Cortese a écrit:Apparement tu as des difficultés avec la lecture. Demande des cours du soir à ton brigadier-chef.

Modérateurs: Garion, Silverwitch
Cortese a écrit:Apparement tu as des difficultés avec la lecture. Demande des cours du soir à ton brigadier-chef.

Cyril a écrit:Kôôl-x a écrit:Cyril a écrit:Je sais bienMais pouvoir vivre de sa musique uniquement par des concerts, ça me semble un peu irréel.
Et pourtant : quand j'étais ado, HF Thiéfaine, Magma, tu ne les entendais nulle part, mais tu savais où et quand les voir, et l'absence de diffusion sur les ondes faisait que leur concert étaient the place to be. Leur carrière était assurée par les disques, oui, mais avant tout par leurs tournées.(excepté pour le blitz évidemment.
)
Mais justement, sans les disques, auraient-ils pu arriver là où ils sont arrivés maintenant ?

Marlaga a écrit:
[...]
C'est ça qu'il faut pointer du doigt avant de pointer du doigt le petit pirate qui va télécharger le dernier Shrek ou un obscur film turc sans l'apprécier à sa juste valeur juste pour remplir son disque dur.

Aiello a écrit:Cyril a écrit:Kôôl-x a écrit:Cyril a écrit:Je sais bienMais pouvoir vivre de sa musique uniquement par des concerts, ça me semble un peu irréel.
Et pourtant : quand j'étais ado, HF Thiéfaine, Magma, tu ne les entendais nulle part, mais tu savais où et quand les voir, et l'absence de diffusion sur les ondes faisait que leur concert étaient the place to be. Leur carrière était assurée par les disques, oui, mais avant tout par leurs tournées.(excepté pour le blitz évidemment.
)
Mais justement, sans les disques, auraient-ils pu arriver là où ils sont arrivés maintenant ?
Les intermittents que je connais vivent avant tout de leurs concerts, et vendent certainement plus de disques lors des concerts que via leur distributeur.
silverwitch a écrit:Avant de parler de piratage éthique, de choisir ou non ce qui devrait être payant ou volé, pourquoi ne pas exiger que l'accès à internet soit considéré comme un service d'intérêt général et proposé à un tarif symbolique ou même gratuit ?
Genie a écrit:On peut éventuellement l'envisager. Il faudra juste supprimer quelques emplois. Comme on peut envisager de supprimer les intermédiaires entre l'artiste et le consommateur. On supprimera aussi quelques emplois. Et comme Internet sera gratuit, les opérateurs disparaîtront de ce créneau. Qui assurera la gestion de l'accès au net ?

silverwitch a écrit:Et l'argent économisé de ce côté permettra de créer des emplois ailleurs
Ouais_supère a écrit:Stef, t'es chiant
Stéphane a écrit:silverwitch a écrit:Et l'argent économisé de ce côté permettra de créer des emplois ailleurs
Rien n'est moins sûr
silverwitch a écrit:Marlaga a écrit:
[...]
C'est ça qu'il faut pointer du doigt avant de pointer du doigt le petit pirate qui va télécharger le dernier Shrek ou un obscur film turc sans l'apprécier à sa juste valeur juste pour remplir son disque dur.
Tout cela est très intéressant, et je ne doute pas de ta bonne foi... Mais il y a un point qui me chagrine: pourquoi est-ce que personne ne semble s'offusquer qu'en ce qui concerne internet, imaginons qu'il s'agit en partie (j'ai bien écrit en partie) d'un gigantesque centre commercial virtuel, comprenant à la fois des biens en libre accès et des magasins, pourquoi donc personne ne s'offusque-t-il de devoir payer un droit de péage toujours plus élevé, une rente de situation à des multinationales ? Avant de parler de piratage éthique, de choisir ou non ce qui devrait être payant ou volé, pourquoi ne pas exiger que l'accès à internet soit considéré comme un service d'intérêt général et proposé à un tarif symbolique ou même gratuit ?
Rappelons quand même (au cas où) que l'essentiel de l'effort d'équipement dans le domaine des télécommunications a été financé et développé par la solidarité nationale dont profitent aujourd'hui une multitude d'opérateurs privés. Face à la libéralisation brutale dont est victime le secteur culturel et aux multiples offres dont bénéficient les individus dans ce secteur, il m'apparaît impossible de soutenir comme "éthique" le piratage massif et ses conséquences, c'est un réflexe de consommateur et non un acte civique réfléchi.
Silverwitch


