Présidentielles 2012 - 1er tour

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Messagede Silverwitch le 26 Nov 2011, 17:09

Ambrose a écrit:Dans la position de Chevènement (qui ne sera évidemment pas élu, et qui ne fera pas non plus bouger ce mastodonte qu'est le PS), il me semble que la seule voie à envisager, c'est la conquête de l'imaginaire. Et ce n'est pas ce qu'il fait quand il se couche au bout d'1 mois de campagne.

Je trouve que Dupont-Aignan sert beaucoup mieux que lui les thèses souverainistes.


C'est presque une pétition de principe. Dupont-Aignan est un Chevènement en modèle réduit. Il n'a ni le verbe, ni la stature, ni même l'expérience qui permettent l'engouement ou d'emporter la conviction. Je le regrette puisque c'est quelqu'un que je respecte pour son courage et ses convictions.

Tu es, je crois, victime d'une pensée trop binaire. Si Chevènement permet de porter des idées qui sinon demeurent le plus souvent informulées, un éventuel retrait ou un accord de gouvernement n'entravera en rien la conquête de l'imaginaire collectif. On en revient donc au point de départ, comment se faire entendre et comment peser dans le jeu politico-médiatique sans être candidat à l'élection présidentielle ? La réponse tu la connais.
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Messagede Ambrose le 26 Nov 2011, 17:12

silverwitch a écrit:Si Chevènement permet de porter des idées qui sinon demeurent le plus souvent informulées, un éventuel retrait ou un accord de gouvernement n'entravera en rien la conquête de l'imaginaire collectif.


Nous avons là un désaccord inconciliable.
Ambrose
ça c'est fort de fruits !
 
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Messagede Silverwitch le 26 Nov 2011, 17:16

Ambrose a écrit:Nous avons là un désaccord inconciliable.


Tu sous-estimes la capacité d'abstraction des citoyens: les Hommes portent vers les idées, ils sont des vecteurs, des instruments. Et tu ne réponds jamais à la question centrale: que peut faire Chevènement dans la situation qui est la sienne ? Il n'y a aucune alternative à une voie raisonnable, puisqu'elle ne réprime pas l'expression des idées.

Marier l'exigence spirituelle au pragmatisme de l'épreuve de la réalité, c'est ce que j'attends d'un homme politique digne de ce nom. C'est exactement ce que fait Jean-Pierre Chevènement.
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Messagede Hugues le 27 Nov 2011, 23:41

Des fois que l'on en conteste la paternité, une monnaie commune plutôt qu'unique, la paternité est de Jean-Pierre Chevènement.
Des fois que l'on demande qui pille qui. Qui révise des position erronées répétées pourtant des années durant, et tente de faire tenir en s'inspirant de plus sages et respectables, un peu tard debout un programme irréfléchi, irréaliste, simpliste et construit sur la haine.

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Messagede Silverwitch le 28 Nov 2011, 15:57

Le site de Jean-Pierre Chevènement est en ligne:

Chevenement 2012
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Messagede Silverwitch le 28 Nov 2011, 16:02

Jean-Pierre Chevènement, parcours d'un homme d'Etat


Ministre à plusieurs reprises, capable de prendre des décisions difficiles, Jean-Pierre Chevènement a maintes fois confirmé sa stature d'homme d'Etat. Retour sur un parcours mêlant fortes convictions et profond sens de l'Etat.

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Jean-Pierre Chevènement est né le 9 mars 1939 à Belfort, de parents instituteurs. Ancien élève de l'École Nationale d'Administration (promotion "Stendhal"), il adhère au Parti Socialiste SFIO en décembre 1964 et fonde en janvier 1966 - avec Georges Sarre, Didier Motchane et Alain Gomez - le Centre d'Études, de Recherches et d'Éducation Socialistes (CÉRÈS).

Le CÉRÈS deviendra l’un des principaux courants du PS à partir du congrès d'Épinay (juin 1971) ; il sera remplacé le 14 avril 1986 par Socialisme et République. Jean-Pierre Chevènement est l’auteur du programme du Parti Socialiste "Changer la vie" en 1972, le négociateur du programme commun de la gauche (1972) et l’auteur du projet socialiste (1980).

Il est élu député sans discontinuer aux élections législatives de 1973 à 1997, et en 2000, dans le Territoire de Belfort.

Ministre d'État, ministre de la Recherche et de la Technologie puis de la Recherche et de l'Industrie des deux premiers gouvernements de Pierre Mauroy (1981-1983), il refuse de participer au troisième gouvernement de Pierre Mauroy pour s'opposer au tournant libéral du PS et défend "l’autre politique".

Il a été maire de Belfort entre 1983 et 2007.

"Le pari de l'intelligence"

Ministre de l'Éducation nationale du gouvernement de Laurent Fabius (1984-1986), il met fin à la "guerre scolaire", fait le "pari de l'intelligence", et s'illustre par des mesures telles que la réintroduction de l'instruction civique et l’objectif de 80% d’une classe d’âge au niveau du baccalauréat.

Ministre de la Défense des gouvernements de Michel Rocard (1988-1991), il démissionne le 29 janvier 1991 pour s'opposer à la guerre coloniale des Etats-Unis contre l'Irak.

En juillet 1992, il quitte la direction du PS afin de faire campagne pour le NON au traité de Maastricht. Il fonde le 30 août 1992 le Mouvement des Citoyens et, en avril 1993, démissionne du PS. Il transforme alors le Mouvement des Citoyens (MDC) en parti politique, dont il devient président.

En 1995, il appelle à voter pour Lionel Jospin dès le premier tour de l’élection présidentielle puis participe, en 1997, au gouvernement de la "gauche plurielle" pour tenter de lui donner un axe républicain.

Des principes républicains forts

Ministre de l'Intérieur, il essaye d'imposer une grande politique d'accès à la citoyenneté, crée la police de proximité et donne une nouvelle impulsion à la coopération intercommunale. Il démissionne le 29 août 2000 pour s'opposer au processus de Matignon visant à donner le pouvoir législatif à la Corse.

Il déclare sa candidature à l'élection présidentielle de 2002 le 4 septembre 2001, et obtient 5,33% des suffrages exprimés au premier tour de l'élection présidentielle, soit plus d'un million cinq cent mille voix. A nouveau candidat en 2007, il se retire au profit de Ségolène Royal après un accord politique avec le PS.

Il est président d'honneur du Mouvement Républicain et Citoyen (MRC) qui a succédé au MDC, et président de la Fondation Res Publica, fondation de recherche reconnue d'utilité publique en 2005.

Il est Sénateur du Territoire de Belfort depuis le 21 septembre 2008 et vice-président de la Commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées du Sénat.

Le 5 novembre 2011, Jean-Pierre Chevènement a annoncé sa candidature à l'élection présidentielle de 2012.

Voir aussi le parcours de Jean-Pierre Chevènement en vidéos sur le site de l'INA et sa notice sur Wikipedia.

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Messagede Nicklaus le 28 Nov 2011, 16:04

Pou changer un peu de candidat, dans un sondage récent, j'ai été étonné de voir que Marine Le Pen était à 19% chez 18-22 ans, tout juste derrière Sarkozy. Hollande était à 38%.
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Messagede Bak broa le 28 Nov 2011, 16:37

moi je vote marine car c'est un jolie nom et j'aime la mer :D
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Messagede Waddle le 28 Nov 2011, 17:42

silverwitch a écrit:Jean-Pierre Chevènement, parcours d'un homme d'Etat


Ministre à plusieurs reprises, capable de prendre des décisions difficiles, Jean-Pierre Chevènement a maintes fois confirmé sa stature d'homme d'Etat. Retour sur un parcours mêlant fortes convictions et profond sens de l'Etat.

