La séquence du spectateur - TOPIC CINEMA

Le salon francophone est dédié aux sujets n'ayant pas de lien avec la F1 ni autres sports mécaniques. C'est un salon pour se détendre en refaisant le monde.

Modérateurs: Garion, Silverwitch

Re: La séquence du spectateur - TOPIC CINEMA

Messagede Silverwitch le 04 Mar 2010, 13:48

Maverick a écrit:Toi qui connait bien le monde du cinéma, comment ces tarifs élevés s'expliquent ? Par les gros investissements des salles de cinémas ? A cause du piratage ( :D :oops: ) ? Et/ou simplement des marges importantes ?


Je ne sais pas exactement. Je n'ai pas été voir les chiffres, et je ne connais pas assez la situation spécifique des salles de cinéma françaises. Il faudrait mettre les grands réseaux à part (les salles de cinéma classées "art et essai" fonctionnent économiquement selon une autre logique). Moi j'en suis restée au discours des grands distributeurs (comme UGC par exemple) qui expliquent qu'ils ne gagnent pas d'argent avec les salles de cinéma, sinon avec la vente de produits (pop-corn, boissons).

Pour parler chiffres, le débat est complexe. En gros, les salles sont en train d'opérer le virage vers la projection numérique, et cet équipement (à la durée de vie douteuse) revient cher: 120 00 euros par écran. Mais comme le prix d'une copie "virtuelle" est bien moindre qu'une copie 35mm (200 euros contre 1000 euros), les exploitants devraient s'y retrouver à moyen terme.

Mais comme le cinéma est un milieu incestueux, rien n'est simple: les salles de cinéma sont victimes des investissements annexes, publicité, télévision et vidéo, production. En France comme aux USA, les mêmes groupes contrôlent souvent tous les échelons de la production et de la distribution: en gros c'est la même société (par exemple Gaumont ou UGC) qui produit un film, le distribue et l'exploite. Cela n'aide pas à y voir clair.

Silverwitch
Image
Ça ne se fait pas de jouer de la lyre tandis que Rome brûle , mais on a tout à fait le droit d'étudier les lois de l’hydraulique.
Avatar de l'utilisateur
Silverwitch
Seven of Nine
 
Messages: 27893
Inscription: 28 Mar 2003, 19:39
Localisation: Filmskigrad

Re: La séquence du spectateur - TOPIC CINEMA

Messagede Silverwitch le 04 Mar 2010, 13:49

von Rauffenstein a écrit:Ah d'accord. Sinon, c'est un film familial 'une certaine qualité quand on voit des films comme "démineur" que l'on a encensé (ça n'a rien à voir dans le fond) mais dont la forme laisse plus qu'à désirer. On suit une miste, et puis on l'abandonne. Parce qu'en fait la piste, on s'en fout. Et puis il est long. On a peut-être voulu donner une idée du chaos local, ceci dit. Mais c'est raté et ce n'est pas la vocation d'un film d'être décousu et... sans propos.


Je suis bien d'accord ! Cela laisse le désagréable sentiment d'un film analphabète.

Silverwitch
Image
Ça ne se fait pas de jouer de la lyre tandis que Rome brûle , mais on a tout à fait le droit d'étudier les lois de l’hydraulique.
Avatar de l'utilisateur
Silverwitch
Seven of Nine
 
Messages: 27893
Inscription: 28 Mar 2003, 19:39
Localisation: Filmskigrad

Re: La séquence du spectateur - TOPIC CINEMA

Messagede Shoemaker le 04 Mar 2010, 13:53

Puisque de toutes façons on me considère ici comme un croulant (un des deux cacochymes des Muppets, je crois), autant y aller franco de port, dans la série "c'était mieux avant " !
De mon temps (teuh...teuh...), dans le bon petit village de Chateaudun Du Rhummel, au fin fond du trou du cul du monde de l'Algérie, je devais avoir 11 ou 12 ans alors (ma vue se trouble, mes mains tremblent...), le programme était immuable :
Sortie a 16h de l'école Lamblin, sprint vers la maison, pour un 4 heures pris sur le pouce, puis re-sprint d'enfer vers le point de RDV où les copains attendaient déjà, brieffing ultime, et super sprint de la mort qui tue direction le Cinéma de Monsieur Bouterfa, le proprio.
Programme immuable a raison de 3 fois par semaine en moyenne.
On avalait tout. Les arcanes des peplum (pepla ?) italiens n'avaient aucun secret pour nous (Ulysse contre Ursus le rebelle, Maciste l'homme le plus fort du monde, Hercule, les romains, les grecs, les Dieux de l'Antiquité, etc...
Audy Murphy, John Wayne et Randolph Scott étaient nos héros ultimes, les Iroquois et les Appaches des salauds de première, et nous applaudissions a tout casser, lorsque les différents Tarzan de série Z+++ castagnaient sans pitié, de pauvres Noirs qui n'y pigeaient rien à ce qu'ils foutaient là ! Kanga, un sous King Kong, Godzila, le Mort dans le filet ou la série du Docteur Mabuse nous "frissonnaient" a donf !
Quoiqu'il en soit, un bon film, c'était au minimum, un film dans lequel en tout cas, le héros ne devait sous aucun prétexte mourir. A rajouter a la célèbre liste de Silver.
Lorsque le film était d'importance, les places se faisaient rares, et Monsieur Bouterfa autorisait que l'on vienne avec nos propres chaises.
Avant le film proprement dit, on assistait au sacro saint "p'tit film", et c'était, selon la séance, Charlot, Keaton, les 3 Stooges, ou bien même, les jours de fêtes, un dessin animé ! Puis les "Prochainements" ! Autrement dit, le film du lendemain ! PArfois c'était un film pour "Adultes", et nous devions mettre plus ou moins nos mains devant nos yeux, mais tout en trichant subtilement, pour eprouver de délicieux effrois !
La part de Pizza a 10 centimes avalée, le film enfin commencait, moment de magie absolues, dans un silence religieux, une communion palpable, et cette odeur si particulière propre a la salle, qui faisait office d'encens...
Les 10 Commandements, vu l'importance de l'affaire, s'est vu projeter 3 jours de suite, ce qui renvoie Avatar ou le Titanic à leurs études, en terme de record toutes catégories...
Et même qu'il y a eu une séance spéciale pour les femmes, tant l'événement était d'importance !
Toutes les Mukheres ce jour là, rentrèrent chez elle, éblouies pas la beauté merveilleuse de Moussa-Heston, tremblantes d"émotions et de rêves !
Autant en emporte le vent, il a fallut monter a la grande ville (Bône, la bonne ville de Saint Augustin) pour le voir. Là, le cinéma était mixte, les sièges en velours rouge, et il y avait même un balcon ! Incroyable souvenir !

