silverwitch a écrit:Ghinzani a écrit:Et quel serait, d'après toi, le bon contre-pouvoir à l'état?
Le Peuple.
Mais l'état ,c'est le peuple!
Modérateurs: Garion, Silverwitch
silverwitch a écrit:Ghinzani a écrit:Et quel serait, d'après toi, le bon contre-pouvoir à l'état?
Le Peuple.

silverwitch a écrit:Ghinzani a écrit:Et quel serait, d'après toi, le bon contre-pouvoir à l'état?
Le Peuple.
Ghinzani a écrit:Mais l'état ,c'est le peuple!

BWT a écrit:J'ai mieux : le pouvoir du peuple par le peuple, sans intermédiaire. En vérité, la vraie démocratie. Mais pour cela, il faut d'abord se débarrasser de cette fausse démocratie qui n'est en réalité qu'un gouvernement "représentatif" qui ne laisse comme seule variable au peuple celle de choisir ses maîtres.

silverwitch a écrit:BWT a écrit:J'ai mieux : le pouvoir du peuple par le peuple, sans intermédiaire. En vérité, la vraie démocratie. Mais pour cela, il faut d'abord se débarrasser de cette fausse démocratie qui n'est en réalité qu'un gouvernement "représentatif" qui ne laisse comme seule variable au peuple celle de choisir ses maîtres.
Je ne dis pas non, pourvu que l'on ne s'arroge pas l'exclusivité de la définition de la vraie démocratie.
BWT a écrit:je ne m'arroge rien du tout. Je regarde, froidement, l'histoire des régimes principaux qu'a connu le monde et je vois que la seule période où les faits ont collés réellement avec le sens du mot "démocratie", c'est il y a 2500 ans à Athènes.

C'est à dire ? Que le gouvernement dise aux marchés financiers qu'on empruntera à X % et pas plus quelque soit la note ?Ambrose a écrit:Waddle a écrit:En fait je ne vois pas bien ou tu veux en venir.
Car tu dis qu'il ne faut pas critiquer les agences, mais le fait que les politiques les écoutent. Or c'est lié parce que justement le système est fait de telle manière que les politques soient à la merci du système financier actuel.
Personne n'est à la merci des agences des notation, qui ne sont finalement rien d'autre que des instruments de communication qui pèsent sur les marchés. Et si elles pèsent, c'est uniquement parce que certains accordent de leur valeur à ce qu'elles racontent.
Quand Hollande et Sarkozy disent qu'ils sont inquiets pour le AAA de la France, ils sont à côté de la plaque (bon, venant de Sarkozy, ça n'a rien d'étonnant, mais venant de Hollande, censé incarner l'alternance, c'est un peu flippant) car finalement, ils ne font que renforcer le crédit de ces agences et refermer le piège autour de nous.
Leur rôle, c'est justement de permettre à la politique de retrouver la main, et ça devrait commencer par dire "notre AAA, on s'en cague, car il est accordé par des gens qui sont soit incompétents, soit malhonnêtes, et même probablement les deux à la fois, et voilà comment moi, Pdt de la France, je vous prouve que notre politique économique est bonne et que dette ou pas dette, nous sommes parfaitement solvables".

Hugues a écrit:AFP via LeFigaro.fr a écrit:Agences de notation: 1/2 Français contre
AFP Mis à jour le 06/11/2011 à 18:10 | publié le 06/11/2011 à 18:07 Réactions (4)
Plus de la moitié des Français (53%) estiment que ce n'est pas aux agences de notation de fixer la politique économique du pays, mais aux hommes politiques, selon un sondage Ifop à paraître lundi dans le quotidien L'Humanité.
Alors que l'agence de notation Moody's vient de placer le triple A de la France sous surveillance, l'Ifop a demandé aux Français leur opinion sur le rôle et l'utilité de ces agences.
53% des personnes interrogées ont estimé que "c'est aux hommes politiques élus par le peuple et non pas aux agences de notation de fixer la politique économique de la France".
47% pensent au contraire qu'"il faut tenir compte de l'avis et des recommandations des agences de notation car si la note financière de notre pays était dégradée, cela coûterait trop cher".
Le sondage a été réalisé en ligne du 2 au 5 novembre auprès de 1.040 personnes représentatives de la population française, selon la méthode des quotas.
Certaines idées font leur petit bonhomme de chemin. Jamais les faits ne leur auront tant donné raison.
Hugues

