance europhobe en France et dans d'autres pays européens. Mais si ça devait se réaliser, je ne sais pas qui aurait le plus à gagner : la France ou l'Europe ?

La France y gagnerait sans aucun doute. Oui, il y aura une réaction violente des marchés, et tout et tout. Mais si la chose est menée de bonne manière, avec force et patriotisme, la France sortira bénéficiaire du fait du recouvrement de sa souveraineté, pleine, entière, concrète et réelle. Mais ne rêvons pas trop. Les velléités révolutionnaires ont été dans le même temps, quasiment réduites à zéro. Le système est très fort, convenons-en.
"c'est quoi le blues". Toujours les mêmes histoires, celles qui font vaciller les mondes et les empires.
John Lee Hooker
Shoemaker
 
Messages: 22441
Inscription: 24 Nov 2003, 12:11
Localisation: Out of Africa

Re: Grhollande : dictature soviétique made in France

Messagede Waddle le 28 Aoû 2014, 15:40

Seb a écrit:D'abord, comme je l'ai dit, l'abandon impliquerait un principe de non-retour.

Seb, tu te rends compte des concepts que tu inventes? Pour l'instant, la France a abandonné sa souveraineté monetaire à la BCE. Tu peux jouer sur les mots en disant que c'est modifiable, que c'est du transfert, etc..., le fait est que POUR LE MOMENT, la France n'a plus la main sur sa politique monétaire.
"La citoyenneté réduite au droit du sang consiste à dire que la République est génétique et non pas spirituelle", Waddle, 2013.

Mon blog
Avatar de l'utilisateur
Waddle
Enculeur de moucheS
 
Messages: 24114
Inscription: 10 Mai 2003, 18:05

Re: Grhollande : dictature soviétique made in France

Messagede Waddle le 28 Aoû 2014, 15:43

Shoemaker a écrit:
Seb a écrit:Servitude consentie par le peuple lui-même. Tu as beau dire qu'on l'a abruti de mensonges et de complexité, il l'a acceptée.

Non. Servitude consentie par les dirigeants, traîtres et menteurs à leurs peuples.

J'ai l'impression que pour Seb, si tu acceptes pour un peu d'argent d'être esclave et de renoncer pour toujours à ta liberté et que tu signes, il ne s'agit pas d'un abandon de liberté puisque tu as LIBREMENT choisi de devenir esclave.
"La citoyenneté réduite au droit du sang consiste à dire que la République est génétique et non pas spirituelle", Waddle, 2013.

Mon blog
Avatar de l'utilisateur
Waddle
Enculeur de moucheS
 
Messages: 24114
Inscription: 10 Mai 2003, 18:05

Re: Grhollande : dictature soviétique made in France

Messagede Al Kasil le 28 Aoû 2014, 15:49

Auparavant, une telle situation de tromperie politique se serait réglée dans la rue, dans le sang...et les peuples n'auraient d'ailleurs pas attendu aussi longtemps.

C'est de notoriété publique d'ailleurs que la seule grande hantise de ce gouvernement, c'est une insurrection violente et soudaine. Ce qu'on peut dire d'eux à longueur de journaux, et de conversations, il n'en ont strictement rien à secouer. Hollande peut bien tomber à 5% d'opinion favorable, il restera toujours le même édredon inerte.

Ils savent tous très bien que le système nous a complétement anesthésié, que ce système qui ne sait exciter que l'envie de toujours plus et la peur de tout perdre nous a rendu inertes, comme Hollande tiens.

En un sens, Internet est d'ailleurs un formidable outil d'endormissement populaire. On peut y balancer les messages de révolte les plus virulents et/ou argumentés qui soient, et rester tranquillement le cul dans notre fauteuil avec le sentiment du devoir citoyen accompli. Et plus personne ne descend dans la rue.

Il faudrait vraiment que nous n'ayons plus rien à bouffer, à consommer, pour que nous décidions définitivement de bouger. Mais en bonne bêtes avides que nous sommes, nous serions capables de nous entretuer plutôt que de renverser ce système pour imaginer autre chose. Le système sait encore très bien nous nourrir, et à défaut il saurait parfaitement nous exciter pour que nous nous battions jusqu'à la mort pour la dernière miette. En un sens j'ai beaucoup plus peur d'une pénurie de PS4 que d'une abrogation des 35h. Qu'est-ce qui causera le plus d'agitation à votre avis?

Les coupables c'est nous tous. Hollande n'est qu'un symptôme, c'est le furoncle, mais c'est nous qui l'avons entretenu. Il est à notre image, comme Sarkozy l'était, comme Le Pen le sera.
Quand ta dernière heure est arrivée et qu'on passe en horaire d'été...
Avatar de l'utilisateur
Al Kasil
 
Messages: 4435
Inscription: 03 Mar 2003, 10:03
Localisation: in the Great Below...

Re: Grhollande : dictature soviétique made in France

Messagede Nuvo le 28 Aoû 2014, 17:03

Ce n'est pas nouveau. Jean-Louis Aubert le chantait déjà il y a 20 ans :

"Puisque les révolutions, se font maintenant à la maison..."

"De monde meilleur on ne parle plus, tout juste sauver celui là..."
Avatar de l'utilisateur
Nuvo
L'éternité et un jour
 
Messages: 16999
Inscription: 20 Fév 2003, 19:07

Re: Grhollande : dictature soviétique made in France

Messagede Silverwitch le 28 Aoû 2014, 17:37

Al Kasil a écrit:Auparavant, une telle situation de tromperie politique se serait réglée dans la rue, dans le sang...et les peuples n'auraient d'ailleurs pas attendu aussi longtemps.

C'est de notoriété publique d'ailleurs que la seule grande hantise de ce gouvernement, c'est une insurrection violente et soudaine. Ce qu'on peut dire d'eux à longueur de journaux, et de conversations, il n'en ont strictement rien à secouer. Hollande peut bien tomber à 5% d'opinion favorable, il restera toujours le même édredon inerte.

Ils savent tous très bien que le système nous a complétement anesthésié, que ce système qui ne sait exciter que l'envie de toujours plus et la peur de tout perdre nous a rendu inertes, comme Hollande tiens.

En un sens, Internet est d'ailleurs un formidable outil d'endormissement populaire. On peut y balancer les messages de révolte les plus virulents et/ou argumentés qui soient, et rester tranquillement le cul dans notre fauteuil avec le sentiment du devoir citoyen accompli. Et plus personne ne descend dans la rue.

Il faudrait vraiment que nous n'ayons plus rien à bouffer, à consommer, pour que nous décidions définitivement de bouger. Mais en bonne bêtes avides que nous sommes, nous serions capables de nous entretuer plutôt que de renverser ce système pour imaginer autre chose. Le système sait encore très bien nous nourrir, et à défaut il saurait parfaitement nous exciter pour que nous nous battions jusqu'à la mort pour la dernière miette. En un sens j'ai beaucoup plus peur d'une pénurie de PS4 que d'une abrogation des 35h. Qu'est-ce qui causera le plus d'agitation à votre avis?

Les coupables c'est nous tous. Hollande n'est qu'un symptôme, c'est le furoncle, mais c'est nous qui l'avons entretenu. Il est à notre image, comme Sarkozy l'était, comme Le Pen le sera.


La limite d'une telle déploration est qu'elle est relativement inopérante, il s'agit d'abord et avant tout d'une déploration morale, d'une indignation contre l'esprit du temps, contre le monde tel qu'il est. L'indignation est un moteur d'indignation individuelle et collective, si et seulement si nous pouvons identifier des responsabilités, des fautes imputables (et non pas seulement des coupables). Ici, tu finis par mettre un peu tout le monde dans le même sac: tous coupables. Le rêve de la société totalitaire, confondre oppresseurs et opprimés. Or si nous vivons sous opium, dans un brouillard consumériste, ce n'est quand même pas tombé du ciel. Transformer cette indignation en moteur d'action suppose la volonté obstinée d'identifier des fautes imputables, et des solutions politiques. Connaître le réel pour rencontrer une possibilité inédite, cela suppose enfin renoncer au renoncement et à l'abattement. Dis-toi, tu le sais déjà mais enfin je te le répète, que ce renoncement est le meilleur vecteur de la sidération que tu dénonces.