Marlaga a écrit:C'est pas à moi qu'il faut le dire. je serais 100% pour des services publics en situation de monopole dans biens des domaines, du moment qu'on continue à avoir des services de qualité et sans retard de technologie sur les autres pays.
On démantèle les services publics de téléphonie, d'énergie, de transports, de courrier,...pour avoir toujours moins d'emplois en France, moins de qualité de service et sans réduction de prix flagrante pour le consommateur. On ruine les services publics en privatisant les parties les plus juteuses de leurs monopoles et en leur laissant uniquement les parties déficitaires pour mieux les démonter ensuite en pointant du doigt le coût exorbitant pour la société. Cette pratique est une honte et à l'inverse, on pourrait, comme tu le dis, proposer un accès à Internet par un monopole.
Marlaga a écrit:Ceci dit, tout cela est bien hors sujet.
En fait, ce serait le même principe sur la route. Si on constate un excès de vitesse répété des automobilistes dans une portion de route, il y a plusieurs réactions possibles :
-la réaction typique du gouvernement, type HADOPI, : on met un radar qui rapporte sans se soucier de la dangerosité de l'endroit.
-la réaction intelligente : on vérifie si la zone provoque des accidents. Si ce n'est pas le cas et après vérification, on modifie la limitation de vitesse.
-la réaction silverwitchienne : on dit que c'est de la faute de l'entreprise qui a construit la route et que les péages sont trop chers

silverwitch a écrit:Et l'argent économisé de ce côté permettra de créer des emplois ailleurs

silverwitch a écrit:Rappelons quand même (au cas où) que l'essentiel de l'effort d'équipement dans le domaine des télécommunications a été financé et développé par la solidarité nationale dont profitent aujourd'hui une multitude d'opérateurs privés. Face à la libéralisation brutale dont est victime le secteur culturel et aux multiples offres dont bénéficient les individus dans ce secteur, il m'apparaît impossible de soutenir comme "éthique" le piratage massif et ses conséquences, c'est un réflexe de consommateur et non un acte civique réfléchi.
Shunt a écrit:En même temps, c'est ce qu'on récolte quand on transforme l'art en industrie, l'oeuvre en produit et le public en consommateur/usager... c'est l'industrie du spectacle qui a engendré sa propre banalisation, donc à terme sa propre destruction.

Ouais_supère a écrit:Ce forum est dans un état...

Shunt a écrit:En même temps, c'est ce qu'on récolte quand on transforme l'art en industrie, l'oeuvre en produit et le public en consommateur/usager... c'est l'industrie du spectacle qui a engendré sa propre banalisation, donc à terme sa propre destruction.

Shunt a écrit:silverwitch a écrit:Rappelons quand même (au cas où) que l'essentiel de l'effort d'équipement dans le domaine des télécommunications a été financé et développé par la solidarité nationale dont profitent aujourd'hui une multitude d'opérateurs privés. Face à la libéralisation brutale dont est victime le secteur culturel et aux multiples offres dont bénéficient les individus dans ce secteur, il m'apparaît impossible de soutenir comme "éthique" le piratage massif et ses conséquences, c'est un réflexe de consommateur et non un acte civique réfléchi.
En même temps, c'est ce qu'on récolte quand on transforme l'art en industrie, l'oeuvre en produit et le public en consommateur/usager... c'est l'industrie du spectacle qui a engendré sa propre banalisation, donc à terme sa propre destruction.


Kôôl-x a écrit:Aiello a écrit:Cyril a écrit:Kôôl-x a écrit:Cyril a écrit:Je sais bienMais pouvoir vivre de sa musique uniquement par des concerts, ça me semble un peu irréel.
Et pourtant : quand j'étais ado, HF Thiéfaine, Magma, tu ne les entendais nulle part, mais tu savais où et quand les voir, et l'absence de diffusion sur les ondes faisait que leur concert étaient the place to be. Leur carrière était assurée par les disques, oui, mais avant tout par leurs tournées.(excepté pour le blitz évidemment.
)
Mais justement, sans les disques, auraient-ils pu arriver là où ils sont arrivés maintenant ?
Les intermittents que je connais vivent avant tout de leurs concerts, et vendent certainement plus de disques lors des concerts que via leur distributeur.
Bien sûr, et pour une simple raison : pour remplir une salle, tu n'as pas d'argent à avancer. Pour produire un album, tu dois trouver les fonds. À partir de là, tu tournes bien plus facilement que tu ne vends un album qui mettra des années à sortir.