Ambrose a écrit:
Personne n'est à la merci des agences des notation, qui ne sont finalement rien d'autre que des instruments de communication qui pèsent sur les marchés. Et si elles pèsent, c'est uniquement parce que certains accordent de leur valeur à ce qu'elles racontent.
Quand Hollande et Sarkozy disent qu'ils sont inquiets pour le AAA de la France, ils sont à côté de la plaque (bon, venant de Sarkozy, ça n'a rien d'étonnant, mais venant de Hollande, censé incarner l'alternance, c'est un peu flippant) car finalement, ils ne font que renforcer le crédit de ces agences et refermer le piège autour de nous.
Leur rôle, c'est justement de permettre à la politique de retrouver la main, et ça devrait commencer par dire "notre AAA, on s'en cague, car il est accordé par des gens qui sont soit incompétents, soit malhonnêtes, et même probablement les deux à la fois, et voilà comment moi, Pdt de la France, je vous prouve que notre politique économique est bonne et que dette ou pas dette, nous sommes parfaitement solvables".

Shunt a écrit:Manquerait plus que Chevènement tourne un film avec Malick...

Maverick a écrit:C'est à dire ? Que le gouvernement dise aux marchés financiers qu'on empruntera à X % et pas plus quelque soit la note ?Ambrose a écrit:Waddle a écrit:En fait je ne vois pas bien ou tu veux en venir.
Car tu dis qu'il ne faut pas critiquer les agences, mais le fait que les politiques les écoutent. Or c'est lié parce que justement le système est fait de telle manière que les politques soient à la merci du système financier actuel.
Personne n'est à la merci des agences des notation, qui ne sont finalement rien d'autre que des instruments de communication qui pèsent sur les marchés. Et si elles pèsent, c'est uniquement parce que certains accordent de leur valeur à ce qu'elles racontent.
Quand Hollande et Sarkozy disent qu'ils sont inquiets pour le AAA de la France, ils sont à côté de la plaque (bon, venant de Sarkozy, ça n'a rien d'étonnant, mais venant de Hollande, censé incarner l'alternance, c'est un peu flippant) car finalement, ils ne font que renforcer le crédit de ces agences et refermer le piège autour de nous.
Leur rôle, c'est justement de permettre à la politique de retrouver la main, et ça devrait commencer par dire "notre AAA, on s'en cague, car il est accordé par des gens qui sont soit incompétents, soit malhonnêtes, et même probablement les deux à la fois, et voilà comment moi, Pdt de la France, je vous prouve que notre politique économique est bonne et que dette ou pas dette, nous sommes parfaitement solvables".
Ambrose a écrit:Mon post est très clair, il n'y a pas à le reformuler.


Je ne te demande pas de reformuler mais de le compléter puisqu'il est incomplet. Donc de dire ce que ça implique.Ambrose a écrit:Maverick a écrit:C'est à dire ? Que le gouvernement dise aux marchés financiers qu'on empruntera à X % et pas plus quelque soit la note ?Ambrose a écrit:Waddle a écrit:En fait je ne vois pas bien ou tu veux en venir.
Car tu dis qu'il ne faut pas critiquer les agences, mais le fait que les politiques les écoutent. Or c'est lié parce que justement le système est fait de telle manière que les politques soient à la merci du système financier actuel.
Personne n'est à la merci des agences des notation, qui ne sont finalement rien d'autre que des instruments de communication qui pèsent sur les marchés. Et si elles pèsent, c'est uniquement parce que certains accordent de leur valeur à ce qu'elles racontent.
Quand Hollande et Sarkozy disent qu'ils sont inquiets pour le AAA de la France, ils sont à côté de la plaque (bon, venant de Sarkozy, ça n'a rien d'étonnant, mais venant de Hollande, censé incarner l'alternance, c'est un peu flippant) car finalement, ils ne font que renforcer le crédit de ces agences et refermer le piège autour de nous.
Leur rôle, c'est justement de permettre à la politique de retrouver la main, et ça devrait commencer par dire "notre AAA, on s'en cague, car il est accordé par des gens qui sont soit incompétents, soit malhonnêtes, et même probablement les deux à la fois, et voilà comment moi, Pdt de la France, je vous prouve que notre politique économique est bonne et que dette ou pas dette, nous sommes parfaitement solvables".
Mon post est très clair, il n'y a pas à le reformuler.