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Jean-Pierre Chevènement est né le 9 mars 1939 à Belfort, de parents instituteurs. Ancien élève de l'École Nationale d'Administration (promotion "Stendhal"), il adhère au Parti Socialiste SFIO en décembre 1964 et fonde en janvier 1966 - avec Georges Sarre, Didier Motchane et Alain Gomez - le Centre d'Études, de Recherches et d'Éducation Socialistes (CÉRÈS).

Le CÉRÈS deviendra l’un des principaux courants du PS à partir du congrès d'Épinay (juin 1971) ; il sera remplacé le 14 avril 1986 par Socialisme et République. Jean-Pierre Chevènement est l’auteur du programme du Parti Socialiste "Changer la vie" en 1972, le négociateur du programme commun de la gauche (1972) et l’auteur du projet socialiste (1980).

Il est élu député sans discontinuer aux élections législatives de 1973 à 1997, et en 2000, dans le Territoire de Belfort.

Ministre d'État, ministre de la Recherche et de la Technologie puis de la Recherche et de l'Industrie des deux premiers gouvernements de Pierre Mauroy (1981-1983), il refuse de participer au troisième gouvernement de Pierre Mauroy pour s'opposer au tournant libéral du PS et défend "l’autre politique".

Il a été maire de Belfort entre 1983 et 2007.

"Le pari de l'intelligence"

Ministre de l'Éducation nationale du gouvernement de Laurent Fabius (1984-1986), il met fin à la "guerre scolaire", fait le "pari de l'intelligence", et s'illustre par des mesures telles que la réintroduction de l'instruction civique et l’objectif de 80% d’une classe d’âge au niveau du baccalauréat.

Ministre de la Défense des gouvernements de Michel Rocard (1988-1991), il démissionne le 29 janvier 1991 pour s'opposer à la guerre coloniale des Etats-Unis contre l'Irak.

En juillet 1992, il quitte la direction du PS afin de faire campagne pour le NON au traité de Maastricht. Il fonde le 30 août 1992 le Mouvement des Citoyens et, en avril 1993, démissionne du PS. Il transforme alors le Mouvement des Citoyens (MDC) en parti politique, dont il devient président.

En 1995, il appelle à voter pour Lionel Jospin dès le premier tour de l’élection présidentielle puis participe, en 1997, au gouvernement de la "gauche plurielle" pour tenter de lui donner un axe républicain.

Des principes républicains forts

Ministre de l'Intérieur, il essaye d'imposer une grande politique d'accès à la citoyenneté, crée la police de proximité et donne une nouvelle impulsion à la coopération intercommunale. Il démissionne le 29 août 2000 pour s'opposer au processus de Matignon visant à donner le pouvoir législatif à la Corse.

Il déclare sa candidature à l'élection présidentielle de 2002 le 4 septembre 2001, et obtient 5,33% des suffrages exprimés au premier tour de l'élection présidentielle, soit plus d'un million cinq cent mille voix. A nouveau candidat en 2007, il se retire au profit de Ségolène Royal après un accord politique avec le PS.

Il est président d'honneur du Mouvement Républicain et Citoyen (MRC) qui a succédé au MDC, et président de la Fondation Res Publica, fondation de recherche reconnue d'utilité publique en 2005.

Il est Sénateur du Territoire de Belfort depuis le 21 septembre 2008 et vice-président de la Commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées du Sénat.

Le 5 novembre 2011, Jean-Pierre Chevènement a annoncé sa candidature à l'élection présidentielle de 2012.

Voir aussi le parcours de Jean-Pierre Chevènement en vidéos sur le site de l'INA et sa notice sur Wikipedia.



Concernant sa démission du ministère de l'intérieure à cause de la Corse, c'était quoi le truc exactement? (si tu sais)
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Messagede Silverwitch le 28 Nov 2011, 17:47

Waddle a écrit:Concernant sa démission du ministère de l'intérieure à cause de la Corse, c'était quoi le truc exactement? (si tu sais)


Je serais bien en peine de te l'expliquer clairement (le processus de Matignon), parce que je connais très mal cette question !
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Messagede Waddle le 28 Nov 2011, 17:53

silverwitch a écrit:
Waddle a écrit:Concernant sa démission du ministère de l'intérieure à cause de la Corse, c'était quoi le truc exactement? (si tu sais)


Je serais bien en peine de te l'expliquer clairement (le processus de Matignon), parce que je connais très mal cette question !


Pas grave, merci quand même!
Je me posais la question, y a t'il un ministre de la Vème République (en dehors de Chevènement) qui a démissionné parce qu'il n'était pas en accord avec la politique menée? (Je ne parle bien entendu pas de ceux qui ont été démissionnés contre leur gré hein)
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Messagede Sylphus le 28 Nov 2011, 17:55

Jacques Chirac pour commencer sous Giscard, il était Premier Ministre. Il y en a certainement d'autres.
Dernière édition par Sylphus le 28 Nov 2011, 17:56, édité 1 fois.
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Messagede B.Verkiler le 28 Nov 2011, 17:55

Hervé Morin.

Non, je déconne.
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Messagede schumi84f1 le 28 Nov 2011, 18:00

Chevènement avait déjà démissionné en 1983 pour revenir un an plus tard
il sait pas où il a mal !
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Messagede Waddle le 28 Nov 2011, 18:20

B.Verkiler a écrit:Hervé Morin.

Non, je déconne.

:-D
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Messagede Silverwitch le 29 Nov 2011, 14:27

Le réquisitoire de Gérard Filoche sur la politique économique du président Sarkozy (c'est moi qui souligne):

Sarkozy fauteur de chômage. Nouvelle hausse massive en octobre. Record historique absolu.

Le record historique du chômage : 5 millions, Sarkozy est allé le chercher avec ses dents


Surtout, surtout que Sarkozy ne vienne pas dire que ce n’est pas sa faute ou qu’il lutte contre ! Comment ose t il faire campagne et aller se faire prendre en photo en serrant les mains d’ouvriers pour se faire ré élire ? Rarement président sortant n’aura eu un bilan aussi catastrophique et haïssable. La honte devrait le pousser à démissionner et à passer la main. Mais non, il plastronne. Car il espère, d’ici 2012, avec ses cinq grands patrons de presse complices, Dassault, Pinault, Arnaud, Lagardère, et Bouygues réussir à tromper, à mentir, à tricher sur ses vraies responsabilités.


Huit millions de pauvres. Trois millions de précaires. Trois millions de temps partiels. Cinq millions de chômeurs. 50 % des 23 millions de salariés occupés gagnent moins de 1580 euros.


Et une inégalité voulue, orchestrée, avide, sans précédent : la France n’a jamais été aussi riche, au 3e rang mondial des millionnaires. La richesse par adulte en France a triplé mais, en dépit ou grâce à la « crise », ces gains ont été concentrés en 2009, entre les patrons du CAC 40 qui ont gagné en moyenne 190 fois le Smic, les grandes entreprises françaises qui ont surmonté la crise avec une explosion de leurs profits dés 2010, les 10 plus grosses fortunes amies de Sarkozy qui possèdent à elles seules 14,2 millions d’années de Smic, les 100 plus gros contribuables qui se partagent 3 milliards d’euros par an, les 5 % de la population qui possèdent 50 % du patrimoine. Et pas besoin de travailler pour les amis parasites de Sarkozy : les 100 Français les plus riches se sont partagés, sans rien faire, en 2010 un revenu fiscal de 2,8 milliards d’euros, constitué à 94 % de revenus de leur capital.