Volonté, curiosité, espérance, imagination, fraternité !
Image
Ça ne se fait pas de jouer de la lyre tandis que Rome brûle , mais on a tout à fait le droit d'étudier les lois de l’hydraulique.
Avatar de l'utilisateur
Silverwitch
Seven of Nine
 
Messages: 27893
Inscription: 28 Mar 2003, 19:39
Localisation: Filmskigrad

Re: Grhollande : dictature soviétique made in France

Messagede sheon le 28 Aoû 2014, 17:56

DCP a écrit:
Waddle a écrit:
Seb a écrit:C'est faux, les Etats continuent à frapper monnaie.

En Zone euro?

Il y a d'autres manières de rembourser une dette que l'argent. Restons dans les paraboles enfantines. Tu joues au foot avec tes potes dans le quartier et tu casses la vitre de ta voisine en tirant une balle un peu trop fort. La voisine te connait bien et préfère de pas te dénoncer à tes parents pour t'éviter une grosse punition. Du coup, elle te propose de venir tondre la pelouse chez elle une fois par semaine pendant les vacances d'été. C'est quoi, à part un remboursement de dette sans flux d'argent ?

Tu confirmes donc la parabole. Pour rembourser la dette aux banques vu qu'elle n'est pas remboursable techniquement, il faudra donc leur concéder quelque chose qui appartient au patrimoine national. Bien vu.


Non, on peut aussi proposer aux français de venir gratuitement tondre la pelouse, faire le ménage, laver la voiture des banquiers....je suis sûr que cette solution satisferait tout le monde... :D saoul:

C'est ce que je proposerai à mon banquier quand j'aurai besoin d'un crédit :lol:
Si j'avais souvent répété que je désirais mourir dans mon lit, ce que je voulais vraiment dire par là, c'est que je voulais me faire marcher dessus par un éléphant pendant que je ferais l'amour. Les Fusils d'Avalon, Roger Zelazny.
Avatar de l'utilisateur
sheon
Léon Raoul
 
Messages: 23761
Inscription: 03 Juin 2010, 16:55

Re: Grhollande : dictature soviétique made in France

Messagede Seb le 28 Aoû 2014, 18:31

Silverwitch a écrit:Quelle position ? Économique, politique ? À défaut d'un changement profond de la politique économique française, une sortie de l'euro aurait eu des effets marginaux, grâce notamment à la possibilité de financer une relance budgétaire par la création monétaire, sur le modèle britannique. Une sortie unilatérale de la France, non accompagnée de celles d'autres pays de la zone euro, même sans inflexion majeure de la politique économique française aurait été positive, puisque la France ferait figure de passager clandestin, bénéficiant de l'avantage d'une dévaluation compétitive dans ses échanges avec ses voisins, l'Allemagne au premier chef.

La position économique en premier lieu. De toute façon, sur ce point, on ne risque pas de s'attraper longtemps puisque tous les scénarios imaginés tiennent de la fiction.
Image
Avatar de l'utilisateur
Seb
C'est bien
 
Messages: 32211
Inscription: 03 Nov 2004, 00:32
Localisation: Belgique

Re: Grhollande : dictature soviétique made in France

Messagede Seb le 28 Aoû 2014, 18:43

Silverwitch a écrit:Si la sortie de l'Union Européenne est désormais prévue dans les textes, bien que selon un modèle tout de même assez contraire aux usages, il n'en est pas de même pour l'euro. Je trouve ta réponse assez malheureuse sur le fond. A-t-on déjà vu un traité ou un contrat ne pas prévoir son éventuelle dénonciation par l'un des contractants ? Cela traduit bien l'idéologie à l'oeuvre dans la rédaction des textes instituant la monnaie unique.

Ca démontrait probablement une certaine volonté d'intégration et d'avancement commun, sans souhait de marche arrière. Mais toute chose est par nature résiliable. En ce compris l'adhésion à une institution supra-nationale ou l'appartenance à une monnaie unique. On ne peut pas forcer quelqu'un à aller contre son destin.

Silverwitch a écrit:C'est exactement ce qui est prévu par les traités et les textes instituant l'euro. Difficile de ne pas définir l'adoption de l'euro comme un abandon de souveraineté, au regard des principes mis en oeuvre par les textes des traités comme par la place essentielle, régalienne, que joue la monnaie dans la définition même de la souveraineté étatique. Si tu préfères un terme plus neutre, on peut employer celui d'une limitation de souveraineté aux conséquences inédites.

On dira que la délégation de cette souveraineté conduit, pour l'Etat, à une limitation de cette même souveraineté, qui n'est en rien définitive.

Silverwitch a écrit:On pourrait aussi citer l'exemple de la Suède.

C'est vrai, mais tu cites les cas spéciaux. Le problème de la Suède, c'est un double référendum qui était d'ailleurs absurde sur le principe. Mais admettons même que la France, suite à sa volonté de se retirer de l'Eurozone, s'affranchisse complètement du mécanisme de taux de change européen; faire tourner la planche à billets n'est pas la solution à tous les maux.
Image
Avatar de l'utilisateur
Seb
C'est bien
 
Messages: 32211
Inscription: 03 Nov 2004, 00:32
Localisation: Belgique

Re: Grhollande : dictature soviétique made in France

Messagede Silverwitch le 28 Aoû 2014, 18:47

Seb a écrit:La position économique en premier lieu. De toute façon, sur ce point, on ne risque pas de s'attraper longtemps puisque tous les scénarios imaginés tiennent de la fiction.


Pas totalement, à condition de conserver une dimension réaliste, c'est-à-dire d'imaginer une réalité possible cohérente avec les éléments du passé dont nous disposons, c'est-à-dire un cadre. Si tous les scénarios imaginés en prévision économique tenaient de la fiction ou de la prophétie même auto-réalisatrice, cela signifierait qu'il n'y a aucune théorie économique sérieuse, et rigoureusement aucune dimension scientifique (même au sens de science humaine) dans la discipline qu'est l'économie. Intéressant, quand on sait que toute l'économie en tant que discipline ou politique consiste à faire des prévisions (prédictions ?) sur une réalité à venir... Bien évidemment, il s'agit d'une fiction, comme tu l'écris, mais elle est intéressante, ne serait-ce que pour sortir du cadre, de la répétition nauséeuse du présent.
Image
Ça ne se fait pas de jouer de la lyre tandis que Rome brûle , mais on a tout à fait le droit d'étudier les lois de l’hydraulique.
Avatar de l'utilisateur
Silverwitch
Seven of Nine
 
Messages: 27893
Inscription: 28 Mar 2003, 19:39
Localisation: Filmskigrad

Re: Grhollande : dictature soviétique made in France

Messagede Seb le 28 Aoû 2014, 18:50

Shoemaker a écrit:Non. Servitude consentie par les dirigeants, traîtres et menteurs à leurs peuples. Le petit plombier de banlieue, tu ne peux pas exiger de lui qu'il comprenne les tenants et aboutissants des enjeux ultra pseudo techniques de Maastrich, par exemple. On en a parlé ici, et moi, je me rappelle parfaitement que 90 % des gens pensaient naïvement que ça avait pour but principal, comme conséquence première, comme quasi seul avantage, de...... pouvoir voyager et commercer sans avoir à faire le "change" ! C'est dire la profondeur de l'ignorance parfaitement entretenue par les élites. Il y a eu tromperie manifeste. Et un contrat basé sur une tromperie, est tout simplement de fait, illégitime.

Voter (ou ne pas voter), c'est un acte qui ne doit pas s'envisager à la légère. Je suis aussi effaré de la grande méconnaissance (pour ne pas parler d'insouciance) avec lequel le citoyen se rend dans les urnes. Mais ça n'en retire pas la légitimité des personnes élues et des décisions qu'elles peuvent prendre ensuite.

Shoemaker a écrit:La France y gagnerait sans aucun doute. Oui, il y aura une réaction violente des marchés, et tout et tout. Mais si la chose est menée de bonne manière, avec force et patriotisme, la France sortira bénéficiaire du fait du recouvrement de sa souveraineté, pleine, entière, concrète et réelle. Mais ne rêvons pas trop. Les velléités révolutionnaires ont été dans le même temps, quasiment réduites à zéro. Le système est très fort, convenons-en.

