schumi84f1 a écrit:ah la gauche peut conspuer le Président "bling bling" à cause de ses RayBan, la gauche décomplexée, celle qui va nous rendre le monde meilleur roule en.... Porsche Panamera
Tiens rantanplan, comme ça la prochaine fois tu réfléchiras
avant de poster, si possible...
Faux procès : DSK jugé pour « vol des valeurs de gauche »
Ce lundi, le patron du FMI a été jugé par le « tribunal des condamnés d'avance » d'auditeurs de « Là bas si j'y suis » (France Inter).
Grosse actualité judiciaire, ce lundi 2 mai à Paris, avec la tenue de trois procès à tonalité politique : Clearstream, Colonna et Dominique Strauss-Kahn. Même si certains voient des mascarades dans les deux premiers, seul le dernier est une fiction, orchestrée par les auditeurs de « Là-bas si j'y suis », les amis de Fakir et des émules du philosophe Jean-Baptiste Botul.
DSK comparaissait pour, entre autres :
* « vol et usurpation de valeurs de gauche,
* privatisation à outrance,
* appauvrissement avec préméditation des peuples grec et portugais avec prêts inappropriés »…
L'audience, prévue en soirée au théâtre Dejazet, a attiré près de 300 personnes pendant plus de trois heures. Une petite partie s'est évadée à l'entracte, tant les débats étaient longs et l'équilibre entre humour et sérieux parfois difficile à atteindre.
Mais ce « tribunal des condamnés d'avance », déjà responsable depuis 2003 des jugements de Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy, Bernard-Henri Lévy et Bernard Kouchner, a tout de même des mérites.
Rappeler quelques faits négligés n'en est pas le moindre, notamment le rôle de DSK dans le Cercle de l'industrie, qu'il a cofondé, et qui lui permet depuis presque vingt ans de maintenir des liens avec les patrons du CAC 40. Beaucoup d'anecdotes tirées d'un livre ancien, « Les Vies cachées de DSK » (paru au Seuil en 2000) viennent éclairer le presque-futur candidat à la candidature socialiste d'un jour peu exploré aujourd'hui.
« DSK n'est pas né avec une cuillère en argent dans la bouche »
Reste que face à un président du tribunal (Daniel Mermet), un procureur (Gérard Mordillat), un procureur stagiaire (François Ruffin) et des témoins classés « à la gauche de la gauche » (Gérard Filoche, Frédéric Lordon…) ou à la plume acerbe (Frédéric Pagès, Odile Conseil…), le directeur général du FMI n'est pas facile à défendre.
A la demande de la direction de France Inter, un proche de DSK devait assurer sa défense. Contactés, Jean-Christophe Cambadélis et Olivier Ferrand ont décliné.
C'est donc un économiste proche du socialiste, Jean-Marc Daniel, qui a enfilé une robe d'avocat et plaidé auprès d'un véritable plaideur, Me Christophe Clerc, qui n'est pas un strauss-kahnien mais un authentique membre du noyau dur botulien (NoDuBo). Les défenseurs s'en sont plutôt bien sortis.
Daniel Mermet (France Inter), Jean-Marc Daniel et Christophe Clerc (Audrey Cerdan/Rue89)
Florilège, forcément partiel, de citations extraites des débats.
