Waddle a écrit:lol, ça c'est une question de biologie monsieur. Dans un couple normal, quand un enfant nait, on suppose que biologiquement, les 2 mariés sont les parents. Ce n'est donc pas une histoire de "droit". C'est un peu comme si tu me disais que les couples non mariés qui ont un enfant sont discriminés parce que le père doit reconnaitre l'enfant.
Cela peut poser le problème si la mère décide de cacher sa grossesse au père. Dans un cas, il sera reconnu comme père, dans un autre non.
Là je vois une différence, pas une discrimination. Sauf si tu me dis que c'est un "droit" de ne pas avoir le droit de prendre seul la décision quand tu es pacsé
On parlait de différence, c'est une différence, et cela diminue la protection de celui qui n'est pas propriétaire.
Et alors? Et tu n'es pas homo?
Non, je ne suis pas homo, j'étais pacsé avec une femme. Si les couples hétéros peuvent choisir entre le mariage et le PACS, c'est bien que ce n'est pas la même chose.
Tout à fait. Et dans certaines zones du monde, on peut épouser des fillettes de 12 ans. Donc ceux qui s'opposent à cela en France ont tort, car il s'agit d'UNE morale parmi tant d'autres, qu'on n'a pas le droit de rendre universelle.
Attention, il y a les morales partagées par la majorité des gens et celles imposées par une minorité. Et puis dans ce cas là, les deux personnes ne sont pas consentantes ce qui pose un autre problème.
N'oublie pas non pous que dans 1000 ans, on dira peut-être : "Il y a 1000 ans, c'est monstrueux, ils avaient des relations sexuelles avec des femmes de 18 ans ! Heureusement qu'aujourd'hui, la limite est à 30 ans !".
Bref, comme je l'ai dit, tu es entrain de défendre le relativisme: tout se vaut. Et le corrolaire de cela, c'est que rien ne vaut rien, si ce n'est par des décisions individuelles. Et c'est la conclusion rêvée du système capitalisme et néolibéral qui est entrain de nous tuer: il n'y a plus de limite à rien, plus aucun frein, plus aucune barrière, parce que tous les repères moraux, éthiques, etc.. sont abandonnés avec l'appui de la population, à qui on a appris que tout se vaut, rien ne vaut rien, si ce n'est ce qui nous procure le bien le plus immédiat et le plus intense.
Et dans ce bordel, je crois que c'est complètement illusoire de défendre cette approche, et d'être par exemple, un pro-écolo: Au nom de quels principes devrais-je me priver, faire des efforts, tout simplement pour que d'autres (les prochaines générations) vivent mieux? N'est ce pas une leçon de morale (ringarde donc), que de dire que c'est une bonne chose de "protéger la planète"? Le fait de gaspiller au maximum et de profiter au maximum de ressources actuelles autant que possible est une vision parmi tant d'autres, et je ne vois pas au nom de quoi la vision consistant à dire qu'on doit ménager et protéger la planète serait supérieure.
Je suis assez nihiliste et hédoniste. Mais cela ne signifie aucunement que je suis pour l'abandon de toute morale, de tout frein, etc...
Ta question "comment peut-on être nihiliste et écolo en même temps ?", c'est le genre de question qu'on me dit fréquemment et que je trouve bien triste.
Cela signifie que tu fais les choses à cause de la morale et non pas en fonction de ton jugement.
Si je veux protéger la planète, les animaux, les êtres humains, c'est parce que je les aime, pas parce qu'une morale me dit de le faire. Et je veux protéger ce que j'aime, tout simplement.
Je trouve ça beaucoup plus sain. Et même si mes gouts ont été forgé en partie par l'éducation (et donc la morale), je ne fais pas les choses parce qu'il faut le faire comme ça, mais tout simplement parce que ça m'apporte du plaisir de le faire comme ça. Je ne dis pas que mes envies sont supérieures, je les défends car je n'aime pas qu'on fasse du tort aux gens.