C'est peut-être typiquement français (en tous cas, ce n'est pas belge :D ) mais j'ai l'impression que vous avez toujours une image très enjolivée de votre beau pays, prêt à se relever de tout. Quand je vous entends en parler, je pense toujours à ça :

Image

A côté de ça, il y a un nombre de dures réalités de plus en plus mondialisées.
Image
Avatar de l'utilisateur
Seb
C'est bien
 
Messages: 32211
Inscription: 03 Nov 2004, 00:32
Localisation: Belgique

Re: Grhollande : dictature soviétique made in France

Messagede Seb le 28 Aoû 2014, 19:03

Silverwitch a écrit:Pas totalement, à condition de conserver une dimension réaliste, c'est-à-dire d'imaginer une réalité possible cohérente avec les éléments du passé dont nous disposons, c'est-à-dire un cadre. Si tous les scénarios imaginés en prévision économique tenaient de la fiction ou de la prophétie même auto-réalisatrice, cela signifierait qu'il n'y a aucune théorie économique sérieuse, et rigoureusement aucune dimension scientifique (même au sens de science humaine) dans la discipline qu'est l'économie. Intéressant, quand on sait que toute l'économie en tant que discipline ou politique consiste à faire des prévisions (prédictions ?) sur une réalité à venir... Bien évidemment, il s'agit d'une fiction, comme tu l'écris, mais elle est intéressante, ne serait-ce que pour sortir du cadre, de la répétition nauséeuse du présent.

La sortie de l'euro d'une grosse nation européenne resterait, dans tous les cas de figure, quelque chose d'inédit. Bien sûr, les théories économiques et les éléments historiques pourraient nous éclairer mais on en reviendrait au problème de la parabole qu'on évoquait quelques pages plus avant : la difficulté d'agréger toutes ces petites théories et réalités historiques pour en faire un scénario complet. Si demain la Californie (je suis gentil, j'aurais pu prendre le Dakota du Sud :D ), décidait unilatéralement d'abandonner le dollar pour frapper à nouveau sa monnaie, on aurait déjà quelque chose d'un peu plus complet.
Image
Avatar de l'utilisateur
Seb
C'est bien
 
Messages: 32211
Inscription: 03 Nov 2004, 00:32
Localisation: Belgique

Re: Grhollande : dictature soviétique made in France

Messagede Silverwitch le 28 Aoû 2014, 19:03

Seb a écrit:Ca démontrait probablement une certaine volonté d'intégration et d'avancement commun, sans souhait de marche arrière. Mais toute chose est par nature résiliable. En ce compris l'adhésion à une institution supra-nationale ou l'appartenance à une monnaie unique. On ne peut pas forcer quelqu'un à aller contre son destin.


Cela démontre pour le moins la volonté de rendre irréversible l'adoption de l'euro. Par extension, cela signifie une défiance à l'égard de la délibération politique, qui consiste à définir une vérité relative dans le temps et l'espace. Si tout est par nature résiliable, il convient d'en tenir compte quand on rédige un traité et un contrat, au nom du principe de liberté que tu mets en avant, sous le terme de destin ou de volonté...

Seb a écrit:On dira que la délégation de cette souveraineté conduit, pour l'Etat, à une limitation de cette même souveraineté, qui n'est en rien définitive.


Bah non. Il ne s'agit pas d'une délégation de souveraineté, qu'il s'agit de l'euro ou d'un certain nombre de mécanismes liés à la construction européenne. La délégation de souveraineté suppose un contrôle et/ou un principe de subordination. Ici la construction européenne a vocation a construire un État supra-national, ce qui contredit tous les précédents, à moins de considérer qu'il s'agit d'un impérialisme déguisé derrière un babil technocratique. Abandon de souveraineté, limitation de souveraineté, mais pas délégation.

Seb a écrit:C'est vrai, mais tu cites les cas spéciaux. Le problème de la Suède, c'est un double référendum qui était d'ailleurs absurde sur le principe. Mais admettons même que la France, suite à sa volonté de se retirer de l'Eurozone, s'affranchisse complètement du mécanisme de taux de change européen; faire tourner la planche à billets n'est pas la solution à tous les maux.


C'est insuffisant, mieux que rien mais insuffisant, cela suppose une politique économique cohérente avec une relance budgétaire d'inspiration keynésienne dans un cadre de globalisation économique et de libre-échangisme marchand, ce qui peut conduire à remettre en cause un certain nombre d'autres mécanismes européens.
Image
Ça ne se fait pas de jouer de la lyre tandis que Rome brûle , mais on a tout à fait le droit d'étudier les lois de l’hydraulique.
Avatar de l'utilisateur
Silverwitch
Seven of Nine
 
Messages: 27893
Inscription: 28 Mar 2003, 19:39
Localisation: Filmskigrad

Re: Grhollande : dictature soviétique made in France

Messagede Silverwitch le 28 Aoû 2014, 19:12

Seb a écrit:La sortie de l'euro d'une grosse nation européenne resterait, dans tous les cas de figure, quelque chose d'inédit. Bien sûr, les théories économiques et les éléments historiques pourraient nous éclairer mais on en reviendrait au problème de la parabole qu'on évoquait quelques pages plus avant : la difficulté d'agréger toutes ces petites théories et réalités historiques pour en faire un scénario complet. Si demain la Californie (je suis gentil, j'aurais pu prendre le Dakota du Sud :D ), décidait unilatéralement d'abandonner le dollar pour frapper à nouveau sa monnaie, on aurait déjà quelque chose d'un peu plus complet.


L'avenir est par définition toujours inédit, le passé ne se répète pas. En revanche, je ne vois pas pourquoi il faudrait en faire toute une montagne: la France est passée à l'euro, il s'agissait déjà d'un évènement inédit. Pourtant, tout le monde fut sommé de se réjouir de l'abandon du franc, et même de célébrer ce saut dans l'inconnu.

Ce saut n'est pas plus périlleux que le premier, et ajouterais-je, il est justifié face au constat de la crise économique et monétaire que nous connaissons, et justifié par un impératif démocratique. Mais il paraît que la science économique est une chose trop sérieuse pour être confiée au Peuple. Le problème, c'est qu'en démontrant que l'avenir n'est pas écrit et qu'il est trop complexe à prévoir, c'est le mécanisme de la monnaie unique qui s'écroule et en premier son principe absurde considérant que l'expertise technique ou scientifique permet de se soustraire à la délibération politique.
Image
Ça ne se fait pas de jouer de la lyre tandis que Rome brûle , mais on a tout à fait le droit d'étudier les lois de l’hydraulique.
Avatar de l'utilisateur
Silverwitch
Seven of Nine
 
Messages: 27893
Inscription: 28 Mar 2003, 19:39
Localisation: Filmskigrad

Re: Grhollande : dictature soviétique made in France

Messagede denim le 28 Aoû 2014, 22:26

Emmanuel le nouveau ministre de l'économie,il me semble que c'est lui qui avait dit à Hollande,y a deux ans de ça,que la crise était finie.
y a pas à dire...c'est triste mais c'est comme çà.
Image

et oui...merci Giscard et Pompidou dont ce dernier bossait justement chez Rotschild.
tout se tient.
d'un autre côté quoi de plus normal de trahir la France quand on a fait ses armes chez "Judas".
là encore,tout se tient.
"quand de-Gaulle ne sera plus là,il sera encore là".
Avatar de l'utilisateur
denim
 
Messages: 24787
Inscription: 29 Nov 2003, 13:51

Re: Grhollande : dictature soviétique made in France

Messagede Seb le 28 Aoû 2014, 23:11

Silverwitch a écrit:Cela démontre pour le moins la volonté de rendre irréversible l'adoption de l'euro. Par extension, cela signifie une défiance à l'égard de la délibération politique, qui consiste à définir une vérité relative dans le temps et l'espace. Si tout est par nature résiliable, il convient d'en tenir compte quand on rédige un traité et un contrat, au nom du principe de liberté que tu mets en avant, sous le terme de destin ou de volonté...

Cela démontrait probablement l'entrain de ceux qui ont été à la base d'une union monétaire et ensuite, d'une monnaie unique. Maintenant, une décision politique, quelle qu'elle soit, engage très souvent pour le futur, sans qu'on n'y précise un terme. Prenons l'exemple des 35 heures puisque c'est d'actualité. On a promulgué une loi visant à établir une nouvelle norme. Celle-ci contient-elle des clauses spécifiques visant à remettre en cause le système dans son ensemble dans un horizon de temps déterminé ? C'est un nouveau gouvernement qui, un jour, scellera son sort. Et qui promulguera une nouvelle loi, écrasant les anciennes dispositons.