Chez Monsieur Bouterfa, la place revenait a 80 centimes (équivalent Franc), et ce prix nous semblait tellement raisonnable, vu le bonheur que nous recevions en retour ! C'était simple, et si bon...
La vie était douce, et on n'avait pas encore la télé.
"c'est quoi le blues". Toujours les mêmes histoires, celles qui font vaciller les mondes et les empires.
John Lee Hooker
Shoemaker
 
Messages: 22441
Inscription: 24 Nov 2003, 12:11
Localisation: Out of Africa

Re: La séquence du spectateur - TOPIC CINEMA

Messagede von Rauffenstein le 04 Mar 2010, 14:31

silverwitch a écrit:
von Rauffenstein a écrit:La solution, fais toi ton cinoche chez toi.


Bof. D'abord, parce que ce n'est pas vraiment du cinéma, mais de la "vidéo à la maison" (soit une image dégradée par rapport à l'image cinématographique), que l'investissement est prohibitif pour une pérennité hasardeuse (et pour une qualité parfois discutable).

Et puis ce sont les voisins qui seraient heureux !

Silverwitch

Faudrait qu'on monte une émission vidéo sur le net, une fois par mois, très libre de ton, avec shunt. On mettrait des lunettes noires pour que l'on ne nous reconnaisse pas. On aborderait un thème au cinoche par mois et on ferait ensuite la revue des DVD le traitant. Tu jetterais les boites de DVD par dessus ton épaule en disant "c'est de la meeeerde" sur un ton un peu pincé. Une seule caméra en plan large et fixe, avec deux éclairages de base, dans un bar de grand hôtel sur des fauteuils genre chesterfield. Sous titrage en anglais pour faire le buzz à travers la toile. On se regarderait parfois avec un étonnement circonspect en levant un sourcil dubitatif comme par exemple quand Shunt nous ferait l'apologie du cinoche achiatique.

Derrière chacun d'entre nous, pour un minimum de décorum, des avatars élégants et classieux suspendus en kakémonos pour exprimer nos moi profonds.

Image Image Image

En gros, et de manière succinte :

Je suis une sale petite chipie qui n'attire l'attention qu'à l'insu de mon plein gré.
Je suis un petit voyou fachisant corseté par le P.C. qui peut néanmoins laisser libre cours à sa brutalité grâce au cinéma asiatique (merci les chinks).
Je suis un nostalgique des grands empires européens et le reste du monde n'est qu'un ramassis de barbares à mâter dérechef.

12 émissions en web cam améliorée et haut de gamme où casser le monde entier à travers la critique du cinoche.

Reste à trouver les thématiques. Avec en plus une rubrique actualités et sortie DVD (pour les jeter derrière l'épaule tellement c'est de la merde).

On va devenir des stars !
Le fascisme au fait, c'était pas déjà l'histoire d'un mec en marche qui fascinait les foules avec son culte de la personnalité ?
Avatar de l'utilisateur
von Rauffenstein
ultima ratio regum
 
Messages: 46968
Inscription: 20 Fév 2003, 18:01
Localisation: Auteuil

Re: La séquence du spectateur - TOPIC CINEMA

Messagede Cortese le 04 Mar 2010, 14:59

von Rauffenstein a écrit:
silverwitch a écrit:
von Rauffenstein a écrit:La solution, fais toi ton cinoche chez toi.


Bof. D'abord, parce que ce n'est pas vraiment du cinéma, mais de la "vidéo à la maison" (soit une image dégradée par rapport à l'image cinématographique), que l'investissement est prohibitif pour une pérennité hasardeuse (et pour une qualité parfois discutable).

Et puis ce sont les voisins qui seraient heureux !

Silverwitch

Faudrait qu'on monte une émission vidéo sur le net, une fois par mois, très libre de ton, avec shunt. On mettrait des lunettes noires pour que l'on ne nous reconnaisse pas. On aborderait un thème au cinoche par mois et on ferait ensuite la revue des DVD le traitant. Tu jetterais les boites de DVD par dessus ton épaule en disant "c'est de la meeeerde" sur un ton un peu pincé. Une seule caméra en plan large et fixe, avec deux éclairages de base, dans un bar de grand hôtel sur des fauteuils genre chesterfield. Sous titrage en anglais pour faire le buzz à travers la toile. On se regarderait parfois avec un étonnement circonspect en levant un sourcil dubitatif comme par exemple quand Shunt nous ferait l'apologie du cinoche achiatique.

Derrière chacun d'entre nous, pour un minimum de décorum, des avatars élégants et classieux suspendus en kakémonos pour exprimer nos moi profonds.

Image Image Image

En gros, et de manière succinte :

Je suis une sale petite chipie qui n'attire l'attention qu'à l'insu de mon plein gré.
Je suis un petit voyou fachisant corseté par le P.C. qui peut néanmoins laisser libre cours à sa brutalité grâce au cinéma asiatique (merci les chinks).
Je suis un nostalgique des grands empires européens et le reste du monde n'est qu'un ramassis de barbares à mâter dérechef.

12 émissions en web cam améliorée et haut de gamme où casser le monde entier à travers la critique du cinoche.

Reste à trouver les thématiques. Avec en plus une rubrique actualités et sortie DVD (pour les jeter derrière l'épaule tellement c'est de la merde).

On va devenir des stars !


J'insiste pour être présent pour représenter le ramassis de barbares et jouer le rôle de l'emmerdeur de service. Je serais aussi celui qui militera pour remettre le cinéma français à la juste place qu'il n'aurait jamais du quitter (heureux temps shoemakeriens) :

Image
Cortese
dieu
 
Messages: 33533
Inscription: 23 Fév 2003, 20:32

Re: La séquence du spectateur - TOPIC CINEMA

Messagede Shoemaker le 04 Mar 2010, 17:37

Ah Nous deux ! Snif ... (teuh... teuh...)
Ils avaient mis en Roman Photo une sombre histoire ou des cosses venues de l'espace s'étaient abattues sur un coin des Zeta Zunis (Jamais sur Chateaudun Du Rhummel ! Salauds d'aliens ! ). Les cosses donc s'engraissaient peu a peu, et dévoraient tout sur leur chemin... Totale angoisse dans Nous Deux (grosse concurrence avec Confidences... sur fond de Lazarella et Gondolier, par l'embleme absolu de l'époque, Dalida)...