silverwitch a écrit:Shunt a écrit:En même temps, c'est ce qu'on récolte quand on transforme l'art en industrie, l'oeuvre en produit et le public en consommateur/usager... c'est l'industrie du spectacle qui a engendré sa propre banalisation, donc à terme sa propre destruction.
Ce n'est pas vrai. Le cinéma a toujours été aux confins de l'artisanat, de l'industrie et de la culture. C'est un art né par accident de la mécanisation du monde, mais les oeuvres de l'esprit sont toujours un accident ou un miracle d'une production vouée à une commune médiocrité.
Aujourd'hui les conditions font envisager une sortie généralisée de l'art, et le cinéma à la fois symbole et prisonnier de la société du Spectacle et de l'industrie des images et du divertissement sous toutes ses formes (fiction, publicité, information) est en première ligne.
Toute analyse lucide devrait constater que derrière la propagande, ce à quoi nous assistons, impuissants ou complices est un énième avatar de la libéralisation brutale, et criminelle, c'est-à-dire la mise à sac des législations nationales, des protections, des remparts et des frêles châteaux de sable que la marée néo-libérale et techno-scientifique va bientôt emporter. Tout cela est bien évidemment accompli au nom de la liberté et aboutira de manière inéluctable à une uniformisation plus grande que celle que tu dénonces.
Pourquoi ? Tout simplement parce que tu te trompes de cible: je suis toujours d'accord avec toi ou avec tous ceux qui dénoncent l'incurie des grandes sociétés du secteur qui participent à l'uniformisation esthétique et à la réduction de l'imagination des spectateurs, mais je ne vois pas par quelle miracle la destruction des droits des auteurs, de l'exclusivité dont bénéficient les salles de cinéma ou encore de la rémunération par un paiement à l'acte au profit d'une rente versée dans des conditions obscures pourrait aller vers plus de justice...
Le vol généralisé et encouragé par les puissants n'aboutit pas à autre chose que de renforcer les productions les plus débilisantes (qui sont les plus piratées) ce qui est l'objectif poursuivi, à tout prix.
Silverwitch
Pour vendre ses disques, la bonne idée est de le financer et le produire soi-même et de se charger soi-même de la distribution. C'est un investissement parce que ça coûte assez cher, et l'artiste ne bénéficie pas d'un vrai circuit de distribution, mais lors de la vente cela permet à l'artiste de toucher l'intégralité du prix et non un tout petit pourcentage. La distribution peut surtout se faire à l'issue des concerts comme dit Aiello. Ca peut aussi se faire en vendant des mp3s par Internet. Si tu fais suffisamment de concerts, tu peux rentrer dans tes frais en vendant quelques centaines de CDs, et ce que tu vends ensuite est 100% de bénéfice. Maintenant évidemment ça ne te permettra jamais de payer ton loyer, ça donne juste un petit coup de pouce, mais ceux-ci sont toujours bienvenus pour les artistes qui vivent dans la précarité. L'avantage est surtout la stature d'artiste qui vient avec l'existence d'un album à ton nom.
Kôôl-x a écrit:C'est ce que je fais, l'un des albums de mon groupe est régulièrement en vente à 10 € en sortie de concert, dont l'entrée est fixée à 1 € symbolique. Mais je gagne ma vie autrement, et l'un des CD que j'ai enregistré a toujours été dispo depuis 2004 en MP3 gratos. Parce que je n'ai jamais eu à payer la production, sinon je n'aurais pas pu.