Silverwitch a écrit:Bah non. Il ne s'agit pas d'une délégation de souveraineté, qu'il s'agit de l'euro ou d'un certain nombre de mécanismes liés à la construction européenne. La délégation de souveraineté suppose un contrôle et/ou un principe de subordination. Ici la construction européenne a vocation a construire un État supra-national, ce qui contredit tous les précédents, à moins de considérer qu'il s'agit d'un impérialisme déguisé derrière un babil technocratique. Abandon de souveraineté, limitation de souveraineté, mais pas délégation.

C'est parce que tu sous-entends que délégation implique d'office un principe de contrôle.

Délégation : Décision par laquelle une autorité administrative charge une autre autorité d'exercer ses pouvoirs à sa place (délégation de compétence, de signature).

La notion d'abandon renvoie à l'idée d'un désintérêt pour quelque chose, ce qui n'est absolument pas le cas ici. L'Etat a simplement voulu s'inscrire dans un mécanisme plus global et a librement décidé de transférer cette souveraineté.

Silverwitch a écrit:C'est insuffisant, mieux que rien mais insuffisant, cela suppose une politique économique cohérente avec une relance budgétaire d'inspiration keynésienne dans un cadre de globalisation économique et de libre-échangisme marchand, ce qui peut conduire à remettre en cause un certain nombre d'autres mécanismes européens.

Je pense que le seul point qui sépare est la perception que avons de la France dans un contexte hyper globalisé, parce que sur les principes, je te rejoins assez largement.
Image
Avatar de l'utilisateur
Seb
C'est bien
 
Messages: 32211
Inscription: 03 Nov 2004, 00:32
Localisation: Belgique

Re: Grhollande : dictature soviétique made in France

Messagede Seb le 28 Aoû 2014, 23:17

Silverwitch a écrit:L'avenir est par définition toujours inédit, le passé ne se répète pas. En revanche, je ne vois pas pourquoi il faudrait en faire toute une montagne: la France est passée à l'euro, il s'agissait déjà d'un évènement inédit. Pourtant, tout le monde fut sommé de se réjouir de l'abandon du franc, et même de célébrer ce saut dans l'inconnu.

Parce qu'il y a une différence fondamentale. Quand la France est passée à l'euro, elle l'a fait conjointement avec onze autres pays européens, dont certains étaient des poids lourds du continent. Un mécanisme unilatéral de sortie de l'euro par la France aujourd'hui, dont la position économique a entretremps également sensiblement régressé, serait quand même un cas de figure singulièrement différent.
Image
Avatar de l'utilisateur
Seb
C'est bien
 
Messages: 32211
Inscription: 03 Nov 2004, 00:32
Localisation: Belgique

Re: Grhollande : dictature soviétique made in France

Messagede Nuvo le 29 Aoû 2014, 09:46

Pendant ce temps là, à l'UMP, c'est le monde à l'envers !

Un fusible qui refuse de sauter, un cas unique dans l'histoire des tableaux éléctriques ! La fronde menace !

http://www.lemonde.fr/societe/article/2 ... _3224.html

J'aime particulièrement la phrase sur les condamnés. Juppé, les fesses refaites à la sauce vieux sage, va aimer !
Avatar de l'utilisateur
Nuvo
L'éternité et un jour
 
Messages: 16999
Inscription: 20 Fév 2003, 19:07

Re: Grhollande : dictature soviétique made in France

Messagede Silverwitch le 29 Aoû 2014, 10:15

Seb a écrit:Cela démontrait probablement l'entrain de ceux qui ont été à la base d'une union monétaire et ensuite, d'une monnaie unique. Maintenant, une décision politique, quelle qu'elle soit, engage très souvent pour le futur, sans qu'on n'y précise un terme. Prenons l'exemple des 35 heures puisque c'est d'actualité. On a promulgué une loi visant à établir une nouvelle norme. Celle-ci contient-elle des clauses spécifiques visant à remettre en cause le système dans son ensemble dans un horizon de temps déterminé ? C'est un nouveau gouvernement qui, un jour, scellera son sort. Et qui promulguera une nouvelle loi, écrasant les anciennes dispositons.


Ton exemple démontre bien la différence de nature entre les deux situations. La loi a toujours vocation à engager l'avenir, mais elle s'inscrit dans un principe, celui de la permanence du débat démocratique. Ici, il s'agit d'un traité qui engage librement plusieurs contractants et qui a vocation à soustraire un instrument essentiel, régalien, de la souveraineté nationale à la démocratie et qui ne prévoit pas de clause de sortie. Tu devrais remarquer ce caractère doublement inédit, et aux conséquences originales.


Seb a écrit:C'est parce que tu sous-entends que délégation implique d'office un principe de contrôle.

Délégation : Décision par laquelle une autorité administrative charge une autre autorité d'exercer ses pouvoirs à sa place (délégation de compétence, de signature).


Oui, ta définition est inexacte car incomplète. En droit, le principe d'une délégation repose sur le transfert d'un pouvoir ou d'une compétence à une autre autorité, subordonnée à la première.

Je te renvoie à la jurisprudence française du Conseil d'État qui le stipule clairement: "une délégation ne peut, par nature, être donnée qu'à un agent placé sous l'autorité hiérarchique du délégant".

Seb a écrit:La notion d'abandon renvoie à l'idée d'un désintérêt pour quelque chose, ce qui n'est absolument pas le cas ici. L'Etat a simplement voulu s'inscrire dans un mécanisme plus global et a librement décidé de transférer cette souveraineté.


Il est tout à fait loisible en termes juridiques de qualifier les conséquences de différents traités européens d'abandons de souveraineté. En droit privé comme en droit public, l'abandon désigne un acte produit de la négligence ou de la volonté. Ici la renonciation de l'État à sa souveraineté monétaire (il ne s'agit pas d'une délégation, puisque la BCE n'est ni contrôlée ni subordonnée à l'État) qualifie bien la nature de ce mécanisme, un abandon: renonciation = abandon. On pourrait discuter de l'emploi du terme abandon, et certains, dont toi, aimeraient sans doute plutôt utiliser le terme de transmission d'un droit ou d'une souveraineté, mais selon le principe du primat de la démocratie (c'est-à-dire la permanence du débat), un droit souverain ne peut se transmettre: il peut être délégué ou abandonné.


Seb a écrit:Je pense que le seul point qui sépare est la perception que avons de la France dans un contexte hyper globalisé, parce que sur les principes, je te rejoins assez largement.


D'accord, même si dans le cas de la France, on exagère assez largement le contexte globalisé. L'économie française est nettement moins dépendante des échanges extérieurs que l'économie belge, par exemple.
Image
Ça ne se fait pas de jouer de la lyre tandis que Rome brûle , mais on a tout à fait le droit d'étudier les lois de l’hydraulique.
Avatar de l'utilisateur
Silverwitch
Seven of Nine
 
Messages: 27893
Inscription: 28 Mar 2003, 19:39
Localisation: Filmskigrad

Re: Grhollande : dictature soviétique made in France

Messagede Bob Williams le 29 Aoû 2014, 10:24

Nuvo a écrit:Pendant ce temps là, à l'UMP, c'est le monde à l'envers !

Un fusible qui refuse de sauter, un cas unique dans l'histoire des tableaux éléctriques ! La fronde menace !

http://www.lemonde.fr/societe/article/2 ... _3224.html

J'aime particulièrement la phrase sur les condamnés. Juppé, les fesses refaites à la sauce vieux sage, va aimer !


Pourquoi vouloir s'accrocher à un parti qui ne veut plus de vous ? Quel(s) intérêt(s) d'y rester adhérent ?
Avatar de l'utilisateur
Bob Williams
GTiste
 
Messages: 20682
Inscription: 26 Juil 2003, 11:04

Re: Grhollande : dictature soviétique made in France

Messagede Silverwitch le 29 Aoû 2014, 10:25

Seb a écrit:Parce qu'il y a une différence fondamentale. Quand la France est passée à l'euro, elle l'a fait conjointement avec onze autres pays européens, dont certains étaient des poids lourds du continent. Un mécanisme unilatéral de sortie de l'euro par la France aujourd'hui, dont la position économique a entretremps également sensiblement régressé, serait quand même un cas de figure singulièrement différent.


C'est une différence de contexte, pas une différence de nature. Si l'euro était inédit, son abandon le sera également, qu'il soit le fait d'un seul pays ou de plusieurs. C'est bien du caractère inédit dont nous devisions. S'il s'agit du contexte, je ne partage pas ton appréciation: la position économique de la France n'a pas sensiblement régressé, pas dans l'absolu, ni de manière relative, sauf par rapport à l'Allemagne (pour ne parler que des pays membres de la zone euro ou même de l'Union Européenne). La légère évolution en faveur de l'Allemagne dans le cadre des échanges économiques et du poids respectif des deux pays est d'autant plus favorable à une sortie de la France de l'euro, puisqu'elle a plus à gagner, désormais.