silverwitch a écrit:Ambrose a écrit:Mon post est très clair, il n'y a pas à le reformuler.
Maverick a écrit:Je ne te demande pas de reformuler mais de le compléter puisqu'il est incomplet. Donc de dire ce que ça implique.Ambrose a écrit:Maverick a écrit:C'est à dire ? Que le gouvernement dise aux marchés financiers qu'on empruntera à X % et pas plus quelque soit la note ?Ambrose a écrit:Waddle a écrit:En fait je ne vois pas bien ou tu veux en venir.
Car tu dis qu'il ne faut pas critiquer les agences, mais le fait que les politiques les écoutent. Or c'est lié parce que justement le système est fait de telle manière que les politques soient à la merci du système financier actuel.
Personne n'est à la merci des agences des notation, qui ne sont finalement rien d'autre que des instruments de communication qui pèsent sur les marchés. Et si elles pèsent, c'est uniquement parce que certains accordent de leur valeur à ce qu'elles racontent.
Quand Hollande et Sarkozy disent qu'ils sont inquiets pour le AAA de la France, ils sont à côté de la plaque (bon, venant de Sarkozy, ça n'a rien d'étonnant, mais venant de Hollande, censé incarner l'alternance, c'est un peu flippant) car finalement, ils ne font que renforcer le crédit de ces agences et refermer le piège autour de nous.
Leur rôle, c'est justement de permettre à la politique de retrouver la main, et ça devrait commencer par dire "notre AAA, on s'en cague, car il est accordé par des gens qui sont soit incompétents, soit malhonnêtes, et même probablement les deux à la fois, et voilà comment moi, Pdt de la France, je vous prouve que notre politique économique est bonne et que dette ou pas dette, nous sommes parfaitement solvables".
Mon post est très clair, il n'y a pas à le reformuler.
Ambrose a écrit:
Ca n'implique rien de spécial.
Ce ne sont pas les agences qui fixent les taux d'intérêt non ? Les notes n'ont rien d'autre qu'une valeur indicative pour "éclairer" (ou pas...) les acteurs du marché. Et bien aux gouvernements d'éclairer les acteurs du marchés d'une autre manière. C'est juste une bataille de comm". Mais encore faut-il la mener.

BWT a écrit:silverwitch a écrit:Ghinzani a écrit:Et quel serait, d'après toi, le bon contre-pouvoir à l'état?
Le Peuple.
J'ai mieux : le pouvoir du peuple par le peuple, sans intermédiaire.
Rainier a écrit:
Sinon, Rocard a bien cassé Chevenement ce matin sur France-Inter

Rainier a écrit:Sinon, Rocard a bien cassé Chevenement ce matin sur France-Inter

Waddle a écrit:Rainier a écrit:Sinon, Rocard a bien cassé Chevenement ce matin sur France-Inter
Il a dit quoi sur Chevenement?
«Il fait une faute grave que nous risquons de payer beaucoup.» Michel Rocard n'a pas mâché ses mots, sur France Inter, à propos de la candidature de Jean-Pierre Chevènement à l'élection présidentielle. «Sa candidature est une fragilisation des chances de François Hollande, donc c'est un peu un coup de poignard dans le dos», estime l'ancien Premier ministre.
L'annonce du fondateur du Mouvement républicain et citoyen (MRC) ravive chez les socialistes le souvenir douloureux du 21 avril 2002. Candidat face au Premier ministre socialiste, Jean-Pierre Chevènement avait été tenu par beaucoup au PS comme l'un des responsables de l'élimination de Lionel Jospin au premier tour de la présidentielle.
Pour Michel Rocard, le sénateur du Territoire de Belfort est un «nationaliste qui n'a pas de solidarité vraie avec la gauche et qui défend des valeurs d'un monde ancien». «Mais ça n'est pas d'aujourd'hui, a poursuivi l'ancien chef du gouvernement. Je me souviens, quand il était socialiste, il réussissait à être anti-allemand, anti-américain et pro-irakien, c'était une synthèse d'opinions internationales au moins étrange.»