Or doncques, il advenait que je piqua souvent l'honorable et romantique revue fleur bleue a ma mère qui en avait marre de la chercher partout. Plus tard, a 14 ans, je lui ai aussi piqué pour les lire dans les ch..., les deux tomes d'Emmanuelle (et l'Antivierge), livre clandestin a l'époque, interdit d'édition, et qu'elle croyait planquer efficacement, mais c'était sans compter le flair lubrique hyper aiguisé d'un ado de 14 ans en pleine transformation hormonale. Fabuleux bouquin érotique dont un abruti des années 80 a fait un navet immonde...
Mais ça, ma mère ne le sut jamais ! Pour vous dire qu'à 14 ans, je savais tout sur ce qui fait l'essentiel de ce monde.

Panzer,
ton idee est tout simplement... géniale !
"c'est quoi le blues". Toujours les mêmes histoires, celles qui font vaciller les mondes et les empires.
John Lee Hooker
Shoemaker
 
Messages: 22441
Inscription: 24 Nov 2003, 12:11
Localisation: Out of Africa

Re: La séquence du spectateur - TOPIC CINEMA

Messagede Silverwitch le 04 Mar 2010, 18:34

Shoemaker a écrit:
Panzer,
ton idee est tout simplement... géniale !



+1

Panzer: génial !

Même si pour mon avatar, je préfèrerais autant Gene Tierney, si cela ne t'ennuie pas. Par exemple:

Image


Silverwitch
Image
Ça ne se fait pas de jouer de la lyre tandis que Rome brûle , mais on a tout à fait le droit d'étudier les lois de l’hydraulique.
Avatar de l'utilisateur
Silverwitch
Seven of Nine
 
Messages: 27893
Inscription: 28 Mar 2003, 19:39
Localisation: Filmskigrad

Re: La séquence du spectateur - TOPIC CINEMA

Messagede Shunt le 04 Mar 2010, 19:10

Tu ne t'emmerdes pas :lol:
Shunt
 
Messages: 15282
Inscription: 21 Fév 2003, 11:58
Localisation: Lilleshire

Re: La séquence du spectateur - TOPIC CINEMA

Messagede Silverwitch le 04 Mar 2010, 19:17

Shunt a écrit:Tu ne t'emmerdes pas :lol:


:D

C'est mon "moi profond" !

Silverwitch
Image
Ça ne se fait pas de jouer de la lyre tandis que Rome brûle , mais on a tout à fait le droit d'étudier les lois de l’hydraulique.
Avatar de l'utilisateur
Silverwitch
Seven of Nine
 
Messages: 27893
Inscription: 28 Mar 2003, 19:39
Localisation: Filmskigrad

Re: La séquence du spectateur - TOPIC CINEMA

Messagede Shunt le 04 Mar 2010, 19:23

silverwitch a écrit:
Shunt a écrit:Tu ne t'emmerdes pas :lol:


:D

C'est mon "moi profond" !

Silverwitch


A ce stade, c'est du SURmoi.
Shunt
 
Messages: 15282
Inscription: 21 Fév 2003, 11:58
Localisation: Lilleshire

Re: La séquence du spectateur - TOPIC CINEMA

Messagede Shunt le 04 Mar 2010, 19:31

von Rauffenstein a écrit:Je suis un petit voyou fachisant corseté par le P.C. qui peut néanmoins laisser libre cours à sa brutalité grâce au cinéma asiatique (merci les chinks).


Leçon n°1 :

Shunt
 
Messages: 15282
Inscription: 21 Fév 2003, 11:58
Localisation: Lilleshire

Re: La séquence du spectateur - TOPIC CINEMA

Messagede Cortese le 04 Mar 2010, 19:32

silverwitch a écrit:
Shoemaker a écrit:
Panzer,
ton idee est tout simplement... géniale !



+1

Panzer: génial !

Même si pour mon avatar, je préfèrerais autant Gene Tierney, si cela ne t'ennuie pas. Par exemple:

Image


Silverwitch


Oui mais c'est moins drôle.
Cortese
dieu
 
Messages: 33533
Inscription: 23 Fév 2003, 20:32

Re: La séquence du spectateur - TOPIC CINEMA

Messagede Shoemaker le 04 Mar 2010, 19:48

silverwitch a écrit:
Même si pour mon avatar, je préfèrerais autant Gene Tierney, si cela ne t'ennuie pas. Par exemple:

Image


Silverwitch


Ah ben ! ca alors ! C'est ma préférée, Gene ! Ha la la !...
Et y a pas de moins drôle qui tienne, Cortese, Gene is The best ! No negociation !
"c'est quoi le blues". Toujours les mêmes histoires, celles qui font vaciller les mondes et les empires.
John Lee Hooker
Shoemaker
 
Messages: 22441
Inscription: 24 Nov 2003, 12:11
Localisation: Out of Africa

Re: La séquence du spectateur - TOPIC CINEMA

Messagede Shoemaker le 04 Mar 2010, 19:52

Silver,
je savais bien que tu finirais par montrer que t'avais du goût en matière de Ciné ! :lol:
Aïe ! pas sur la tête !......
"c'est quoi le blues". Toujours les mêmes histoires, celles qui font vaciller les mondes et les empires.
John Lee Hooker
Shoemaker
 
Messages: 22441
Inscription: 24 Nov 2003, 12:11
Localisation: Out of Africa

Re: La séquence du spectateur - TOPIC CINEMA

Messagede Cortese le 04 Mar 2010, 21:07

En plus ça rejoint quelque part Marlène Dietrich, Gene c'est le diminutif d'Eugene, non ?
Cortese
dieu
 
Messages: 33533
Inscription: 23 Fév 2003, 20:32

Re: La séquence du spectateur - TOPIC CINEMA

Messagede f1pronostics le 04 Mar 2010, 21:13

Shoemaker a écrit:Ah ben ! ca alors ! C'est ma préférée, Gene ! Ha la la !...
Et y a pas de moins drôle qui tienne, Cortese, Gene is The best ! No negociation !
A propos de Gene Tierney: "Son physique très fin aux pommettes saillantes, des allures retenues et ses yeux clairs sous une chevelure brune lui permettaient d'incarner la féminité la plus douce (Le ciel peut attendre, L'Aventure de Madame Muir) ou la plus vénéneuse (Shanghai Gesture, Péché mortel)."