Évidemment, tu aurais raison de me faire remarquer que la sortie unilatérale de la France entraînerait presque mécaniquement la sortie d'un ou plusieurs autres pays de l'euro et l'explosion à très court terme de la zone euro (quitte à envisager un euro bis autour d'une zone mark, comprenant outre l'Allemagne, l'Autriche, les Pays-Bas, voire la Belgique). Mais cette situation, toutes choses étant égales par ailleurs ne changerait pas grand chose à l'intérêt pour l'économie française d'un retour au franc.
Image
Ça ne se fait pas de jouer de la lyre tandis que Rome brûle , mais on a tout à fait le droit d'étudier les lois de l’hydraulique.
Avatar de l'utilisateur
Silverwitch
Seven of Nine
 
Messages: 27893
Inscription: 28 Mar 2003, 19:39
Localisation: Filmskigrad

Re: Grhollande : dictature soviétique made in France

Messagede Shoemaker le 29 Aoû 2014, 11:04

Seb a écrit:Quand je vous entends en parler, je pense toujours à ça :

Image

A côté de ça, il y a un nombre de dures réalités de plus en plus mondialisées.


Où est il gravé dans le marbre, comme on dit, qu'il faille se plier définitivement "aux dures réalités de plus en plus mondialisées ?".
La vie des Hommes et des Nations, est faite de soumissions, de défaites, de fatalisme, de renonciation... Mais aussi de luttes, d'espoir, de résistance, de victoires... Rien n'est définitivement perdu, pour toujours. Comment crois-tu que l'Humanité ait fait pour ne plus vivre dans des grottes froides et humides, tremblante, terrorisée par les grands prédateurs qui l'encerclent au dehors ? En ce disant que c'est définitivement foutu ? Non. En luttant, en se sacrifiant, en étant ingénieuse, généreuse, espérante...
On est définitivement esclave qui si on le veut bien.
Bref, le monde est ce qu'il est. Et l'Humanité aussi, c'est à dire toujours combattante, toujours résistante AUSSI. Rien n'est figé pour toujours.

Mondialisation : Oui, peut-être un jour viendra, où les frontières seront abolies, les diversités préservées dans un monde fraternel, uni, et tout et tout. En attendant, certes, la mondialisation s'installe, mais c'est la mondialisation de la finance, totalitaire, prédatrice. Et en cet instant T de l'Histoire de l'Humanité, la structure "Nation" est ce qui est le meilleur, le plus protecteur, le plus optimisé, pour que l'Homme puisse être le mieux protégé. Cela n'empêche absolument pas une mondialisation de la Solidarité, de la paix, de la fraternité entre les Hommes.
Utopie ? Pas plus utopique que l'espoir un jour, pour Cromagnon, de sortir de sa grotte froide et humide... :P :D
Sinon, l'image-symbole qui te fait penser à la France, bah, y a pire, hein...
"c'est quoi le blues". Toujours les mêmes histoires, celles qui font vaciller les mondes et les empires.
John Lee Hooker
Shoemaker
 
Messages: 22441
Inscription: 24 Nov 2003, 12:11
Localisation: Out of Africa

Re: Grhollande : dictature soviétique made in France

Messagede denim le 29 Aoû 2014, 11:19

moi ce qui me gène dans cette image symbole...

c'est qu'on lui voit les nichons...ça fait un peu lupanar quand même cette révolution,non ???
"quand de-Gaulle ne sera plus là,il sera encore là".
Avatar de l'utilisateur
denim
 
Messages: 24787
Inscription: 29 Nov 2003, 13:51

Re: Grhollande : dictature soviétique made in France

Messagede DCP le 29 Aoû 2014, 11:31

Et bon, la globalisation, supposons qu'un pays "se ferme" plus, perde certains échanges commerciaux, perde une partie de son PIB, que sa croissance soit moins grande, est-ce vraiment si important ?

On a toujours ce sacro-saint mot à la bouche, la croissance. Mais, pour reprendre une métaphore aimée des économistes, en plus de la taille du gâteau, est-ce que l'on ne pourrait pas aussi réfléchir à la répartition de ce gâteau et comment il est produit ?
« Par exemple, le football, on y joue dans des endroits spéciaux. Il devrait y avoir des terrains de guerre pour ceux qui aiment mourir en plein air. Ailleurs on danserait et on rirait » (Roger Nimier)
DCP
28 juin 2021 !
 
Messages: 25717
Inscription: 26 Fév 2003, 11:18

Re: Grhollande : dictature soviétique made in France

Messagede Shoemaker le 29 Aoû 2014, 11:34

denim a écrit:moi ce qui me gène dans cette image symbole...

c'est qu'on lui voit les nichons...ça fait un peu lupanar quand même cette révolution,non ???

T'as quelque chose contre la douceur infinie de seins laiteux et excitants ?
"c'est quoi le blues". Toujours les mêmes histoires, celles qui font vaciller les mondes et les empires.
John Lee Hooker
Shoemaker
 
Messages: 22441
Inscription: 24 Nov 2003, 12:11
Localisation: Out of Africa

Re: Grhollande : dictature soviétique made in France

Messagede Seb le 29 Aoû 2014, 11:37

Silverwitch a écrit:Ton exemple démontre bien la différence de nature entre les deux situations. La loi a toujours vocation à engager l'avenir, mais elle s'inscrit dans un principe, celui de la permanence du débat démocratique. Ici, il s'agit d'un traité qui engage librement plusieurs contractants et qui a vocation à soustraire un instrument essentiel, régalien, de la souveraineté nationale à la démocratie et qui ne prévoit pas de clause de sortie. Tu devrais remarquer ce caractère doublement inédit, et aux conséquences originales.

Mais c'est la même chose sur le fond, Silver. Au travers d'une loi, on établit un nouveau principe qu'on espère voir perdurer. Et, si ça ne devait plus être le cas, on en repromulguerait une autre. C'est la même chose pour la construction européenne. La France s'est engagée dans ce mouvement et si un jour elle souhaite en sortir, elle le fera. Je le répète, on ne peut forcer quelqu'un à aller contre son gré.

Silverwitch a écrit:Oui, ta définition est inexacte car incomplète. En droit, le principe d'une délégation repose sur le transfert d'un pouvoir ou d'une compétence à une autre autorité, subordonnée à la première.

Je te renvoie à la jurisprudence française du Conseil d'État qui le stipule clairement: "une délégation ne peut, par nature, être donnée qu'à un agent placé sous l'autorité hiérarchique du délégant".

En l'occurrence, cette définition n'est pas la mienne mais celle du Larousse. Que j'ai volontairement repris là-bas car le débat portait sur le plan sémantique.

Silverwitch a écrit:Il est tout à fait loisible en termes juridiques de qualifier les conséquences de différents traités européens d'abandons de souveraineté. En droit privé comme en droit public, l'abandon désigne un acte produit de la négligence ou de la volonté. Ici la renonciation de l'État à sa souveraineté monétaire (il ne s'agit pas d'une délégation, puisque la BCE n'est ni contrôlée ni subordonnée à l'État) qualifie bien la nature de ce mécanisme, un abandon: renonciation = abandon. On pourrait discuter de l'emploi du terme abandon, et certains, dont toi, aimeraient sans doute plutôt utiliser le terme de transmission d'un droit ou d'une souveraineté, mais selon le principe du primat de la démocratie (c'est-à-dire la permanence du débat), un droit souverain ne peut se transmettre: il peut être délégué ou abandonné.

Pourquoi ne pourrait-il pas se transmettre... s'il peut se reprendre ? C'est pourtant bien cette construction là qui s'est imposée, celle de transmettre une fonction essentielle - régalienne même - de l'Etat à une institution tierce. En aucun cas il ne s'agissai de l'abandonner, comme une mère de famille abandonnerait son enfant.

Silverwitch a écrit:D'accord, même si dans le cas de la France, on exagère assez largement le contexte globalisé. L'économie française est nettement moins dépendante des échanges extérieurs que l'économie belge, par exemple.

Mais sur la Belgique, je me suis fais une raison, ne t'inquiète pas.