silverwitch a écrit:Waddle a écrit:Rainier a écrit:Sinon, Rocard a bien cassé Chevenement ce matin sur France-Inter
Il a dit quoi sur Chevenement?«Il fait une faute grave que nous risquons de payer beaucoup.» Michel Rocard n'a pas mâché ses mots, sur France Inter, à propos de la candidature de Jean-Pierre Chevènement à l'élection présidentielle. «Sa candidature est une fragilisation des chances de François Hollande, donc c'est un peu un coup de poignard dans le dos», estime l'ancien Premier ministre.
L'annonce du fondateur du Mouvement républicain et citoyen (MRC) ravive chez les socialistes le souvenir douloureux du 21 avril 2002. Candidat face au Premier ministre socialiste, Jean-Pierre Chevènement avait été tenu par beaucoup au PS comme l'un des responsables de l'élimination de Lionel Jospin au premier tour de la présidentielle.
Pour Michel Rocard, le sénateur du Territoire de Belfort est un «nationaliste qui n'a pas de solidarité vraie avec la gauche et qui défend des valeurs d'un monde ancien». «Mais ça n'est pas d'aujourd'hui, a poursuivi l'ancien chef du gouvernement. Je me souviens, quand il était socialiste, il réussissait à être anti-allemand, anti-américain et pro-irakien, c'était une synthèse d'opinions internationales au moins étrange.»
Chevènement candidat : un «coup de poignard», selon Rocard

silverwitch a écrit:Rainier a écrit:
Sinon, Rocard a bien cassé Chevenement ce matin sur France-Inter
Faut dire que Rocard, quand on est de gauche, c'est plus logique de l'avoir comme ennemi que comme ami...
rozz a écrit:mouais, dirigeant du PSU jusqu´en 1973.... faut pas deconner non plus !


silverwitch a écrit:rozz a écrit:mouais, dirigeant du PSU jusqu´en 1973.... faut pas deconner non plus !
Il paraît que le président Chirac était de gauche dans ses jeunes années... Dans un cas comme dans l'autre, il y a prescription !
Ambrose a écrit:Dr Renard a écrit:Ambrose a écrit:Les agences de notation ne sont qu'un effet du système, pas une cause. En aucun cas elle détiennent un pouvoir. Elles ont juste l'importance que certains veulent bien leur accorder. Si certains tremblent parce que la France est sur le point de perdre son AAA, ce ne sont pas les agences de notation le problème, mais ceux qui tremblent.
Tu veux supprimer les agences de notation ? Et alors, ça va changer quoi ? T'empêcheras jamais les prêteurs de se poser des questions sur la solvabilité de leurs débiteurs.
J'ai l'impression justement que c'est plus pernicieux que ça. C'est un peu comme si, lorsque météo France annonçait de la pluie, le fait même que chacun sorte son parapluie déclenche l'averse.
Je sais bien. Mais quand on sait que non seulement le présentateur météo dit n'importe quoi, mais qu'en plus, c'est un "vendu", pourquoi est-ce que tout le monde continue à l'écouter religieusement ? C'est surtout ça qui me pose problème.
rozz a écrit:Chirac n´a jamais milité dans un parti de gauche (bien à gauche), meme s´il etait pote de Rocard.
Ya pas prescription, et c´est bien pour cela que je n´ai jamais été miterrandiste.
rozz a écrit:Chirac n´a jamais milité dans un parti de gauche (bien à gauche), meme s´il etait pote de Rocard.
Ya pas prescription, et c´est bien pour cela que je n´ai jamais été miterrandiste.

Dr Renard a écrit:Ambrose a écrit:Les agences de notation ne sont qu'un effet du système, pas une cause. En aucun cas elle détiennent un pouvoir. Elles ont juste l'importance que certains veulent bien leur accorder. Si certains tremblent parce que la France est sur le point de perdre son AAA, ce ne sont pas les agences de notation le problème, mais ceux qui tremblent.
Tu veux supprimer les agences de notation ? Et alors, ça va changer quoi ? T'empêcheras jamais les prêteurs de se poser des questions sur la solvabilité de leurs débiteurs.
J'ai l'impression justement que c'est plus pernicieux que ça. C'est un peu comme si, lorsque météo France annonçait de la pluie, le fait même que chacun sorte son parapluie déclenche l'averse.