Tantôt ange ou démon... il y avait Uma Thurman sinon..
Image
:jesors:
f1pronostics
 

Re: La séquence du spectateur - TOPIC CINEMA

Messagede Shoemaker le 04 Mar 2010, 21:52

Cortese a écrit:En plus ça rejoint quelque part Marlène Dietrich, Gene c'est le diminutif d'Eugene, non ?

euh ?... et c'est qui, Eugene Dietrich ?
(Ca marche pour la signature ! Thanks. Je vais de ce pas demander a f1pronostics qu'il s'occupe de mon futur avatar, au lieu de faire ce genre de comparaison absolument indécente, entre l'élite et la plèbe.)
"c'est quoi le blues". Toujours les mêmes histoires, celles qui font vaciller les mondes et les empires.
John Lee Hooker
Shoemaker
 
Messages: 22441
Inscription: 24 Nov 2003, 12:11
Localisation: Out of Africa

Re: La séquence du spectateur - TOPIC CINEMA

Messagede Shoemaker le 04 Mar 2010, 22:01

f1pronostics a écrit:
Shoemaker a écrit:Ah ben ! ca alors ! C'est ma préférée, Gene ! Ha la la !...
Et y a pas de moins drôle qui tienne, Cortese, Gene is The best ! No negociation !
A propos de Gene Tierney: "Son physique très fin aux pommettes saillantes, des allures retenues et ses yeux clairs sous une chevelure brune lui permettaient d'incarner la féminité la plus douce (Le ciel peut attendre, L'Aventure de Madame Muir) ou la plus vénéneuse (Shanghai Gesture, Péché mortel)."

Tantôt ange ou démon... il y avait Uma Thurman sinon..
Image
:jesors:


Nous disions...
Alors, je fais comment pour qu'on puisse voir mon joli dessin, sous mon pseudo ?
Ceci dit...
Attention, je ne dis pas que Uma Thurman elle est pas bien. Entendons nous bien...
MAis Gene, c'est l'élite, la légende, le rêve... Dans Laura, elle est la quintéscence de la star Holywoodienne. Dans Shanghai Gesture, moi je la vois, je vends tout ! Les maisons, les terres, les enfants.... Les femmes sont la grande faiblesse de l'homme, et Gene Tierney est la mère de toutes les faiblesses, la première et la dernière...
Bon, après, t'as le reste. Pas de problème... Mais après...
A la rigueur, très très loin de Gene Tierney, en 4 ème position (y a pas de 2eme et de 3eme), je placerais Lana Turner.
A la rigueur, hein...
"c'est quoi le blues". Toujours les mêmes histoires, celles qui font vaciller les mondes et les empires.
John Lee Hooker
Shoemaker
 
Messages: 22441
Inscription: 24 Nov 2003, 12:11
Localisation: Out of Africa

Re: La séquence du spectateur - TOPIC CINEMA

Messagede Cortese le 04 Mar 2010, 22:32

Ah moi c'est plutôt Rita Hayworth. Je suis un peu genre Nabuchodonosor de la Casbah, quand même.

Cortese
dieu
 
Messages: 33533
Inscription: 23 Fév 2003, 20:32

Re: La séquence du spectateur - TOPIC CINEMA

Messagede Cortese le 04 Mar 2010, 22:46

Sinon, le film sentimental qui m'a le plus remué de toute ma vie, c'était un film anglais genre années 40/50, qui racontait l'histoire d'un couple de jeunes, genre Roméo et Juliette, qui s'enfuyait vers la frontière (écossaise ?) à bord d'un adorable petit roadster britannique "pour sauver leur amour". Ç'a m'avait vachement émoustillé. J'avais 12 ans, et ce roadster je l'ai dessiné 5 ou 6 fois le lendemain. Je croyais que c'était une MG, mais en revoyant mes dessins je me suis dit que c'était peut-être une Austin Seven. Si quelqu'un (je veux dire silverwitch) pouvait me retrouver le titre de ce film, je lui en serait reconnaissant. C'est le film sentimental le plus émouvant que j'ai vu de ma vie. Qu'est ce qu'elle était mignonne cette bagnole.

Genre :

Image
Cortese
dieu
 
Messages: 33533
Inscription: 23 Fév 2003, 20:32

Re: La séquence du spectateur - TOPIC CINEMA

Messagede Shoemaker le 04 Mar 2010, 22:57

c qui qui t'a emoustillé ? La petite nana ou la petite auto ?
"c'est quoi le blues". Toujours les mêmes histoires, celles qui font vaciller les mondes et les empires.
John Lee Hooker
Shoemaker
 
Messages: 22441
Inscription: 24 Nov 2003, 12:11
Localisation: Out of Africa

Re: La séquence du spectateur - TOPIC CINEMA

Messagede Cortese le 04 Mar 2010, 22:58

Shoemaker a écrit:Ah Nous deux ! Snif ... (teuh... teuh...)
Ils avaient mis en Roman Photo une sombre histoire ou des cosses venues de l'espace s'étaient abattues sur un coin des Zeta Zunis (Jamais sur Chateaudun Du Rhummel ! Salauds d'aliens ! ). Les cosses donc s'engraissaient peu a peu, et dévoraient tout sur leur chemin... Totale angoisse dans Nous Deux (grosse concurrence avec Confidences... sur fond de Lazarella et Gondolier, par l'embleme absolu de l'époque, Dalida)...


Ah bon, alors je présente mes excuses aux lecteurs de "Nous Deux". D'après ce que tu dis, "Nous Deux" était en 1965 vachement plus passionnant que les affreux pensums sentimentaux du cinéma français actuel.
Cortese
dieu
 
Messages: 33533
Inscription: 23 Fév 2003, 20:32

Re: La séquence du spectateur - TOPIC CINEMA

Messagede Cortese le 04 Mar 2010, 22:59

Shoemaker a écrit:c qui qui t'a emoustillé ? La petite nana ou la petite auto ?