Tous les pays d’Europe sont désormais de petits pays : il y a ceux qui le savent déjà et ceux qui l’ignorent encore.
Image
Avatar de l'utilisateur
Seb
C'est bien
 
Messages: 32211
Inscription: 03 Nov 2004, 00:32
Localisation: Belgique

Re: Grhollande : dictature soviétique made in France

Messagede Shoemaker le 29 Aoû 2014, 11:40

DCP a écrit:Et bon, la globalisation, supposons qu'un pays "se ferme" plus, perde certains échanges commerciaux, perde une partie de son PIB, que sa croissance soit moins grande, est-ce vraiment si important ?

On a toujours ce sacro-saint mot à la bouche, la croissance. Mais, pour reprendre une métaphore aimée des économistes, en plus de la taille du gâteau, est-ce que l'on ne pourrait pas aussi réfléchir à la répartition de ce gâteau et comment il est produit ?


Mais ça, la Croissance en tant que dogme quasi religieux, c'est le catéchisme du Capitalisme sans frein.
Le dernier des abrutis comprend bien que la planète ne pourra plus nous assurer à très moyen terme, les moyens de cette croissance chaotique et sans fin.
Il y a bien entendu des progrès àfaire, des évolutions à mener. Mais cela suppose une autre vision du monde, une autre voie, que celle proposée actuellement par les prêtres du Dieu Profit à tout prix.
Les Communistes disent "Ca sera le Socialisme ou la Barbarie".
Ils n'ont pas tort. Ca sera, pour faire consensuel, "la solidarité globale ou la barbarie".
Le pire n'est pas certain, mais pas inévitable pour autant.
"c'est quoi le blues". Toujours les mêmes histoires, celles qui font vaciller les mondes et les empires.
John Lee Hooker
Shoemaker
 
Messages: 22441
Inscription: 24 Nov 2003, 12:11
Localisation: Out of Africa

Re: Grhollande : dictature soviétique made in France

Messagede Sylex le 29 Aoû 2014, 12:06

Nuvo a écrit:Pendant ce temps là, à l'UMP, c'est le monde à l'envers !

Un fusible qui refuse de sauter, un cas unique dans l'histoire des tableaux éléctriques ! La fronde menace !

http://www.lemonde.fr/societe/article/2 ... _3224.html

J'aime particulièrement la phrase sur les condamnés. Juppé, les fesses refaites à la sauce vieux sage, va aimer !

Vu aussi sur RUE89:
http://rue89.nouvelobs.com/2014/08/29/l ... ump-254484
[i]« Pour le moment, je me tais » : l’ancien bras droit de Copé menace l’UMP

En mai dernier, Jérôme Lavrilleux avait balancé publiquement à propos de l’affaire Bygmalion, reconnaissant l’existence d’une comptabilité occulte à l’UMP. Menacé d’exclusion du parti depuis sa sortie, c’est désormais l’ex-directeur de cabinet de Jean-François Copé qui menace :

« Pour le moment je me tais. Mais si on m’exclut de ce parti auquel j’appartiens depuis vingt-cinq ans, alors je reprendrai ma liberté de parole et je parlerai. [...] Ça se réglera devant les tribunaux. J’ai déjà pris plusieurs avocats. »

L’ancien directeur-adjoint de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2012 – qui rappelle qu’il n’a jamais été condamné par la justice, « contrairement à d’autres qui ont toujours leur carte à l’UMP » (bim) – a la solution pour régler cette histoire :

« La sagesse serait simplement qu’on oublie toute cette procédure. »

Fin juin, Copé, cité par Le Canard enchaîné, avait prévenu tout le monde :

« Vous virez Lavrilleux, soit, mais faites gaffe, c’est une grenade dégoupillée. Vous feriez bien de la manier avec précaution. »

The amount of energy necessary to refute bullshit is an order of magnitude bigger than to produce it.
Avatar de l'utilisateur
Sylex
 
Messages: 2544
Inscription: 20 Avr 2012, 14:29

Re: Grhollande : dictature soviétique made in France

Messagede Silverwitch le 29 Aoû 2014, 12:46

Seb a écrit:Mais c'est la même chose sur le fond, Silver. Au travers d'une loi, on établit un nouveau principe qu'on espère voir perdurer. Et, si ça ne devait plus être le cas, on en repromulguerait une autre. C'est la même chose pour la construction européenne. La France s'est engagée dans ce mouvement et si un jour elle souhaite en sortir, elle le fera. Je le répète, on ne peut forcer quelqu'un à aller contre son gré.


Pardon d'insister, mais ce n'est pas la même chose. Ou plutôt ce sont deux choses de nature différente, puisqu'elles ne se situent pas sur le même plan. Tu confonds le cadre artificiel de la loi et ce que tu nommes destin ou volonté d'un État, c'est-à-dire son cadre naturel, au-delà de ce qui le lie par des traités, lois ou toutes formes de contrats ou d'engagements. Ainsi, la loi ou les traités sont toujours une extériorité à laquelle tu voudrais opposer la volonté propre, mais ça ne marche pas comme ça ! Il convient de distinguer la spécificité des traités, de raisonner dans le cadre de cette relation, et je remarque ton insistance à relativiser le caractère inédit des abandons de souveraineté, ou des renonciations si tu préfères quand elles portent pourtant sur l'essence même de la souveraineté, et donc, par extension, de la démocratie: battre monnaie (Maastricht, 1992), contrôler ses frontières (Schengen, 1985), son commerce extérieur (marché unifié, 1993), la primauté des lois nationales (arrêt Nicolo, 1989), etc...

En quelque sorte, et tu me pardonneras le rapprochement, tu présumes une nature immuable de la souveraineté pour garantir sa permanence, au-delà de la loi. Comme si un prisonnier pouvait toujours recouvrer sa liberté, au nom de sa liberté naturelle, à la condition éventuelle qu'il se soit lui-même constitué prisonnier. Or, la souveraineté demande une forme d'indépendance pour son exercice, la souveraineté repose sur des instruments. La démocratie et l'indépendance nationale sont menacées par ces renonciations successives, comme la liberté individuelle repose sur des garanties légales, ou la capacité à exercer sa volonté propre.

Seb a écrit:En l'occurrence, cette définition n'est pas la mienne mais celle du Larousse. Que j'ai volontairement repris là-bas car le débat portait sur le plan sémantique.


L'usage du terme délégation de souveraineté est impropre à qualifier l'institution de la monnaie unique, et j'ai expliqué pourquoi.

Le principe d'une délégation repose sur le transfert d'un pouvoir ou d'une compétence à une autre autorité, subordonnée à la première.

La jurisprudence française du Conseil d'État le stipule clairement: " une délégation ne peut, par nature, être donnée qu'à un agent placé sous l'autorité hiérarchique du délégant".

Double principe: contrôle et relation de subordination. Ici il s'agit d'une renonciation de souveraineté.


Seb a écrit:Pourquoi ne pourrait-il pas se transmettre... s'il peut se reprendre ? C'est pourtant bien cette construction là qui s'est imposée, celle de transmettre une fonction essentielle - régalienne même - de l'Etat à une institution tierce. En aucun cas il ne s'agissai de l'abandonner, comme une mère de famille abandonnerait son enfant.


Tu confonds toujours le cadre légal et le cadre naturel (voir plus haut), en l'occurrence tu joues sur la double nature de la liberté en la réduisant à une forme de droit naturel imprescriptible des États quand la liberté est d'abord le produit de la loi, c'est-à-dire un compromis artificiel. Or si la liberté est un droit naturel des êtres humains et la souveraineté un droit naturel des États, les traités internationaux devraient respecter dans les textes cette souveraineté. Ici nous avons une construction super-étatique et supranationaliste. L'abandon de souveraineté est manifeste. En termes juridiques, renonciation = abandon.

Pour le rapprochement entre la souveraineté comme liberté fondamentale et la liberté comme droit naturel et sa relation avec la définition partagée de l'abandon, voir cette étude belge:

La renonciation aux droits fondamentaux


Seb a écrit:Mais sur la Belgique, je me suis fais une raison, ne t'inquiète pas.


L'économie de la Belgique est plus tournée vers les échanges extérieurs que l'économie française, c'est comme ça.

Seb a écrit:Tous les pays d’Europe sont désormais de petits pays : il y a ceux qui le savent déjà et ceux qui l’ignorent encore.


Je ne vois guère de rapport: la taille d'un pays (même si je trouve la formule très maladroite, la grandeur n'est pas la taille) n'est pas liée à sa dépendance extérieure. Le Japon est moins dépendant de ses échanges extérieurs pour sa prospérité que l'Allemagne, c'est pourtant un plus "grand" pays. De même les USA vis à vis de la Chine. Ce sont des données liées à la structure et à l'organisation des échanges économiques.