Sarkozy, c’est un concentré de la haine des riches exacerbée et rapace contre le peuple. Il est le serviteur le plus dévoué et le plus féroce des actionnaires. C’est pour leur plaire qu’il a oeuvré à dépasser le record de chômeurs. Non seulement il a donné 110 milliards de cadeaux fiscaux aux plus fortunés, aux rapaces du Fouquet’s, chaque jour à ses amis les banquiers et du CAC 40, mais il a organisé l’économie de telle façon qu’il a réussi à augmenter le nombre de chômeurs officiels à 4 459 000 (+ 500 000 de sans droits). Délibérément car il sait que c’est la meilleure façon de faire pression sur l’emploi et les salaires.


Sarkozy attise le cancer du chômage par toutes les mesures qu’il prend, puis ensuite, il s’attaque aux chômeurs eux-mêmes à leurs droits, à leur dû, à leur assurance. Et il en profite pour développer comme Le Pen la haine des « étrangers » comme si c’étaient eux qui prenaient le boulot des Français. Il cultive autant qu’il peut avec TF1 l’insécurité qui résulte de 45 % de chômage provoqué, attisé, dans les banlieues.


C’est Sarkozy, dans sa campagne électorale de 2007, qui voulait la déréglementation boursière, qui militait pour les subprimes, les prêts hypothécaires, et c’est ce monde, le sien, qui nous a entraîné dans la crise de la dette.


Ce sont les centaines de milliards donnés aux banques dés 2008 plutôt qu’aux salaires et à l’emploi qui ont abreuvé les spéculateurs jusqu’à l’effondrement d’aujourd’hui. La façon dont Sarkozy et Merkel, année après année, 2009, 2010, 2011 mois après mois, cèdent aux banksters, aboutit aujourd’hui à mettre en grave péril l’Europe et l’euro.


Toutes les réponses de Sarkozy aggravent la crise : il développe la rigueur tout azimut, détruit le droit du travail, casse la protection sociale, la retraite, la santé, les écoles, les équipements collectifs, brade l’électricité, le gaz, la fonction et la sécurité publique. Il va même y avoir des « trains privés » bientôt, le comble de la bêtise archaïque absurde. Les services privés sont plus couteux que les services publics car ils « siphonnent » le fric pour les actionnaires, comme en témoignent les « ententes » entre les différents groupes « piranhas » du téléphone, les cliniques et laboratoires privés, les maisons de retraite privées…


Avec Fillon, Bertrand chaque jour, ils enlèvent des droits, rognent les congés maladies, les indemnités, le remboursement des médicaments, ils désorganisent les durées du travail. Ce sont eux qui ont fait une loi TEPA pour pousser aux heures supplémentaires ceux qui avaient un boulot au détriment de ceux qui n’en ont pas. Ce sont eux qui ont de facto poussé à une durée du travail réelle moyenne de 42 h au lieu de la durée légale à 35 h. Ce sont qui poussent l’Europe à adopter la semaine de 65 h. Ce sont eux qui imposent ainsi un partage féroce du travail inégal, injustifié entre sans travail, sous travail à temps partiels et sur travail.


Ce sont eux qui bloquent les salaires bruts et nets, le SMIC, paralysant l’économie, taxant n’importe quoi, les boissons sucrées et les mutuelles de santé, les indemnités des accidentés du travail, et les jours de maladie. Les salariés ne peuvent plus consommer même des produits de base et l’économie se délite de ne pouvoir trouver de consommateurs pour ce qui se fabrique encore. Dans notre fabuleux pays riche, cinquième puissance du monde, le 10 du mois, des millions de gens n’ont plus que des pâtes à manger.


Voilà qu’ils veulent encore plus de flexibilité, alors qu’elle règne déjà de façon meurtrière dans le travail, alors qu’il y a un milliard d’heures supplémentaires impayés, l’équivalent de 600 000 emplois. Suicides au travail, burn out, accidents, maladies professionnelles augmentent.


Du travail, il y en a pour tout le monde, il faut des infirmières, des médecins, des professeurs, des ingénieurs, des informaticiens, des chercheurs, des ouvriers d’industrie, du bâtiment, du transport, des services de toutes sortes… Mais Sarkozy raréfie le travail exprès, supprime les indispensables fonctionnaires, asphyxie les associations, restreint tous les investissements et crédits en laissant les banques continuer sur notre dos à jouer à l’économie casino, à spéculer, à dilapider dans les îles Caïman.


Au lieu de s’en prendre à la gigantesque fraude fiscale il s’en prend à la dérisoire « fraude sociale ». Au lieu d’imposer les fortunes accumulées, les 5 % de riches qui possèdent 50 % du patrimoine, il envisage une « TVA sociale » à payer par les salariés. Au lieu d’augmenter les cotisations sociales, il envisage de les supprimer. Au lieu d’augmenter massivement les salaires, il persiste à « baisser le coût du travail » (qui a déjà perdu de façon insensé 10 points en faveur des profits).


Sarkozy refuse de contrôler les échanges, supprime les services de douanes, il refuse de lutter contre le dumping social en Europe. Il est opposé à tout SMIC européen. Il refuse tout contrôle sur les licenciements boursiers, spéculatifs, abusifs. Il a même inventé la sinistre « rupture conventionnelle » qui a fait perdre leur emploi, sans motif, à 600 000 salariés en trois ans.

Il refuse de séparer banques de dépôts et d’affaires, il refuse d’interdire les ventes d’actions à découvert. Il laisse se désertifier le pays, il a livré nos industries métallurgiques Arcelor à Mittal, il laisse fermer les entreprises les plus performantes, et même les PME pourvu que ça arrange banques et spéculateurs, il n’a fait que baisser l’impôt sur les sociétés, la taxe professionnelle, il laisse Total empocher 14 milliards de bénéfices, jamais les dividendes n’ont été aussi grassement versés.


Il n’y a pas de pardon pour pareil bilan, Sarkozy n’est pas l’homme qui lutte contre la crise, il fait semblant, il la crée, il la nourrit, il l’aggrave, il essaie sciemment de s’en servir au mieux pour décourager, faire peur, et se ré imposer, Sarkozy c’est à la fois le fléau du chômage incarné, de la pauvreté, de la misère, la sangsue des riches et des rentiers.

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Messagede Silverwitch le 29 Nov 2011, 14:44

La rubrique fact checking du site de campagne de Chevènement:

Chevènement vrai/faux

Par exemple:

Jean-Pierre Chevènement a largement contribué à la victoire de la gauche en 1981

Image

La victoire de François Mitterrand à l’élection présidentielle de 1981 s’inscrit dans la continuité du congrès d’Epinay de 1971 et du choix de l’alliance avec le Parti communiste. Jean-Pierre Chevènement, tout au long des années 1970, a été l’un des artisans de cette politique. C’est lui qui a rédigé le projet socialiste en 1980 qui conduit la gauche au pouvoir. Le CERES aura été, dans les années 1970, une école de formation intellectuelle, militante et politique pour de très nombreux cadres du Parti socialiste. L’élan créé en 1971 aura porté, dix ans plus tard, François Mitterrand jusqu’à la marche suprême.
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Messagede Waddle le 29 Nov 2011, 16:04

silverwitch a écrit:La rubrique fact checking du site de campagne de Chevènement:

Chevènement vrai/faux

Par exemple:

Jean-Pierre Chevènement a largement contribué à la victoire de la gauche en 1981

Image

La victoire de François Mitterrand à l’élection présidentielle de 1981 s’inscrit dans la continuité du congrès d’Epinay de 1971 et du choix de l’alliance avec le Parti communiste. Jean-Pierre Chevènement, tout au long des années 1970, a été l’un des artisans de cette politique. C’est lui qui a rédigé le projet socialiste en 1980 qui conduit la gauche au pouvoir. Le CERES aura été, dans les années 1970, une école de formation intellectuelle, militante et politique pour de très nombreux cadres du Parti socialiste. L’élan créé en 1971 aura porté, dix ans plus tard, François Mitterrand jusqu’à la marche suprême.


