Silverwitch a écrit:von Rauffenstein a écrit:Tu veux que je te dise ce que ça a signifié de ne pas être dans l'OTAN pour la France ?
Des cartouches de 5.56x45 pour les fusils qu'i n'avaient pas le même chagrement de poudre et qui nécéssitaient des pas de rayures pour les canons différents. des obus d'artillerie plus longs et plus lourds, des campatibilités pour tiurer des munitions aériennes différentes.
c'est tout.
Sans être intégrés par contre dans les process de décisions.... techniques ! Vitaux pour nos industries d'armement.
Non, ce n'est pas tout. Le "retour" dans le commandement intégré de l'OTAN n'est pas une simple question technique, il s'agit d'une décision politique, aux conséquences éminemment symboliques. La situation de la France était singulière, une exception que déplorait certainement l'immense majorité de la classe politique française, mais pourtant précieuse. Cela donnait à la France une situation à part, une anomalie, si tu préfères. La manière dont le président Sarkozy a présenté ce "retour", on me pardonnera les guillemets mais les mots sont importants, est d'abord et avant tout une normalisation politique, le signe d'un alignement politique, la fin d'une exception française. Cela ne signifie pas pour la France la perte totale de son indépendance, mais la perte d'un levier, celle de sa position originale. L'Allemagne que tu prenais en exemple joue sur d'autres cartes pour peser sur le plan géopolitique, elle s'appuie sur sa puissance économique ou sa position géographique. À la France, il n'y a plus désormais que la francophonie ou son rôle historique en Afrique, mais pour combien de temps ? La présidence Sarkozy avait pour mission d'effacer le poids historique pesant sur la France, que ni Chirac, ni Mitterrand, ni même Giscard d'Estaing n'avaient osé effacé. Il suffit de se souvenir des discours de Sarkozy au sujet de l'alignement français, présenté comme une normalisation. À l'entendre, il n'y avait rien de plus naturel. Il a d'ailleurs tout dit en quelques phrases (dommage que ces quelques phrases n'aient pas été prononcées pendant sa campagne): la France dans le commandement intégré de l'OTAN, c'est la réunion de la famille occidentale. Tout est dit, en effet. Les conséquences, nous les voyons, la voix de la France est affaiblie. Quant à la question technique à laquelle tu fais allusion, tu passes sous silence le coût financier.
Qui peut douter de la position qu'aurait prise De Gaulle, n'en déplaise à Sarkozy ? Constatant la fin de la guerre froide avec la désintégration de l'empire soviétique, il aurait sifflé la fin de l'OTAN et non sa transformation en police mondiale, en bras armé de la domination américaine ! La suite, on peut l'envisager: abandon du siège de la France à l'ONU pour un siège "européen" et mutualisation de la force nucléaire française, au nom de son coût et d'une défense "européenne", sous l'égide l'OTAN.
Tu sais pourquoi De Gaulle a quitté l'OTAN ? Sur un coup de sang avec des histoires d'avions américains qui étaient prioritaires dans notre ciel sur nos propres aéronefs et un verre de trop dans le nez.
Et tout ce que tu liras à ce sujet ne sera que story telling pour occulter le fait que De Gaulle était bourré....
Point.