De plus, tu fais comme si l'avenir était écrit, et comme si la globalisation des échanges économiques était une donnée naturelle, pour ne pas dire une fatalité, plutôt qu'une donnée historique, liée notamment à une énergie fossile abondante et bon marché. Il s'agit d'un postulat largement contestable.
Image
Ça ne se fait pas de jouer de la lyre tandis que Rome brûle , mais on a tout à fait le droit d'étudier les lois de l’hydraulique.
Avatar de l'utilisateur
Silverwitch
Seven of Nine
 
Messages: 27893
Inscription: 28 Mar 2003, 19:39
Localisation: Filmskigrad

Re: Grhollande : dictature soviétique made in France

Messagede denim le 29 Aoû 2014, 16:56

Shoemaker a écrit:
denim a écrit:moi ce qui me gène dans cette image symbole...

c'est qu'on lui voit les nichons...ça fait un peu lupanar quand même cette révolution,non ???

T'as quelque chose contre la douceur infinie de seins laiteux et excitants ?


j'ai un doute...entre la forme des seins et l'âge de la madame.
"quand de-Gaulle ne sera plus là,il sera encore là".
Avatar de l'utilisateur
denim
 
Messages: 24787
Inscription: 29 Nov 2003, 13:51

Re: Grhollande : dictature soviétique made in France

Messagede Seb le 29 Aoû 2014, 17:52

Silverwitch a écrit:Pardon d'insister, mais ce n'est pas la même chose. Ou plutôt ce sont deux choses de nature différente, puisqu'elles ne se situent pas sur le même plan. Tu confonds le cadre artificiel de la loi et ce que tu nommes destin ou volonté d'un État, c'est-à-dire son cadre naturel, au-delà de ce qui le lie par des traités, lois ou toutes formes de contrats ou d'engagements. Ainsi, la loi ou les traités sont toujours une extériorité à laquelle tu voudrais opposer la volonté propre, mais ça ne marche pas comme ça ! Il convient de distinguer la spécificité des traités, de raisonner dans le cadre de cette relation, et je remarque ton insistance à relativiser le caractère inédit des abandons de souveraineté, ou des renonciations si tu préfères quand elles portent pourtant sur l'essence même de la souveraineté, et donc, par extension, de la démocratie: battre monnaie (Maastricht, 1992), contrôler ses frontières (Schengen, 1985), son commerce extérieur (marché unifié, 1993), la primauté des lois nationales (arrêt Nicolo, 1989), etc...

Je note que tous ces "abandons de souveraineté" (je mets le terme entre guillements car je te cite) s'inscrivent dans une démarche globale, je n'en cherche pas pour autant à relativiser leur caractère inédit.

PS : L'arrêt Nicolo (je viens de vérifier de quoi il en retournait), ça n'a existé que chez vous. Partout ailleurs, en cas de divergence entre des normes nationales et supra-nationales, ce sont ces dernières qui ont logiquement primé.

Silverwitch a écrit:En quelque sorte, et tu me pardonneras le rapprochement, tu présumes une nature immuable de la souveraineté pour garantir sa permanence, au-delà de la loi. Comme si un prisonnier pouvait toujours recouvrer sa liberté, au nom de sa liberté naturelle, à la condition éventuelle qu'il se soit lui-même constitué prisonnier. Or, la souveraineté demande une forme d'indépendance pour son exercice, la souveraineté repose sur des instruments. La démocratie et l'indépendance nationale sont menacées par ces renonciations successives, comme la liberté individuelle repose sur des garanties légales, ou la capacité à exercer sa volonté propre.

Le principe que j'énoncais et qui voulait qu'on ne peut forcer quelqu'un à aller contre son destin a bien entendu ses limites, que l'on comprend très bien dans le cadre d'un prisonnier. Mais c'est vrai que reprendre quelque chose qu'on a cédé ne se fait pas toujours sans peine et sans efforts. C'est pour ça que, d'autant plus que ça n'a pas été expressément prévue, le retrait de la France des institutitons européennes (ou simplement de l'euro) serait un cas de figure assez difficile à prévoir au niveau de ses modalités.

Silverwitch a écrit:L'usage du terme délégation de souveraineté est impropre à qualifier l'institution de la monnaie unique, et j'ai expliqué pourquoi.

Le principe d'une délégation repose sur le transfert d'un pouvoir ou d'une compétence à une autre autorité, subordonnée à la première.

La jurisprudence française du Conseil d'État le stipule clairement: " une délégation ne peut, par nature, être donnée qu'à un agent placé sous l'autorité hiérarchique du délégant".

Double principe: contrôle et relation de subordination. Ici il s'agit d'une renonciation de souveraineté.

Je n'ai fait que reprendre le terme d'un point de vue sémantique et non juridique. Je m'abstiendrai de rebondir sur du droit français que je connais peu.

Silverwitch a écrit:Tu confonds toujours le cadre légal et le cadre naturel (voir plus haut), en l'occurrence tu joues sur la double nature de la liberté en la réduisant à une forme de droit naturel imprescriptible des États quand la liberté est d'abord le produit de la loi, c'est-à-dire un compromis artificiel. Or si la liberté est un droit naturel des êtres humains et la souveraineté un droit naturel des États, les traités internationaux devraient respecter dans les textes cette souveraineté. Ici nous avons une construction super-étatique et supranationaliste. L'abandon de souveraineté est manifeste. En termes juridiques, renonciation = abandon.

Puisque le but était de transférer, dans des domaines ciblés, une partie de la souveraineté des différents Etats constituants pour l'agréger dans des institutions nouvellement créées, il était logique que ces traités aient été rédigé en ce sens et que tu sois dès lors déçue qu'ils ne prévoient pas, dans les textes, la souverineté étatique dans les matières transféréées).

Silverwitch a écrit:Pour le rapprochement entre la souveraineté comme liberté fondamentale et la liberté comme droit naturel et sa relation avec la définition partagée de l'abandon, voir cette étude belge:

La renonciation aux droits fondamentaux

... réalisée par l'un de mes anciens profs de droit. :wink:

Silverwitch a écrit:L'économie de la Belgique est plus tournée vers les échanges extérieurs que l'économie française, c'est comme ça.

Ma remarque n'avait rien d'ironique ou de défaitiste. C'est un constat objectif sur lequel nous sommes totalement d'accord. Différenets raisons expliquent cela mais c'est une constante dans des pays de (très) petite taille.

Silverwitch a écrit:Je ne vois guère de rapport: la taille d'un pays (même si je trouve la formule très maladroite, la grandeur n'est pas la taille) n'est pas liée à sa dépendance extérieure. Le Japon est moins dépendant de ses échanges extérieurs pour sa prospérité que l'Allemagne, c'est pourtant un plus "grand" pays. De même les USA vis à vis de la Chine. Ce sont des données liées à la structure et à l'organisation des échanges économiques.

De plus, tu fais comme si l'avenir était écrit, et comme si la globalisation des échanges économiques était une donnée naturelle, pour ne pas dire une fatalité, plutôt qu'une donnée historique, liée notamment à une énergie fossile abondante et bon marché. Il s'agit d'un postulat largement contestable.

Je ne pense pas que son auteur ait interprété la taille dans un sens si restrictif que tu ne le mentionnes. C'est la place d'un pays dans un monde de plus en plus globalisé.

Pour le reste, je reviens à la métaphore du tableau "La Liberté guidant le peuple".
Image
Avatar de l'utilisateur
Seb
C'est bien
 
Messages: 32211
Inscription: 03 Nov 2004, 00:32
Localisation: Belgique

Re: Grhollande : dictature soviétique made in France

Messagede Silverwitch le 29 Aoû 2014, 18:37

Seb a écrit:Je note que tous ces "abandons de souveraineté" (je mets le terme entre guillements car je te cite) s'inscrivent dans une démarche globale, je n'en cherche pas pour autant à relativiser leur caractère inédit.


:o

D'accord. Je voulais surtout insister sur cet aspect inédit de la supranationalité dans la construction européenne qui, me semble-t-il, bouleverse durablement la notion même de souveraineté des États européens, et par extension, le principe même de démocratie.

Seb a écrit:PS : L'arrêt Nicolo (je viens de vérifier de quoi il en retournait), ça n'a existé que chez vous. Partout ailleurs, en cas de divergence entre des normes nationales et supra-nationales, ce sont ces dernières qui ont logiquement primé.