Je trouve que ceux qui gèrent le site de Chevènement se débrouillent pas mal franchement.
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Messagede LS le 29 Nov 2011, 17:04

silverwitch a écrit:La rubrique fact checking du site de campagne de Chevènement:

Chevènement vrai/faux

Par exemple:

Jean-Pierre Chevènement a largement contribué à la victoire de la gauche en 1981

[img]http://www.c
La victoire de François Mitterrand à l’élection présidentielle de 1981 s’inscrit dans la continuité du congrès d’Epinay de 1971 et du choix de l’alliance avec le Parti communiste. Jean-Pierre Chevènement, tout au long des années 1970, a été l’un des artisans de cette politique. C’est lui qui a rédigé le projet socialiste en 1980 qui conduit la gauche au pouvoir. Le CERES aura été, dans les années 1970, une école de formation intellectuelle, militante et politique pour de très nombreux cadres du Parti socialiste. L’élan créé en 1971 aura porté, dix ans plus tard, François Mitterrand jusqu’à la marche suprême.



Attention SVP : Filoche devrait être "modéré" c-a-d banni ici, un tel réquisitoire de haine , de caricature, de relent de communiste suranné est une incitation aux dérives.


Chaque personnage qui se revendique de la victoire de la gauche de 81 croit y avoir largement contribué, depuis certains plus jeunes évitent de trop garder cette référence. Mais au concours du "plus gros" contributeur, n'oublions pas d'abord Mitterrand au moins 2ème phase lui-même , puis Chirac.
Le projet d'union qu'il soit rédigé ou pas par l'un ou l'autre est secondaire, c'est surtout la stratégie d'alliance pour les bouffer qu'a choisi le chef qui a compté.
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Messagede B.Verkiler le 29 Nov 2011, 17:17

J'avoue que pour la première fois tu m'as fait marrer LS. Sincèrement.
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Messagede LS le 29 Nov 2011, 18:16

Tant mieux
Mais déçu que ce soit une 1ère !
Au début , il y a longtemps... j'adorai jouer de l'humour ou du jeu de mots
Mais nous vieillissons tous, alors j'ai du m'user
Surtout , c'était pas forcement recevable. Ou de moins en moins. Plus l'air du temps ou plus l'ère ou plus le temps.
J'essaye toujours dans d'autres contextes.

Puis, C'est tellement sérieux ici, orienté, qu'il est vite difficile de revenir en décalé
Je dois avouer souscrire à une réflexion émise par Clapet (à lapins). j'en suis désolé, Sincèrement.
Il a laissé entendre que peut-être certains pourraient faire fuir. Dans l'absolu pas forcement, car certainement instruis mais tellement surs d'avoir les bonnes clés qu'a force de fermer les portes , on finit par les trouver closes et comme ce n'est pas une maison de tolérance dite "close", dur de batifoler.
Il y a peu de monde et tu doit penser comme un noyau (de pêche) que je n'ai plus.

Tu noteras j'ai été concis ( pour une fois ?) dans ce qui a provoqué ton sourire,
Au moins, c'est basique, pas dans les 3 pages d'argumentations partisanes (ni courtisanes) pas dans la lignée du sujet plein de lyrisme parfois, presque puéril, mais en fait probablement résumant les trois pages qui ne manqueront pas de suivre en revenant sur l'essentiel qu'une majorité souvent nommée "minorité silencieuse" aura peut-être perçue.

Avec en sous tendue une réflexion futile et hors sujet (cachée, devenant décachetée), un des nôtres qui écrirait que tel pilote est "con" sur ce forum F1 serait passible de remarques a minima désobligeante si ce n'est d'un avertissement, mais certain écrits sous couvert de discussions géopolitiques sont des incitations à la haine et aux invectives ....
voilà je vais passer pour un membre du complot des impérialistes suppo de Satan qui a encore le droit de penser bêtement à cet anachronisme qui m'a fait sourire en 1er chef, bêtement car endoctriné par le fils de Jésus & de la CIA, frère du Capitaliste honteux qui a mis son masque en fibre néolibérale puisqu'il s'agit d'une maladie contaminante et dangereuse. Certains diront c'est con
Con spirant ou Con sternant
je le Con cède volontiers, je jure j'accepte la dérision, Auto ou pas . :?
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Messagede Cortese le 29 Nov 2011, 19:04

LS a écrit:complot des impérialistes suppo de Satan


:lol:
C'est exactement ça.
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Messagede Kôôl-x le 01 Déc 2011, 08:59

La multiplication des voyages en province de sarko sera t'elle prise en compte au titre de la campagne électorale ? Il parait que non, pourtant il fait des discours anti-PS un peu partout, ce qui n'est pas le rôle d'un président de la République. Il a un discours-type de candidat (tout en ne se déclarant pas comme tel), mais c'est le contribuable qui paie, là...le déplacement à Toulon coûte 300 K€, on peut donc se poser la question des comptes de campagne avant la campagne.
Internet ne rend pas plus con, mais rend la connerie plus visible.
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Messagede schumi84f1 le 01 Déc 2011, 09:34

quelqu'un a écouté le débat Besson-Joly hier soir sur I-Télé ?
apparemment ça valait son pesant de cacahuètes !

Eric Besson sur I-Télé a écrit:Quand je pense que vous avez été juge d'instruction, ça me donne des frissons dans le dos

Eric Besson sur Twitter a écrit:Madre mia. Après ce débat face @evajoly imaginer une seconde qu'elle puisse participer au gouvernement de la France. #cauchemar

Eric Besson sur Twitter a écrit:Réponse collective tw et DM. Oui c'était difficile de ne pas répliquer à l'agressivité d' @evajoly .Mais j'avais promis de rester calme.


si on rajoute à ça le fait :
- qu'elle confonde RPR et EPR
- qu'elle confonde Niger et Nigéria
- qu'elle trouve qu'on paie une électricité à un tarif anormalement bas

Le pauvre Nicolas Hulot doit se retourner dans sa tombe... politique
Elle va faire un score digne de Voynet !
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Messagede Waddle le 01 Déc 2011, 11:14

schumi84f1 a écrit:quelqu'un a écouté le débat Besson-Joly hier soir sur I-Télé ?
apparemment ça valait son pesant de cacahuètes !

Eric Besson sur I-Télé a écrit:Quand je pense que vous avez été juge d'instruction, ça me donne des frissons dans le dos

Eric Besson sur Twitter a écrit:Madre mia. Après ce débat face @evajoly imaginer une seconde qu'elle puisse participer au gouvernement de la France. #cauchemar

Eric Besson sur Twitter a écrit:Réponse collective tw et DM. Oui c'était difficile de ne pas répliquer à l'agressivité d' @evajoly .Mais j'avais promis de rester calme.


si on rajoute à ça le fait :
- qu'elle confonde RPR et EPR
- qu'elle confonde Niger et Nigéria
- qu'elle trouve qu'on paie une électricité à un tarif anormalement bas

Le pauvre Nicolas Hulot doit se retourner dans sa tombe... politique
Elle va faire un score digne de Voynet !


Bravo le communicant de l'UMP. Dans un débat Besson contre Joly, les seuls éléments que tu cites, ce sont les paroles et tweets de Besson. :good
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Messagede Shoemaker le 01 Déc 2011, 11:20

Un traître donnant des leçons d'éthique. Tout est possible !
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Messagede Silverwitch le 01 Déc 2011, 11:21

Shoemaker a écrit:Un traître donnant des leçons d'éthique. Tout est possible !