Ben je crois que j'aurais bien aimé avoir un petit roadster britannique des années 50 accessoirisé avec une petite nana !
Cortese
dieu
 
Messages: 33533
Inscription: 23 Fév 2003, 20:32

Re: La séquence du spectateur - TOPIC CINEMA

Messagede f1pronostics le 04 Mar 2010, 23:20

Shoemaker a écrit:Alors, je fais comment pour qu'on puisse voir mon joli dessin, sous mon pseudo ?

De quelle image parles-tu?
f1pronostics
 

Re: La séquence du spectateur - TOPIC CINEMA

Messagede Cortese le 05 Mar 2010, 00:36

Tiens je suis tombé sur la fin de "Borsalino". A la fin Belmondo meurt dans les bras de Delon. C'était rigolo.
Cortese
dieu
 
Messages: 33533
Inscription: 23 Fév 2003, 20:32

Re: La séquence du spectateur - TOPIC CINEMA

Messagede metomoll le 05 Mar 2010, 02:04

Shoemaker a écrit:Puisque de toutes façons on me considère ici comme un croulant (un des deux cacochymes des Muppets, je crois), autant y aller franco de port, dans la série "c'était mieux avant " !
De mon temps (teuh...teuh...), dans le bon petit village de Chateaudun Du Rhummel, au fin fond du trou du cul du monde de l'Algérie, je devais avoir 11 ou 12 ans alors (ma vue se trouble, mes mains tremblent...), le programme était immuable :
Sortie a 16h de l'école Lamblin, sprint vers la maison, pour un 4 heures pris sur le pouce, puis re-sprint d'enfer vers le point de RDV où les copains attendaient déjà, brieffing ultime, et super sprint de la mort qui tue direction le Cinéma de Monsieur Bouterfa, le proprio.
Programme immuable a raison de 3 fois par semaine en moyenne.
On avalait tout. Les arcanes des peplum (pepla ?) italiens n'avaient aucun secret pour nous (Ulysse contre Ursus le rebelle, Maciste l'homme le plus fort du monde, Hercule, les romains, les grecs, les Dieux de l'Antiquité, etc...
Audy Murphy, John Wayne et Randolph Scott étaient nos héros ultimes, les Iroquois et les Appaches des salauds de première, et nous applaudissions a tout casser, lorsque les différents Tarzan de série Z+++ castagnaient sans pitié, de pauvres Noirs qui n'y pigeaient rien à ce qu'ils foutaient là ! Kanga, un sous King Kong, Godzila, le Mort dans le filet ou la série du Docteur Mabuse nous "frissonnaient" a donf !
Quoiqu'il en soit, un bon film, c'était au minimum, un film dans lequel en tout cas, le héros ne devait sous aucun prétexte mourir. A rajouter a la célèbre liste de Silver.
Lorsque le film était d'importance, les places se faisaient rares, et Monsieur Bouterfa autorisait que l'on vienne avec nos propres chaises.
Avant le film proprement dit, on assistait au sacro saint "p'tit film", et c'était, selon la séance, Charlot, Keaton, les 3 Stooges, ou bien même, les jours de fêtes, un dessin animé ! Puis les "Prochainements" ! Autrement dit, le film du lendemain ! PArfois c'était un film pour "Adultes", et nous devions mettre plus ou moins nos mains devant nos yeux, mais tout en trichant subtilement, pour eprouver de délicieux effrois !
La part de Pizza a 10 centimes avalée, le film enfin commencait, moment de magie absolues, dans un silence religieux, une communion palpable, et cette odeur si particulière propre a la salle, qui faisait office d'encens...
Les 10 Commandements, vu l'importance de l'affaire, s'est vu projeter 3 jours de suite, ce qui renvoie Avatar ou le Titanic à leurs études, en terme de record toutes catégories...
Et même qu'il y a eu une séance spéciale pour les femmes, tant l'événement était d'importance !
Toutes les Mukheres ce jour là, rentrèrent chez elle, éblouies pas la beauté merveilleuse de Moussa-Heston, tremblantes d"émotions et de rêves !
Autant en emporte le vent, il a fallut monter a la grande ville (Bône, la bonne ville de Saint Augustin) pour le voir. Là, le cinéma était mixte, les sièges en velours rouge, et il y avait même un balcon ! Incroyable souvenir !

Chez Monsieur Bouterfa, la place revenait a 80 centimes (équivalent Franc), et ce prix nous semblait tellement raisonnable, vu le bonheur que nous recevions en retour ! C'était simple, et si bon...
La vie était douce, et on n'avait pas encore la télé.



ah là là tu me remues les tripes Shoemaker, pour un peu j'en aurais la larme à l'oeil !

pour nous ici à Nouméa, c'étaient les 3 drive-in qui faisaient "parking comble" chaque soir, l'un a disparu à la fin des années 70, l'autre au début des années 80, et le dernier a fermé il y a 5 ans environ, c'était tout simplement le dernier drive-in d'Europe (en comptant la Calédonie dans la France métropolitaine).

à chaque fois ils passaient 2 films d'affilée, il y avait 1/2h d'entracte pendant lesquels on allait se prendre nos hamburgers-frites-coca au snack miteux du drive-in, putain de cliché de l'amérique des happy days, directement apporté en Calédonie par les ricains quand ils ont débarqué en masse ici en 42 !

et les films, houlàlàlà, ça allait de tous les grands classiques Walt Disney, en passant par les westerns, un bon vieux Dirty Harry, Bruce Lee, Rambo, le Convoi, King Kong, Beetlejuice, Elvira princesse des ténèbres (bonjour le dodo sur la béquille après :D ), Star Wars (il avait d'la gueule, Dark Vador, au drive-in!) et j'en passe !

je me rappelle encore comme si c'était hier, quand on n'avait pas de sous on allait se mettre sur la colline qui était derrière et on se matait les films en mode muet, c'était l'époque où la diffusion du son se faisait par un simple petit haut-parleur qu'on accrochait à la portière de la voiture, plus tard c'était par ondes FM sur l'autoradio (ça perdait déjà tout son charme, fini le crachotis du vieux haut-parleur!!!)

et quand mon frangin et moi on a eu nos premières caisses, on allait voir les films en bande, à plusieurs voitures parfois, on y allait le soir de semaine où c'était tarif réduit, c'était 500 balles par voiture ( 4 euros environ ), alors avec les copains on s'entassait à 5, 6, 7 parfois dans nos vieux International Scout (4x4 américain, of course), avec les cartons de bière, les chips...

en sortant du ciné on allait "cruiser" en bagnole sur l'Anse Vata, exactement comme dans American Graffiti, et ainsi passait la nuit...