Sauf en Allemagne, par exemple.

Seb a écrit:Le principe que j'énoncais et qui voulait qu'on ne peut forcer quelqu'un à aller contre son destin a bien entendu ses limites, que l'on comprend très bien dans le cadre d'un prisonnier. Mais c'est vrai que reprendre quelque chose qu'on a cédé ne se fait pas toujours sans peine et sans efforts. C'est pour ça que, d'autant plus que ça n'a pas été expressément prévue, le retrait de la France des institutitons européennes (ou simplement de l'euro) serait un cas de figure assez difficile à prévoir au niveau de ses modalités.


Pour cette raison, je défends le principe de continuer à considérer l'Europe comme une simple organisation internationale, ou plutôt une Union "fondée sur le droit international", à cet égard, les traités européens et l'organisation institutionnelle de cette union devrait permettre à chacun des États contractants de dénoncer librement ce qu'ils ont librement ratifié. Ou bien cela signifierait que l'Union Européenne est un État, ce qui par extension conduit à la fin de la souveraineté nationale des États européens et à la fin de la démocratie, puisqu'il n'y a pas de peuple européen.

Seb a écrit:Puisque le but était de transférer, dans des domaines ciblés, une partie de la souveraineté des différents Etats constituants pour l'agréger dans des institutions nouvellement créées, il était logique que ces traités aient été rédigé en ce sens et que tu sois dès lors déçue qu'ils ne prévoient pas, dans les textes, la souverineté étatique dans les matières transféréées).


Oui, mais il me semble qu'il s'agit d'un peu plus que ça. C'est du moins ce que j'essaye d'expliquer.

Seb a écrit:

... réalisée par l'un de mes anciens profs de droit. :wink:


:)

Amusant ! En tout cas ce papier est remarquable, et c'est d'autant plus amusant que je l'avais lu pour tout autre chose.


Seb a écrit:Pour le reste, je reviens à la métaphore du tableau "La Liberté guidant le peuple".


Je pense que chaque pays doit être gouverné selon son propre principe. Au fond, je fais une analyse très différente de celle des partisans de la construction européenne, puisque je crois que la diversité de l'Europe est sa plus grande richesse et qu'il convient de préserver les nations européennes, en ce qu'elles expriment l'essence de l'âme européenne. Si chaque pays doit faire avec son propre génie, cela signifie que le modèle français, malgré sa vocation universelle, ne s'appliquera pas à tous les peuples. Ce qui vaut pour la France vaut d'abord et avant tout pour la France.

Bien qu'opposée à cette construction européenne, je crois que nous sommes liés dans un destin commun, et par un passé partagé, à condition de respecter l'indépendance des nations. Mais c'est un vaste sujet qui nous entraînerait sans doute trop loin...
Image
Ça ne se fait pas de jouer de la lyre tandis que Rome brûle , mais on a tout à fait le droit d'étudier les lois de l’hydraulique.
Avatar de l'utilisateur
Silverwitch
Seven of Nine
 
Messages: 27893
Inscription: 28 Mar 2003, 19:39
Localisation: Filmskigrad

Re: Grhollande : dictature soviétique made in France

Messagede sccc le 29 Aoû 2014, 20:21

Si la France sort de l'UE, il suffira à l'UE de se comporter avec elle comme elle le fait avec l'Ukraine (partie Est bien sûr) aujourd'hui. Et il n'y a aura pas de soutien Russe.

La liberté de sortie de l'UE l'est sur papier. Encore plus en cas de volonté de sortie de la monnaie unique.
Dernière édition par sccc le 29 Aoû 2014, 21:55, édité 1 fois.
scc
THE ITALIAN GUY...
"...elles donnent beaucoup de lait vos chèvres mon brave? Les blanches donnent beaucoup de lait...et les noirrres aussi..."
Avatar de l'utilisateur
sccc
 
Messages: 20255
Inscription: 22 Fév 2003, 19:32
Localisation: Belgique

Re: Grhollande : dictature soviétique made in France

Messagede iceman46 le 29 Aoû 2014, 21:45

et pendant ce temps madame taubira a fait embaucher son mari dans son ministere alors que celui-ci est recherché pour terrorisme. :D
http://www.toilef1.com/IMG/jpg/140107spa.jpg

au revoir mon ami,continue a regarder les grands prix la haut au paradis des fans de sport auto.
Avatar de l'utilisateur
iceman46
Iceman
 
Messages: 11648
Inscription: 14 Avr 2010, 21:03

Re: Grhollande : dictature soviétique made in France

Messagede denim le 29 Aoû 2014, 21:57

le mari de Taubira pour terrorisme ?? :eek:

putain mais qu'est ce que c'est que ce bordel...mais c'est quoi ce délire...
"quand de-Gaulle ne sera plus là,il sera encore là".
Avatar de l'utilisateur
denim
 
Messages: 24787
Inscription: 29 Nov 2003, 13:51

Re: Grhollande : dictature soviétique made in France

Messagede iceman46 le 29 Aoû 2014, 22:05

denim a écrit:le mari de Taubira pour terrorisme ?? :eek:

putain mais qu'est ce que c'est que ce bordel...mais c'est quoi ce délire...



bon c'etait dans les années 80.
http://www.toilef1.com/IMG/jpg/140107spa.jpg

au revoir mon ami,continue a regarder les grands prix la haut au paradis des fans de sport auto.
Avatar de l'utilisateur
iceman46
Iceman
 
Messages: 11648
Inscription: 14 Avr 2010, 21:03

Re: Grhollande : dictature soviétique made in France

Messagede denim le 29 Aoû 2014, 22:07

ben oui mais quand même...je croyais qu'il fallait avoir un casier judiciaire "nickel" pour oeuvrer à des postes d'état.

bien ce que je dis...de gros gros gros gros,enculés.
"quand de-Gaulle ne sera plus là,il sera encore là".
Avatar de l'utilisateur
denim
 
Messages: 24787
Inscription: 29 Nov 2003, 13:51

Re: Grhollande : dictature soviétique made in France

Messagede Fouad le 29 Aoû 2014, 22:28



Bravo les gars, continuez comme ça :good
Thierry Breton : " nous avons annulé les élections en Roumanie, nous le ferons si nécessaire en Allemagne ".
Avatar de l'utilisateur
Fouad
 
Messages: 3387
Inscription: 09 Jan 2009, 18:59
Localisation: Pas loin du parc Monceau, Paris.

Re: Grhollande : dictature soviétique made in France

Messagede denim le 29 Aoû 2014, 22:45

ben putain...voilà qu'on va être gouverné par des Berbères maintenant. :roll:
putain mais qu'est ce que j'ai fait au bon Dieu,bordel...

je pensais que la langue Hollandaise était la plus horrible à écouter...tout compte fait je me ravise.
"quand de-Gaulle ne sera plus là,il sera encore là".
Avatar de l'utilisateur
denim
 
Messages: 24787
Inscription: 29 Nov 2003, 13:51

Re: Grhollande : dictature soviétique made in France

Messagede Feyd le 29 Aoû 2014, 23:02

Je me marre. Deux potes de longue date qui ont tourné casaque pour de bon. L'un a toujours été socialiste, l'autre écolo-coco.

Maintenant ils sont FN toute. :lol:
"Si Le Pen Mélenchon est un salaud, alors ceux qui votent pour lui sont des salauds" - Bernard Tapie
Avatar de l'utilisateur
Feyd
Harkonnen
 
Messages: 15651
Inscription: 01 Sep 2005, 18:35
Localisation: Giedi Prime

Re: Grhollande : dictature soviétique made in France

Messagede Fouad le 29 Aoû 2014, 23:04

Feyd a écrit:Je me marre. Deux potes de longue date qui ont tourné casaque pour de bon. L'un a toujours été socialiste, l'autre écolo-coco.

Maintenant ils sont FN toute. :lol:


Après le mariage pour tous le "FN pour tous".
Thierry Breton : " nous avons annulé les élections en Roumanie, nous le ferons si nécessaire en Allemagne ".
Avatar de l'utilisateur
Fouad
 
Messages: 3387
Inscription: 09 Jan 2009, 18:59
Localisation: Pas loin du parc Monceau, Paris.

PrécédenteSuivante

Retourner vers Salon, saloon, bistrot du coin

Qui est en ligne

Utilisateurs parcourant ce forum: Aucun utilisateur enregistré et 13 invités