:D
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Messagede B.Verkiler le 01 Déc 2011, 11:21

Ceci dit on peut comprendre que Besson ait eu des frissons dans le dos quand elle était juge d'instruction. Je pense d'ailleurs qu'il avait des frissons qu'il y ait des juges d'instruction tout court. Raison pour laquelle l'UMP Sarko en tête voulait les supprimer.
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Messagede schumi84f1 le 01 Déc 2011, 11:27

Shoemaker a écrit:Un traître donnant des leçons d'éthique. Tout est possible !


ça elle l'a dit :
Eva Joly a écrit:Je ne désespère pas de faire changer d'avis Éric Besson sur le nucléaire, ça ne serait pas la 1ère fois qu'il retourne sa veste
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Messagede schumi84f1 le 01 Déc 2011, 11:28

Waddle a écrit:Bravo le communicant de l'UMP. Dans un débat Besson contre Joly, les seuls éléments que tu cites, ce sont les paroles et tweets de Besson. :good


et encore je suis soft, j'ai pas mis la photo des capotes Eva Joly
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Messagede Feyd le 01 Déc 2011, 11:29

Bak broa a écrit:moi je vote marine car c'est un jolie nom et j'aime la mer :D



Dur Dur qd même. Sarko et sa clique me débecte (après l'interdiction aux agriculteurs de resemer, c'est au tour de l'éthylotest obligatoire dans les voitures, puis maintenant un projet de nouvelle mesure anti-téléchargement...), la gauche mollassone, laxiste et démagogique tout autant, le FN... ouai ça peut être marrant mais je préfère pas imaginer le chaos que cela serait. Il reste quoi... les écolos de la vieille sénile, lol, Kalibayrou, mouais, Mélenchon, un drôle de surexcité qui ruinerait la France avec son SMIC à 1700 euros (comme elle est déjà ruinée), le fossile Chevènement non merci on connait la musique. Bon comme c'est un devoir citoyen d'aller voter j'irais. Mais il y a de forte chance que je vote au hasard. :lol:
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Messagede B.Verkiler le 01 Déc 2011, 11:35

Ouais, au hasard, Sarkozy. :wink:
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Messagede schumi84f1 le 01 Déc 2011, 11:49

Feyd a écrit:
Bak broa a écrit:moi je vote marine car c'est un jolie nom et j'aime la mer :D



Dur Dur qd même. Sarko et sa clique me débecte (après l'interdiction aux agriculteurs de resemer, c'est au tour de l'éthylotest obligatoire dans les voitures, puis maintenant un projet de nouvelle mesure anti-téléchargement...), la gauche mollassone, laxiste et démagogique tout autant, le FN... ouai ça peut être marrant mais je préfère pas imaginer le chaos que cela serait. Il reste quoi... les écolos de la vieille sénile, lol, Kalibayrou, mouais, Mélenchon, un drôle de surexcité qui ruinerait la France avec son SMIC à 1700 euros (comme elle est déjà ruinée), le fossile Chevènement non merci on connait la musique. Bon comme c'est un devoir citoyen d'aller voter j'irais. Mais il y a de forte chance que je vote au hasard. :lol:


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Messagede Toma le 01 Déc 2011, 11:53

schumi84f1 a écrit:
Feyd a écrit:
Bak broa a écrit:moi je vote marine car c'est un jolie nom et j'aime la mer :D



Dur Dur qd même. Sarko et sa clique me débecte (après l'interdiction aux agriculteurs de resemer, c'est au tour de l'éthylotest obligatoire dans les voitures, puis maintenant un projet de nouvelle mesure anti-téléchargement...), la gauche mollassone, laxiste et démagogique tout autant, le FN... ouai ça peut être marrant mais je préfère pas imaginer le chaos que cela serait. Il reste quoi... les écolos de la vieille sénile, lol, Kalibayrou, mouais, Mélenchon, un drôle de surexcité qui ruinerait la France avec son SMIC à 1700 euros (comme elle est déjà ruinée), le fossile Chevènement non merci on connait la musique. Bon comme c'est un devoir citoyen d'aller voter j'irais. Mais il y a de forte chance que je vote au hasard. :lol:


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Messagede Alfa le 01 Déc 2011, 11:54

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Re: Présidentielles 2012 [Vote]

Messagede B.Verkiler le 01 Déc 2011, 12:06

Toma a écrit:
schumi84f1 a écrit:
Feyd a écrit:
Bak broa a écrit:moi je vote marine car c'est un jolie nom et j'aime la mer :D



Dur Dur qd même. Sarko et sa clique me débecte (après l'interdiction aux agriculteurs de resemer, c'est au tour de l'éthylotest obligatoire dans les voitures, puis maintenant un projet de nouvelle mesure anti-téléchargement...), la gauche mollassone, laxiste et démagogique tout autant, le FN... ouai ça peut être marrant mais je préfère pas imaginer le chaos que cela serait. Il reste quoi... les écolos de la vieille sénile, lol, Kalibayrou, mouais, Mélenchon, un drôle de surexcité qui ruinerait la France avec son SMIC à 1700 euros (comme elle est déjà ruinée), le fossile Chevènement non merci on connait la musique. Bon comme c'est un devoir citoyen d'aller voter j'irais. Mais il y a de forte chance que je vote au hasard. :lol:


tu trouves ça idiot ?


obligation de l'avoir dans sa voiture ca veut pas dire obligation de l'utiliser


La check-list avant de partir va bientôt être plus longue que sur un avion de ligne. Enfin, c'est vrai que ce n'est pas grand-chose comparée à cette nouvelle brique de la main mise totale des géants de l'industrie alimentaire sur la population mondiale. On ne mord pas la main qui te nourrit dit-on...Surtout si elle peut légalement t'éliminer si tu cherches à te nourrir ailleurs.
Dernière édition par B.Verkiler le 01 Déc 2011, 12:14, édité 1 fois.
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Messagede Feyd le 01 Déc 2011, 12:13

B.Verkiler a écrit:Ouais, au hasard, Sarkozy. :wink:


Disons qu'il aura une chance sur x nombre de candidats au premier tour. Comme les autres.
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Re: Présidentielles 2012 [Vote]

Messagede Feyd le 01 Déc 2011, 12:14

Toma a écrit:
schumi84f1 a écrit:
Feyd a écrit:
Bak broa a écrit:moi je vote marine car c'est un jolie nom et j'aime la mer :D



Dur Dur qd même. Sarko et sa clique me débecte (après l'interdiction aux agriculteurs de resemer, c'est au tour de l'éthylotest obligatoire dans les voitures, puis maintenant un projet de nouvelle mesure anti-téléchargement...), la gauche mollassone, laxiste et démagogique tout autant, le FN... ouai ça peut être marrant mais je préfère pas imaginer le chaos que cela serait. Il reste quoi... les écolos de la vieille sénile, lol, Kalibayrou, mouais, Mélenchon, un drôle de surexcité qui ruinerait la France avec son SMIC à 1700 euros (comme elle est déjà ruinée), le fossile Chevènement non merci on connait la musique. Bon comme c'est un devoir citoyen d'aller voter j'irais. Mais il y a de forte chance que je vote au hasard. :lol:


tu trouves ça idiot ?


obligation de l'avoir dans sa voiture ca veut pas dire obligation de l'utiliser


Tu fais souffler quelqu'un d'autre qui est sobre est le tour est joué. Mais quelle connerie sérieux...
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Messagede B.Verkiler le 01 Déc 2011, 12:17

Ben écoute, si tu te déplaces par civisme et qu' aucun ne te dit, même par défaut, même si pour toi aucun ne survit par élimination, vote blanc, ou même va à la pêche, ça sera toujours plus civique que ce que tu dis.
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Messagede Hugues le 01 Déc 2011, 14:09

Mediapart a écrit:Emmanuel Todd: «Le jour où l'euro tombera»
30 NOVEMBRE 2011 | PAR MARTINE ORANGE ET LA PARISIENNE LIBEREE ET ANTOINE PERRAUD

Nous inaugurons, avec Emmanuel Todd, une série de grands entretiens en vue de la présidentielle. En plus de solliciter l'analyse de personnalités compétentes et légitimes, nous leur demanderons de se muer en force de propositions, exercice auquel se livre donc l'historien, anthropologue et démographe, dans la vidéo ci-dessous.



