horatio a écrit:Comme dit génie, il y a un temps pour tout, tu ne peux pas passer ta vie au musée, à regarder des films tchétchènes doublés en ouzbèque, ou à t'emerveiller en écoutant le dernier 33 tours des frères de l'abbaye de knokke le zout.
C'est marrant quand même cette manie de caricaturer tout ce qui n'est pas l'uniformité du très très commercial comme étant nécessairement obscur et pénible. Comme si une seule catégorie de films détenait le secret du divertissement ou de l'ennui. Ce qui nous entraîne vers le second point:
horatio a écrit:Bon j'éxagère le trait évidemment, mais c'est juste pour tenter d'expliquer qu'il ne faut pas chercher à tout prix l'élite, mais juste ce qui nous fait envie au moment précis.
La question que tu peux te poser, c'est de savoir d'où vient ce qui te fait envie à un moment précis, ou plus exactement qu'est-ce qui t'a mis dans la tête que tu avais justement envie de ça, alors même que tu n'as pas encore vu ce que tu as décidé que tu voulais voir. Tu peux penser que c'est le hasard qui fait que tout le monde va manger la même chose, s'habiller pareil ou regarder les mêmes films, mais je crois que c'est la publicité qui exerce sous toutes ses formes son pouvoir de persuasion, celui de te faire croire que c'est toi qui est à l'origine de tes désirs de consommateur.
Tu peux aussi comme les cyniques penser que si les gens sont victimes de la publicité, c'est de leur faute, c'est qu'ils sont cons. Je pense pour ma part que nous sommes tous faibles et assez dépourvus devant les charmes distillés par la publicité, par ce rêve dévoyé de gratuité qui encourage insidieusement le piratage. C'est pour cela que nous devons prendre de la distance et réfléchir à ce qu'on nous fait avaler. Les mauvais films sont comme la restauration rapide, ce n'est pas que mauvais à manger, c'est pas bon pour la santé, c'est contraire à nos traditions, et cela participe à la construction d'une société que l'on peut réprouver. Tu ne crois pas ?
Silverwitch