Intéressant, je ne savais pas.Waddle a écrit:Ambrose a écrit:
Ca n'implique rien de spécial.
Ce ne sont pas les agences qui fixent les taux d'intérêt non ? Les notes n'ont rien d'autre qu'une valeur indicative pour "éclairer" (ou pas...) les acteurs du marché. Et bien aux gouvernements d'éclairer les acteurs du marchés d'une autre manière. C'est juste une bataille de comm". Mais encore faut-il la mener.
Ce n'est pas si simple. Déjà, les banques sont soumises à des réglementations sur le besoin en fond propres, et ces règlementations prennent DIRECTEMENT en compte, les notes des agences de notation.
En gros, le système les a rendus un peu obligatoire. Et une petite banque n'aura pas intérêt à te prêter si tu as une mauvaise note, car la règlementation lui imposera automatiquement d'avoir des réserves de fonds propres plus élevées que si tu prêtais à quelqu'un qui avait une meilleure note.


Genie a écrit:rozz a écrit:Chirac n´a jamais milité dans un parti de gauche (bien à gauche), meme s´il etait pote de Rocard.
Ya pas prescription, et c´est bien pour cela que je n´ai jamais été miterrandiste.
Il a quand même vendu l'Humanité et semblait être porté au départ vers les idées communistes même s'il n'a jamais milité.
BWT a écrit:Si Rocard tacle Chevènement, c'est tout bon pour ce dernier !
Débat en direct avec Jean-Pierre Chevènement.
Le chat n'a pas encore démarré.
Rendez-vous mardi 8 novembre 2011 à 15h00.

Beaucoup de malentendus, sur la candidature de Chevènement, qu’il importe de dissiper.
Chevènement lui-même le répète souvent, sa candidature n'a pas pour but d'être élu; c'est une candidature (je le cite) :
- « pédagogique » (en France, aujourd'hui, un politique ne peut se faire entendre que s'il est candidat à la présidentielle)
- destinée à « faire bouger les lignes », c'est-à-dire à faire prendre davantage en compte ses idées par le PS.
Il a passé l'âge de courir après une circonscription (il est sénateur pour encore 6 ans, c'est-à-dire jusqu'à près de ses 80 ans) ou un portefeuille ministériel (il a déjà démissionné trois fois de différents gouvernements pour désaccords trop profonds, c'est assez rare).
Il faut noter que ses propositions ne sont pas du tout les mêmes que celles de Mélenchon : Mélenchon veut garder l'euro et y rester, Chevènement propose d'organiser une sortie ordonnée de l'euro (passage de la monnaie unique à la monnaie commune) pour éviter une explosion que nous payerions tous très cher - ce que les Grecs, qui veulent à 80 % rester dans l'euro, ont très bien compris.
En fait, sa candidature :
- si, comme celles de Mélenchon ou de Dupont-Aignan, part de la même analyse des méfaits de la monnaie unique, d’un euro fort, et des missions trop limitées de la BCE indépendante,
- a par contre le mérite, contrairement aux leurs, de ne pas se réfugier dans l’incantation (« on va changer tous seuls l’Union Européenne ou la zone euro, on va mettre fin tous seuls au libéralisme européen, voire mondial : la Chine n’a qu'à s’aligner sur les souhaits de la France, sans discuter ! » ) ,
- mais de proposer, à partir de la réalité d’aujourd’hui, ce qui peut être effectivement tenté avec des chances de succès qui ne soient pas purement théoriques ; moins exaltant que le mythe stérile du « on renverse la table, on repart à zéro », elle relève du compromis entre les éthiques opposées de ce que Max Weber appelait « l’ éthique de conviction » et « l’éthique de responsabilité » : ni résignation au TINA (There is no alternative, ndlr), ni combat perdu d’avance par une mauvaise appréciation de la réalité du rapport des forces.
C’est bien pour cela qu’il n’est pas impossible que certaines d’entre elles soient acceptées par le « bébé Delors » qu’est François Hollande : oui, ils se sont toujours opposés sur le traité de Maastricht, sur le TCE, sur le traité de Lisbonne ; mais il faudrait être aveugle pour ne pas voir que, depuis les crises grecque, portugaise, espagnole, italienne, etc., l’ Histoire s’accélère, les cartes sont redistribuées, on ignore de quoi demain sera fait : et François Hollande n’est pas aveugle.
Reste à savoir :
- si Chevènement peut être entendu en tenant à nouveau le même discours qu’en 2002, alors que, cette fois, les faits lui ont donné raison, et qu’il n’a plus besoin de faire « turbuler » un système qui est entré, de lui-même, dans des turbulences plus violentes que prévues,
- ou si le besoin infantile de « renouvellement de l’image » sera le plus fort, et s’il ne payera pas trop cher ce crime, impardonnable en politique, d’avoir eu raison avant les autres.
Les prochaines semaines nous le diront.





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