Né en 1951, en marge de l'université française après avoir notamment étudié à Cambridge en Angleterre, Emmanuel Todd apparaît souvent terriblement journaliste à ses pairs et furieusement académique aux yeux de bien des gazetiers...

Il annonça, à 25 ans, la fin de l'Urss au nez et à la barbe des kremlinologues, en se fondant sur l'étude des structures familiales et autres fantaisies – selon les canons alors encore dominants d'un marxisme sourcilleux: La Chute finale (Robert Laffont, 1976). Emmanuel Todd écrivit son fait au sujet des États-Unis d'Amérique, colosse dont il examina scrupuleusement les pieds d'argile, qui en font désormais un facteur de désordre mondial: Après l'Empire (Gallimard, 2002).

Il examina les troubles alors encore à venir dans des sociétés arabo-musulmanes confrontées à leur transition démographique: Le Rendez-Vous des civilisations (avec Youssef Courbage, Le Seuil, 2007).

Le chercheur inventoria par ailleurs les processus ayant favorisé l'émergence de Ségolène Royal et surtout l'arrivée au pouvoir d'un Nicolas Sarkozy en 2007: Après la démocratie (Gallimard, 2008).

Il s'amuse des interviewers qui viennent parfois le voir comme la Pythie sur son trépied. Ses intuitions, servies par un verbe haut, font mouche. Il nous confia ainsi comment François Hollande pourrait connaître un destin politique aux antipodes d'un François Mitterrand, arrivé à l'Élysée «à gauche toute», pour baisser pavillon dès 1983 avec «le tournant de la rigueur». L'actuel candidat socialiste, quasiment centriste en début de course, finira-t-il, crise systémique oblige, en héraut d'une gauche revivifiée?

Pour comprendre le paysage européen et ses enjeux monétaires ou sociaux, voici donc l'homme dont les recherches avaient été détournées au profit de la campagne de Jacques Chirac, en 1995, sur «la fracture sociale»...

Craignez-vous que la droite n'acclimate vos idées sur le protectionnisme, du fait de ce «besoin de protection» sur lequel entend jouer Nicolas Sarkozy?

Je ne me suis pas posé la question en ces termes. Je vois plutôt venir une campagne très dure, qui pourrait permettre à la gauche de redevenir la gauche. On voit en effet disparaître une certaine fantaisie (la gauche de la gauche, le trotskisme...), au profit d'une reconfiguration favorisée par une discipline inhabituelle.

En face, la droite existe – par-delà l'insignifiance de Nicolas Sarkozy – à travers deux composantes de son corps électoral, qui se sont énormément rapprochées: l'UMP et le FN. La porosité est désormais patente.

Je m'attends donc à un choc frontal sur le plan idéologique, avec une gauche obligée de s'assumer du fait de la crise, de l'effondrement de la légitimité libre-échangiste «européiste», ou de la faillite des classes dirigeantes. Cette gauche, contrainte d'être plus offensive, devra désigner le véritable ennemi: la nouvelle oligarchie, le nouveau système de pouvoir, les nouveaux rapports de classe.

Cette gauche française, par la force des choses, sera tenue de sortir du béni-oui-oui social-libéral, face à une droite n'ayant rien à proposer et qui ressortira donc les thèmes de l'identité nationale, de l'islam, des Arabes. Cette droite, très liée à ce qu'on appelait jadis «le grand capital financier», cette droite Fouquet's pour dire vite, fera du populisme, jouera sur les peurs et le vieillissement d'un corps électoral, qui n'a jamais été aussi âgé en France.

Alors certes, dans la confusion générale, il est possible que Nicolas Sarkozy demande à son baratineur en chef, Henri Guaino, d'écrire son pipotage habituel de dernière minute, sur le protectionnisme. Il l'avait instrumenté en 2007, comme naguère au profit de Jacques Chirac. Il suffira de rappeler ces précédents pour contrer une telle tromperie sur la marchandise. Mais peut-être avez-vous raison: quelqu'un se trouve sans doute déjà dans les starting-blocks, prêt à raconter n'importe quoi!

Vous ne craignez pas que Sarkozy parvienne à se poser en digue?

Mais il est là depuis cinq ans, il a déjà tout dit sans jamais rien faire! Or le corps électoral comprend, malgré les grands médias tenus par l'argent. Nous sommes encore dans la phase où l'establishment journalistico-communicant s'enivre de son propre isolement: nous n'entendons, sous couvert de politique, que des spécialistes parler entre eux.

Nous verrons bientôt apparaître, dans les sondages, le vote populaire, qui représente encore 50% de la population électorale. Ces gens comprennent ce qui ne va pas, à droite comme à gauche. Ils savent déjà que le propos du président sur leur «protection» relèvera du tour de passe-passe. Pour eux, Sarkozy, c'est le type qui s'est baladé dans les usines en déclarant qu'il allait les sauver mais qui n'en a rien fait!

Cet électorat – j'espère ne pas me comporter ici comme l'establishment en parlant à la place du peuple! – a profondément intériorisé l'impuissance de Sarkozy. Celui-ci n'a pas pu démettre Fillon, ce que n'importe quel président de la Ve République n'aurait jamais supporté. Il a été obligé de reprendre Juppé, ce qui le prive de l'intégralité de la politique étrangère, ce prétendu «domaine réservé».

Voilà quelqu'un toujours présenté comme un personnage fort. Mais il est vacillant, telle est sa réalité psychologique! Il se situe dans un modèle hiérarchique: il se montre fort avec les faibles et faible avec les forts. Il se soumet aux puissants (les États-Unis, la Chine, l'Allemagne) et tape sur les gamins de banlieue ou sur les Roms! Je suis persuadé que les gens le savent.

De plus, une rupture idéologique vient d'intervenir. J'ai été tricard plus d'une décennie sur la question du protectionnisme européen, qui ne pouvait, clamait-on, que faire le jeu du FN. Enfin la primaire socialiste vint! Arnaud Montebourg, qui avait compris avant moi – puisqu'il appelait à une taxation européenne de certains produits dès 1997 alors que je n'ai pigé qu'en 1999 –, a obtenu un succès parmi les classes moyennes (le corps électoral de cette primaire). Nous ne savons pas encore quel sera l'écho de son discours dans les milieux populaires.

Il est donc trop tard pour Nicolas Sarkozy: cette thématique de la protection économique ne peut plus être maniée par la droite. La voilà ancrée à gauche. Pas suffisamment, certes, mais elle ne peut qu'y trouver un écho de plus en plus large du fait de la crise. Le timide concept de «juste échange» débattu dans le PS est dépassé. Sur la question des banques et de la dette publique – sans oublier l'euro –, il faudra une prise de contrôle par l'État pour éviter la panique. Or c'est précisément là que gît le subconscient de la gauche...

«Nous sommes dans une hésitation historique»

Et le FN en embuscade ?