Gérard Filoche (Audrey Cerdan/Rue89).Témoin Gérard Filoche (membre du bureau national du PS, il soutient Martine Aubry mais votera DSK face à Sarkozy) sur les 35 heures :
« Sur la question des 35 heures, je me suis heurté à mon camarade DSK : il était contre les 35 heures. DSK dit tout ce que les peuples, les salariés, ne veulent pas. »
Avocat Jean-Marc Daniel :
« En 1992 à l'Assemblée nationale, Martine Aubry a déclaré que “les 35 heures sont une aberration économique”. »
Témoin Jacques Cossart (membre du conseil scientifique d'Attac) sur les privatisations :
« Toutes les privations organisées par DSK entre 1997 et 2000 sont un succès pour les propriétaires du capital, mais un vaste désastre pour les citoyens et le service public. »
Avocat Christophe Clerc :
« Le produit des privatisations a servi à rembourser la dette. France Télécom était en quasi-faillite au moment de sa privatisation, et les banques ont été vendues à des mutuelles, ce qui montre un souci d'une forme alternative d'actionnariat. »
Procureur stagiaire François Ruffin sur les liens de DSK avec le grand patronat :
« En 1993, il demande 200 000 francs à des patrons pour créer le Cercle de l'industrie, qui lui paie une secrétaire, un chauffeur et une voiture. Comme il était avocat, il aurait pu aller défendre des salariés aux prud'hommes, mais il n'y a pas pensé. »
Avocat Christophe Clerc :
« Quand il fait des cadeaux aux riches, vous râlez, quand il prend de l'argent aux riches vous râlez aussi ! »
Témoin Anaëlle Verzaux sur le riche train de vie de DSK :
« Difficile de faire avaler aux milieux populaires que DSK est le candidat qu'il leur faut. »
Avocat Jean-Marc Daniel :
« DSK n'est pas né avec une cuillère en argent dans la bouche. Il fait pareil qu'Anatole France, qui était riche et disait qu'il ne luttait pas contre la pauvreté en étant pauvre lui-même, mais en faisant en sorte que le Parti communiste gagne. »
Frédéric Lordon (Audrey Cerdan/Rue89).Témoin Frédéric Lordon sur le référendum de 2005 sur le TCE. Il cite une vidéo de campagne tournée à l'époque par DSK :
« Il critiquait une Europe “trop libérale”, une “Europe des marchés”, une “Europe en panne et en berne” [sic]. [Or ce traité a imposé] un modèle de politique économique absurde dont la surveillance est confiée au marché des capitaux. »
Avocat Jean-Marc Daniel :
« Tous les socialistes sont un peu complices dans cette histoire. Et les articles déjà adoptés que vous critiquez datent du traité d'Amsterdam, adopté sans aucune opposition par la majorité de gauche, PCF compris. »
Gérard Mordillat (Audrey Cerdan/Rue89).Réquisitoire du procureur Gérard Mordillat :
« DSK est un homme de gauche post-moderne, c'est-à-dire un homme de gauche de droite […]. Les dirigeants socialistes ont toujours trahi leurs idéaux et leurs engagements, ils ne peuvent pas s'en empêcher […].
Je réclame que DSK soit condamné à la peine la pire, à la peine la plus juste, à découvrir le réel : vivre la vie de millions de travailleurs pour lesquels FMI signifie “fins de mois impossibles”. »
Plaidoirie de l'avocat Jean-Marc Daniel :
« Je vais vous citer Alexandre Ledru-Rollin, un homme bien oublié sauf pour l'avenue et la station de métro qui portent son nom. Un jour qu'on lui demandait pourquoi il avait pris une décision jugée absurde, il avait répondu qu'elle venait de ses partisans : “Il faut bien que je les suive, puisque je suis leur chef.”
Faites de DSK votre chef, et ils vous suivra. »
Plaidoirie de l'avocat Christophe Clerc :
« Si l'on suit vos critères, la gauche a vraiment été au pouvoir pendant deux ou trois douzaines de mois sur les 140 dernières années.
Jaurès disait que l'individualisme et le socialisme n'étaient pas incompatibles […]. Le problème de la gauche, c'est son incapacité à transformer la dénonciation en espoir. »
► Un résumé du procès sera diffusé prochainement dans « Là-bas si j'y suis », sur France Inter. Le jugement sera rendu dans l'émission.
Tu vois, à l'image de Mermet, les gens de gauche ne sont pas dupes. C'est même plutôt sarkozyste, le manque de clairvoyance envers le candidat choisi parce qu'il a la plus grosse.................montre.
on s'en bat du montant, il faut payer si tu veux voter, point barre !
Tu apportes de l'eau à mon moulin, cool ! Ainsi, comme le dit MAM, surtout pas de primaires à droite ! Même pour 1 €, on sait jamais, des fois qu'un chiraquien ou un villepiniste rafle la mise !
Tiens, ce matin, en me rasant, j'entendais l'un des "amis de not'président", qui disait que sarko se représenterait, et ce, pour une seule raison :
Ne pas se représenter serait un constat d'échec encore pire que d'être battu. Mieux vaut prendre le risque de se faire désanusser en place publique que d'avouer 5 ans d'échec.
Aiello a écrit:Kôôl-x a écrit:Y a que les gens de droite pour penser que DSK représente la "gauche". La sensibilité de gauche ne donnera certainement pas sa voix à un libéral président du FMI, sois logique.
Le problème, c'est que comme en 2007 avec Royal, DSK risque d'être choisi non pas pour ses idées mais parce qu'il a la meilleure cote dans les sondages.

C'est une triste possibilité...et aussi choisi au titre du "moins pire"...

Internet ne rend pas plus con, mais rend la connerie plus visible.