:good


ps : Panzer tu veux pas m'inviter dans ton émission ? :oops: :D
"Nous n'héritons pas la terre de nos parents, nous l'empruntons à nos enfants." - Antoine de Saint-Exupéry.
metomoll
Coyote in love with Bip-Bip
 
Messages: 6845
Inscription: 26 Nov 2003, 08:15
Localisation: Calédonie & Fiji

Re: La séquence du spectateur - TOPIC CINEMA

Messagede Shunt le 05 Mar 2010, 02:29

Shoemaker a écrit:MAis Gene, c'est l'élite, la légende, le rêve... Dans Laura, elle est la quintéscence de la star Holywoodienne. Dans Shanghai Gesture, moi je la vois, je vends tout ! Les maisons, les terres, les enfants.... Les femmes sont la grande faiblesse de l'homme, et Gene Tierney est la mère de toutes les faiblesses, la première et la dernière...
Bon, après, t'as le reste. Pas de problème... Mais après...
A la rigueur, très très loin de Gene Tierney, en 4 ème position (y a pas de 2eme et de 3eme), je placerais Lana Turner.
A la rigueur, hein...


Je partage cet avis définitif ! Gene Tierney for ever !

Image

Je complète le podium avec Ava Gardner et Rita Hayworth

ImageImage

Même si elle est moins canonissime que les trois précédentes, je garde également un gros faible pour Joan Bennett.

Image
Dernière édition par Shunt le 05 Mar 2010, 11:47, édité 1 fois.
Shunt
 
Messages: 15282
Inscription: 21 Fév 2003, 11:58
Localisation: Lilleshire

Re: La séquence du spectateur - TOPIC CINEMA

Messagede Shoemaker le 05 Mar 2010, 06:17

Ava Gardner, incontournable effectivement.
Même jeune, elle est l'archétype de la femme dite "mûre",
dans toute sa splendeur (juste après Lana Turner quand même ! :lol: )
C'est étonnant tout de même, de constater à quel point "l'esthétique" plastique
de l'âge d'or hollywoodien (actrices et acteurs), mise en scène de la manière que l'on sait,
participe à notre propre vision de la beauté du monde...
Jamais un "genre de physique" (les canons, sans mauvais jeu de mots carambar), pour parler prosaïquement,
n'a autant influencé l'ensemble du monde a ce point...

Bien sûr, il y avait la force de frappe de Hollywood, mais les obus étaient de première ! :lol:

Beau podium en tout cas ! Bravo !
Dernière édition par Shoemaker le 05 Mar 2010, 06:57, édité 1 fois.
"c'est quoi le blues". Toujours les mêmes histoires, celles qui font vaciller les mondes et les empires.
John Lee Hooker
Shoemaker
 
Messages: 22441
Inscription: 24 Nov 2003, 12:11
Localisation: Out of Africa

Re: La séquence du spectateur - TOPIC CINEMA

Messagede Shoemaker le 05 Mar 2010, 06:55

Méto,
On des gros nostalgiques ! :lol:

Oui, voilà, c'est ce que je voulais dire...
La part immense de rêve, de bonheur, que le Cinéma a insufflé dans notre enfance, notre jeunesse...
Une ambiance, des moments de communion, de réunion...
Et oui, aussi lorsque le cinéma déborde de l'écran, pour rendre notre propre vie plus intense, plus dense, plus "esthétique".
Le cinéma, par un curieux feed back, mettait notre propre vie en scène... Et c'était nous-même, les metteurs en scène !
Nous reprenions à notre propre compte le rêve que nous proposent les films, pour en faire des moments d'un bonheur vraiment concret, palpable... Vivre soi-même des instants (pas par procuration, mais par appropriation), des bribes d'instants, comme ceux d'American Grafitti, se ballader avec sa "copine" en se disant :" Arghh la chance que j'ai ! Je suis en train de marcher avec Raquel Welch !"... etc...
Le cinéma nous transcendait, c'était vraiment comme des couleurs (même le noir et blanc !) qui illuminaient notre quotidien... L'addiction alors était positive, elle nous projettait vers le monde, au contraire des écrans de "maintenant" qui nous enferment dans une virtualité souvent malsaine, porteuse de sombres nuées à venir...
"c'est quoi le blues". Toujours les mêmes histoires, celles qui font vaciller les mondes et les empires.
John Lee Hooker
Shoemaker
 
Messages: 22441
Inscription: 24 Nov 2003, 12:11
Localisation: Out of Africa

Re: La séquence du spectateur - TOPIC CINEMA

Messagede Nuvo le 05 Mar 2010, 10:38

Image

Sydney Rome dans La Race des seigneurs (alain Delon incarnant un mec proche de JJSS) est assez envoutante aussi !
Avatar de l'utilisateur
Nuvo
L'éternité et un jour
 
Messages: 16996
Inscription: 20 Fév 2003, 19:07

Re: La séquence du spectateur - TOPIC CINEMA

Messagede Shoemaker le 05 Mar 2010, 11:20

Nuvolari a écrit:Image

Sydney Rome dans La Race des seigneurs (alain Delon incarnant un mec proche de JJSS) est assez envoutante aussi !

T'es sur que ce n'est pas JJSS que tu vois en elle, un trip genre sublimation inavouée ?
Bien joué ton comming out, mec !... :lol:
"c'est quoi le blues". Toujours les mêmes histoires, celles qui font vaciller les mondes et les empires.
John Lee Hooker
Shoemaker
 
Messages: 22441
Inscription: 24 Nov 2003, 12:11
Localisation: Out of Africa

Re: La séquence du spectateur - TOPIC CINEMA

Messagede Nuvo le 05 Mar 2010, 11:40

Shoemaker a écrit:
Nuvolari a écrit:Image

Sydney Rome dans La Race des seigneurs (alain Delon incarnant un mec proche de JJSS) est assez envoutante aussi !