Le FN est certes haut dans les sondages et il peut encore passer à une hauteur supérieure. Mais il existe enfin une possibilité de le voir avalé par une gauche ragaillardie. Tout dépend de la campagne que mènera le PS: nous sommes dans une hésitation historique.

Il y a donc de l'espérance, même si nous nous avançons vers quelque chose de très dur et de très angoissant. Auparavant, nous ne pouvions qu'espérer un élu de droite à peu près civilisé ou un(e) socialiste continuant de faire la même chose. Nous ne sommes plus dans une telle continuité: nous aurons vraiment pire, ou franchement mieux!

Croyez-vous à une rupture ?

Il y aura forcément rupture. Si Nicolas Sarkozy était réélu, après ce qu'il a déjà fait, la France ne serait plus la France. Elle ne se relèverait pas d'un deuxième mandat d'un tel président, qui pourchasse les boucs émissaires en pleine déroute économique. Étant donné son image dans le monde, les Français paieraient une note salée: s'ils votaient mal, ils seraient punis par l'Histoire.

En revanche, la France peut à nouveau émerger comme le pays de l'égalité, capable d'utiliser l'État de façon originale pour mettre à bas les puissances financières. Souvenons-nous des suites de la crise de 1929, quand l'Allemagne produisait Hitler, la Grande-Bretagne des conservateurs asthéniques et l'Amérique Roosevelt: la France a élu le Front populaire...

Voyez-vous une tension entre le capitalisme qui tend à son autodestruction et l'Europe qui s'achemine, malgré tout, vers son autoconstruction?

Je vois tout à fait autre chose! Le champ de force est difficile à analyser, nous percevons uniquement ce qu'il y a de commun au monde développé: la montée de l'inégalité, ainsi que des phénomènes de domination. Chez les Anglo-Saxons, les libertés individuelles sont chevillées au corps. Mais en Europe continentale, existent des manifestations d'autorité politique et de bureaucratisation. Dans la zone euro, ou plutôt dans ses parties faibles (c'est-à-dire toute la zone sauf l'Allemagne!), nous sommes confrontés à une forme d'hybridation: des responsables sont nommés sur pression de Berlin pour relever les finances publiques, après avoir travaillé pour Goldman Sachs. Ils se retrouvent à l'intersection des deux domaines de domination.

Or la France navigue à vue, précisément à cette intersection, avec des élites de droite, dans la tradition catholico-vichyste, très séduites par l'Allemagne et les systèmes autoritaires de l'Europe continentale, tandis que le tempérament de sa population rend la France plus proche des valeurs de liberté anglo-saxonnes. D'où des tensions intéressantes sur le plan historique et anthropologique...

En ce qui concerne la construction européenne, les forces de l'inégalité et de la domination sont dans une forme d'ivresse terminale: exigence d'un service frénétique de la dette publique, appétit de privatisations, soif d'austérité! Bref, encore plus de tout ce qui a été fait! Comme si les élites, qui tiennent un tel discours, étaient aveuglées par les dieux attachés à leur perte: nous pataugeons dans le tragique de l'Histoire...

Cependant, un tel retour au tragique se fait chez nous sur un mode sénile, en raison de notre pyramide des âges: voilà pourquoi vous ne voyez pas une jeunesse européenne envahissant massivement l'espace public, comme dans les pays arabes.

Qu'en est-il de la démocratie en Europe?

Nous découvrons la supercherie suivante: les valeurs européennes étaient censées s'incarner dans un espace de démocratie libérale ayant renoncé aux rapports de force entre les nations, traitées sur un pied d'égalité, quelle que fût leur puissance. C'était une fiction. On savait que le Luxembourg n'avait pas forcément son mot à dire, certes. Mais la Belgique, par exemple, avait réellement voix au chapitre.

Or l'Europe est aujourd'hui devenue le contraire d'un tel mythe fondateur. L'égalité? Nous nous retrouvons avec un système hiérarchique dément: des faibles et des forts (avec un fort absolu: l'Allemagne). Les faibles sont mis au pas et privés de leur système démocratique, tandis que surgit un nouveau personnel venu de Bruxelles, Francfort et Berlin – les trois pôles du système de domination –, sous les applaudissements de Paris, convertie en succursale chargée de faire la claque!

«Il n'y a plus de rapports égalitaires en Europe»

L'Allemagne, revoilà l'ennemi ?

Je sais tout ce que l'Allemagne apporta à l'Europe avant le nazisme – à commencer par la réforme protestante et l'alphabétisation de masse. Ce pays repose sur une culture particulière, centrée sur la famille souche; système à héritier unique un peu autoritaire. D'où son efficacité industrielle, sa position dominante en Europe, mais aussi sa rigidité mentale. L'Allemagne s'est toujours affolée quand elle s'est retrouvée en position dominante. Notamment sous Guillaume II, avant le premier conflit mondial, quand, échappant à la raison bismarkienne, elle se retrouva hégémonique. La situation actuelle se rapproche davantage de cette période wilhelmienne que de la séquence nazie.

Or une telle ivresse de puissance serait facile à contrôler, si les décideurs français étaient normaux: l'Allemagne est vieille, avec 80 millions d'habitants qui peinent à se renouveler; elle n'est plus dans une culture totale; son industrie, somme toute moyenne, hyper exportatrice, certes, est loin du niveau japonais, par exemple, techniquement parlant. Bref, il serait facile de la ramener à la raison. Mais la névrose des classes dirigeantes françaises les pousse à s'agenouiller.

Une telle inaptitude à remettre Berlin à sa place, de la part d'un président de la République atteint de nanisme politique et qui se montre donc incapable d'affronter Angela Merkel, entretient l'Allemagne dans son délire. Délire auquel répond une hostilité incroyable à l'encontre de Berlin, sur tout le continent.

Nous venons d'assister, en Grèce et en Italie, à une interdiction de référendum, à des dépositions de chefs de gouvernement...

Les pays qui viennent d'être mis au pas, la Grèce, l'Italie, bientôt l'Espagne et le Portugal, ce sont des nations dont les traditions démocratiques s'avèrent récentes et fragiles. L'Europe, qui était censée être le continent de la démocratie libérale, est devenue une machine qui l'a cassée dans des régions où elle venait de naître!

Apparemment, l'Allemagne, qui donne le la, possède une démocratie plus saine que la France: les syndicats ouvriers s'y avèrent encore représentatifs, l'extrémisme politique y est moins apparent qu'ailleurs: ça tourne mieux. Angela Merkel ne s'offre pas aux yeux du monde et de son peuple comme un problème inquiétant pour la démocratie, contrairement à l'actuel président de la République française.

Pourtant, si vous examinez la surpuissance économique allemande dans l'espace européen, vous découvrez qu'elle se fit par le biais d'une politique économique égoïste, avec des délocalisations des produits intermédiaires en Europe de l'Est, hors zone euro. Il y a eu outre-Rhin, des années durant, un blocage et une baisse des salaires en s'appuyant sur les mécanismes autoritaires de la culture allemande, au profit d'une politique d'exportation dans la zone euro, où Berlin réalise ses plus gros excédents commerciaux.

Une telle politique effectuée contre ses partenaires fut menée de bout en bout par des coalitions, comprenant souvent le SPD; ce qui remet finalement en cause le principe d'une véritable alternance.

Alors se pose une question en forme de retour cruel de l'Histoire: le facteur central de la dégénérescence de la démocratie dans le système européen, ne serait-ce pas l'Allemagne?...

Des foules, d'Athènes à Madrid, crient déjà au IVe Reich!

