Ouais_supère a écrit:Hugues a écrit:Roger Ebert, critique du Chicago SunTimes, premier critique à recevoir le Pulitzer, scénariste, romancier, créateur de l'émission devenue culte
At the movies.
Mardi soir il avait annoncé dans un billet intitulé
A Leave of Presence, une récidive de son cancer qui lui avait déjà enlevé la machoire inférieure, tout en faisant part de nombreux projets.
"
So on this day of reflection I say again, thank you for going on this journey with me.
I'll see you at the movies."
Hugues
Oh merde.
Les mots de la femme de Roger Ebert cette nuit:
http://blogs.suntimes.com/ebert/2013/04 ... ebert.htmlJe ne crois pas qu'il soit possible d'imaginer, vu d'Europe, l'autorité, l'influence qu'avait Roger Ebert.
La seule influence lointainement comparable qu'on ait pu connaître est Tchernia et Rouland avec Mardi Cinéma. Mais c'est très lointainement comparable.
La seule réelle comparaison possible en fait est que Roger Ebert était au cinéma en Amérique du Nord ce que Murray Walker était à la F1.
Si un certain réseau social utilise le pouce, c'est parce qu'Ebert et son comparse Siskel (mort en 2000) a réussi à associer dans l'imaginaire populaire le salut romain à l'appréciation.
Tous les ans, depuis 15 années, un festival (officieusement nommé EbertFest) était organisé dans sa région natale de l'Illinois, en son nom, les films étant choisis par lui, parmi les films qu'il avait pu voir, et qu'il estimait avoir été sous-estimés, c'est à dire des films qui n'avaient pas été distribués ou mal distribués, ou distribués mais peu vu.. La plupart étaient donc des films fort récent de l'année précédente ou des 2 ou 3 années précédentes.. Avec un ou deux, un peu plus anciens, vieux de 5 ans, parfois 10 ans ou ou plus rarement 20 ans.
Et toujours, en sus, un incontestable chef d'oeuvre.
Cette année, le festival, prévu du 17 au 21 avril, aura bien lieu, malgré tout, ont annoncé les organisateurs. Et en ouverture, le mois dernier, Roger Ebert avait choisi un film américain de 1978,
Les Moissons du Ciel, d'un certain Terry Malick.
Hugues
PS (15h20): Sa dernière critique sera publiée la semaine prochaine dans le Chicago SunTimes de façon posthume. Et comme on pouvait le supposer,
il s'agira (d'une critique enthousiaste, on le sait déjà) de To the Wonder (À la Merveille).