Cortese a écrit:Shoemaker a écrit:Cortese a écrit:Des clubs des 5 ou des 7, j'ai pas du en lire deux. Alors si en plus c'était des trucs de filles... Je crois que je n'ai jamais vraiment eu à choisir mon camp, ou alors j'ai du en changer souvent.
C'était pas du tout des trucs de filles. Plutôt des trucs genre... Spirou.

Je ne parlais plus du Club des 5 mais de Fantômette, là. A l'époque (tu dois t'en souvenir), les lectures pour garçons et les lectures pour filles étaient nettement séparées. Sinon, Spirou à l'époque pouvait très bien être lu par des adultes, il y avait plusieurs niveaux de lecture. Rien que pour les Schtroumpfs (lecture pour enfants bêtifiante aujourd'hui), il y avait eu en 64/66 au moins deux histoires extrêmement drôles, "La Schtroumpfette" qui tournait en dérision l'éternel féminin et son effet sur les lutins bleus à petite queue, et "Le Schtroumpfissime" qui était une sorte de pédagogie politique hilarante sur les dangers du glissement de la démocratie à la dictature. En fait le Spirou de 1964 volait loin au dessus des collections pour jeunes adolescents de l'époque. Avec des pointures comme Tillieux, Goscinny et Yvan Delporte (le rédac' chef qui était un gauchiste avant l'heure) cela n'a d'ailleurs rien d'étonnant.
Oh mais moi, je disais ça juste pour t'embêter
Cela dit, ta phrase semblait viser les clubs et les clans etc, qui effectivement étaient des machins pour garçons.
Pour en revenir à Spirou, et les années 66-67-68 durant lesquelles je m'y suis frotté, je me rappelle, toujours pour rester dans les fameux choix cornéliens, il y avait, définitivement brouillés et adversaires, les pros-Spirou, et les pro-Tintin, avec Pilote en outsider, en planque mode guet-apens. Dès 68 et ses frasques passées, Pilote (un Spirou post moderne) est carrément devenu la référence de la galaxie, etc etc.
Mais bon, nous nous éloignons du sujet. Y a quoi comme mort, actuellement là ?