T'es sur que ce n'est pas JJSS que tu vois en elle, un trip genre sublimation inavouée ?
Bien joué ton comming out, mec !... :lol:


N'importe quoi :D Non mais sans dec ce jeune politicien talentueux mais ambitieux, avec son parti à la limite de la scission et cette histoire de maitresse, c'est du JJSS tout craché !
Avatar de l'utilisateur
Nuvo
L'éternité et un jour
 
Messages: 16996
Inscription: 20 Fév 2003, 19:07

Re: La séquence du spectateur - TOPIC CINEMA

Messagede Solal le 05 Mar 2010, 13:44

Tiens, vous avez vu le film avec X césars "Un prophète" de J. Audiard ?

Image

J'aimerais savoir ce que vous en pensez. Personnellement, la fin gâche le film...
Ça se termine en eau de boudin. Ça nous laisse un gout d'inachevé, on sent que le réalisateur n'a pas su choisir un angle d'attaque quand il a voulu filmer La Prison.

Pendant les 2/3 du film on suit la descente/ascension, un peu cliché, de Malik - 19 ans - dans cette prison:
Le petit arabe qui ne sait ni lire ni écrire, isolé contre tous, qui grâce à un meurtre commandité, va se retrouver sous la protection de César et de sa bande de corses.

Image

Du coup Malik, devient "l'arabe" des corses, apprend à lire et à écrire, passe le bac, apprend même le Corse comme ça d'un claquement de doigt.
Malik monte aussi socialement dans la prison, devenant le lien entre les différentes forces de la prison: Barbus, Corses, trafiquants à la petite semelle...
Isolé au début du film, petit à petit il devient indispensable à César. "Tu seras mes yeux et mes oreilles" lui dit-il.

Image

Puis lorsque ce dernier lui demande une dernière faveur avec la promesse de gérer des casinos à la clef, on perd le fil de ce qu'il fait.
Même sur le plan moral, je comprend pas trop...
Malik veut-il briser sa chaîne d'esclave vis-à-vis de César?
Il n'avait juste qu'à refuser cette faveur. D'ailleurs César ne voulait plus qu'il s'en occupe.
Vengeance?
Vengeance en mode "last minute" alors, car il planifie tout au dernier moment et déraille sans raison.
Le film veux-t-il montrer qu'il n'est pas mieux qu'eux?
César, une fois à son tour isolé, comme un vieux chien qui cherche son maître, se fait rejeté à coup de poings sans le moindre regard.
Bref, facile, une fois la bête à terre. Attitude de lâche.
A la fin, il devient parrain de la drogue (cf. le convoi qui l'escorte à sa sortie de prison) et se tape (ouais protège) la femme du défunt Reyad?

Sur le plan de la forme, c'est pas trop mal fait, on se sent enfermé, même pendant les permissions de Malik. Les plans avec le fantôme sont aussi assez réussi.

Image

La manière de filmer, m'a fait penser à l'excellente série canadienne "Minuit le soir".

Bref, autant la forme m'a plu, le fond, lui, m'a laissé sur ma faim... Je vois pas trop ce qui a tant plu à la critique et aux césars.
J'ai trouvé que c'était une histoire cliché et finalement assez politiquement correct jusqu'à la conclusion ou le réalisateur ne sachant pas comment terminer son film, effectue une pirouette.

Quand au jeu d'acteur, mouais moyennement emballé par le jeune Tahar Rahim, par contre Niels égal à lui-même, toujours très juste.

En fait en y réfléchissant bien, le film ne sait pas quel parti prendre, ne sait pas ce qu'il veut montrer.
La faillite du système carcéral? la faillite de la réinsertion? Ou que malgré la violence de la prison, cette dernière donne une chance de s'instruire et de grandir intellectuellement?
Ce grand écart du film l'empêche de terminer autrement qu'en eau de boudin...
Dernière édition par Solal le 05 Mar 2010, 14:28, édité 1 fois.
Solal
mec sérieux
 
Messages: 9046
Inscription: 06 Mai 2003, 11:40
Localisation: Cape Town, SA

Re: La séquence du spectateur - TOPIC CINEMA

Messagede Aym le 05 Mar 2010, 13:59

SoLaL a écrit:Ça se termine en noeud de boudin.


J'ai explosé de rire en voyant ta phrase, mais après un petit tour sur Google je me suis aperçu que beaucoup de gens utilisaient cette déformation d'expression.

Donc on dit "en eau de boudin" et non pas "en nœud de boudin" :D
L'informatique n'est pas une science exacte, on n'est jamais à l'abri d'un succès
Aym
papaquintintien
 
Messages: 26132
Inscription: 18 Fév 2003, 19:05
Localisation: Toulouse

Re: La séquence du spectateur - TOPIC CINEMA

Messagede Solal le 05 Mar 2010, 14:02

Aym a écrit:
SoLaL a écrit:Ça se termine en noeud de boudin.


J'ai explosé de rire en voyant ta phrase, mais après un petit tour sur Google je me suis aperçu que beaucoup de gens utilisaient cette déformation d'expression.

Donc on dit "en eau de boudin" et non pas "en nœud de boudin" :D


Arf

"Aym m'a tuer !"
:D
Solal
mec sérieux
 
Messages: 9046
Inscription: 06 Mai 2003, 11:40
Localisation: Cape Town, SA

Re: La séquence du spectateur - TOPIC CINEMA

Messagede Marlaga le 05 Mar 2010, 14:20

Aym a écrit:
SoLaL a écrit:Ça se termine en noeud de boudin.


J'ai explosé de rire en voyant ta phrase, mais après un petit tour sur Google je me suis aperçu que beaucoup de gens utilisaient cette déformation d'expression.

Donc on dit "en eau de boudin" et non pas "en nœud de boudin" :D



SoLaL a écrit: "Tu sauras mes yeux et mes oreilles" lui dit-il.