Shunt a écrit:silverwitch a écrit:Shunt a écrit:En même temps, c'est ce qu'on récolte quand on transforme l'art en industrie, l'oeuvre en produit et le public en consommateur/usager... c'est l'industrie du spectacle qui a engendré sa propre banalisation, donc à terme sa propre destruction.
Ce n'est pas vrai. Le cinéma a toujours été aux confins de l'artisanat, de l'industrie et de la culture. C'est un art né par accident de la mécanisation du monde, mais les oeuvres de l'esprit sont toujours un accident ou un miracle d'une production vouée à une commune médiocrité.
Aujourd'hui les conditions font envisager une sortie généralisée de l'art, et le cinéma à la fois symbole et prisonnier de la société du Spectacle et de l'industrie des images et du divertissement sous toutes ses formes (fiction, publicité, information) est en première ligne.
Toute analyse lucide devrait constater que derrière la propagande, ce à quoi nous assistons, impuissants ou complices est un énième avatar de la libéralisation brutale, et criminelle, c'est-à-dire la mise à sac des législations nationales, des protections, des remparts et des frêles châteaux de sable que la marée néo-libérale et techno-scientifique va bientôt emporter. Tout cela est bien évidemment accompli au nom de la liberté et aboutira de manière inéluctable à une uniformisation plus grande que celle que tu dénonces.
Pourquoi ? Tout simplement parce que tu te trompes de cible: je suis toujours d'accord avec toi ou avec tous ceux qui dénoncent l'incurie des grandes sociétés du secteur qui participent à l'uniformisation esthétique et à la réduction de l'imagination des spectateurs, mais je ne vois pas par quelle miracle la destruction des droits des auteurs, de l'exclusivité dont bénéficient les salles de cinéma ou encore de la rémunération par un paiement à l'acte au profit d'une rente versée dans des conditions obscures pourrait aller vers plus de justice...
Le vol généralisé et encouragé par les puissants n'aboutit pas à autre chose que de renforcer les productions les plus débilisantes (qui sont les plus piratées) ce qui est l'objectif poursuivi, à tout prix.
Silverwitch
Le vol répond au vol. Les industries du spectacle ont utilisé tout leur savoir-faire marketing pour susciter l'envie et un besoin frénétique de "consommer" du produit culturel, en masse. On a joué sur des stimuli, exploité les passions et les sentiments, pour vendre des places de ciné à 10 euros, des CD à 15, des DVD à 20, et moult produits dérivés, sans se soucier en premier lieu de la qualité. Et on continue en vendant des fichiers compressés de mauvaise qualité à 1,20 euros sur Itunes. Ca a marché pendant plus de 50 ans, ça a enrichi plus que de raison une nouvelle caste et créé un système de faveurs, clos et autocentré, l'artiste "populaire" devenant un nouvel aristocrate, parfois subventionné par la collectivité, son enrichissement démesuré étant perçu comme "naturel".
Il est parfaitement logique que le téléchargement ne soit pas perçu comme un vol par une majorité de personnes. C'est immatériel et les artistes sont perçus comme des privilégiés, blindés d'oseille, au train de vie démesuré (ça c'est le retour de balancier du "star system" sur lequel s'est appuyée l'industrie du spectacle). Comment veux-tu qu'un ado ou un SMICar puisse ressentir une once de culpabilité en téléchargeant un morceau de Lady Gaga, dont les revenus annuels atteignent les 62 millions de $ ? Ou en téléchargeant "The Tourist" où figurent Johnny Depp et Angelina Jolie qui ont gagné à eux deux près de 100 millions de $ cette année ? Comment veux-tu te sentir coupable quand tu apprends que les responsables de la SACEM ont augmenté leurs revenus de 6.5% cette année et que son président touche 600 000 euros par an ? Comment peuvent-ils être crédibles quand ils viennent pleurer sur leur sort et la crise de l'industrie du disque ?

Mufasa a écrit:Kôôl-x a écrit:C'est ce que je fais, l'un des albums de mon groupe est régulièrement en vente à 10 € en sortie de concert, dont l'entrée est fixée à 1 € symbolique. Mais je gagne ma vie autrement, et l'un des CD que j'ai enregistré a toujours été dispo depuis 2004 en MP3 gratos. Parce que je n'ai jamais eu à payer la production, sinon je n'aurais pas pu.
![]()
C'est quoi l'URL du site de ton groupe ?
Toma a écrit:les tablettes pc vont aussi avoir la fameuse taxe .... vous savez, on vous taxe a priori sur quelque chose qu'on vous soupsonne de faire (sans preuve que vous allez le faire), et surtout pour une chose interdite.
Comme si lorsque vous achetez un couteau, on vous donne d'office 1 an de prison car avec un couteau, vous pouvez tuer quelqu'un ....