Le ras-le-bol s'exprime par des expressions exagérées. Mais si personne ne dit véritablement ce qui se passe, les opprimés ont l'impression d'être niés. Les choses ne sont pas dites au bon niveau, puisque Nicolas Sarkozy lâche sur tout. Il n'y a donc plus de rapports égalitaires en Europe.

Les Allemands ne sont pas foncièrement arrogants. Ils ont lâché beaucoup sur la gestion par la Banque centrale. Certes, pour ce pays à la vision fort peu égalitaire, la communautarisation de la dette semble un obstacle infranchissable. Mais il aurait été possible de le faire plier pendant qu'il était encore temps.

Le jour où l'euro tombera, il sera acté qu'une classe dirigeante entière a été déligitimée. Pour un prix inférieur à celui de 1940! Sans frais militaires! Finalement, je pourrais vous proposer une histoire riante de la France, non pas immédiatement mais un an après la chute de l'euro, alors que les Allemands ne pourront pas y faire face si facilement...

«L'euro (dans le sens monétaire) totalitarisme !»

Croyez-vous à une Europe sans euro ?

Je suis passionné, culturellement, par l'Europe. Or la monnaie unique, dont on voit qu'elle produit actuellement une exaspération sur le continent, était, dès le départ, la négation de l'Europe. J'étais donc contre au départ. J'avais fini par l'accepter, persuadé qu'elle ne pouvait être sauvée que si l'Europe passait au protectionnisme.

Le libre-échange, présenté comme un doux commerce entre les peuples, est en réalité une déclaration de guerre économique de tous à tous. Il crée cet état de jungle, de rapport de force en train de détruire l'Europe. Il aboutit à une hiérarchisation des nations en fonction de leur situation économique.

Du coup, au stade actuel, ma préférence irait vers un sauvetage de l'euro par le protectionnisme européen. Il faudrait donc que la France ait le courage de négocier cette solution avec l'Allemagne. Il faut créer les conditions d'une remontée de la demande sur l'ensemble d'un continent, où l'on cesserait de se jeter les uns sur les autres. L'Europe redeviendrait alors ce qu'elle a cessé d'être: un atout. Ce qui apparaît aujourd'hui comme une faiblesse déstructurante, la diversité anthropologique, referait alors sa force dans un contexte global protégé.

Toutefois, au rythme où va cette crise financière, monétaire, économique, avec une récession programmée par les plans d'austérité, je vois se dessiner une sortie préventive de l'euro. Je donne raison sur ce point à l'économiste Jacques Sapir. Les Allemands se verraient alors contraints d'accepter une restructuration globale, ainsi que le protectionnisme européen.

Mais nous assistons à une absence de débats économiques. On claironne qu'il n'y a pas d'alternative. Cette attitude de déni quant aux solutions possibles trahit la fossilisation mentale du Vieux Continent. Les experts s'époumonent, tel un chœur de vieillards: «Ce n'est pas possible!»

C'est effrayant comme un discours totalitaire imposant la négation de la vie, de la réalité, de l'Histoire, de la capacité à peser sur les choses. Nous avons eu la soumission à la race avec le nazisme, la soumission à une doxa dite socialiste avec les démocraties populaires; il y a désormais une soumission à des plans d'austérité, qui conduisent mécaniquement à la régression.

Voilà bien une pathologie mentale digne de celles qui menèrent au totalitarisme. Le totalitarisme était fondé sur des sociétés dont la jeunesse était encore le ressort. Nous le reproduisons donc dans sa version décrépite: l'euro (dans le sens monétaire) totalitarisme!

Ferons-nous l'économie d'une guerre sur le sol européen, alors que l'équilibre de la terreur semble être passé du domaine nucléaire au domaine financier?

Les menaces de guerre font partie de la panoplie agitée par le système. S'il y a bien quelque chose qui ne menace pas sur ce continent fourbu: c'est la guerre. Personne ne va nous envahir. Le danger vient de la baisse du niveau de vie, de l'implosion des systèmes éducatifs, ou de la destruction des services publics.

Cela dit, des régimes autoritaires sont possibles. En France notamment, où la combinaison de valeurs libérales et égalitaires en tension peut déboucher sur le bonapartisme. Si la baisse du niveau de vie s'accélère et si la gauche n'est pas capable de proposer une alternative avec reprise de contrôle du système financier et restructuration de l'Europe, si la droite reste donc au pouvoir, nous irons à l'évidence vers un régime autoritaire.

Toutes les décisions du président de la République actuel s'inscrivent dans l'établissement d'un tel régime. Cela va de la mainmise sur l'information, à la volonté de fusionner la police et la gendarmerie, alors que ces deux corps séparés de maintien de l'ordre – grande tradition républicaine – s'avèrent l'une des garanties de la démocratie.

Alors, nous connaîtrions la dictature sans la guerre. C'est déjà ça, non?...

Les indignés, c'est ce qui reste quand on a tout perdu?

Les indignés sont peu nombreux dans nos sociétés européennes, où l'âge médian dépasse la quarantaine (40 ans en France, 44 ans en Allemagne), où l'état d'atomisation de la structure sociale freine l'action collective. Je ne crois pas à la puissance des forces de contestation. Nous avons besoin de prises de conscience fortes et non d'un basculement général et révolutionnaire. Je milite pour un retour des élites à la raison, pas pour leur renversement.

Je n'ai rien contre les élites, mais je ne supporte pas qu'elles trahissent leur tâche. La lutte des classes existe et m'apparaît en partie soluble par la négociation. Il y aura toujours des classes supérieures. Celles-ci me sont intolérables lorsqu'elles deviennent folles et irresponsables. Les grandes démocraties reposent sur un système où une partie des élites accepta un tel contrat, au point de passer du côté du peuple. Or nous avons dorénavant des oligarques furieux, qui répondent à la définition d'un marxisme caricatural.

J'ai une conscience égalitaire de petit-bourgeois de gauche et je suis attaché à une forme de moralité sociale: cela ne fait pas de moi un révolutionnaire.

Votre rhétorique enflammée donne pourtant le change...

Oui, j'exprime très violemment des idées très modérées.


L'entretien en vidéo:
http://www.dailymotion.com/video/xmoa4a ... mbera_news

Hugues
Hugues
 

Re: Présidentielles 2012 [Vote]

Messagede schumi84f1 le 01 Déc 2011, 14:13

Feyd a écrit:
Toma a écrit:
schumi84f1 a écrit:
Feyd a écrit:
Bak broa a écrit:moi je vote marine car c'est un jolie nom et j'aime la mer :D



Dur Dur qd même. Sarko et sa clique me débecte (après l'interdiction aux agriculteurs de resemer, c'est au tour de l'éthylotest obligatoire dans les voitures, puis maintenant un projet de nouvelle mesure anti-téléchargement...), la gauche mollassone, laxiste et démagogique tout autant, le FN... ouai ça peut être marrant mais je préfère pas imaginer le chaos que cela serait. Il reste quoi... les écolos de la vieille sénile, lol, Kalibayrou, mouais, Mélenchon, un drôle de surexcité qui ruinerait la France avec son SMIC à 1700 euros (comme elle est déjà ruinée), le fossile Chevènement non merci on connait la musique. Bon comme c'est un devoir citoyen d'aller voter j'irais. Mais il y a de forte chance que je vote au hasard. :lol:


tu trouves ça idiot ?


obligation de l'avoir dans sa voiture ca veut pas dire obligation de l'utiliser


Tu fais souffler quelqu'un d'autre qui est sobre est le tour est joué. Mais quelle connerie sérieux...


ça prouvera 2 choses :
- le conducteur est un sale con car il fait tout pour conduire alors qu'il est pas en état
- le souffleur est un sale con car il permet à un potentiel danger de circuler
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