Essaye avec "Tu seras" et la phrase aura un sens aussi. :D
#JeSuisZemmour
Avatar de l'utilisateur
Marlaga
 
Messages: 21263
Inscription: 12 Mar 2007, 09:45

Re: La séquence du spectateur - TOPIC CINEMA

Messagede Marlaga le 05 Mar 2010, 14:22

Sinon pour le film, je peux pas dire, j'attends d'avoir l'autorisation de silverwitch pour le voir :oops:
#JeSuisZemmour
Avatar de l'utilisateur
Marlaga
 
Messages: 21263
Inscription: 12 Mar 2007, 09:45

Re: La séquence du spectateur - TOPIC CINEMA

Messagede Cortese le 05 Mar 2010, 14:24

SoLaL a écrit:
Bref, autant la forme m'a plu, le fond, lui, m'a laissé sur ma faim... Je vois pas trop ce qui a tant plu à la critique et aux césars.
J'ai trouvé que c'était une histoire cliché et finalement assez politiquement correct jusqu'à la conclusion ou le réalisateur ne sachant pas comment terminer son film, effectue une pirouette.

En fait en y réfléchissant bien, le film ne sait pas quel parti prendre, ne sait pas ce qu'il veut montrer.
La faillite du système carcéral? la faillite de la réinsertion? Ou que malgré la violence de la prison, cette dernière donne une chance de s'instruire et de grandir intellectuellement?
Ce grand écart du film l'empêche de terminer autrement qu'en noeud de boudin...


J'ai pas vu le film non plus, mais ce que tu dis là rejoins complètement ce que je pense du cinéma actuel (pour ne pas dire : de la création artistique actuelle) : personne n'a plus rien à dire, quel que soit le talent. Pourtant, il y en a des choses à dire, mais, à mon avis, le système de répression ultra sophistiqué dans lequel nous vivons, soit il inhibe la parole (les gens sont "aliénés" selon la terminologie marxiste), soit (pour les rares téméraires ou inconscients trop lucides) il te mène en prison. Résultat : les créateurs nous emmerdent avec du psychologisme à trois sous le kilo.
Conclusion : il y a un problème dans la création artistique. C'est un problème politique.
Cortese
dieu
 
Messages: 33533
Inscription: 23 Fév 2003, 20:32

Re: La séquence du spectateur - TOPIC CINEMA

Messagede Solal le 05 Mar 2010, 14:36

Cortese a écrit:
SoLaL a écrit:
Bref, autant la forme m'a plu, le fond, lui, m'a laissé sur ma faim... Je vois pas trop ce qui a tant plu à la critique et aux césars.
J'ai trouvé que c'était une histoire cliché et finalement assez politiquement correct jusqu'à la conclusion ou le réalisateur ne sachant pas comment terminer son film, effectue une pirouette.

En fait en y réfléchissant bien, le film ne sait pas quel parti prendre, ne sait pas ce qu'il veut montrer.
La faillite du système carcéral? la faillite de la réinsertion? Ou que malgré la violence de la prison, cette dernière donne une chance de s'instruire et de grandir intellectuellement?
Ce grand écart du film l'empêche de terminer autrement qu'en noeud de boudin...


J'ai pas vu le film non plus, mais ce que tu dis là rejoins complètement ce que je pense du cinéma actuel (pour ne pas dire : de la création artistique actuelle) : personne n'a plus rien à dire, quel que soit le talent. Pourtant, il y en a des choses à dire, mais, à mon avis, le système de répression ultra sophistiqué dans lequel nous vivons, soit il inhibe la parole (les gens sont "aliénés" selon la terminologie marxiste), soit (pour les rares téméraires ou inconscients trop lucides) il te mène en prison. Résultat : les créateurs nous emmerdent avec du psychologisme à trois sous le kilo.
Conclusion : il y a un problème dans la création artistique. C'est un problème politique.


Et la critique justifie ça par le fait que le cinéaste "s'amuse": http://www.telerama.fr/cinema/films/un- ... itique.php

Mouais, pourtant le film se prend vachement au sérieux...
Solal
mec sérieux
 
Messages: 9046
Inscription: 06 Mai 2003, 11:40
Localisation: Cape Town, SA

Re: La séquence du spectateur - TOPIC CINEMA

Messagede Silverwitch le 05 Mar 2010, 16:41

Shoemaker a écrit:Silver,
je savais bien que tu finirais par montrer que t'avais du goût en matière de Ciné ! :lol:
Aïe ! pas sur la tête !......


:D

Gene Tierney était pendant longtemps dans l'image de ma signature (entre Chaplin et une Ferrari 250 gt) ! "L'Aventure de Mme Muir" est l'un de mes films de chevet.



Silverwitch
Image
Ça ne se fait pas de jouer de la lyre tandis que Rome brûle , mais on a tout à fait le droit d'étudier les lois de l’hydraulique.
Avatar de l'utilisateur
Silverwitch
Seven of Nine
 
Messages: 27893
Inscription: 28 Mar 2003, 19:39
Localisation: Filmskigrad

Re: La séquence du spectateur - TOPIC CINEMA

Messagede Silverwitch le 05 Mar 2010, 16:45

Cortese a écrit:Sinon, le film sentimental qui m'a le plus remué de toute ma vie, c'était un film anglais genre années 40/50, qui racontait l'histoire d'un couple de jeunes, genre Roméo et Juliette, qui s'enfuyait vers la frontière (écossaise ?) à bord d'un adorable petit roadster britannique "pour sauver leur amour". Ç'a m'avait vachement émoustillé. J'avais 12 ans, et ce roadster je l'ai dessiné 5 ou 6 fois le lendemain. Je croyais que c'était une MG, mais en revoyant mes dessins je me suis dit que c'était peut-être une Austin Seven. Si quelqu'un (je veux dire silverwitch) pouvait me retrouver le titre de ce film, je lui en serait reconnaissant. C'est le film sentimental le plus émouvant que j'ai vu de ma vie. Qu'est ce qu'elle était mignonne cette bagnole.


Il faudrait que je cherche, mais ça ne me dit rien du tout !

Silverwitch
Image
Ça ne se fait pas de jouer de la lyre tandis que Rome brûle , mais on a tout à fait le droit d'étudier les lois de l’hydraulique.
Avatar de l'utilisateur
Silverwitch
Seven of Nine
 
Messages: 27893
Inscription: 28 Mar 2003, 19:39
Localisation: Filmskigrad

PrécédenteSuivante

Retourner vers Salon, saloon, bistrot du coin

Qui est en ligne

Utilisateurs parcourant ce forum: Ahrefs [Bot] et 7 invités