Shunt a écrit:Le vol répond au vol. Les industries du spectacle ont utilisé tout leur savoir-faire marketing pour susciter l'envie et un besoin frénétique de "consommer" du produit culturel, en masse. On a joué sur des stimuli, exploité les passions et les sentiments, pour vendre des places de ciné à 10 euros, des CD à 15, des DVD à 20, et moult produits dérivés, sans se soucier en premier lieu de la qualité. Et on continue en vendant des fichiers compressés de mauvaise qualité à 1,20 euros sur Itunes. Ca a marché pendant plus de 50 ans, ça a enrichi plus que de raison une nouvelle caste et créé un système de faveurs, clos et autocentré, l'artiste "populaire" devenant un nouvel aristocrate, parfois subventionné par la collectivité, son enrichissement démesuré étant perçu comme "naturel".
Il est parfaitement logique que le téléchargement ne soit pas perçu comme un vol par une majorité de personnes. C'est immatériel et les artistes sont perçus comme des privilégiés, blindés d'oseille, au train de vie démesuré (ça c'est le retour de balancier du "star system" sur lequel s'est appuyée l'industrie du spectacle). Comment veux-tu qu'un ado ou un SMICar puisse ressentir une once de culpabilité en téléchargeant un morceau de Lady Gaga, dont les revenus annuels atteignent les 62 millions de $ ? Ou en téléchargeant "The Tourist" où figurent Johnny Depp et Angelina Jolie qui ont gagné à eux deux près de 100 millions de $ cette année ? Comment veux-tu te sentir coupable quand tu apprends que les responsables de la SACEM ont augmenté leurs revenus de 6.5% cette année et que son président touche 600 000 euros par an ? Comment peuvent-ils être crédibles quand ils viennent pleurer sur leur sort et la crise de l'industrie du disque ?

Shunt a écrit:On est d'accord car, à titre personnel, je ne télécharge pas illégalement... mais j'ai tendance à penser que cette prise de conscience n'est possible que si le monde culturel se remet en cause à minima... parce que les postures de gôooche d'une partie de l'intelligentsia française - dans le cinéma comme en musique - on les connait... et on gueule sur le capitalisme, les patrons et la droite, mais quand il s'agit de croquer des cachets mirobolants à cinq ou six zéros, on s'empresse de mettre en avant "le mérite", "le travail", parce que quand même... tant qu'une actrice/réalisatrice, dite de gauche, comme Josianne Balasko, continuera de trouver normal d'empocher 1.5 million d'euros en une année, on n'y arrivera pas... on ne peut pas à la fois jouir matériellement du système en place et prétendre le combattre... c'est une tartufferie. Comment tu veux être entendu, après, sur les méfaits du téléchargement... le problème, c'est que la Société du Spectacle a sacralisé l'artiste, l'acteur, le chanteur, la starlette. Ce sont devenus des piliers du système, parce qu'ils vendent du rêve et de l'illusion, à l'écran, sur scène, comme en dehors... une vie d'artiste, a priori, c'est bohème et précarité... avec l'avènement de la culture de masse et le développement des industries du spectacle, c'est devenu une promesse d'enrichissement.

horatio a écrit:Silverwitch, fournisseuse officielle de Doliprane.
silverwitch a écrit:L'extension du vol des oeuvres de l'esprit aura pour conséquence la disparition des oeuvres véritables au profit de leurs simulacres, les mirages sans les oasis.

Cortese a écrit:D'un autre côté si les oeuvres de l'esprit sont fournies avec un sachet de Doliprane, elles ont peu de risque d'être téléchargées. Finalement, si on se fait télécharger par des cons c'est qu'on a du un peu le mériter, non ?

silverwitch a écrit:Cortese a écrit:D'un autre côté si les oeuvres de l'esprit sont fournies avec un sachet de Doliprane, elles ont peu de risque d'être téléchargées. Finalement, si on se fait télécharger par des cons c'est qu'on a du un peu le mériter, non ?
Les gens deviennent cons à force de télécharger des produits qui les prennent pour des cons. On finit toujours par se conformer malgré nous à la réalité médiatisée. L'habit fait le moine, en quelque sorte. C'est un peu mon credo.
Silverwitch
silverwitch a écrit:Les gens deviennent cons à force de télécharger des produits qui les prennent pour des cons
horatio a écrit:Non, ce qui serait con c'est d'acheter le produit en question.

Kôôl-x a écrit:silverwitch a écrit:Les gens deviennent cons à force de télécharger des produits qui les prennent pour des cons
Ça, c'est intéressant. Tu peux préciser ou donner quelqu'exemple ?

silverwitch a écrit:horatio a écrit:Non, ce qui serait con c'est d'acheter le produit en question.
Ah bah non. Parce que quand tu achètes, tu es responsable, alors que quand tu pirates, tu penses que cela n'a pas d'importance ni d'implications. La promesse de gratuité, c'est l'oasis du mirage de la consommation. Tu payes pour un rêve de gratuité (j'y reviendrai si ça intéresse quelqu'un).
Ici parce que tu voles, tu penses que c'est gratuit et tu consommes sans remords, parce que tu crois que ce que tu regardes ne te coûte rien. Quand tu achètes, tu as au moins une petite chance de trouver que ça fait mal au portefeuille et qu'on essaye vraiment de te faire avaler n'importe quoi.
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